Genre 8: GUIFETTE
HYüROCHELlDON Boie.
Bec à peu près droit ou faiblement arqué, plus court que la tête, légèrement convexe, peu ou médiocrement élevé, très comprimé dans sa moitié ant. environ et pointu, avec ho7'ds tranchants, un peu rentrants, et arête sup. dessinant un angle arrondi dans le plumage frontal. Angle mentonnier assez accusé, à peu près au milieu du bec att front ; narines atteignant presque ou dépassant un peu le tiers du bec en dessus. Jambes plutôt courtes, nues dans le bas sur un espace égal à peu près à moitié du tarse. Tarse
LONGI PENNES
égal environ au médian sans ongle, un peu eomprimé, scutellé en avant et plus ou moins largemenl réticulé en arrière. Doigls antérieurs effilés, en partie seulement réunis par des memhranes profondément échancrées et réduites à une simple bordure contre la dernière phalange des latéraux, ainsi que contre la dernière ou les deux dernières du médian, au côté interne. Ongles assez allongés, minces, arqués et aigus, le médian le plus long, tranchant au côté interne. Pouce assez grêle, avec ongle suhconique, moxjen et portant sw le sol par le bout (voy. lîg. 112). Ailes assez longxies et effilées, dépassant beaucoxip la queue, avec cubitales post. couvmanl d’ordinaire à peu près la rémige primaire, parfois plus ou moins la 7”, chez Hybrida en pxirticulier . Queue moyenne, large et relativement peu échancrée, avec rectrices latérales peu a.tlénuées, arrondies ou S'ubax'roxidies à l’exlrémilé. Pas de huppe. — Livrée plus ou moins soxnbre aux faces inf. ; baguette des grandes rémiges géxxéralemexit blanche, chez ad., eti noces.
Fio. 112. Pied gîujche (I'Hy-
I) ROCIIKLIUON LlîUCOHTKUA,
acl., côté externe.
(Eufs au iioiiibrp de trois, plus rareiiiont quatre, assez gi'os, ovoïdes, un peu piriforiiies, à coquille mince, assez lisse, et plus ou moins largement tachés, sur fonds divei-s.
Les Guifettes. de taille relativement petite et répandues dans les régions chaudes et tempéri'es des cinq parties du monde, sont très sociables et semblent rechercher surtout les eaux douces, les lacs et les grands marais, où elles se nourrissent de préférence d'insectes ou de larves aquatiques, parfois de batraciens et de petits poissons. Elles y établissent, en nombreuse compagnie, des nids grossiers d’herbes sècbes, soit sur des plantes couchées, .soit sur l'eau entre les l'Oseaux. Leur vol e.st très gracieux, lé.ger et souvmit accidenté. Bien que volant souvent à d'assez grandes élévations, en voyage, elles chassent d’ordinaii'e non loin de la .surface de l’eau nu un peu au-dessus des roseaux, ne fondant guère de haut, comme, les Sternes, sur leur pi-oie. Elles s(' posent volontiers sur l'eau, mais nagent peu et ne plongent jamais. Leni" démarche est plutôt embarrassée. Leui" voix est assez ci-ianb'.
STERSIEXS
Le mâle et la femelle adultes se ressemWeiit ; les jeunes sont différents. — Leur mue est double; cependant celle de fin d'hiver ou du printemps paraît n'étre (pie partielle. Les poussins ne quittent pas le nid aussi vite ipie ceux des Sternes qui précèdent.
Des (quatre e.spèces du genre, trois se trouvent en Europe et en Suisse.
349. — 1 : GUIFETTE NOIRES Schivarze Seescliwalbe. — Migtiattino.
IIÏDllOCHEUDON Nie.tlA Brissoii.
Bec très légèrement nrqné, de près de deux cinq, plus long que le tarse, assez mince, peu élevé, légèrement convexe en. dessus, très pincé et ncnminé dans sa moitié ant., avec bords un peu rentrants et narines n’atteignant qm s tout à fait le tiers du bec an front. Angle mentonnier assez accusé, légèrement en arrière du milieu du bec en dessus. Tarse égal au médian sans otigle. Bal mures médiocrement reculées, niais très échancrées, atteignant jiresqite le bout du médian, au côté externe et àqieu près l'extrémité de la phalange, au côté interne. Ailes dépassant la queue de deux tiers à moitié de la longueur de celle-ci. Queue moyenne et peu échancréc, soit d’ordinaire de un huit, à un six. environ, avec rectrices latérales coniques, suharrondies au sommet. — Tête, cou, haut du dos et faces inf. jusqu’à l’anus, noirs; bas du dos, ailes et queue d’un cendré noirédre; sous-caudales blanches; bec noir; pieds bruns, cal., en noces.
Long. tôt. 0'^,230—25U (0'^,215—2ü()); aile pliée O'", 2 13— 220 ; queue 0'^,080 — 000, aux rectr. lat.; tarse 0”',015 — 010; médian, avec ongle 0'",021 — 023; bec, au front 0'^,027 — 029.
Sterna nigra (ex Gessner) et St. nævia Brmon, (Jrnitb., VI, p. 211 et 216, 1760. — St. nigra, St. naevia et St. fissipes? Linné, Syst. Nat., 1, p. 227 et 228, 1766. St. nigra (auct.) Meisner u. Sch., Vôgel (1er Schweiz, p. 262, 1815. Temminch, Man. Orn., II, p. 749, 1820. Savi, Omit, tosc., III, p. 79, 1831. Nïlsson, Skaiid. Fauna, Fogl., U, p. 304, 1835. Schim, Fauna liciv., p. 120, 1837. Riva,
‘ (Quelques auteurs, Degland et Gerbe entre autres, ont attribué le nom de Guifetie noire à l’espèce suivante dite, à plus juste titre, à ailes blanches, ce qui fait que d’autres ont cru devoir appeler notre Épouvantail Guifetie noirâtre. Le nom de Sterna nigra ayant été apjiliqué d’abord et surtout à l’espèce ici décrite sous le n» 349, je crois devoir lui conserver le nom mérité de Guifette noire adopté par beaucoup d’auteurs en diverses langues.
LONGIPEXNES
Omit, ticin., p. 501, 1865. — St. fusca l'unst., Orn. brit., p. 3, 1771. — St. sü- RiNAMENSis (?) Gmelhi, Syst. Nat. I, p. 604, 1788. — St. fissipes Latham ex Linné, Iiicl. Orn., 11, p. 810, 1790. Bailly. Omith. Savoie, IV, ji. 296, 1854. Friderich, Deutsche VOgel, 4® éd., j). 577, Taf. 29, Fig. 1 et 2, 1891.
Laeüs jierolinds Scop., Anii., 1, Hist. Nat., n” 108, 1769.
Hydbockelidon nigba Boie, Isis, 1822, j). 563. Saunders, Cat. B. Brit. Mue., XXV, p. 17, 1896. Sharpe, Hand-list, I, ]). 133, 1899. — H. mghicans et H. obs- CTOA Brehm, Isis, 1830, p. 995. — H. niohuji Bonap., Comp. List, ji. 61, 1838. — H. Fissu'ES Gray, Geii. Bird.e, III, p. 660, 1849. Begl. et Gerbe, Orn. eur., II, p. 465, 1867. Frit.ich, VOgel Eur., Tab. 54, Fig. 6, 1871.
ViEALVA siGRA Stephens, in Shatv, Gen. Zool., XIII, 1, p. 142, 1825.
Noms vdlq. S. F. : Épouvantail. Hirondelle de mer. Bezolet ou Besolet, Genève. — S. A. : Sehwarze Meerschwalbe. Giritz, Schüpfen, Diessbach. — S. I. : Sgarin, Marenehin, Teesin.
Adultes, eu. noces : Tête, tou et faces inférieures, jusqu'à l'anus, noirs, liien (jue tirant plus ou moins sur le cendré aux régions pectorale et ventrale, chez la femelle surtout. Faces supérieures, ailes et queue en dessus d'un cmidré un peu rembruni sur le haut du dos, ainsi que sur les barbes internes des grandes rémiges, cellesci avec baguette blanche ou blancliâtre; la première rémige en majeure partie noiràti-e. sur le I)ord externe surtout. Bord de l'avantbras et du poignet blanc ou blanchâtre; couvertures sous-alaires d’un l)lanc légèrement grisâtre; sous-caudales et précaudales latérales d’un blanc pui'. Bec noir, rougeâtre aux commissures; pieds d’un brun i-ougeâtre; iris 1)rnn-noir.
Adultes, en automne : Partie antérieure de la tête, gorge et bas du cou en arrière blancs; vertex, occiput, nuque et une' petite tache devant l'oeil noirs. Faces doi'sales et sus-caudales d’un gris de plomb ; queue d’un cendré un peu Ideuâtre, en dessus; faces inférieures blanches, plus ou moins nuancées ou maculées de gris sur la poitrine et l'abdomen. Bec, pieds et iris comme ci-de.ssus.
Jeunes, avant la mue : Vertex, occiput, nuque, une tache devant l'œil et une autre sur l’oreille noirs ; front, lorums en avant, tour de l'œil en arrière, gorge et tour du cou blancs. Dos, couvertures moyennes, scapulaires et cubitales d'un l)run cendré, avec les plumes bordées de gris-i'oussâtre ; grandes couvertures cendrées; petites couvertures, couvertures antérieures et rémiges d'un gris noirâtre, les rémiges primaires à baguette I)rune et largement bordées de gris-blancliâtre sur les liarbes internes, en arrière. Croupion et suscaudales d'un cendré clair; queue d'un cendi'é plus foncé. Toutes faces inférieures blanches, mâchurées de noirâtre sur les côtés de la poitrine. Bec et iris d'un lirun noirâtre ; pieds Ijiainfttres.
STERXIEX8
Bien dos individus do secoitde ai/iiée ont encore la gorge et le bas-ventre plus ou moins blancs ou tachetés de Idauc.
A la naissance : Couverts d'un duvet fauve un peu vineux, en dessus, ainsi (lu’à la gorge et aux côtés du cou. avec des taches noires irrégulières sur les faces dorsales, blanc aux lorums et à la poitrine, avec abdomen fauve; joues et tour de l’ii'il d'un cendré pâle; bec brun, à base jaunâtre; pieds jaunes {sec. Vian).
Variabilité : Une forme américaine très voisine, distinguée sous le nom de Rarinamensis par Gmelin. pourrait bien n’être ciu'une race locale ou sous-espèce géographique de notre Guifette noire.
La Guifette noire ou Kpouvantail est assez répandue, durant la belle saison, dans les diverses parties do la Suisse, au sud comme au nord des Alpes, se reproduisant davantage, semble-t-il. dans l'ouest que dans l'est et le centre du pays. Klle nous arrive entre le commencement de mai et les premiers jours de juin, et nous quitte, ou ropa.sse à partir du milieu duoiit et en .septembre; bien ([u'on en ait vu et tué plusicairs fois encore jusque vei-s la tin d’octobre, et que, selon certains observateui's. quelques individus aient exceptionnellement hiverné dans le pays. Elle voyage en petits groupes, souvent même en assez noniln-eusc société, passant haut sur les régions insuffisamment arrosées, mais volant plutôt bas quand elle suit un cours d'eau ou ti'averse des contrées marécageuses. On la rencontre non seulement sur presque tous nos lacs, tant du centre, comme ceux de ïhoune et des Quatre-Cantons. que de la plaine suisse, du nord-e.stau sud-ouest, et du ïessin au sud; mais encore sur la plupart de nos marais et de nos cours d'eau d'uue certaine importance. On l’a vue même, en passage, jusqu’à d’assez gri\ndos altitudes dans les Alpes, en H‘°-Engadino par exemple, ainsi qu’au Gothard, à 2145 m., et' au, col de la Fluela, au-dessus même de 2400 ni. s/m. Elle a niché et niche encore plus ou moins sur les rives de jdusieurs de nos lacs, à l’ouest surtout, ceux de Bieniie, de Morat et de Neuchâtel en particulier, plus souvent dans les grands marais avoisinant ceu.x-ci, marais aujourd’hui en majeure partie desséchés, parfois aussi à l'extrémité supérieure du Léman, dans les marais du Rhône.
Elle préfère beaucoup le voisinage des eaux douces, des lacs, des étangs et des marais en particulier, à cidui de la mer. Très sociable et peu farouche, elle se montre généralement en troupes plus ou moins nomlireuses, et les membres de celles-ci paraissent si .solidaires les uns des autres ou tellement curieux que. loin de fuir le coup de fusil, ils évoluent et voltigent pendant longtemps autour
LONGIPEiSiNES
dos morts ou des Idessés toiidoés sur roau. Elle uo fond pas de liant sur sa proie, romiiie les Sternes, mais elle chasse à peu d'élévation. passant, tournant et repassant d'un vol légei-. à un ou deux mètres au-dessus de l'i'au. regardant en bas, le bec pi-esipie vertical, et faisant de temps à auti-e de rapides conversions ou de brusipios plongeons. Elle prend assi'z volontiers des vers, des têtards de grenouilles ou de petits poissons. Ablettes et même jeunes Perches (Perebettes); cependant, sa principale nourriture consiste en insectes et larves, Liliellules, Pbryganes et autres, souvent même en très petits Eplu'unères l't Moucherons qu'elle happe au vol ou ramasse à la surface de l'eau. Marchant et nageant pmi, elle est continuellement sur ses ailes, à |jart (|uch)ues minutes de repos sur un roc émergeant de l'eau, ou les heures de la nuit passées sur quehpie îlot ou sur des végétaux flottants. Le cri qu'elle répète souvent a été traduit par la syllahle^/u'7î,///u'/i:, parfois /,•«•/• ou ket r.
Elle niche au commencement de juin, dans les marais surtout, bâtissant .sur des mottes émergeant di‘ l’eau, sur des roseaux couchés, parfois même sur des ajoncs flottants, un nid en coupe écrasée, d’herbes sèches et de panicules ou de radicelles a.ssez lâchement unies, sur lequel la femelle couve quatorze ou quinze jours. Les petits n’abandonnent guéri' leur berceau avant do pouvoir voler un peu.
Ses œufs, au nomlire oialinaire de .S. rarement 4. relativement assez gros, d'un ovo'ide un peu piriforme et à coquille un peu lisse, sont généralement assez foncés en couleur, d’un roux jaunâtre, verdâtre, olivâtre ou brunâtre, avec quelques petites macules profondes grises et des taches plus superficielles, plus ou moins grandes, brunes ou noirâtres, éparses ou quasi-confluentes vers le gros bout ou sur le milieu. Ils mesurent le plus .souvent 0"'.032 — 03ü sur 0"*,024 — 02(i, exceptionnellement 0"'.039 sur 0'",025.
Cette Guifette. passe la belle .saison et se reproduit dans la plus grande partie de l'Europe, depuis les contrées méditerranéennes jusqu'au (il” degré, en Suède et en Finlande, ainsi que dans le centre, de l’Asie, et hiverne généralement soit en Asie mineure, soit dans le nord de l'Afrique.
STERXIENS
350. — 2 : GUIFETTE A AILES BLANCHES Weissjiiigli(/e Seescinvalbe — Mignattino zampe-rosse' .
HÏDROCIIELIDOX LEL'COPTER.V ScMnz.
Bcc qnasi-druit et relnüvemeid court, soit d’un, quart environ jiliis long que le tarse seulement, médiocrement i-ohuste, subconique et pointu, assez élevé en arrière, un peu convexe et bien qnncé en avant, avec bords sensiblement rentrants et narines dépassant un peu le tiers du bec, depuis le front. Angle mentonnier assez accusé, très légèrement en arrière du milica du bec en dessus. Tarse quasiégal au médian sans ongle. Fcdmures très reculées et très échancrées, atteignant ci peine le bout de. la 2° phalange du médian, nu côté externe, et le bout de la T°, au côté in.terne,joignant le bout de la T'' au doigt interne, et au plus le bout de la -T au doigt e.vterne (voy. tig. 112). Ailes déqmssant la queue des trois cinq, de la longueur de celle-ci, an moins. Queue mugenne ci quasi-droite ou très peu échancréc, le plus souvent de un dix. à un huit, de sa longueur seulement, avec rectrices latérales subarrondies. — Tête, corpcs et couvertures souscdaires noirs. Queue et haut de l’aile en dessus blancs; bec et pieds rouges, ad,, en noces.
Long. tôt. (F,230 — 2t)0; aile pliée 0°',210 — 218; queue 0'“,070 — 080, aux rectr. lai.; tarse 0'°,0183 — 0203; médian, avec ongle 0'°,0240 — 0235; bec, au front 0'“,023 — 020.
Sterna pissipes Palla-f (nee Linné), Zoogr., Il, p. 338, 1811. — St. leucopimASchinz in 3Ieisneru.Sch.,Yiigc\ der Scliweiz,p. 264, 1816. Temminclc, Maa. Orn., p. 483, 1815, et H, p. 747, 1820. Savi, Orn. to.se., III, p. 83, 1831. Schim, Faunahelv., p. 120, 1837. Bailly, Oniith. Savoie, IV, p. 300, 1854. Riva, Omit, ticin., p. 600, 1866. — St. xiora Sclilegel, Mus. Pays-Bas, Steriiæ, p. 31, 1863. Friderich, Deutsche VOgel, 4® éd., p. 579, 1891.
IIydeochelidon leucoptera Boie, Isis, 1822, p. 563. Fril.9ch, Vogel Eur., Tah. 54, Fig. 7, 1871. Saunders, Cat. B. Brit. Mus., XXV, p, 6, 1896. Sharpe, Hand-list, I, p. 133, 1899. — H. i-eucopterüm Bonaq}., Comp. List, p. 61, 1838. — H. NiGRA (nec Brmon et Linné) Gray, Gen. of Birds, UI, p. 660, 1849. Ilegl. et Gerbe, Orn. eur., II, p. 466, 1867. — IL jatanica Sivinh. (nec Horsf), Ibis
ViRALVA LEUCOPTERA Stepliens, in SImic, Gen. Zool.,XIII, p. 170, 1824.
' 3[ignattino zampe-rosse, selon Savi, 31. ali-bianche, selon Salvadori.
liONGIPENNES
Noms vülg. S. F. : Hirondelle de mer leiicopt'ere; Hirondelle de mer à ailes blanches, Genève. — S. I. : Sgarin, Garigolin.
Adultes, PU uoces : Tête et cou en entier, do.s, ci-oupion, scapulaires, cubitales, couvertures sous-alaires et toutes faces inférieures, jusqu’à la région anale, d'un noir plus ou moins profond. Petites couvertures alaires et bord supérieur de la main Idancs; couvertures moyennes blanchâtres, légèrement teintées de cendia'; les grandes d'un cendré Ideuâtre. Rémiges secondaii'es d'un cendré de plus en plus nuancé de noirâtre sur les postérieures. Rémiges primaires postérieures cendrées; les trois ou quatre antéiàcures, à baguette blanche, mâcliurées de noirâtre vers le bout, avec les barbes internes en partie blanches en arrière. Queue, sus et sous-caudales et environs immédiats de l'anus blancs. Bec et pieds rouges corail ; iris noirâtre.
A&ultes, eu automue : Front, devant du vertex et joues blancs, avec une petite tache noirâtre devant l'œil ; derrière de la tête, région auriculaire et nuque d'un gris noir, plus ou moins varié de Idanc. Faces supérieures et queue cendrées; faces inféiâeures blanches ; poignet blanc.
Jeunes, avant la mue : Ressemblent assez à l'adulte en livrée d’hiver, avec des taclu's d’un brun roussâtre aux faces supérieures. Queue cemlrée, plus pâle que chez H. nifjra, no devenant parfaitement blanche qu'à la troisième année.
A la naissance : Couverts d'un duvet roux pâle, en dessus, avec des taches noires irrégulières et assez grandes sur le vertex. le dos, les ailes et les cuisses, d'un brun roussâtre un peu atténué devant le cou et sur le ventre, en dessous. Lorums et tour des yeux blanchâtres. Bec bi“un, carné à la base ; pieds jaunâtres {sec. Vian).
La Guifette à ailes blanches, espèce plutôt méridionale, décrite et figurée par Schinz. en 1815, est assez rare en Sui.sse, au nord des Alpes, un peu moins à l’oue.st qu'au nord et à l'est, semble-t-il, mais assez fréquente au sud. siii' les lacs du Tes.sin, dans les environs de Locarno et de Lugano. L'exemplaii-e figuré en tête des « Vôgel der Schweiz » provenait du lac de Constance. Un sujet, dans la collection Stôlker, à S'-Gall, a été capturé sur le petit lac du Klonthal. à 940 m. d’altitude, dans le canton de Glaris. Elle a été rencontrée aussi, en passage, sur les bords de l'Aar, dans les environs de Soleurc en particulier, ainsi qu'en 1883 .sur le. petit lac d'Inkwyl. dans la même région. Toutefois, ce n’est guère, à part le Tessin, que sur nos lacs et marais sous-jurassiens qu’elle se
STERNIENS
montre un peu régulièrement, liicn que toujours en petit nombre. Vouga la signalait, en 1847 '. comme (lepas.sage régulier, au printemps et en automne, dans le bassin du lac do Xcucbiitel, où elle paraît avoir diminué depuis le dessèchement des grands marais; enfin, bien des captures ont été faites, à dittérentes époques, sur le Léman, soit pi'ès de Genève, soit surtout vers l'autj-e extrémité du lac, où elle se voit a.ssez souvent mélangée avec das Besolets ou Guifettes noires. La collection locale du Musée de Genève en compte quatre individus tués moitié près de Genève, moitié près de Lausanne; ce sont deux adultes en noces et deux adultes en livrée de transition. J'en possède moi-môme, dans la collection qui me vient de mon pèr(', trois jolis sujets suisses : un adulte en noces du lac de Neuchâtel, un adulte en livrée transitoire, de Genève, et un jeune, aussi de Genève, en train de prendre la livrée d’adulte. Selon Bailly, on la verrait quelquefois au printemps en Savoie, avec des Épouvantails (St. uk/m), sur le Ilbône et l’Isère.
Ses mœurs, ses allures, son alimentation et sa nidification rappellent beaucoup celles de la Guifette noire, en compagnie de laquelle elle niche assez souvent.
Ses œufs, de même coloration que ceux de H. nkjra et à peine plus gros, s’en distinguent cependant volontiers par des formes plus lourdes, soit moins en poire, avec petit bout moins conique. Ils mesurent généralement O^.OSS — 038 (0‘"M3t)) sur 0'",024-028.
L’espèce est assez répandue dans les légions moyennes et méridionales de l’Europe, et dans le centre de l’Asie, durant la belle saison, ainsi qu’en Afrique, en Australie et en Nouvelle-Zélande, en hiver. Elle est très rare en Angleterre, ainsi que dans le nord de r Allemagne; tandis qu'elle se reproduit dans les régions danubiennes et communément sur divers points du bassin méditerranéen.
^ Extrait du Mémoire sur la Faune ornithologique du bassin du lac de Neuchâtel, par le prof. Vouga.' Bull. Soc. Sc. nat. de Neuchâtel, vol. II, p. 409, 1846-47.
LOKGIl’ENNES