‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 56 sur 309 · Genre 11 : BARGE · texte numérisé non relu

Genre 11 : BARGE

LixiOSA Brissonf

Bec deux à trois fois aussi long que la tête, assez haut à la base, un peu rebroussé en avant, et plus ou moins dilaté aubout; la mandibule sup. très lisse, dépassant notablement V inférieure.

Narines presque basales , en fente

J , . , Fig. 29. Tôte de Limosa nuFA, ad.

ptutot courte. Menton passablement emplumé (voy. fig. 29). Jambe plus ou moins nue et longue. Tarse plus ou moins long, en partie

^ Limosa ex Gessner.

ÉCHAS8IERS

étroitement scutellé en avant et en arrière, largement réticulé sur les côtés, ainsi que dans le haut en avant et dans le bas en arrière. Doigts ant. moyens et passablement bordés, l’externe palmé jusqu’à articulation, l’interne cquasilibre. Ongles assez forts et évidés, le médian à bord interne plus ou moins dilaté. Ailes assez longues, étroites et échancrées; la i’’® rémige, la plus longue, dépassant d’ ordinaire un peu le bout de ki queue. Queue courte et carrée, à 12 rectrices larges, un peu tronquées ou conico-arrondies. Cou plus ou moins long. Tête subovale, à front assez fuyant.

Œufs d’ordinaire au nonibro de quatre, gros, pirifonnes, à coquille sans éclat et tachés.

Les Barges, de dimensions plutôt grandes dans la famille, avec jambes, tarses, bec et cou allongés, sont migratrices et très sociables. Elles fréquentent les plages limoneuses des mei’s, les rivages des lacs et les terrains marécageux, où elles recherchent dans la vase des vers, de petits mollusques, des crustacés, des larves, des insectes, etc., et où elles nichent sur le sol, dans un petit creux qu’elles pratiquent elles-mêmes et garnissent de quelques herbes sèches. Leur démarche est. comme celle des grands Chevaliers, beaucoup plus compassée que celle des Bécasseaux. Leur vol est rapide, mais assez régulier. Elles lèvent généralement les ailes droites en l’air en se posant. Leur voix est, suivant les circonstances, plus ou moins criarde ou fiùtée.

Leur mue e.st double; les deux livrées annuelles sont assez différentes, celle de noces étant plus ou moins rousse. — Les femelles sont généralement plus grandes que les mâles.

Elles sont très répandues dans les diverses parties du monde, dans riiémisphèro septentrional surtout ; deux espèces figurent en Europe et en Suisse.

236. — 1 : BARGE A QUEUE NOIRE Schivarzschwürzige Ufe^scluiepfe — Pittima recde.

LIMOSA SIELANURA Leislcr.

Bec très long et faiblement retroussé, beaucoup plus grand que le tarse, souvent d’un quart à peu près; les deux mandibules dilatées

LIMOSIENS

eu losange à l’extrcmit/’. Jnnibe longue, nue sur trois cinq, environ de sa longueur. Tarse haut, environ douMe du doigt médian, sans ongle. Ongle médian assez long, droit, un peu déprimé et plus ou moins dentelé au bord interne. — Livrée variée de roux et de noir (été), variée de gris et de brun, en dessus, avec ventre blanc (hiver); un étroit miroir blanc sur l’aile; queue noire, blanche à la base. Bec brun foncé en avant, orangé en arrière. Pieds noirâtres.

Long. tôt. U'^,400 — 430 (0"',3S0j à O'", 440 — 480 Ç; aile pliée 0”‘,2 10—230; queue O'^, 083— 090; tarse 0^', 067— 078 f à 0''',080 — 086 9; médian, avec ongle O'", 048 — 052; bec, au front 0"',090 —100 cT à O'^, 110— 120 9.

ScoLOPAx LiMOSA Linné, Syst. Nat., éd. 10, 1758 et éd. 12, 1, p. 244, 1766. — Sc. BELOicA Gmelin, Syst. Nat., I, p. 663, 1788.

LmosA UMOSA Brisson, Ornith., V, p. 262, 1760. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXrV, p. 381, 1896. Hand-list, I, p. 169, 1899. — L. melanüba Leisler, Nachtr. zu Bechst. Nat. Deut.schl., II, p. 150, 1811-1815. Meisnerti, Ncli., Vôgcl derSchweiz, p. 209, 1815. Temmvnck, Man. Orn., II, p. 664, 1820. Sasw, Omit. tosc.,II,p. 301, 1829. Nilsson, Skaiid. l'auna, Fogl., IJ, p. 235, 1835. Schim, Fauna helv., p. 108, 1837. Biva, Omit, ticiu., p. 460, 1865. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 240, 1894. — L. ÆGOOEPnALA Pallas, Zoogr., II, ]i. 178, 1811 . Leach, Syst. Cat. M. a. B. Brit. Mus., p. 34, 1816. Bailly, Ornith., Savoie, IV^, |). 162, 1854. Degl. et Gerbe, Ornith. cur., II, p. 167, 1867. Fritsch, Vogel Europ., Tah. 39, Fig. 6 et 10, 1871. Fridericli, Deutsche Vôgel, 4® éd., p. 827, Taf. 43, Fig. 5 et 6, 1891. — L. ISLANDICA Brehm, Isis, 1830 et Vôgel Deutschl., p. 626, 1831. — L. melanü- HoiDES Gould, Proc. Zool. Soc., 1864, ]). 84.

Totanus LIMOSA Becksteln, Nat. Deutschl., IV; p. 244, 1809. — T. melanühüs Seebohm, Brit. Birds, III, p. 162, 1885.

Limicula melanüba IVei/Iof, Nouv. Dict.,III, p. 250, 1815.

Gambetta limosa Koch, Baier. Zool., I, p. 308, 1816.

Fbdoa melanüba Stephens in Shaïc, Gen. Zool., XII, p. 73, 1826.

Noms vulg. S. F. : Grande Barge, Barge à queue noire. Grand Tiou-tiou, Genève. — • S. A. : Uferschnepfe.

Adultes, en été : Dessus do la tête et du cou roux, avec des stries longitudinales noirâtres sur le sommet de la tête et l’occiput, et de petits points sur le bas du cou et la nuque. Haut du dos et scapulaires noirs, les plumes largement bordées et teianinées de roux (en partie de gris, quand la livrée n’est pas encore parfaite). Couvertures et cubitales d’un cendré brunâtre, les premières grandes largement terminées de blanc, les secondes plus ou moins tachées de roux et de noir, sur les côtés. Bas du dos noir; sus-caudales blanches, sauf à la base. Rectrices noires et blanches; les médianes blan-

ÉCHASSIERS

ches à la base seuleiucnt; les latérales de plus en plus blanches, avec tiers ou moitié extrême noir, environ. Itémiges primaires noires, avec un petit miroir blanc; secomlaii'es blanches et noires. Gorge, cou, poitrine et flancs (l’un roux rougeâtre, les deux derniers plus ou moins barrés de noir, en travers. Joues rousses, .striées do noirâtre; tour de l’œil roussâtre. Ventre, Jambes et sous-caudales d’un blanc pur. en livrée parfaite (un peu maculés de noir, en livrée imparfaite). Bec brun foncé en avant, orangé dans sa moitié basilaire. Pieds noirs ou noirâti'es. Iris d’un biain roussâtre.

hn femelle notaldement plus gi-ande, que le mâle, avec bec et pattes plus longs et teintes moins franclu^s.

Adultes, en hiver ; Faces supérieures d'un brun cendré, avec trait plus foncé au centre d('s pluiues et bas du dos brun-noirâtre. Eectrices médiaiu's terminées de blanchâtre. Cou, poitrine, et üancs gris; ventre et sous-caudales blancs. Bec et pieds moins foncés.

Jeunes, avant la mue : Dessus de la tête, cou et nuque d’un gris roussâtre, avec stries brunes sur la tète. Haut du dos, scapulaires, couvertures et cubitales d'un cendré bi'unâtre, avec liseré des plumes gris-i'oussâtre et cendré. Bas du dos brun. Rectrices en majorité étroitement terminées de blanc ou de blanchâtre. Cou. poitrine et flancs d’un roussâtre mélangé, de cendré, les deux derniers un peu barrés de brunâtre en travers. \'entre et .sous-caudales d’un blanc pur. Une largo bande blanchâtre étendue de la mandibule supérieure au bord sup. de l’orliite, au-dessus d’une légère raie jiointillée brunâtre sur le lorum. Joues blanchâtres, salies de roussâtre. Gorge blanche ou blanchâtre. Bec plus court, coloré, ainsi que les pieds, comme chez les adultes en automne.

Variétés : La L. melanuroides Gould (X. ægoce]}hala Pallas) paraît n’être qu'une forme asiatique de cette espèce, un peu plus petite que celle d’Europe.

La Barge à queue noire, ou Grande Barge, est plutôt rare, soit de passage assez régulier, mais peu abondant, dans les diverses iiarties de la Suisse, au sud comme au nord dos Alpes, sur les bords des lara, ainsi que dans les marais ou les praiiâes humides, et parfois môme dans les champs labourés. Bien (prattncliéo surtout aux régions basses, elle a été exceptionnellement renconti'ée, au passage, dans le val d’Urseren, à 1450 m. environ, sur la route du Gothard. Elle nous arrive généralement en avril, et repasse entre la lin d'août et le commencement d’octobre, voyageant volontiers par paires ou en groupes plus ou moins nombreux. Elle paraît plus fréquente on automne ([u’au printemps, mais s’arrête généralement peu dans le pays, .sauf

UMOSIENS

peut-être dans k vallée du Rliin, à l'est, au-dessus du lac de Constance, où la capture d’un individu jeune encore, près de Laax (Grisons), le 5 juillet ISDü, pourrait faii'c supposer une nichée exceptionnelle Sa nourriture consiste surtout en vers, petits inollus(iucs. crustacés, larves et insectes, parfois en frai de grenouilles ou de poissons, qu’elle extrait de la vase ou récolte en se promenant dans Veau. Elle vole assez i-apidenient. d’ordinaire le con et le bec allongés en avant et ses longues pattes tendues en arrière, levant haut les ailes pour se poser. Son cri. un peu Hâté, a été rendu par les syllabes : dio, lodio ou diodio.

Fille se reproduit dans les régions septentrionales et moyennes de l'ancien monde, en Hongrie, par exemple, dans le nord de l’Allemagne, on Hollande, en Suède et jusqu’en Islande, nichant à terre, entre les herbes, dans une petite excavation qu’elle creuse et garnit de quelques débris végétaux, et pondant généralement fin avril, ou en mai senlement.

Scs œufs, généralement au nombre do 4, sont gros, piriformes, plus ou moins allongés, assez ternes, olivâtres, roussâtres, nu d’un gris verdâtre, avec taches éparses, petites et moyennes, d’un gris brun et Inmiies; parfois semés de plus grandes taches ou. au contraire, pâles et relativement peu tachetés; ils mesurent 0“,053 — 0()0 .sur 0".036— 040.

L’espèce halnte l’Europe et l’Asie, ainsi que le nord de l’Afrique où elle hiverne volontiers.

237. — 2 : B.4RGE ROUSSE Rostrothe Uferschnejtfe — Pittima xnccola.

LlMO.s.c iiUFA Brisson.

Bec hiifi et pnssnhlemeid retroussé, d’un tiers à deux ciuq. environ plus lonrj que le tarse; les deux tunndihules légèrement dilatées au bout (voy. fig. 29). Jambe moins longue que chez Melanura, nue sur deux cinq, de sa longueur, environ. Tarse moins long, assez robuste, d’un quart à un tiers environ plus grand que le doigt médian avec ongle; ongle médian teetiforme, subarqué, un peu courbé vers le côté extérieur et tranchant au bord intérieur. — Livrée d’iui, roux

' Selon le D'' Wartmann : Bericht über Thütigkeit der St.-Gall. naturwissenschaftl. Gesellschaft, wiihrend 1895-1896, St.-Gallen, 1897, p. 46.

ÉCHASSIERS

rougeâtre, variée de brun en dessus (été), ou grise variée de brun, avec ventre blanchâtre (hiver). Queue blanchâtre, barrée de brun. Bec rougeâtre, à bout noir; pieds noirâtres.

Long. tôt. 0'‘',330 é'—380 2 (tr322); aile pliée 0'"200—212; queue 0'°,008 — 08U; tarse 0"‘,O t7 — 052; médian, avec ongle O"', 034 — 036; bec, au front (>"',071 — 090 Ç.

ScoLOPAx LAPPONicA et ÆGOCEPHALA Linné, Syst. Nat., éd. 10, 1768 et éd. 12, I, p. 246, 1766. — Sc. lkücopiiæa Xot/tawi, Index, II, p. 719, 1790.

Limosa kdpa Brisson, Ornith., V, p. 281, 1760. Meisner u. Sdh., VOgel der Schweiz, p. 211, 1815. Temminck, Man. Ornith., II, p. 668, 1820. Savi, Omit, tosc., II, p. 298, 1829. Nilsson, Skand. l’atina, Fogl., II, p. 237, 1835. Schinz, Fauna hclv., p. 108, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, lY, p. 166, 1854. Riva, Omit, ticin., p. 462, 1866. Degl. et Gerhe, Ornith. eur., II, p. 169, 1867. FritJich,\6ge\ Europ., Tab. 39, Fig. 7 et 12, 1871. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 244, 1894. — L. Mkyeri Dealer, Nachtr. zti Bechst. Nat. Deutschl, II, p. 160, 1811-16. Temminck, Man. Ornith., IV, p. 422, 1840. — L. PEBRuaisEA Pallas, Zoogr., II, p. 180, 1811. — L. jadreca, L. noveboracexsis Leaeh, Syst. Cat. M. a. B. Brit. Mus., p. 32, 1816. — L. Baceri Naumann, Vôgel Deutschl., A"ni, p. 429, 1836. — L. uropygialis Gotild, Proc. Zool. Soc., 1848, p. 38. — L. lappo- NioA Friderich, Deutsche Vôgel, 4® éd., p. 828, Taf. 43, Fig. 7 et 8, 1891. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXIV, p. 373, 1896. Hand-list, II, p. 159, 1899.

Totanüs lbucophæos, T. GRBGARius Bechstein, Nat. Deutschl., IV, p. 237 et 258, 1809. — T. GLOTTis, T. perrüginæus Meyer u. Wolf, Taschenh., II, p. 372 et 374, 1810. — T. ropds Seebohm, Brit. Birds, III, p. 156, 1885.

Limicula Mbyeri, L. lapponica Vieillot, Nouv. Dict., III, p. 249 et 250, 1816.

Fedoa Meyeei, F. ROTA, F. PECTOEALis Steplicns, in Shatv's Geu. Zool., XII, p. 75 et 79, 1826.

Noms vülg. : S. F. : Barge rousse. — S. A. : Rothe Schnepfe.

Adultes, en été : Dessus do la tête, cou et nuque rou.x, avec des .stries longitudinales noirâtres sur la tête et la nuque. Haut du dos, scapulaires et cubitales noirâtres, la majorité des plumes avec bordure et taches latérales ovales, rousses, quelques-unes avec pointe blanchâtre. Bas du dos blanc, largement maculé de brun-noirâtre. Sus-caudales blanches, un peu lavées de roux sur le côté et plus ou moins maculées de brun-noirâtre. Eectrices blanches, largement barrées de brun. Couvertures alaires d’un cendré lirun, en grande majorité bordées de blancou de blanchâtre (grandes et moyennes souvent plus ou moins acuminées par rusure). Ailes noirâtres; les couvertures antérieures et les rémiges moyennes plus ou moins terminées de blanc. Toutes faces inférieures d’un roux rougeâtre, avec quelques traits longitudinaux noirs, sur les côtés du cou et de la poitrine, ainsi que parfois sur les environs de l’anus et les sous-caudales, dont

LI1I08IENS

le roux est plus ou moins varié delilanc. Bec noirâtre en avant, d’un rouge livide en arrière; pieds noirs ou noirâtres; iris brun-roussâtre. — La femelle assez semljlable au mâle, bien que d’un roux moins intense et de taille sensiblement plus forte.

Adultes, eu hiver: Faces supérieures brunes, avec les plumes de la tête et du cou bordées de cendré, celles du haut du dos, les scapulaires et les cubitales de cendré roussâtre et de blanchâtre ; le bas du dos et les sus-caudales blancs, maculés de brun. Rectriccs blanchâtres, barrées de brun. Couvertures alaires brunes, largement bordées de blanc ou de blanchâtre. Cou et poitrine d’un cendré roussâtro, avec petites stries brunes; gorge plus claire ou blanehâtro. Ventre et sous-caudales blancs. Sourcils, lonims et joues d’un cendré roussâtre et légèrement mouchetés de brun, les lorums surtout.

Jeunes, avant la mue : Ressemblant assez aux adidtes en hiver, mais avec la bordure des plumes en-dessus et les espaces blancs de la queue plus roussâtres. Le ventre et les sous-caudales aussi plus ou moins salis de cendré-roussâti-e pâle. Bec plus court.

A la naissance. : Couverts d’un duvet assez abondant et soyeux, barbelé aux deux tiers environ et filiforme aigu au sommet, assez long sur le corps et le cou, moitié moins sur la tête, et accusant un peu la queue. Gorge et abdomen blanchâtres; tête d’un blanc fauve, avec large calotte d'un brun foncé sur le vertex, prolongée en pointe sur le front et sur la nuque ; un trait noir sur le loiaim. bordant les paupières et s’épanouissant au-dessus de l'oreille. Dos. dessus des ailes et du cou marbrés confusément et par masses de fauve et do noirâtre. Devant du cou et parties inféiâeures d’un fauve un peu roux sur les flancs; côtés du cou mis, d’un carné jaunâtre. Bec brun de corne, avec la base de la mandibule inférieure jaune. Pieds bruns, à ongles noirs. Bas brun-roux (sec. ^’ian).

Variétés: La L. Baueri Naum., d’Asie, paraît n’être qu’une forme, plus brune sur le croupion, de notre Barge rousse d’Europi'.

La Bargt' rousse, plus petite et plus basse sur jambes que la Barge à queue noire, est de passage à peu près régulier et, par places, un peu plus fréquente que celle-ci ; elle l’était, du moins, dans les parties ouest du pays, avant le dessèchement des grands marais d’Anet. On la rencontre, au passage, au sud comme au nord des Alpes et plus à l’ouest qu'à l’est, semble-t-il. fin mars ou en avril, et en septembre ou octolu'c. dans les mêmes conditions que la précédente, cherchant, sur les boi-ds des lacs, dans les marais et sur les terrains humides, la même nourriture animale. Ses allures sont assez semblables. Ses ciàs, par contre plus variés et assez diftéreuts, ont été

ÉCHASSIERS

traduits par les syllahos kiaeoii, kiaeou ou kew-kew-kew, ou encore iack-iack-iark. Le mille, à l'époipie dos amours, forait eutondre, en volant et planant en l’air, un chant (pii exprimerait les mots tahietahie-tnbie. Elle s’arrête peu chez nous et iry a, à ma connaissance, jamais niché.

Elle se reproduit dans les contrées septentrionales, plus avant dans le nord (pie la précédente, jiarfois jiisipie sous le 09'’ degré, et pond à terre, dans un petit creux plus ou moins garni de dédiris végétaux, fin avril ou en mai.

Ses leiifs, volontiers 4, .sont gros, piriformes, assez pointus, à coiiiiille un jieu mate, d’un olivâtre tirant plus ou moins siii- le roussâtre, parfois un peu sur le verdâtre, avec taches éparses plus ou moins grandes hriines ou brunâtre.s, souvent pas franchement délimitées. ETn œuf de ma collection, provenant du nord de la Russie, mesure 0"',048 .sur 0"‘.038. L('s dimensions 0'”.050 sur 030, indiquées par Gerbe, donneraient à ces œufs, avec des proportions plus grandes, une forme notablement plus allongée.

L’espèce hahite le nord de l’Europe et de l’Asie, la Scandinavie, la Laponie, la Finlande, la Siliérie, etc,, et se répand, après l’époque de reproduction, dans les régions tmiipérées et méridionales, jusque dans le nord de rAfiRpie. en hiver.

Sous-faraille V, des NUMÉNIENS

NüMENIINÆ

Bec corné en avant, arqué, très long, subcylindrique et lisse, avec sillons latéraux plus ou moins apparents, volontiers prolongés jusque près de l’extrémité (voy. fig. .30). Jambes longues, généralement nues sur un tiers au moins de leur longueur. Tarses assez hauts et assez robustes, en bonne partie étroitement scutellés en avant. Quatre doigts ; le pouce portant à terre par le bout; les antérieurs moyens, plus ou moins palmés à la base. Ailes assez grandes, échancrées et généralement suraiguës, couvrant ou à peu près la queue; pennes cubitales coniques, n’atteignant d’ordinaire pas le bout des plus grandes rémiges. Oreille en arrière de l’œil h

‘ Bien qu’avec une langue relativement très courte et un bec très long et arqué, comme les Ibis, les Courlis se distinguent de ces derniers par trop d’autres caractères importants pour en être rajiprocliés, comme l’ont fait quelques auteurs.

NÜMÉNIENS

Mue simple; livrées assez semlilablcs dans les deux sexes, à différents âges et en toute saison.

Oiseaux de taille grande dans la famille, de formes assez épaisses, bien qu’avec cou et jambes assez longs, migrateurs, sociables et monogames, hantant tour cà tour les localités limoneuses des rivages, les marais ou même les champs, dans rancieu et le nouveau monde, et se nourrissant surtout de vers, de mollusques, d’insectes, de crustacés, etc., qu'ils extraient du sol ou de la vase, avec leur long bec, en partie souple et très sensible. Leur démarche est gracieuse et cadencée ; leur vol est généralement régulier et souvent élevé.

Page 1