Genre 5 : GÉLOGHÉLIDON
C4ELOCHELIDON Brehm.
Bec droit, assez élevé et plus court que la tète, avec bords tranchants, passablement rentrants, et angle mentonnier bien saillant, relativement avancé; naidnes dépassant légèrement le tiers du bec en dessus (voy. lig. lOTj. Tarse et doigts ant. assez longs; le tarse mesurant un peu plus que le médian avec ongle, partie scutellé et partie écussonné en avant, réticulé sur les côtés et en arrière; palmures quasicomplèles, mais profondément échuncrées, au côté interne du médian surtout; ongles moyens, pointus ; pouce portant sur terre par le bout. Ailes très longues, dépassant beaucoup la queue. Queue moyenne, assez fourchue. Plumes occipitales ne formant pas huppe, non prolongées et subarrondies. Dessus de la tète et nuque noirs, chez ad., en noces. Bec et pieds noirs. Taille un peu au-dessus de la moyenne, dans la sous-famille.
Une seule ('spècc, dans les régions tempérées, en Europe, en Asie, en Amérique et en Australie. — Voir à l'espèce pour les caractères oologiques et quelques données biologiques.
STEKNIENS
342. — 1 : GÉLOCHÉLIDON HANSEL Lachmeerschwalbe — Boudiné di mare zanqye-nere.
GELOCHELIDON A.NGLICA ' MontagU.
Bec plus court que la tête, à peine plus lonrj que le tarse, assez haut et éqmis en arrière, qmssahlement convexe en dessus, avec angle mentonnier bien accusé, un peu en avant du milieu de la longueur en dessus; narines dans un sillon obliquement prolongé jusqu'au bord de la mandibule sup.; un autre sillon, remontant obliquement aussi, sur la inoitié ant. de la mandibule, inf., au-dessus de Hangle mentonnier (voy. lig. 107). Ailes dépassant beaucouj) la queue, souvent de moitié environ de celle-ci; la cubitale max. couvrant, selon la, saison, à peu pi ès la S" ou. la 7" rémige primaire, ad. Queue échancrée suj- un quart à un. tiers de sa longueur, avec rectrices latérales coniques, médiocrement effilées. — Dessus de la tête et nuque noirs; manteau d’un cendré bleiaUre qnlle; faces inf. blanches; grandes rémiges grises, les quatre ou cinq qrremières à baguette blanche; bec et pieds noirs, ad., en noces.
Long. tôt. (>'^,340 — 390, au bout des rectr. lat.; aile pliée 0'“,300 — 304; queue 0”',093 — 100, aux rectr. méd., 0'°,120 — 143, aux rectr. lat.; tarse 0'",033 — 03(>; médian, avec ongle 0'“,030 — 032; bec, en dessus 0”‘,033 — 038.
Sterna anglica Montagu, Orn. Dict. siippl., fig., 1813. Temminek, Man. Orn., II, p. 744, 1820. JDegl. et Gerbe, Orn. eur., II, p. 450, 1867. PYlderich, Deutsche Vrtgel, 4® éd., p. 569, Taf. 28, Fig. 2, 1891. — St. aranba Wilsson, Amer. Orn., VIII, p. 143, pl. 72. Fig. 6, 1814. Savi, Omit, tosc., III, p. 90,1831. — Si. risoria Brehm, Beitr. z. VOgelk., III, p. 650, 1822. — St. siacrotarsa Goulâ, Proc. Zool. Soc., 1837, p. 26.
Thalasseus asjglicds Boie, Isis, 1822, p. 563.
Viralva .anglica Steph., in Shmv, Gen. Zool., XIII, I, p. 174, 1826.
’ Le nom à’ Anglica ne paraît pas très justifié, pour une espèce qui est rare en Angleterre.
Fig. 107. Tète de Gkloc.iielidon ANOLICA, ad., eu noces.
LONGIl’ESNES
Geloohelidon balthica, g. agbaria, g. 5IERIDIONALIS et G. ABANEA Bréhm, Isis, 1830, p. 994, et Vogcl Deiitschl., p. 772-775, 1831 . — G, anolica et G. aranea Bonap., Conip. List. Biids, p. 61, 1838. G. anglica Fritsch,yôgel Eiirop,, Tab. 55, Fig. 1, 1871. Saunders, Cat. B. Brit. Mus., XXV, p. 25, 1896. Sharpe, Handlist, I, p. 134, 1899. — G. PALDSTRis Macgill., Nat. Hist. Orii., II, p. 237, 1840.
Laropsis anolica Wngler, Isis, 1832, p. 1225.
Hydrocbcropis nüttalli Boie, Isis, 1844, p. 179.
Adultes, en été: Dessus do la tête et nuque d'un noir profond, tci'iiiiné on Imrd largement arrondi en ai-rièro. Dos, croupion, ailes et queue en de.ssus d'un cendré llleuâtre pâle. Grandes rémiges d’nn gris argenté et mâcliui-ées de brunâtre vers le bout; les quatre nu ciiui plus grandes avec baguette blanche, les deux ou trois premières blanches ou blanchâtres sur la majeure partie de leurs barlit's internes. Côtés de la tête au-dessous du niveau de l'œil et jusqu’au bec, ainsi cpie toutes faces inférieures d’un blanc pur. Bec et pieds noirs; iris brun foncé.
Adultes, en arrière-antomne: Noir de la tête et de la nuque plus ou moins varié th' blanc ; teintes (m général moins pures.
Jeunes, avant la mue: Dessus de la tête, nuque et lorums blanchâtres ou grisâtres striés de bimn. avec une tache noirâtre ou d’un brun noirâtre sur la région parotique. Dos et couvertures supérieures variés de gris, de brun et de jaunâtre pâle; rémiges d’un cendi'é brun. Faces inféi-ieures blanches. Bec bi’un, jaunâtre à la base, noii'âti'e à la pointe; pieds bruns.
A la naissnnee: Couverts d’un duvet blanc-fauve, légèi-ement moueboté de brun en dessus, d’un blanc pur en dessous, sauf sur le devant du cou qui est mâchuiT de brunâtre; bec et pieds jaunes.
La Sterne ou Gélochélidon Hansel, quasi cosmopolite, mais surtout ori('ntale et méridionale en Europe, ne se montre qu’assez irrégulièrement sur les côtes d’Angleterre et de France, et n’a fait que de rares apparitions en Suisse. Cependant, on en cite quehiues captures. dans les régions occidentales du pays surtout: une sur le lac de Constance, à l’est, quelques-unes sui- le lac de Neucbâtel et plusieurs sur le Léman, à l’ouest. Il en existe des sujets dans quelques collections, deux beaux adultes, en particulier, tués près de Genève, dans la collection locale du Jlusée de cette ville. Qu’il me suffise de citei- )dus spécialement, parmi les captures faites sur le Léman dont je connais la date, celles de deux adultes en livrée de noces, en juillet LS44. celle d’un mâle dans le même plumage, en avril 185(1. et celles, plus récentes, de deux autres adultes,
STERXIENS
cgalciiiont on noces, runo le 13 niai 1887. l’autre en niai 1891. La rencoiitri' de ces divers individus, tous adultes et fiéiiéralonicnt isolés, au printemps et en <'té, doit faire suiiposcr qu’ils étaient égarés, peut-être à la suite de ipielcpie tciiipête .sur mer.
La Hansel e.st un oiseau migrateur, qui arrive eu Europe eu avril ou eu mai et repart généralement eu septemhre. Elle roclierclie surtout les plages des mers, vers remhoucluire des fleuves, mais se montre cependant parfois, isolée, par paires ou en jietits groupes, sur les lacs et les grands marais, jiisiiue dans l’intérieur des continents. Sou vol est léger, varié et souvent très rapide; elle court lestement sur les grèves ou parfois sur terre dans les champs, mais elle ne nage guère, se posant sur l’eau plutôt pour se reposer. Son cri. qui rappelle un peu le rire de l’homme, a été traduit par liai-liai-lini. Sa nourriture consist»' en ins('ct('.s divers, libellules et papillons entre autres. ([u'('lle happe adi'oitement au vol, ainsi qu’en vei-s on en mollusques et en petits poissons sui‘ lesquels elle fond avec une incroyalile vitesse. Elh* prend aussi sur terre des lézards, des souris (4, même, à l'occa-sion, des ceufs ou de. jeunes oiseaux.
Elle se i-epi’oduit en différentes parties du monde; en Europe plus particulièrement depuis les côtes de la Méiliteia-anée et de la mei- Noire jnscpie sui- celles du Danemark. Elle niche en colonies sur le sable, parfois sui- teri-e dans de grands marais, et pond, le plus souvent (ui mai ou juin, dans une simple dépix'ssion du sol à peine garnie de quelques fléhris végétaux.
Ses o'ufs. au nomlire de 2 nu 3 (except. 4j, sont moyens.de forme ovoïde, plus ou moins allongée et parfois un peu coniques vers le petit bout, avec cocpiille assez unie, mais d’un faible éclat. Us sont d’un gris i-oussâtre ou jaunâtre. (iuel(|uefois d’un vc'rdâtre pâle ou presque Idanchâtrcs. avec nnml)reuses taches petites et moyennes, grises, brunes ou noirâtres généralement éparses, parfois plus serrées v('r.s le gros bout. Ils nu'snrent 0"‘.048 — 052 sur 0''’.034 — 035, plus rarement 0‘",044 seulenumt. selon le grand axe.
L’espèce est plus ou moins répandue, sur les côtes luaritimcs principalement, en Europe, (m Asie, en Afri(iue. en Amérique et en Australie, entre le 57" degré de lat. nord, où elle niche encore, et les 20" à 25" de lat. sud. jus([u‘où elle va hiverner.
LONGIPEXNES