‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 47 sur 309 · COMBATTANT VARIABLE Kanipfschnepfti — Gambetta · texte numérisé non relu

COMBATTANT VARIABLE Kanipfschnepfti — Gambetta

M.\CIIKTES l’LGXAX Linné.

Bec quasi-droit ou très légèrement arqué et à ipeu près égal à la tête. Taise d’un quart environ qilus long que le bec et générdement

un peu plus grand que le médian avec ongle, chez ad. — Livrée diversement colorée et chamarrée, a vec dévelopqiements ornementaux à la tête et au com, cf ( été) (voy. fig. 2(1). Faces Slip, d’un brun cendré, variées de taches roussâtres et brunes ou noires, pas d’ornements temporaires, 9 ( été ). Basventre et sous-caudales généralement blancs ; rectrices latérales brunâtres, médianes plus ou moins barrées de noir; baguette des rémiges blanche ou blanchâtre, B' et 9 ad. (hiver). Bec brun ou noir; pieds d’un jaunâtre tirant plus ou moins sur le brun, le verdâtre ou le rougeâtre.

Fin. 26. Tète et cou, avec oreillons et collerclle, de ^ACHETES PUONAX. mAlc on noces.

TEIXGIENS

Long. tôt. 0^,23—27 9 à 0"',29—32 ; aile ÿliée Q"^,140—lü0

9 à O”', 175 — 190 cf ; ([uene 0“,050 — 060 9 à O'", 063— 075 cf ; tarse 0"' ,036— 045 9 à 0"',046 — 050 ; médian, avec ongle 0"‘,032

—038 9 à O"', 039— 044 J; bec, an front O"', 028— 033 9 à 0'^,033 —038 c?.

Tringa pconax Linné, Syst. Nat., éd. 10, 1758, et éd. 12, 1, p. 247, 1766. Meisner U. iSc^., VOgel der Schwciz, p. 214, 1815. Schinz, Fanna helv., p. 111, 1837. — T. VAiiiEBAiA Brünnieh, Ornith. bor., p. 51, 1764. — T. littorea Gmelin, Syat. Nat., I, p. 677, 1788. — T. eqüesirls (9), T- gresovicensis (j.) Lalham, Index, II, p. 730 et 731, 1790, — T. rgpescens JSecTist., Nat. Deutachl., IV, p. 332, 1809.

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Pavoncei.la pügxax Leach, Syst. Cat. M. a. B. Brit. Mus., p. 29, 1816. Sharjie, Cat. B. Brit. Mus., XXIV, p. 500, 1896. Ilaud-Iist, I, p. 162, 1899.

Machetes pugsax Cwrier, Keg. Anim.,I, p. 490, 181 7. Temminctc,Ma.n. Ornitli., II, p. 631, 1820. Nilsson, Skand. Fauiia, Fogl., II, p. 207, 1835. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 219, 1854. Bim, Omit, ticin., p. 447, 1865. Begl. et Gerbe, Ornitli. eur.,II, p. 211, 1867. Fritsch, Yôgel Europ., Tab. 38, Fig. 1 et Tab. 43, Fig. 4 et 5, 1871. Friderich, Deutsche Vôgel, 4® éd., p. 783, Taf. 41, Fig. 9 et 10, 1891. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux. II, p. 183, 1894. — M. alticeps, M. pla- NicBPS, M. PUGNAX Brchm, Vôgel Deiitschl., p. 670-672, 1831. — M. optatds Hodgson, Gr. Zool. Mise., I, p. 86, 1844. — M. minor Brelim, Vogelfang, p. 320,

Philomachüs pügnax Gray, List. Gen. of. Birds, p. 89, 1841.

Noms vülg. S. F. : Pivier, Combattant. — S. A. : Kampfslrandldufer. Kampfhalin, St-Gall. — S. I. : Gambetta.

Mâle adulte, en noces; Los plumes céphaliques postérieures et latérales du cou plus ou moins allongées et disposét's en oreillons, en fraise, en houppes ou en large collerette. La tête et le cou roux ou noirs, avec reflets violets et pourprés, ou gris, ou blancs, sans taches ou plus ou moins maculés de roux, de gris, de blanc ou de noir ; la collerette, plus ou moins développée, souvent d’une couleur et les oreillons d’une autre. Houppes et collerette atteignant souvent jusqu’à 7 ou 8 centimètres de longueur de chaque côté du cou. La face et le tour des yeux plus ou moins emplumés ou dénudés, avec ou sans papilles en grains de millet jaunes ou rougeâtres. Dos participant plus ou moins aux couleurs noiiTS, rousses, grises ou blanches du cou. Ailes brunes; les couvertures plus ou moins tachées de noir, de roux ou de blanc. Sus-caudales médianes variées, à peu près comme le dos; latérales blanche.s, avec ou .sans taches noires. Kectrices médianes brunes ou rousses, plus ou moins barrées de noir, latérales

ÉCHASSIERS

grisâtres ou brunâtres. Poitrine et haut du ventre partageant plus ou moins les couleurs diverses du cou ou du dos; bas-ventre et souscaudales généralement blancs. Bec brun ou brunâtre. Pieds d’un brun jaunâtre, verdâtres ou rougeâtres. Iris brun.

Femelle, en été: Beaucoup plus petite et sans développements particuliers ni à la tête ni an cou; d’un cendré brun en dessus, avec taches rousses et noires à reflets; d’un cendré plus pâle sur le haut du corps, en dessous, avec ventre blanc et pieds d’un brun jaunâtre ou d’un vert olivâtre.

Adultes, en automne: Tous deux sans ornement aucun, d’un brun varié de noir et de roussâtre, en dessus, et blancs en dessous, avec la poitrine pins ou moins teintée de gris-roussâtre et pins ou moins maculée de brun, ainsi que le cou.

Jeunes, avant la mue : Ressemblant assez à la femelle en hiver, soit bruns en dessus, avec les plumes largement bordées de roux et de jaunâtre. Petites couvertures bordées de blanc-roussâtre ; rectrices plus ou moins maculées, parfois toutes vers le bout seulement ; cou et poitrine d’un cendré roussâtre; ventre blanc; bec noir; pieds verdâtres.

A la naissance : Couverts d’un duvet roux, varié de noir aux faces supérieures, avec petits flocons blanchâtres. Dessus de la tête marqué de cinq raies longitudinales noires, plus ou moins réunies sur la nuque ; un trait de même couleur derrière chaque mandibule. Côtés de la tête et faces inférieures d’un roux très pâle. Bec noirâtre ; pieds d’un bnin roux.

Variétés : Peu d’oiseaux varient autant que le Combattant, tant sous le rapport de la taille, avec le sexe et l’âge, que sous celui de la livrée, dans les difl'érentes saisons, chez le mâle en noces surtout. On rencontre des femelles qui mesurent près d’un tiers de moins que des mâles de grande taille, et il est difficile de trouver au printemps ou en été deux mâles adultes parfaitement semblables. L’extension et la couleur des plumes ornementales, ainsi que le développement des papilles faciales varient avec chaque individu, sans parler des plumages transitoires compliqués de couleurs anciennes et de plumes nouvelles.

. Le Combattant est oiseau de passage régulier en Suisse, quoique plus ou moins fréquent suivant les années et les localités. 11 est, semble-t-il, toujours plus abondant à l’ouest, dans le bassin du Léman et dans las localités marécageuses avoisinant les lacs de Neuchâtel, Bionne et Morat, ainsi que dans les contrées basses du bassin de l’Aar, plus au contre, que dans le reste du pays, qu’à l’est en parti-

TRINGIENS

ciilier, où. comme dan.s le Rhcinthal, on ne le voit guère qu’au printemps, et que dans le sud surtout. Quoique visitant de préférence les marais ou les prairies humides des régions inférieures, il s’est montré cependant quelquefois dans le .lura et les Alpes, à la Chauxdo-Fonds, par exemple, ainsi que dans la vallée d’Urseren et accidentellement jusqu’en H'^-Fingadine. Il nous arrive généralement en septemhre et octobre, pour repasser d'ordinaire en mars et en avril, parfois encore au commencement de mai, souvent en petites sociétés, plus rarement en troupes un peu nombreuses. Quelques individus ont été rencontrés çà et là en hiver. Je ne crois pas qu’il niche d’ordinaire en Suisse ; cependant, le D’ Fischer-Sigwart m’a signalé la tiouvaille, le 1 7 mai 189.3, de quatre œufs de Combattant dans une prairie, entre Schwarzenbach et Zumikon. dans le canton de Zurich, trouvaille que je considère comme accidentelle ou tout à fait exceptionnelle. Les mâles, les femelles et les jeunes voyagent volontiers séparément. Les mâles en livrée de noces parfaite .sont assez rares dans le pays ; on y tue surtout des femelles et des jeunes.

Il se nourrit de vers, de petits mollusques, d’insectes, de larves, etc., et prend aussi parfois quelques graines ; il consommerait, dit-on, beaucoup de riz dans les Ind&s. Son vol est rapide et assez accidenté, parfois planant, souvent coupé de brusques convei*sions. Sa démarche est à la fois digne et gracieuse. Se tenant volontiers sur une jambe, il lui arrive parfois de sauter sur un pied. Il est peu loquace et ne fait guère entendre le son de sa voix qu’en prenant le vol. ou dans l’angoisse; son cri a été, suivant les circonstances, traduit par kak kak, tak tik ou treu treii.

Les mâles, les plumes de leurs oreillons et de leur large collerette hérissées, comme des guerriers empanachés, se livrent entre eux de terribles combats au moment des amours, se précipitant l'un contre l’autre, ou se reculant tour à tour pour prendre un nouvel élan et se cribler de coups de bec. Ils choisissent pour ce genre de tournois des places à leur convenance où chacun va se mesurer et où ils reviennent volontiers chaque année.

La femelle pond en mai, parmi les herbes des marais ou des prairies, dans un petit creux à peine garni de quelques débris végétaux.

Ses œufs, généralement au nombre de 4, gros, piriformes, plus ou moins ventrus et à coquille assez lisse, sont d’un gris verdâtre, d'un roux olivâtre, olivâtres, brunâtres, ou parfois de couleur Isabelle, avec des macules profondes d’un gris lilacé et des taches plus supei-ftcielles plus ou moins grandes, bimnes ou d'un brun olivâtre plus ou moins foncé, irrégulières et plus ou moins épai-ses ou rapprochées du gros bout; ils mesurent 0'“,042 — 046 sui- 0"', 031— 033.

ÉCHASSIERS

L’espèce Iiabite les contrées septentrionales et tempérées de l’Europe et de l’Asie, d’où elle se répand jusque dans le sud de l’Afrique, aux époques de passage et en hiver. Elle se reproduit en Hollande, en Danemark, en Angleterre, en Finlande et jusqu’en Laponie.

Sous-Famille III, des TOTANIENS

TOTANINÆ

Bec généralement corné sur toute la pointe en avant, grêle, plus ou moins long et effilé, lisse et droit, ou légèrement fléchi ou retroussé, avec sillons latéraux graduellement atténués sur moitié ou trois quarts de sa longueur environ. Jambes assez hautes, le plus souvent nues sur moitié ou àpeu près de leur longueur. Tarses longs ou assez longs, étroitement scutellés en avant et en arrière. Quatre doigts : le pouce court, touchant volontiers le sol par le bout ; les antérieurs assez longs, l’externe un peu palmé, généralement un peu plus long que l’interne, l’interne parfois plus ou moins relié à la base (voy. flg. 27). Ongles petits ou au plus moyens, plus ou moins comprimés, arqués et aigus, jusque dans une même espèce. Ailes échancrées, généralement suraiguës, atteignant leplus souvent le bout de la queue, parfois un peu plus courtes ou légèrement plus longues; pennes cubitales allongées et effilées, couvrant plus ou moins les premières grandes rémiges. Oreille en arrière de l’œil.

Mue généralement double, fournissant deux livrées un peu différentes, mais d’ordinaire moins dissemblables que chez les représentants de la sous-famille précédente et de la suivante ; le l'onx qui prédomine volontiers chez lesTringiens et lesLimosiens, en été, étant ici généralement remplacé par le gris ou le brun. Beaucoup des Totaniens, les vrais Chevaliers surtout, ont le croupion blanc. — Kappelons, en passant, que le duvet des poussins des Totaniens est habituellement dépourvu des ffocons blancs qui ornent celui des Tringiens en général, et qu’il dessine d’ordinaire nettement la queue.

Oiseaux de taille petite ou moyenne, de formes élancées, côtiers, riverains ou paludéens, migrateurs, pour la plupart sociables et monogames, et très répandus dans les régions froides et tempérées

ÏOTANIENS

des diverses parties du globe. Ils voyagent d’ordinaire en famille ou en bandes plus ou moins nombreuses. Ils marchent et courent rapidement, de prt^ftb'ence à découvert et parfois perchent ou se posent sur quelque branche basse au bord de l’eau. Leur vol est cadencé et régulier. Leur nourriture se compose surtout de petits animalcules aquatiques; cependant quelques-uns prennent aussi du frai et de petits poissons. Plusieurs sont d’un naturel assez farouche. Leurs cris consistent généralement en sifflements plus ou moins aigus. Ils nichent d'ordinaire sur le sol. dans quelque petit creux sur la terre ou sur le sable.

Deux genres américains, Baiiramia et Symphemia, accidentellement représentés dans le nord de l’Europe par les B. louyicmtdn Beclist. et 8. semipnlmata Gmel., nous font entièrement défaut. Bien que faisant à quelques égards exception dans cette .sous-famille, ils ont été rangés par divers auteurs, le premier près des Machetes ou des Actitis, le second dans le genre Totauus, ou à côté de celui-ci. Nos différentes espèces de Chevaliers (abstraction faite des Guignettes, Actitis) ont été réparties dans différents genres : Totamis, Helodromas, Olottis et Ehyacophilus dont je crois inutile de tenir compte ici.

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