GRÈBE CASTAGNEUX Zluerr/steissfnss — Tujfetto
l'omcEPS FLUViATius Brisfion.
Bcc relidiveinent couH, droit, assez liant et conijiriiiié, conique en avant seulement, depuis un angle menton nier trPs accusé et assez en avant; arec cela, notahlement moindre, à la commissure, ([ue le tarse et surtout (lue le doigt interne. Bande nue des lorums assez large; plumes frontales arançant en angle sur l'aréte sujtcrieure; narines ovales, déjiassant notablement le tiers de la. longueur du bec en dessus. Premières grandes rémiges écliancrces ou rétrécies non loin du bout, comme chez les espèces précédentes. Ongle du médian subconique, un peu plus long que large. Plumes occipitales et de la nuque
UROPODES
un peu prolongées, ad, Coips assez ramassé. — Dessus de la tête, nuepie, gorge et bas du cou noirs; joues et haut du cou d’un roux marron, ad., en noces. Pas de raie blanche sur l’aile fermée. Faces sup. brunes ou noires; faces inf. d’ un blanc lustré, plus ou moins salies de gris ou variées de noir. Bec noir, vert ou verdâtre aux commissures et pâle à la pointe, ou brun. Iris rouge-brun ou brunrougeâtre, ad.
Long. tôt. 0’^,230 — 2(i3; aile pliée 0'^,075 — 100; tarse 0'°,032 — 034; médian, avec ongle 0'^, 044— 048; ongle méd., largeur O'", 0050 0055; bec, en dessus 0^,0170 — 0193, à la commissure 0°‘,024 —
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Noms vulg. S. F.: Castagneux, Petit Grèbe. Plongeon, Neuchâtel ; Grèbion, Genève. — S. A. : Kleiner Fltmtaucher, HaarentU, Pimpeli ou Pômpeii. Tun- Icentli, Bienne, Berne ; Muderli, Scbüpfcn ; l'aucherli, Glaris, S*-Gall, Thurgovie ; Tugeliou Tücheli, Zurich; Grundruch, lac de Constance; Chdferentle ouKàferentU, Grisons (sec. Mcisner et Sehiaz). — S. I. ; Giranella, Piombin, Locarno; Trombireu, Lugano.
Adultes, en noces; Do.s.sus de la tête, partie antérieure des joues, gorge et derrière du cou diin beau noir à reflets ; joues, sauf en avant, devant et côtés du cou. dans le liant, d’un roux marron foncé. Bas du cou. faces dorsales et flancs d’un brun-noir lustré. Ailes bi'unes, sans miroir blanc; les rémiges secondaires n’étant blanches
PODICII’IDKS
que sur leurs h;ii-l)os intei'iies. Poitrine et venti'e variés de Idancliâtre et de noirâtre hrillants, parfois piresque entièrouiont noirâtres. (Moins vieux ou en transition : toutes faces supérieures d'un Inain moins foncé; faces inférieures Idanclultres ou p:risâtres, plus ou moins mâcliurées de noirâtre). Bec noir, vert ou verdâtre aux commissures, avec pointe pâle; la liande nue des lorums hlanchâtre ou verdâtre. Pieds d'un noir verdâtre, variés de brun ; l'ongle du médian brun et jaunâtre, barré ti'ansversalement de noir. Iris rouge-brun. — FiuiieUc d'ordinaii'e un pim plus pc'tite que le mâle, avec teintes moins vivc's et plumes occipitales un peu moins prolongées.
Adultes, eu automue et partie de l’hiver : 'rout('.s faces supérieures d'un brun cendré, légèrement nuancé de roussâtre ; gorge et ventre d'un blanc brillant; devant du cou et poitrine roussâti'es; cotés du cou cendrés. Bec brun-cendré, avec coin mi.s.su res jaunâtres.
Jeunes, a va ut la m.«c.-Plus petits; d’un brun un peu roussâtre en dessus, avec joues et côtés du cou plus pâles; gorge blancbâtre; devant du cou d'un gris roussâtre. Poitrine et ventre d'un blanchâtre brillant, salis de brun-roussàtre sur les flancs, de brun-grisâtre sur le bas-venti’o et la région ciairale.
.d la lutissauœ : Couverts d'un duvet noir de suie sur la têt(' et toutes les faces .supérieures, avec des' traits longitudinaux roussâtres. irn'guliers et assez peu aiiparents. d'un blanc lirillant en dessous. Gorge, devant du cou et poitrine bruns, avec quelques raies longitudinales, blanchâtres dans le haut, rousses en des.sous. Lorums, une petite plaque sur le vertex et bec jaunes. Pieds jaunes, bruns sur le côté externe du tarse.
Variétés : Les Podiçeps tricolor Gray, de Bornéo, des Célèlies et de la Nouvelle-Guinée. P. Novæ-Hollaudiæ Steph., d’Australie, de Java et de la Xouvelle-Guinée, et P. Pelzelui Ilartl.. de Madagascar. très voisins de notre Castagneux. mais s'en distinguant soit pai' une distribution un peu dilïérente des couleurs noire (d rouxmarron de la tête et d(' la gorge, soit par la pi-ésence ou l'absence de teintes claires au bec. sont tour à tour considérés comme variétés ou comme espèces par les ornithologistes actuels. L'importance plus ou moins grand(‘ que l'on attache à ces caractères ditï'érentiels dépend en bonne partie du fait que l'on admet ou non le partage de nos Grèbes en différents genres et. plus particulièrement, la distinction de notre P. Jluviatilis dans un genre à part, ampicl serait plus spécialement réservé le titn» d(‘ Padidpes (plus correct que Podireps).
KiOO
UROPODES
Lo Castagneux, hion plus petit et de foi'iiie plus arrondie que les précédents, est coninuin dans toute la Suisse, sédentaire et par conséquent niclieur, dans toutes les régions, excepté la Haute-Engadine, à rextréine est, où il seinhle n'étre guère (|ui' do passage ou hôte d’hiver. On le renconti-e un peu partout sur les lacs et les étangs, ainsi {|ue dans les marais et sur les moindres mares. i)lus volontiers sur les cours d’eau petits et grands, en hiver; cela, non seulement en plaine, mais aussi çà et là dans la région montagneuse et, en pas.sage, Jus(|ue dans les Alpes, dans la vallée d'Urseren sur la route du (lothard. par exemple, et, comme je l’ai dit, en Haute-Engadine, où il se montre même pai'fois en assez grand nombre. Il passe ch' nuit, surtout en mars et en novembre, et s’arrête de préférence sur les eaux riches en végétation ou couvertes de plantes aquatiques.
C’est le premier oiseau d'eau (pii a établi ses quartiers d’hiver dans la rade de Genève où. depuis plus de vingt ans. il arrive en famille ou par petits groupes tous les automnes, vers la fin d’octobre ou le commencement de novembre, pour repartir vers la fin de mars, au plus tard les premiers jours d’avril. Gn le voit, en plus ou moins grand nombre suivant les années, toujours très agité; tantôt plongeant prcscpio continuellement, tantôt volant avec peine quelque vingt ou cinquante mètres, rasant l’eau et battant des pattes, pour éviter un bateau. 11 ne se mêle ])as aux autres hôtes du port, faisant bande à part et ne s'occupant qu'à chercher sa nourriture dans les herbes ou la vase au fond de l'eau, et jamais il ne vient pren(Li-e du pain qu’on jette aux Mouettes et aux Canards.
Grâce, à sa taille plus petite et à la forme plus inmassée de son corps, il peut marcher un peu mieux que les gi-ands Grèbes; cela, tout debout, les tarses rcdi-essés, et souvent il .se baisse ou s’assied sur ceux-ci, pour se reposer.
Il vole peu, en dehors des déplacements nécessaii*es aux migrations, et la marche n'est pas son fort, aussi est-il assez embarrassé hors de l'eau. 11 m’e.'it .souvent arrivé de jeter en l’air un Castagneux, pour voir s’il prendrait le vol, et toujours je l'ai vu retomber comme une masse sur l'eau, où il plongeait de suite, ou sur le sol, où il était aisé de le reprendre à la main. Lourdaud sur terre, il est par contre alerte et vif dans son élément. Il pa.sse. en eft'et. la plus grande partie de son existence sous r(w. en quête des petits animaux : insectes, larves, vers, crustacés, mollusques, fi-ai de grenouilles et de poissons, ou même têtards id petits poissons qui, avec quelques fragments de plantes aquatiques, constituent sa principale nourriture. Le cri qu'il fait entendre, à l'époque de la repro-
COIA'MBIDKS
IfiOl
duction surtout, peut être traduit par hibi ou hibïb, parfois par wit-wit ou hiwiwib.
Il se repi'oduit dans toute l’Europe centrale et uiéridionalo. nichant volontiers dans l’épais des roseau.x, parfois entre les racines ou les rameaux de buissons partiellement snlmiergés, dans les marais ou pi’ès du bord de quelque petite mare isolée, fût-ce même dans les imis. Son nid, en large coupe éva.sée, est du reste, comme celui de ses congénères, composé d’Iierbos et de radicelles plus ou moins entrelacées, mélangées de boue, et biiti sur l’eau ou sur des débris flottants, parfois sur une motte ou sur une souche. La ponte a lieu généralement vers la fin d’avril ou en mai. Père et mère couvent à tour do rôle pendant trois semaines et accordent à l’éducation de leurs petits une touchante sollicitude.
Ses œufs. 3 à ü, plus rarement (J, de forme elliptique, plus ou moins ventrus et à bouts subconiques qiiasi-égaux, avec coquille assez mince et unie, sont d’abord blanchâtres, puis, pendant l’incubation et sous l’action de l’eau qui fait })Ourrir les matériaux du nid. de plus (ui plus lavés de roussâti'o ou franchement roux. Us mesurent d'ordinaire 0"'.035 — 038 sur 0"',025 — 027.
L’espèce est très répandue en Europe centrale et méridionale, au-dessous du 02'’ degré de latitude, et dans le centre de l’Asie, ainsi que, sous diverses formes, variétés ou espèces dittérentes, en Afrique, dans le sud de l’Asie et en Australie.