BÉCASSEAU MINULE
Zwergstrandlmtfer — Gamhecchio.
TRINGA xMLMJTA Leisler.
Bec droit, menu, un peu rétréci vers le tiers antérieur, faiblement dilaté vei'S le bout et un peu plus court que la tête. Tarse un pieu plus long que le bec et que le médian avec ongle. Jambe sensiblement plus allongée que chez Temmia et dénudée sur un plus grand espace, tiers au moins. Queue relativement courte et un peu bi-échancrée ; les rectrices médianes coniques et un peu prolongées, les externes à peu près égales aux intermédiaires ou légèrement plus grandes. — Bectrices latérales d’un cendré brunâtre. Baguette des plus grandes rémiges en majeure partie blanche. Dos varié de noir et de roux vif; poitrine gris-roussâtre ou roussâtre, tachetée de noirâtre (été). Dos cendré, varié de noirâtre; poitrine gns-roussâtre (hiver). Ventre blanc. Bec et pieds noirs.
Long. tôt. (r, I 1 48 (O”', lül); aileiiliée O"', 090—09 5 ("0“ 100 );
queue 0"‘,038—040; tarse 0'°,01 9—021; médian, avec ongle 0'“,0 175 — 0185; bec, au front 0"‘,0105 — 0195.
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TRINGIEN8
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Noms vülg. S. F. : Bécasseau minule, B. minute, Fillette. Bécasseau échasse. — S. A. Zicergstrandlmifer.
Mâle adulte, en été: Faces supérieures noires, les plumes largement bordées de roux vif. Sms-caudales latérales blanches, parfois légèrement maculées de noirâtre. Kectrices médianes noirâtres, bordées de roux, latérales d’un cendré un peu brunâtre et finement liserées de blanc. Rémiges primaires noirâtres, la baguette des principales blanche, sauf vei’S la base et au bout. Joues, devant et cotés du cou et poitrine d’un gris roussâtre ou romssâtros, avec petites taches brunes ou noirâtres (parfois blanchâtres avec taches romsses, Ruficollis). Sourcils, gorge, ventre et sous-caudales d’un blanc pur. Bec et pieds noirs. Iris noirâti'o.
Femelle, en été : Semblable au mâle, bien qu’un pou plus brune en dessus, et plus tachetée au cou et à la poitrine.
Adultes,en hiver: Faces supérieures d’un cendré légèrement tei nté de roussâtre, avec le centre des plumes d’un brun noirâtre et qâ et là des traces de bordures rousses. Croupion et sus-caudales médianes noii’âtres, avec ou .sans bordures rousses; sus-caudales latérales blanches. Rectrices médianes noirâtres, latérales cendrées. Grandes couvertures bordées de blanc. Lorums et joues d’un cendré brunâtre. Front, sourcils et gorge blancs ou blanchâtres. Ventre et .souscaudales d’un blanc i)ur. Cou et poitrine cendrés ou roussâtres, avec ou sans petites macules brunâtres. Bec et pieds d’un brun noirâtre.
Jeunes, avant la mue: Faces supérieures d’un noir brunâtre; les plumes de la tête et du dos frangées de roux, celles des scapulaires bordées do roux et largement terminées de blanchâti'e; les couvertures alaires variées de roux et de bruu-noirâti’e; les côtés du cou en arrière et la nuque un peu grisâtres. Sus-caudales et rectrices à peu près comme chez l’adulte en hiver. Lorum et région auriculaire brunâtres. Bas du front, sourcils, joues en majeure partie et toutes faces inférieures d’un blanc plus ou moins pur, à l’exception des côtés du cou et de la poitrine qui sont lavés (le gris-rous.sâtre, avec quelques légères moucheturc's brunâtres.
Variétés : Cette espèce et la jn-écédente se présentent, dans leurs livrées de transition, sous des aspects si variés qu’il est souvent très difficile de les distinguer à première vue, si l’on ne prend garde aux formes et proportions du bec et de la queue, ainsi qu’à la couleur de la baguette des plus grandes rémiges, en arrière de la première. Le Bécasseau Temmia se montre, le plus souvent chez nous sous une
ÉCHASSIERS
livrée plus grise que celle du Minule qui est plus variée de roux vif; et, chez la majorité des individus du liremier, l’aile atteint d’ordinaire à peine le bout des rectrices médianes, tandis qu’elle dépasse légèrement celles-ci chez le second.
On rencontre de temps à autre des Minules qui portent un manteau tout bigarré en dessus de gris, de roux et do noir, mélange complet des deux livrées. D’autres ont le devant du cou et la poitrine variés do roux et de blanc, sans macules sombres, ou sont tachés de roux sur fond blanc, sur les mêmes parties.
Pallas a décrit, .sous le nom de Tringa ruficolUs, im petit Bécasseau de Sibérie, du Japon et de la Chine, qui ne se distingue guère de notre T. minuta que par sa gorge plus fi'anchement rousse en livrée d’été.
Le Bécasseau minnlo est de passage régulier et ])lus abondant que le précédent. On le trouve plus ou moins à l’est comme à l’ouest et au nord comme au sud dans le pays, assez communément même dans les régions occidentales, sur les bords des lacs de Neuchiltel, de Bienne, de Morat et Léman. B passe d’ordinaire en avril, et entre fin août et fin octobre, parfois encore en novembre, généralement en société de quelques-uns de ses semblables, assez souvent mêlé aux bandes de Grisettes ou avec des Temmias. Il a été remarqué au passage dans les Alpes, dans la vallée d’Urseren, à 1450 m. .sur la route du Gothard, et en H'^-Engadinc, au-dessus de 1800 m. s/m. Quelques rares individus égarés ont été, dit-on, rencontrés aussi çà et là en hiver. Deux mentions de nichées, dans les environs de Genève et de Zurich, me paraissent demander confirmation.
Ses allures, son alimentation et sa nidification diffèrent peu de celles du précédent; son cri, également sifflé, a été traduit par les syllabes dirrif-ü-it.
Ses œufs, souvent 4, très gros et piriformes, un peu allongés, sont d’nn blanc jaunâtre ou d’un gris jaunâtre, avec quelques taches moyennes d’un gris pâle, de nombreux points épars et quantité de petites macules subarrondies d’un brun foncé ou noirâtres, volontiers plus serrées autour du gros bout; ils mesurent Ü'“,02S— 031 sur 0"“,020— 021.
Cette espèce habite, comme la précédente, l’Europe et l’Asie, se reproduisant .surtout dans les régions septentrionales, jusqu’au 70""' degré environ, et se répandant vers le sud après la saison de reproduction, hivernant dans le midi, en Italie entre autres, et jusque dans le nord de l’Afrique.
TRINGIENS