Genre 6 : HYDROPROGNÉ
HYDEOPROGXE Kaup.
Bec grand et fort, légèrement arqué, plus long en dessus que la tète, a,vec bords tranchants quasi-verticaux et sillon nasal peu prolongé; angle mentonnier médiocrement accusé et passablement reculé. Tarse quasi-égal au médian avec ongle ou un peu plus long, partie scutellé et partie éciissonné, en avant, réticulé sur les côtés et en arrière. Palmures complètes, relativement peu échancrées et à peu près également des deux côtés du médian; ongles médiocres; pouce court, touclutnt terre par V ongle. Ailes très longues, dépassant beaucoup la queue. Queue plutôt courte, relaUvement peu échancrée. Plumes occipitales ne formant pas huppe, non prolongées et subarivndies. Dessus de la tète et occiput noirs, ad., en noces. Bec rouge; pieds noirs. Taille maximale dans la sous-famille.
Une, seule espèce, cosmopolite, propre aux régions tempérées surtout. — ^'oir à l’espèce, pour quel(iues détails sur les œufs, les mœurs et les allures.
343. — 1 : HYDROPROGNÉ TSCHEGRAVA Rauhmeersclnvalhe — Rondine di mare maggiore.
HYünopKOCNE e.ASPiA Pallas.
Bec très foii, un peu plus long que la tête et de près d'an tiers plus grand que le tarse, haut, assez épais et passablement convexe en dessus, avec angle mentonnier relativement qmu saillant, un peu en arrière du milieu du bec oi dessus; narines n’atteignant j)as le tiers du bec en dessus, dans un sillon peu prolongé. Ailes dépassant souvent la queue de près de moitié de celle-ci; la cubitale post. atteignant d’ordinaire entre d" et ’P rémiges primaires, chez ad., en noces.
STKRNIENS
Queue échancrée sur uu quart environ, de sa lonqueur, avec rectrices latérales coniques et acuminées, mais peu prolonçjées. — Dessus de la tête et occiput noirs; manteau d’un cendré bleuâtre, très péde; grandes rémiges grises, unqmi mûcliurées de noirâtre, avec baguette blanche; bec rouge; qneds noirs, ad,, en noces.
Long. tôt. ()“',49() — 550, aux rectrices Int.; aile pliée 0"',405 — 420; queue 0'“,1 10 — 120, rectr. méd.,ü 0'^,150 — 160, rectr. lat.; tarse 0"',040 — 047; médian, avec ongle 0'“,039 — 041 ; bec, en dessus 0'“,0üü — 073.
Sterna caspia Pallas, Nov. Comm. Petroj)., XIV, p. 582, 1770. Temminck, Mau. Oi n., II, p. 733, 1820. Saei, Omit, tosc., IJI, p. 90, 1831. Nilsson, Skand. Fauna, Fogl., Il, ji. 29-!, 1835. Schim, Fauna hclv., p. 120, 1837. Degl. et Gerbe, Orn. eur.. Il, p. 418, 1807. Friderich, Deutsche Viigel, 4® éd., p. 568, Taf. 28, Fig. 1, 1891. — St. Tsciiegrava iej;ecAm, Xov. Comm. Petrop., XIV, p. 500, 1770.
— St. caspica Sparrm,, Mus. Caris., II, 3, u" 72, 1788. — St. megahhykchos Meyer u. Wolf, Taschenb., Il, p. 457, 1810. — St. mei^anotis Harll., Oni. W.- Afr., p. 254, 1857. — St. ma.iob Ellman, Zool., p. 7472, 1861.
Thalassbüs caspids Boie, Isis, 1822, p. 563.
Hydrophogne caspica Kaup, Xat. Syst., ]>. 91, 1829. — H. caspia Fritsch (ex Palkis), y dgel Europ.. Tab. 54, Fig. 11, 1871. Saunder.i, Cat. B. Brit. Mus.. XXV, p. 32; 1890. Sharpe, Haiid-list, I, p. 134, 1899.
Sylochelidon balthica, s. SciiELLiKGu, S. CASPIA Brehm, Isis, 1830, p. 994.
— S. STRESDos Goiild, Proc. zool. Soc., 1846, p. 21.
IIblopos caspiüs Wagler, Isis, 1832, p. 1224'.
Thalassites melanotis Swuinson, Birds W. Afr., II, p. 253, 1837.
Adultes, en été: Dessus de la tête, jusqu’au bord inférieur de l’œil et au sillon nasal, d'un noir légèrement lustré. Derrière du cou, croupion, sus-caudales et queue blancs; dos et couvertures alaires d’un cendré bleuâtre, très pâk'; grandes rémiges d’un cendré argenté, fortement nuIclHirées de brun-noirâtre au bord interne, vers le bout surtout, avec baguette blanche. Toutes faces inférieures, depuis les joues, blanches. Bec rougc-vermillon, brunâtre vers la pointe; pieds noirs; iris brun-jaunâtre.
Adultes, en hiver: Calotte céphalique d'un noir plus terne, ponctuée et mouchetée en long de blanc. Grandes rémiges plus envahies de brun, cendrées au milieu; bec d’un rouge plus orangé. avec pointe brune.
Jeunes, avant la mue : Plumes du dessus de la tête noires, bordées de blanc; celles du dos et des couvertures supérieures cendrées, avec un V noirâtre vers leur extrémité. Eémiges d’un brun cendré; les grandes primaires liserées de cendré, les secondaires bordées et terminées de idanc. Queue, en dessus, d'un blanc légè-
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roiiiont nuancé do condré et plus ou nioins maculée de noirâtre. Toutc.s faces inférieures Idanches.
A la naissaitce ; Couverts d’un duvet cendré en de.ssus. un peu rembruni, mais sans taclie.s piécises. sur le dos et les ailes; blanc en dessous, avec teinte grise sur le devant du cou et de la poitrine; bec rouge pâle, taché de noir au bout; pieds d'un jaune rougeâti'e {sec. Man).
La Sterne ou Hydroprogné Tscbegrava, laplus grande e.spèce de la sous-famille, cosmopolite et propi-e surtout aux régions tempérées, n’a fait dans le pays que de rares apparitions accidentelles sur les lacs de la Suisse occidentale, par individus isolés ou par paires, plus l'arement en pptit(' société de cinq ou .six individus, et cela généralement au printemps. On en cite une ou deux captures sur les lacs de Moi'at et de Neuchâtel, ain.si que .sur le Léman; le sujet tué sur le premier de ces lacs .serait au Musée de Lau.sanne. Un individu fut capturé, en avril 1812. dans le port de \'er.soix, non loin de Genève, on il se trouvait en compagnie d'un autre .sujet de son espèce, dans une bande d'Hirondelles de mer Pieri’egarins; c'était un mâle adulte en noces qui se trouve aujourd’hui dans la collection locale du Musée de Genève. LTn autre, tué aussi sur le Léman et adulte également, se trouve dans le ^lusée deïhonon. Le préparateur llevon qui, pendant bien des années, recevait pour empaillage à peu près tout ce qui se tuait dans le bassin, m'assura avoir eu quebiuefois entre les mains cette grosse espèce. Le dernier .sujet oi)servé. à ma connaissance, m'a été signalé parle U’ Larguier, directeur du Musée de Lau.sanne. qui m'éci-ivait qu'un exemplaire de cette belle Hirondelle de mer. bien reconnaissable à sa taille, avait été vn. en 1893, depuis le mois <le mai. dui-ant plus de trois mois, sur le Léman, entre la Venoge et les Dranses. par lui-même jusqu’au 19 août. Comme pour l’espèce précédente, ces apparitions à pareille époque doivent être atti-iliuées à des oiseaux complètement égarés, probablement à la suite de quelque ouragan.
La Tscbegrava vit surtout sur les bords de la mer, mais s’en éloigne cependant volontiers pour remonter les fleuves, et gagner ainsi parfois dift'érents lacs, dans les continents. Elle est, suivant les pays et les localités, oiseau de pas.sage plus ou moins régulier, niclieui- ou bôte d’hiver, ou encore d'apparition exceptionnelle, comme en Suisse. Son vol est pui.s.sant et parfois planant, bien qn’assez souvent iidurrompu par de i-apides plongeons vers la surface, de l’eau. Elle marche facilement, nage plus (pie la précédente
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et se montre en général assez farouche. A part la saison de la reproduction, elle ne vit guère en nombreuse société. Son cri assez fort et rauque peut être traduit par la syllabe hraïlc ou Icrraei. Très forte et vorace, elle est .souvent dangereuse pour les animaux do son. voisinage. Klle consomme non seulement beaucoup de ciaistacés et do poissons, qu'elle prend à la surface de Teau, ainsi que des vers, des sauterelles et parfois des souris, quand elle fait des incursions plus ou moins lointaines dans les terres, mais encore pas mal d'oiseaux, qu'elle assomme aisément avec son énorme bec, et de couvées de ceux-ci.
Elle nicbe, eu colonies, dans les régions tempérées, de préférence sur les plages maritimes ou dans les dunes, pondant d’ordinaire vers la fin de mai. dans une simple petite excavation sur le sable ou le gravier.
Ses œufs, au nombre de ‘À ou 3, sont assez gros, de forme ovoïde, parfois un peu ventrus, à coquille assez lisse, bien que idutôt mate, et colorés d'un gris jaunâtre ou brunâtre pâle, avec points et petites taches éparses, les uns gris, les autres d'un brun noirâtre. Ils mesurent généralement 0'",0()0 — 068 sur ()’''.042 — 046. excejbionnellement 0‘".058 en longueur, seulement, ou jusqu’à 0"‘,048 en largeur.
L’espèce est assez répandue sur les côtes des mi'rs et océans, et plus ou moins sur les eaux douces des différents continents, entre le 63° degré de lat. nord, où elle niche encore, et le 40° de lat. sud, dans la Nouvelle-Zélande, où elle se montre pendant la mauvaise saison. Elle se reproduit en particulier sur les bords des mers Noire et Caspienne, ainsi que plus ou moins sur les côtes de la Suède, de la Finlande, du Danemark et de r^Vllemagne du Nord; tandis qu'elle n’est guère que de passage irrégulier ou môme rare sur le littoral d'Angleterre, de Franco et d'Italie, ne se reproduisant que qà et là sur les i-ivages de la IMéditei'ranée, sur ceux d’Espagne, de Sardaigne et de rArchipol gi'ec. par exemple.
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