‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 245 sur 309 · GUIFETTE MOUSTAC · texte numérisé non relu

GUIFETTE MOUSTAC

Weisshartige SeescJnvcdbe — Rondine di mare piomhata.

HVDHOCHELTÜON llYlilUDA PallilK.

Bec faiblement arqué, d’un tiers environ plus long (pie le tarse, assez robuste et élevé, légèrement convexe depuis les narines et bien comprimé dans sa moitié ant., avec bords faiblement rentrants et narines atteignant au moins le tiers du bec en dessus. Angle mentonnier assez accusé, d’ordinaire légèrement en avant du milieu du bec en dessus. Tarse quasi-égal au médian sans ongle. Palmures assez reculées et fortement échancrées, atteignant seulement le bout de la T" phalange du médian au côté, interne, mais dépassant un peu la 2° phalange au côté externe. Ailes dépas,sant la queue de deux tiers environ de la longueur de celle-ci. Queue mogenne, échancrée jusqu’à un ring, environ de sa longueur, avec rectrices latérales subconiques. — Dessus de la tête et haut de la nuque noirs; joues blanches; toutes faces supérieures cendrées; couvertures sous-cdaires blanches; poitrine grise; ventre noirâtre. Ber et pieds rouges, ad,, en noces.

Long. tôt. 0"',2i>0 — 2,SO; aile pliée U'",238 — 241; queue 0"',086 — 094, aux rectr. Int.; tarse <>”',021 — 023; médian, avec ongle 0'“,028 — 030; bec, nu front 0'“,029 — 034.

Steena hybrida Pallas, Zoogr. II, p. 338, 1811. Friderich, Deutsche Vôgel, éd., p. 576, Taf. 28, Fig. 8, 1891. —St. leucopareia (Fatt.) Temminch,lslvai. Orn., II, p. 746, 1820. Savi, Omit, tosc., III, p. 92, 1831. — St. javanica et St. 6K1SEA Horsf, Trans. Linu. Soc., XIII, p. 198 et 199, 1820. — St. Delamottei, Vieill., Faune frauç.. p. 402, 1828. — St. simu.is Gr. et Hardie., lil. Iiid. Zooi., I, pi. 70, üg. 2, 1832. — St. innot.ata Bear., Iliis. 1868, p. 404.

ViRALVA LEDOOPARKIA Stcph., hi Shaïc, Geu. Zool., III, p. 171, 1825.

Pelodes LEücoPAHEiA Kaup, Xut. Syst., p. 107, 1829. — P. indica et P. ja- VANioA Heine et Beieh., Xorn. Mus. Hein., ji. 356, 1890.

Hydeochblidos LEUCOPAREIA Bre/iiH, Isis, 1830, p. 995. — H. hybrida Gray, Geii. of Birds, HI, p. 660, 1846. Degl. et Gerbe, Orn, eur.,II, p. 468, 1867. Fritsch, Vôgei Eut., Tab. .54, Fig. 10, 1871. Saunders, Cat, B. Brit. Mus.. XXV. p. 10, 1896. Sharpe, llaiid-iist, I, p. 133, 1899. — H. leücouenys, H. nilotica et H. MEIUDIONALIS Brehm, Vogelf., p. 851, 1865. — H. Delal.yndii Bonap., Compt.- Kend., XBII, p. 773, 1856.

Gelociielidon innotata Gray, Iland-I., III, ]). 119, 1871.

STERKIENS

Noms vulg. S. E. : Hirondelle de mer moustac; Monstac, Genève.

Adultes, au ju iidcinps : Dc.ssus de la tête et du cou d’uu noir profond, limité un peu carrément en arrière. Bas du cou en arrière. dos, croupion, su.s-caudales. cpieue. couvertures alaires, rémiges secondaires et primaires post. d’un gris cendré tirant plus ou moins sur le bleuâtre et généralement un pou plus sombre sur le haut du dos; couvertures sous-alaires blanches; rectrice latérale blanche ou blanchâtre sur les barbes externes. Grandes rémiges primaires à baguette blanche et, sauf la première, cendrées sui- les barbes externes, nuancées de, brun vei's le bout et sur les barbes internes, avec large bande longitudinale blanche en arrière sur les dernières; la première d'un biain noirâtre sur les barbes externes, au bout et sur un large espace au-dessus de la baguette sur les barbes internes. Joues, du bec aux côtés de l'occiput, au-dessous de l’œil, et gorge d'un blanc plus ou moins pur; devant et côtés du cou, ainsi (pie haut de la poitrine d'un cendré jdus ou moins foncé; ventre noirâtre; environs de l'anus cendrés; .sou.s-caudales blanches. Bec et pieds d'un rouge foncé; iris noirâtre.

Adultes, et! nutomue: Partie antérieure de la tète et toutes faces inférieures blanclu's; derrière de la tête etmupio maculés do noir; bec et pieds d'un rouge plus sombre; ((uant au reste, à peu près comme en (>té, bien (pie de teintes généralement plus claires.

Jeunes, avant la inné : Bes.sus de la tête d'uii blanc roussâtre varié de brun; occiput, régions ophthalmiipies et parotii[ues, et niKjue d'un cendré noirâtre; faces supérieures brunes, avec les plumes largement bordées de roussâtre; faces inférieures blanches ; rémiges primaires et rectrices cendrées, plus ou moins noirâtres vers le bout. Bec brun, rougeâtre à la base; pieds d’un brun rougeâtre pâle.

A la naissance : Couverts d'un duvet roux, semé irrégulièrement de grandes t.aehes noires, en d(?s.sus, blanc sous le menton, à la poitrine et au ventre; front noir, surmonté d'un bandeau roux vif; gorge d’un noir enfumé; abdomen roux; bec noir, à base un peu plus pâle; pieds jaunâtres (.sec. Vian).

La Moustac, plutôt méridionale, comme, la précédmite. ('.st assez rare en Suisse, soit de passage plus ou moins régulier, irrégulier ou exceptionnel, suivant les localités. Elle est peu ou pas connue sur les lacs de Constance et de Zurich à l’e.st, comme dans le Ti'ssin au sud. mais plus fréquente à l’ouest, sur les lacs et marais du bassin de Neuchâtel, et de passage presipie régulier, quoique généralement

LONGIPEKNES

en petit noiuhrc. sur le Léman, rtu côté (le Genève piâncipalemcnt. On l'a signalée aussi, comme rare et de pa.ssage irrégulier ou accidentel. du côté de Glaris et de Sarnen. plus au contre du pays, ainsi que près de l’Aar, non loin do Schüpfen, et sur le petit lac (rinkwyl. Elle passe crordinaire isolément ou par petits groupes et volontiers avec des Guifettes noiies (Épouvantails), en mai et en août ou .septembre. Un adulte fut exceptionnellement tué dans le mois de juin, en 1847. sur le Léman. La collection du INIusée de Genève en compte trois adultes en noces, deux de Genève et un d'Yverdon. J'en possède également trois sujets, adultes en noces, tous tués sur Lextrémité du Léman, non loin de Genève. Plusieurs amateurs genevois en ont aussi de même provenance.

Comme les deux précédentes, la Guifette moustac préfère les eaux douces à la mer et se reproduit volontiers dans les marais. Ses mœurs et allures, ainsi ([ue son alimentation et sa nidification sont du reste assez somWablcs à celles à' Hydrocheluhn nigra.

Elle pond au commencement de juin, dans un nid grossier d’herbes sèches, et les petits, qui éclosent avant la fin du même mois. rosterai(uit généralement au nid jusqu'à ce qu'ils puissent voler.

Ses œufs, au nombre do 2 ou 3. rarement 4. et relativement très gros, sont ovoïdes, plus ou moins allongés et parfois légèrement piriformes, à coquille assez unie, mais .sans véritable éclat, et de coloration généralement pâle, isabelle. jaunâtis', verdâtre clair ou légèrement bleuâtre, avec points d'un gris Placé et taches petites et moyennes, irrégulières (plus rarement grande.s), d'un brun noirâtre ou noires, le plus souvent éparses, parfois en couronne vers le gros bout. Ils mesurent d'ordinaire 0'’',037 — 043 sur 0“.027 — 031 (exceptionnellement 0'“.047 sur 0“,025. sec.fig. Bædeker).

L'espèce est assez répandue dans les régions méridionales et centrales de l'Europe, ainsi que dans le centre de l'Asie et le nord de l’Afrique, durant la belle .saison, et dans le sud de l'Asie, l’Africiue et le nord de l’Australie, en hiver. Elle est très rare en Angleterre, dans le nord de l'Allemagne et en Belgique; par contre, elle se reproduit plus ou moins dans le midi de la France et en Espagne. dans les marais de Hongrie, en Asie mineure et en Egypte où elle serait .sédentaire, ainsi que sur un grand nombre do points dans le continent asiatique.

UROPODES

XIIL Ordre des UROPODES

UROPODES

Ailes petites, ou très petites, et étroites, parfois impropres au vol, emplumées ou squameuses. Jambes très reculées et enveloppées dans la peau du coi'ps, parfois presque Jusqu’au talon. Tarses relativement courts ou très courts. Doigts le pins souvent au nombre de quatre : trois antérieurs, palmés ou lobés, et un pouce, postérieur, latéral ou en avant, libre ou relié et plus ou moins surmonté, petit ou très petit, parfois absent. Queue très courte ou nulle. Bec dur, court ou moyen, plus ou moins comprimé et à bords tranchants. Plumes généralement doublées ou pourvues, dans une tige particulière, d’une touffe duveteuse plus ou moins développée, en dessous. En général pas de jabot. Corps assez lourd et épais.

Petits naissant couverts de duvet, mais, selon les groupes, abandonnant très vite le nid ou y demeurant plus ou moins.

Les Uropodes sont des oiseaux partie d'eau douce partie inariiis et plus ou iiioiiis sociables, qui iiiarclient plus ou moins facilcmieiit ou péniblement, souvent tout debout, parfois comme en rampant, et ont pour la plupart le vol ass(>z court. (|uelques-uns ne volant même pas du tout, mais qui nagent et plongent par contre admirablement. Leur nourriture consiste en divers animaux aquaticpies, poissons. mollus(|ue.s, etc. Ils nichent sur les bords dos lacs ou dos mers, ou encore dans les marais, pondant, suivant les familles, de un à six (luifs, d'autant plus gros comparés à l’oiseau qu’ils sont moins nombreux.

ICO

UROPODES

Cot ordre, iiiédiocreiiient riclie, est représenté dans ]es diverses parties du monde. Il peut être partagé en deux sous-ordres Bnlojiteri' et LcpiptorP , selon que les oiseaux qui le composent ont les ailes emplumées et pourvues de vraies rémiges, ou des ailes impropres au vol. dépourvuc's de véritables l'émiges, ou simplement écailleuses, avec des pieds plus ou moins dégagés ou épais. Le pi'cmier de ces groupes est seul représenté sur notre continent.

Sous-Ordre I, des IIOLOPTÈRES

HOLOPTEEI

Ailes courtes, étroites et emplumées, avec dix ou onze l’émiges primaires et quinze à vingt et une rémiges secondaires. Pouce en arrière ou sublatéral, plus ou moins lol)é, rudimentaire ou absent.

Les représentants de ce groupe, volant plus ou moins, peuvent être l'épartis dans deux divisions. Coljjmhi et Aid, suivant qu'ils ont le pouce plus ou moins lobé, comme les premiers, ou rudimentaire, paid'ois même altsent. comme les .seconds, ainsi (pie selon les formes comi)ai‘ées du bec. plus ou moins conique, acuminé, ou comprimé.

Division I, des PJ.ONGEONS COLYMBI

Bec moyen ou assez long, subconique, quasi-droit et pointu, avec narines ovales ou allongées, percées de part en part. Tarses très comprimés. Pouce surmonté, lobé ou pinné. Ongles plus ou moins aplatis.

‘ De 6).oç eu entier et îttsoov plume.

- De /sTTij écaille et de Tvzspàv aile.

PODICIPIDKS

Œufs médiocrement on pen noml)renx. — Poussins quittant le nid dès le jour de leur naissance.

Ils recherchent, suivant les circonstances, les eaux salées ou les eaux douces, nichant de préférence près de ces dernières et exécutant souvent des migrations assez lointaines. Leur alimentation est presque exclusivement animale. Us plongent profondément, les ailes d'ordinaire serrées au coi-ps, et poursuivent à outrance leur proie entre deux eaux; mais sont, par contre, d’assez pauvres marcheurs.

Los membres de cette division rentrent dans deux familles, celle des Podicipidæ et celle dos Colymbidæ, selon qu’ils ont les doigts lobés ou palmés.

Page 1