‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 249 sur 309 · GRÈBE OREILLARD Ohrensteissfuss — Svasso piccolo · texte numérisé non relu

GRÈBE OREILLARD Ohrensteissfuss — Svasso piccolo

l’onieEPs Nifiniooi.Lis Brehm.

Bec assez mince et an- peu retroussé eu avant; la mandibule su2u léfjh-ement concave devant les narines et l’inf. bien relevée, eu avant d’un angle mentonnier assez reculé (voy. lig. 115); avec cela, sensiblement plus court (pie le tarse et que le doigt interne, à la commissure; arête suq). dessinant un angle qieu qirofond dans le plumage frontal; narines à peu gtrès comme chez Cornutus. Bremières

PODICIPIDKS

grandes rémiges plus ou moins échancrées ou rétrécies, comme chez les es2)èces jirécédentes. Ongle du médian beaucoup plus long que large. Une tou ffe arquée de plumes cdlongées et effilées qiartant du bord jiost. de l’œil, couvrant l’oreille et atteignant à jieii qmès le bord post. du cou; les plumes qwstérieures inférieures de la joue un jjeu prolongées enptetite collerette, chez ad., en noces. Tête, cou et unjieu haut de la jmitrine noirs; toujfe auriculaire jaunedoré et rousse, ad., en noces. Une seule raie blanche sur l’aile. Faces inf. d’un blanc lustré. Bec noir. Iris rouge, ad.

Long. tôt. — 3-15 aileqiliée O”', 132 — 138; tarse 0”,0i0 —

043; médian, avec ongle 0'^,048 — 031, ongle méd., largeur O'^/IOÔ — 000; bec, en dessus O'", 0220 — 0233, à la commissure 0'“,030 — 032.

CoLYMBüs ADEiTüS^ Prisson, Omith., VI, p. 54, 1760. — C. aüritus |3 Linné, Syst, Niit., I, p. 222, 1 76(!. — C. nigricollis Friderich ex Brelim, Deutsche Vôgel, 4® éd., ]i. 704, Taf. 37, Fig. 4. 1891.

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Dytes nigricollis Bidgw., Nom. N.-Ain. B., n" 733, 1881.

Proctoi'US nigricollis (SVwrpc, llaud-list, I, p, 114, 1899.

Noms vülo. S. P\ : Grèbe oreillard. Oreillard, Genève. — S. A. : Ohrentaucher, Goldohr. — S. I.: Givan.

Adultes, en noces: Tête et cou entièrement noir.s; les pluines du vertox un peu allongéo.s en courte huppe, celles du bas des joues en arrière et des côtés de la gorge plus ou moins prolongées en

’ Toujours au bout de la touffe caudale.

® Le nom à’Aitritus ayant amené tro)) de confusion avec l’espèce précédente, j’adoiiterai ici, comme beaucoup d’ornithologistes, le nom très justifié de Figricollis Brehm.

Fio. 115. Tète de Podiceps nigricollis, mAle, en noces.

ÜROl’ODES

petite collerette jusque sur l’origine du cou ; une touffe latérale arquée de plumes effilées d’un jaune doré dans le haut, d’un l'oux hrillant dans le bas. naissant derrière l’œil et s’étendant, en divergeant, sur la région parotique, jusqu’au delà de l’occiput et sur le haut du cou. Faces doi-sales d’un brun presque noir. Ailes brunes, avec rémiges secondaires blanches. Faces inférieures d’un Iilaiic brillant, parfois légèrement teinté de jaunâtre, avec bordure d'un gris brun et marron sur les flancs et les culottes. Bec noir. Pieds d’un brun verdâtre, variés de gris-verdâtre. Iris et paupières rouges.

Adultes, en été et en automne : Kessemblant assez à ceux de l’espèce précédente ; bien (pi’avec taille un peu moindre, bec un peu retroussé, plumes occipitales plus courtes, et sans cercle blanchâtre dans l’iris.

Jeunes, avant la mue: Assez .semblables aux adultes en livrée d'automne, avec la région pai'otique plus claire, nuancée de brunâtre et de roussâtre.

A la naissance: Couverts d’un duvet noirâtre coupé de raies longitudinales grises sur le cou, d’un brun foncé semé de rares tiges blanches sur le dos, blanc et gris en dcs.sous, avec dessus de la tête noir varié de traits blancs. Bec jaune, avec deux bandes transversales brunes. Lorums et une plaque nue sur le vertex jaunes ; tarses noirs en dehors ; membranes marbrées de jaune et de noir, en de.ssus.

Variété ou espèce: Le Podiceps californicus Heerm., Dytes niyricoüis califoruicus\l\Agy:..({\\\ repi-ésente en Amérique notre Grèbe oreillard, dont il ditt’ère assez peu, est considéré comme espèce particulière par quelques ornithologistes, par Sharpe en particulier, dans son Haml-list de 1899.

Le Grèbe oreillard ou à cou noir est un peu plus répandu que le pi-écédent en Suisse, au nord et au sud des Alpes, dans la plaine suisse et le Tessin. 11 est de passage régulier et hôte d’hiver plus ou moins fréHpient tant sur nos lacs de l’ouest, de Neuchâtel, de Bienne, de Morat et Léman, que sur ceux, petits et grands, des bassins de la Sarine, de l’Aai’, de la Reuss. de la Limmat et de la Thour. au centre et à l’est. On le rencontre aussi parfois dans les grands marais, sur les principaux cours d’eau et jusque sur les lacs de la Haute-Eugadine à 1800 m. s/m.

Une citation de nichée dans les environs de Neuchâtel me paraît devoir être plutôt exceptionnelle, bien qu'on ait rencontré aussi quelquefois cet oi.seau sur le Léman, soit encore au commencement de mai, soit déjà vers la lin de juillet ou on août. 11 passe

PODICIPIDÉS

d'ordinaire en mars et avril, ainsi que dès la fin de septeinhre et en octobre on novembre; et l'on voit, au printemps, liien plus de jeunes que d’adultes en livrée.

Il se tient volontiers dans les roseaux ou à proximité de ceux-d, et semble de nature plus l'ai-ouche que le précédent. Ses allures, son alimentation et sa nidification rap|)ellent du reste celles de ce dernier. U mange comme lui plus d’insectes et de larves que de poissons, et il construit aussi dans les marais un nid flottant d’herbes, de radicelles et de bouc. Le cri assez sonore qu’il fait entendre. matin et .soir, .surtout en passage ou à l’époque de i-eproduction, commcncei'ait par des notes détachées, comme hïb-hih qui, se suivant de plus en plus rapides, formeraient une sorte de trille pouvant se traduii-e par hulevideindevidcvdde.

Ses mufs. au nombre de 4 ou 5. ivarement (i, un peu plus petits et généralement un peu plus courts ou plus ventrus que ceux du Grèbe cornu, présentent les mêmes colorations successives : blanchâtre. azurée. Isabelle et roussâtre. Ils mesurent d'ordinaire 0”'.042 —045 sur 0“.029— 031.

L'espèce est très répandue dans le centre et le sud de l’Europe, ainsi que dans le centre de l’Asie, la Chine, le Japon, et jusqu’en Afrique, en hiver. Elle se reproduit aussi bien dans les régions subseptentrionales, rarement au nord du 55” degré, que dans les contrées méridionales de notre continent, dans les Iles britannictues, ainsi que dans le midi de la France et en Espagne, par exemple.

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