‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 52 sur 309 · CHEVALIER ARLEQUIN · texte numérisé non relu

CHEVALIER ARLEQUIN

Dimkler Wassetiimfer — Chio-ckib.

TOT.VNUS FUSCÜ.S Lîniié.

Bec Jiexmux, soit droit à la hase, puis très légèrement retroussé, et HH peu fléchi vers le bout, beaucoup plus long que la tête. Tarse quasi-égal au bec et T un tiers à peu près plus long que le médian, avec ongle. Doigt externe pedmé jusqu’un peu au delà de T° phalange basilaire, interne quasi-libre (voy. fig. 27). Queue quasi-carrée; rectrices médianes peu oujms débordantes. — Faces sup. en majeure partie d’un brun noiréUre, ou d’un gris cendré; moitié inférieure du dos blanche; sus-caudales barrées de blanc et de noir ou de gris; rectrices cendrées ou noirâtres, plus ou moins étroitement barrées de blanc. — Faces inf. noirâtres, maculées de blanc sur le bas-ventre et les sous-caudales ( été), ou blanches et variées de cendré sur le devant du cou, le haut de la poitrine et des flancs (hiver). Bec noir, rouge au bas de la mandibule inf.; tarses d’un brun rouge ou rougeâtres.

Long. tôt. — 325; aile qoliée 0'^,160 — 170; queue U"‘,070

— 075; tarse 0”',055 — 059; médian, avec ongle 0“,036’ — 039; bec, au front 0'^,055 — 060.

Limosa pusca Brisson, Ornith., V, p. 276, 1760.

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TOTANIKNS

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Noms volo. S. F. : Pilier. Arlequin, Bizard noir, Genève; Chevalier à pieds rouges, XYtrAon. — S. A. : Brauner Wasserlmifer. — S. I.: Sqnnz, Gamhettoun.

Mâle adulte, eu. été': Faces supérieures en niajeure partie d’un brun noii'âtre à légers reflets pourprés, avec de petites taches triangulaires blanches sur le dos et les scapulaires; couvertures un peu tachées ou bordées de blanchritre ou de blanc. Kéiniges primaires brunes; la baguette de la 1'“ blanche, celle des suivantes hrunâtre. Couvertures sous-alaires blanches. Moitié inférieure du dos blanche. Sus-caudales noires, barrées de blanc en travers. Eectrices d'un cendré noirâtre, transversalement barrées de blanc. Face, joues et toutes parties inférieures et latérales noirâtres, .souvent avec quelques macules blanches dans les envii-ons de l'anus, chez des sujets d’âge moyen. Sous-caudales variées de noirâtre et de blanc. Tour de l’œil blanc. Bec noir, rouge au bas de la mandibule inférieure. Pieds d'un brun rougeâtre. Iris brun-noir.

Femelle, eu été: Assez semblable au mâle, mais d’un brun noirâtre plus terne, soit moins l’eflétant, en dessus, avec les plumes fie la poitrine et du ventre bordées ou variées de blanc.

Adultes, eu hiver: Faces supérieures d’un gris cendré, avec les plumes légèrement liserées de blanchâtre; le bas du dos blanc; sus-caudales barrées de cendré et de blanc. Eectrices d’un cendré un peu brunâtre, plus ou moins barrées de blanc ou de blanchâtre. Gorge, une partie de la poitrine, ventre et sous-caudales d’un blanc pur. Devant du cou, haut de la poitrine et flancs d’un cendré varié de blanchâtre. Bec d’un brun noirâtre, rougeâtre à la base, en dessous. Pieds rouges.

Jeunes, avant la mue : Bruns en dessus, avec bordure des plumes et petites macules blanches ; blanchâtres en dessous, avec des taches cendrées au cou et des raies transversales sur les autres parties, sauf sur la gorge qui est Idanche. Bec plus court. Pieds d’un rouge brunâtre, rougeâtres ou un peu orangés.

A la naissance: Couverts d’un duvet d’un fauve sombre, en dessus, varié de taches et bandes indécises noires sur le dos ; gris-blanchâtre à la gorge et au ventre ; d’un gris enfumé au cou. à la poitrine, aux flancs et à l’abdomen, en dessous. Une large calotte d’un

ÉCHASSIERS

noir de suie sur le vertex, joignant en pointe le bec et le cou. Une bande noire sur les côtés de la tête, du bec à la nuque. Bec noir ; la base de la inandil)ule inférieure jaune. Pieds dun jaune brunâtre (sec Vian).

Livrées transitoires : Les individus en livrée de transition sont Idgarrés de cendré-ijrun et de noir, en des.sus, de noirâtre et de Idanc, en dessous.

Le Chevalier soniluc ou Arlequin passe en petit nonil)re, mais assez régulièrement, au printemps et en automne, sur les grèves des lacs et des rivières, ou dans les marais de la plaine suisse, un peu plus fréquemment, semble-t-il, dans les parties occidentales ou centrales du pays, qu’à l’est ou au .sud, et parfois jusque dans les Alpes, dans la vallée d’Ui'seren et même en H''-Engadine à 1800 m., par exemple. Il aridve généralement fin mars ou en avril, pour repasser, suivant les années, en septembre ou en octobre, isolément, par couples ou en famille. Il s’arrête du reste peu dans nos régions et s’y montre d’ordinaire assez farouclie. Il n'a jamais, que je sache, ni niché, ni hiverné en Suisse, où on le trouve rarement dans sa livrée de noces parfaite. Il se nourrit, comme ses congénères, de vermisseaux, de petits mollusques, d’insectes ou de petits crustacés qu’il extrait de la vase ou qu'il capture au fond ou à la surface de l’eau, en entrant dans celle-ci aussi loin que le permettent ses longues jambes. Il vole très l'apidement, tantôt bas au ras du sol ou de l’eau, tantôt haut dans les airs, faisant entendi'e de temps à autre un sifflement qui semble exprimer la syllable tuit ou thuit.

Il niche dans les localités marécageuses des régions du cercle arctique, pondant à terre, dans un petit creux à peine garni de quelques menus débris végétaux.

Ses œufs, volontiers au nombre de 4, sont gros, piriformes, plutôt allongés, à coquille peu luisante, verdâtres ou olivâtres, avec petites et grandes taches irrégulières, grises, brunes et noirâtres, plus ou moins éparses ou rapprochées autour du gros bout; ils mesurent d’ordinaire 0'“,0475 — 0485 sur 0“,0330 — 0335.

L’e.spèce habite le nord de l'Europe et de l'Asie, nichant jusqu’en Laponie, ne se montrant guère qu’en passage dans la plupart des pays du centre, et hivernant dans les régions méridionales des deux continents ci-dessus, parfois jusqu’en Afrique.

TOTANIENS

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