‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 256 sur 309 · Genre 2 : LUMME · texte numérisé non relu

Genre 2 : LUMME

CEPPHüs Pallas.

Bec moyen el droit, à bords plus rentranls que dans le genre Uria, comme un peu roulés. Tarses coiirls, beaucoup plus pinces ou comprimés, scutellés en avant, réticulés sur le côté et en arrière. Ailes suraiguës ; rémiges p)‘imaireSr non échancrées, dépassant la base de la queue; secondaires atleignanl environ deu,v tiers des primaires; scapulaires notablement plus courtes. Quant au reste, à peu près comme dans le genre précédent.

Œufs au nombre d’un à trois, de forme subelliptiquo et un peu moins disproportionnés vis-à-vis de la pondeuse que chez Urin.

Les Lummes rappellent as'sez les Guillemots par leurs mœurs et allures ; cependant, ils volent et marebent plus aisément. Ils sont sociables et exclusivement marins, comme les précédents, vivent aussi beaucoup sur l’eau, recberebant la même nourriture aiiiluale, plongeant constamment et nageant également entre doux eaux, en s’aidant de leurs ailes plus ou moins entr’ouvertes. Ils sc* reproduisent dans les falaises et les rochers du bord de. la mer, l't Ijondent d’ordinaii-e dans des trous.

Leui' mue e.st doulde. — Le mâle et la fomello se ressemblent; la. dernière est un peu plus petite que son époux. Les jeunes portent une première livrée très différente de celle de leurs parents. — Les poussins, couverts de duvet jusque sur les nai ines, restent assez longtemps au nid.

UROPODES

Ce genre ne comprend que doux espèces, et encore la seconde, C. Maridti Lielit., n’est-ellc, pour beaucoup d’ornithologistes, qu’une variété ou sous-espèce du G qui a fait une apparition exceptionnelle en Suisse.

361. — (1) : LUMME A MIROIR BLANC Gryll-Lumme — Uria a specchio hianco.

CEPPHUS GRïLLE Linné.

Bec droit, quasi-égal au tarse et ati doigt interm, en dessus, à qmi 2>rès deux fois aussi haut que large devant les narines, avec bords un peu roulés. Narines en majeure partie couvertes par une membrane emplumée ne remplissant pas comjüèiement le sillon nascd en avant, ad, — Livrée entièrement noire, à l’excepition des couvertures moyennes et du bout des grandes qui forment un large miroir blanc sur l’aile, ad., en. noces. Joues, cou en avant et sur les côtés, et toutes faces inf. blancs; faces stq). d’un brun noir, avec la majorité des plumes terminées de blanc, ad., en hiver. Bec noir. Pieds rouges. Iris brun.

Long. tôt. (P,33 — 34; aile pliée U'“,153 — 105; queue 0'^,046 — Ü49; tarse 0'°,030 — 033; médian, avec ongle 0'“,040 — 042; bec, pa?-tie cornée, devant le front 0'^,031 — 032, à commissure O"', 045 —

ÜEIA MiNOR NI6EA et U. MiNOR STRIATA BHsson, Oniîth., VI, p. 76 ct78, 1760. — U. GHYLLOiDES et U. BALTH3CA Brünn.,Orx\. bor.,p. 28, 1764. — U. oRYLLEfea: Linné) et U. lacteola (exPallas) Latham, Ind. Orn., II, 798, 1790. U. grylle Temminck ex Linné, Man. Orn., II, ]). 925, 1820. Bilsson, Skand. F’anua, Fogl., II, p. 508, 1835. Schim, Fauna helv., p. 118, 1837. L)egl. et Gerbe, Orn. eur., II, p. 603, 1867. Friderich, Deutsche Vôgel, 4® éd., p. 718, Taf. 88, Fig. 2, ad., et Fig. 8, livrée transit., 1891. Ogilvie-Grant, Cat. B. Brit. Mus., XXVI, p. 580, 1898. — ü. NiVEA RownaL, Encycl. méth., Orn., p. 37, 1790. — U. leucoptbra Vieillot, Nouv. Dict., XIV, p. 35, 1817. — U. Mandti lAcht, Verz. Doubl., p. 88, 1823.^ — S. scapularis Stephens, in ShatVjGeo. Zool., XII, 2, p. 250, 1824. — TJ. GROENLANDicA Graÿ, List Gen. of B., p. 98, 1840.

CoLYMBüs GRYLLE Linné, Syst. Nat.,I, p. 220, 1766.

Cepphds lacteolüs Pallas, S])icii. Zool., V, p. 33, 1769. — C. grylle, C. ahc- Ticüs, C. Mbisnbri et C. eæeiknsis Brehm, Isis, 1830, ]). 1001. — C. glaoia- Lis(?) Brehm, Vôgel Deutsclil., p. 991, 1831. — C. grylle Sharqje, Hand-list, I, p. 131, 1899.

ALCIENS

Gkylle groenlandicus G-ray, List gen., p. 77, 1841. — G. columba Bonap., Ucc. Eur., p. 82, 1842. Fritsch, Vôgel Europ., Tab. 59, Fig. 2, ad., Fig. 3, juv., Fig. 4, G. Manâti, 1871.

Adultes des deux sexes, dans leurs doux livrées: voyez la diagnose.

Jeunes, avant la mue; Lornnis, dessus de la tête et du cou, et toutes faces supérieures d’un noir mat, plus ou moins varié de blanc sur la nuque, les scapulaires, le croupion et les sus-caudales; gorge blanche ; joues, côtés et devant du cou. ainsi que la poitrine, les flancs et le ventre blancs, avec la majorité des plumes bordées de noirâtre; couvertures petites et moyennes blanches, terminées de brun-noirâtre.

On trouve assez souvent des individus en livrée de transition. qui sont entièrement d’un noir brun, avec le miroir tacheté par les exti'émités noires des couvertures moyennes, les plumes do l'occiput et du cou finement bordées do.blanc, et le bout des grandes rémiges gris.

Poussins : Naissant complètement couverts d'un duvet un peu soyeux, d’un bruit fuligineux, plus pâle aux faces inférieures qu'en dessus. Bec rappelant un peu celui des Mouettes par la forme, mais avec les fosses na.sales envahies par les plumes.

Variété; Des sujets à habitat plus septentrional, du Spitziierg et du Groenland, à bec un peu plus grêle, avec le bout des rémiges secondaires blanc et une teinte générale d’un noir tirant légèrement sur le bleuâtre, ont été spécifiquement distingués sous le nom de Uria (Cepplius) Mandti par Lichtenstein (Verz. Doubl., p. 88, 1824).

Le Guillemot à miroir blanc n'a été, à ma connai.ssance. renconti’é jusqu’ici qu'une fois en Suisse. 11 fut trouvé en été, égaré on rase campagne, et capturé dans le Frickthal CVhnllée do Frick)’, et fit partie do la collection du pasteur Martin, à Eixel, ainsi qne nous l’apprend Sebinz, dans sa Fauna helvetica, on 1837. Meisner, on 1815, n’en disant rien, il e.st probable que cette capture a dû être faite entre 1815 et 1836.

J’ai dit. à propos du genre, quelques mots dos mœurs et allures de cet oiseau qui rappellent celles des Guillemots.

Ses œufs au nombre de deux ou trois, parfois d’un seulement en seconde ponte, quand la première a été dérangée, sont ordinaire-

'■ Dans la partie nord de l’Argovie qui avoisine le Rhin.

UROPODES

ment pondus dans des trous de falaises et. propoi-tionnellenient à l’oiseau, plus petits que ceux du Guillemot à capuchon, avec forme ovoïde ou subclllptique bien di1ï'(^rcnto.; leur coquille, mate et moins forte, est extérieurement blanche, blanchâtre, pris-blouâtre ou d’un gris ocreux, et ornée de taches épanses. grises et profondes, et brunes ou noires, plus sui)erficielles. Ils mesurent 0'“,057 — 0(11 sur 0'",0.^S

L’espèce, sous la forme de Orylle, est assez répandue dans le nord-atlantique, se reproduisant en Scandinavie, dans les Iles Britanniques, en Finlande, en Danemark, etc., et hivernant .soit au Massachusetts, soit .sur les côtes ouest de l'Europe, où on la voit quehiuefois de passage en mai et novembre.

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