‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 237 sur 309 · Genre 4 : PAGOPHILE · texte numérisé non relu

Genre 4 : PAGOPHILE

PAGOI’HII.A Kilup.

Bec droit, robuste, assez haut, médiocrement comprimé, mais un peu pince au-dessus des narines, beaucoup plus court que la. tête et fendu jusque s(ms le bord de l’œil; mandibule sup. à arête arrondie, convexe depuis te niveau des narines, un peu débordante, mais peu crochue; angle mentonnier assez accusé, sotis l’avavd des narines qui sont à peu près au milieu du bec en dessus. Tarse assez épais, notablement plus court que le médian avec ongle, étroitement scutellé en avant, portant une série de petits écussons tran,sv:ersau.v sur le côté eaderne, en arrière, et réticulé au côté interne. .Jambes plutôt courtes et un peu reculées, nues sur un t/’ès petit espace dans le bas, les plumes tibiales atteignant à peu près les condgles. Doigts ant. un peu gros, réunis jusqu'au bout par une membrane assez épaisse et passablement échancrée; ongles assez robustes, courbés et subaigus, le médian très tranchant au bord interne. Pouce court, petit, assez épais et un peu sur le côté interne du tar.se, avec un ongle arqué touchant terre par l’extrémité. Ailes assez longues, effilées et suraiguës, dépassant relativement peu la queue. Queue assez longue, légèrement arrondie, ci rectrices médiocrement larges et arrondies. Tête forte; corps assez lourd, bien que plutôt allongé.

Œufs, deux ou trois. ovah'S, avec coloration analogue à celh' des Goélands en général.

L’espèce représentant le genre Fagophile, la ilouette sénateur, linl)it(' les régions arcdhpies de l'Europe, d’où elle s'égare parfois jusque dans les contrées moyennes du continent. Ses imeurs et al-

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lures rappolleiit celles des Lavions précédents. l)ien ciu’elle soit tin pou moins social de.

Le mâle otlafeiuello adultes sont assez semblables; les jeunes en ditïèrent passablement.

341. — (1) : PA60PHILE BLAXCHE Elfenheinmowe — GaUbiano candido.

I’.\ÜOPItll,.\ EliUU.N’EA Phipps.

Bec robuste, droit, uu peu pincé au ‘milieu, convexe en. avant et un. 2>ou plus court en dessus que le doigt externe avec ongle; la Jiati- ' leur légèrement moindre sur U angle mentonnier en avant que sur les narines en arrière. Tarse sensiblement pii us long que le doigt interne avec ongle, soit à 2)eu près égcd au bec, en dessus. — Livrée entièrement blanche, ad.; blanche, semée plus ou -moins de taches ■noirâtres, avec bout des rémiges primaires et une tache subterminale aux rectrices noirs, juv. Bec Jaune, ad., ou bleu de plomh,juv., avec bout rouge ou jaune; qneds noirâtres.

Long. tôt. 0''\,435 — dtP) (()'“,510); aileptliée 0'",32ü — 335; queue 0"\135 — 115; tarse U'°,(>335 — 0330; médian, avec ongle 0"',039 — 043; bec, en dessus 0’‘',033 — 034.

Laeüs niveüs Martens (nec Pàllas), Spitzb. oder Grôiil. Reise, p. 77, 1671. — L. CANDiDDS Fdbr., Fauiia Groenl., j). 103, 1780. — L. ebübnbüs Phipps, Yoy. N. Pôle, App., p. 187, 1774. Gmelin, Syst. Kat., I, p. 596, 1788. Temmitick, Man. Orn.. II, p. 769, 1820. Nilsson, Skand. Fauna, Fogl., II. p. 212, 1835. Schinz, l'auna helv., p. 122, 1837. ^ — L„ brachytarsus Holb. (trad. Paulsen), Fauna Groenl., jj. 52, 1854.

Gavia ebcrnea Boîe, Isis, 1822, p. 663. — G. nivea Brehm. Végd Deutsclil., p. 766, 1831.

Paoophila f.bürnea Kaup, Xat. Syst., p. 69, 1829. Degl. et Gerbe, Orn. eur.. Il, p. 405, 1667. Jérilsch, Vôgcl Eiirop.,ïab. 56, Fig. 3 et 5. 1871. Friderich, Deutsche Vogel, 4® éd., )). 588, 1891. Saunders, Cat. B. Brit. Mus., XXV, p. 301, 1896. Sharpe, Hand-list, I, p. 143, 1899. — P. brachytahsa JSrMc/i, Journ. f. Orn., 1853, p. 106. — P. ebcrxea et P. nivea Bonap., Cat. Parzud., p. 11, 1855.

Cetosparacies eburnbüs Macgül., Ilist. brit. Birds, II, p. 262, 1839-41.

Adultes, en noces : Tout le plumage d'un blanc immaculé, avec une légère teinte rosée, aux faces inférieures principalement (teinte s’effaçant plus ou moins on collection). Bec jaune ou cendré à la

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base et jaune on avant, avec le Iwnt rouge, coinine le boial de.s paupières; pieds noirs; iiàs brun foncé. — Phi hiver, connue en été‘.

Jeunes ; Blancs, avec la face plus ou moins uiAclnirée de grisnoirâtre et des macules subarrondies noirâtres, de moins en moins nombreuses, éparses sur le dos et les couvertures alaii'os. ainsi qu'un peu devant le cou. Le liout des couvertures antérieures et des rémiges noir; une taclie suliterminale noire au bout des rectrices. Bec bleuâtre à pointe jaune; pieds noirs ou noirâtres.

La Pagopliile blanche ou Mouette sénateur, à corps assez lourd et basse sur jambes, est un oiseau de l'extrême nord qui ne se monti'o guère qu'en liivei- et tout à fait accidentellement dans l'Europe moyenne. J(> n'en connais qu'une seule capture authentique en Suisse, celle faite près d'Ouchy, sur le Léman, par l'ornithologiste Bonjour, le 10 mars 1817, et signalée de divers côtés. Le jWusée de Thonon possède aujourd'hui le sujet en ([uestion, qui lui vint avec la collection du 1)' Depierre. après avoir servi à Temminck. en 1820 (Man. Orn.. 11. p. 770). pour la description du jeune de preinièi'e année de cette espèce. C'est, je crois, à cet unique individu qu'il faut rapporter les différentes citations, sans dates, d’une Mouette sénateur sur le Léman; car, on m'affirme que le sujet du IL Depierre provenait de la collection Bonjour. ITne vague citation relative au lac de Constance paiaiît plus (pie douteuse.

Elle est presque exclusivement mai-ine, et seiuit un ptni moins sociable que nos autri's Mouettes, bien ipie par contre beaucoup moins farouche et se laissant très facilement aborder; elle nage et vole admirablement, mais marche moins aisément, à cause de la brièveté et de la position un lieu reculée de ses jjattes. Sa nourriture paraît consister en crustacés, mollusques (ff poissons. Elle se reproduit en colonies plus ou moins nombreus(‘s sur les i-ochers, au bord de la mer, au Spitzberg. au Groenland, etc.

Ses (CHifs. au nombre de 2 ou 3. seraient ovales, assez gros, à coquille pa.ssablement grenue et d'un gris verdâtre ou olivâtre pâle, avec macules griscxs et taches irrégulières, plus ou moins grandes, d'un brun olivâtre. Ils mesurent 0"‘.0(i2 — Oiifi sur 0'".045 — 047.

L'espèce habite les régions circompolaires en Europe, en Asie et en Amérique, jusqu’au delà du 80” degré, d’où (die gagne, pour y passer l'hiver, des contrées un peu plus tempérées, les côtes nord de notre continent, celles de la Norvège en particulier, et exceptionnellement celles d’Angleterre, d'Allemagne et de France.

‘ Même livrée en toute saison, chez adultes, selon Holbœl, Fauna Groenlands, trad. Paulscn, p. 51, 1864.

STERNIENS

Sous-Famille II, des STERNIENS

STERSINÆ

Bec d’ordinaire un peu arqué, parfois droit ou quasi-droit, généralement peu ou médiocrement élevé, assez allongé, pointu et pincé en avant, avec mandibules à peu près égales, un peu plus court ou un peu plus long en dessus que la tète, avec angl(‘ mentonnier pins oti moins accusé, le plus souvent un peu en arrièi'e du milieu du bec en dessus; narines en fente ou elliptiques allongées, ne dépassant que rarement le tiers du bec en dessus, dans un sillon latéral d’ordinaire peu ou médiocrement prolongé, et plus ou moins distantes des plumes sur le côté (voy. fig. 107, 108 et 110). Jambes moyennes ou relativement courtes et un peu reculées. Pieds moyens ou petits; doigts antérieurs réunis par une membrane plus ou moins écbancrée, avec ongles arqués ou courbés, plus ou moins longs et pointus, le médian généralement tranchant au bord interne (voy. lig. 111 et 112). Pouce court, avec petit ongle portant plus ou moins jusqu’à terre. Ailes longues, ti'ès effilées et suraiguës. Queue à 12 rectrices, généralement plus ou moins profondément échancrée ou bifurquée, excepté chez Anous à queue en éventail, (voy. fig. 109). Corps relativement allongé. Tète ovalo-conique, avec œil généralement moyen, comme dimension et position.

Cette seconde sous-fauiillo a été. connue la précédente, partagée, d'après les formes de la queue, du bec et des pattes surtout, en plusieurs genis's dont je ne conserverai ici que cinq pour les espèces rencontives sur notre continent, (piatre poui' les Sti'rnicns qui figurent im Suisse. Le genre Noddi (Ai/oiis Stepli.). qui nous fait défaut, est accidentellement représenté en Europ('. sur les côtes de France et d'Angleterre, par l’^l. stolidns Linné, des mers intertropicales, qui, comme je l'ai dit, fait exccjjtion dans la sous-fanulle par sa queue en éventail, et se distingue en même temps par une une livi’ée brune, grise sur la tête seulement.

Nous aurons donc les (piatre gemvs suivants, plus ou moins représentés : (Moclielidoit. Biv, ne comprenant que G. nnylim ilont.,

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