Genre 2 : TOURNE-PIERRE
ARENAKIA Brisson.
Bec plus court que la tête, médiocrement fendu, droit ou légèrement retroussé, plus haut que large, avec arête aplatie à la base, subconique ou graduellement atténué, avec sillon nasal évasé en avant et angle mentonnier assez peu prononcé ; mandibules quasi-égales, assez aiguës; narines latérales, plutôt allongées, semi-operculées et prébasales (voy. fîg. 37). Jambes moyennes ou plutôt courtes, nues sur un petit espace au-dessus du tarse. Tarse moyen, assez robuste, étroitement et un peu irrégulièrement sculellé, en avant, finement réticulé enannère. Pouce petit, touchant généralement terre par le bout. Doigts moyens, un peu bordés ; externe très légèrement palmé ci la base, interne quasi-libre ; ongles moyens, légèrement arqués et comprimés. Ailes étroites, bien étagées, dépassant un peu la cqueue et suraiguës ; rémige notablement plus longue que 2”. Queue moyenne, quasi-carrée ou subarrondie, à 12 rectrices médiocrement larges. Tête ronde ; cou moyen. Œil moyen.
AKENAKIENS
Œufs au nombre de trois ou quatre, gros, piriformes, à coquille lisse un pou luisante et tachetés.
Les Tourne-pierres, de formes assez épaisses, quoique de taille relativement petite, fréquentent surtout les plages et se nourrissent principalement de vers, insectes et petits mollusques qu’ils recueillent en retournant les galets. Es voyagent isolément ou en famille, volant vite et, suivant les circonstances, plus ou moins haut ou bas. Es courent lestement et poussent de petits cris aigus. Es pondent à terre dans une légère dépression du sol.
Leur mue est double. Le mâle et la femeUe se ressemblent. Les jeunes sont ditférents.
Des deux ou trois espèces de ce genre, une seule se rencontre en Europe et en Suisse.
246. — 1 ; TOüRNE-PIERRE A COLLIER Steinwalzer. — Voltapietre.
ARENARIA INTERPHES Linné.
Bec aigu, légèrement retroussé en avant et plus couH que le tarse (voy. fig. 37), tarse âJ ordinaire légèrement plus petit que le médian avec ongle. Jambe nue sur un cinq, à un quati, àpteuprès. Queue légèrement arrondie. — Haut du dos et scapulaires noirs ou noirâtres, variés de roux; un grand plastron, noir sur le devant et èJkpaitie sur les côtés du cou, ainsi quesur les côtés de la poitrine; ventre blanc. Bec
. . . h iG. 37. j ete ae arexahia intkrpres,
91017' OU noirâtre; pieds orangés. livrée transitoire.
Bottg. tôt. 0'°,2I() — 240; aile pliée 0"‘,147 — 150; queue 0'“,052 — 066; tarse 0'^,0240 — 0255; médian, avec ongle 0'^,0260—0265 ; bec, au front 0'“,020—023.
Trinoa iNTEHPKEs Linné, Syst. Nat., éd. 10, p. 148, 1768. — Meisner u. Seh., VOgcl der Scliweiz, p. 219, 1815. — T. morinella Linné, Syst. Nat., éd. 12, I, p. 249, 1766.
Arenaria cinerea Brisson, Ornith., V, p. 187, 1760. — A. intbrphes Vieillot, Nouv. Dict., XXXV, p. 345, 1819. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXIV, p. 92, 1896. Haud-list, I, p. 146, 1899.
ÉCHASSIERS
MoBiNELiiA ooLLABis Meyer u. Wolf, Taschenb., Il, p. 380 (note), 1810.
Charadhios ciAXLus Pallos, Zoogr., II, p. 148, 181 1-31 .
SiREPseuAS vsiEm.'ÿ.m Illiger, Prod. Syst.,p. 263, Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 227, 1854. Begl. et Gerbe, Ornith. eur., II, p. 154, 1867. Fritsch, VOgel Europ., Tab. 34, Fig. 2 et 8, 1871. Friderich, Deutsche Vbgel, 4® éd., p. 768, Taf. 40, Fig. 8, 1891. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 133, 1894. — St. coLLABis TemmmcJc, Man. Ornith., Il, p. 563, 1820. Nilssmi, Skand. Fauna, Fogl., Il, p. 143, 1835. Fauna helv.,p. 111, 1837. — St. bobkalis, St. lït-
TOEALis Brehm, Isis, 1830, p. 987. — St. îiinob Sreftwi.'Vogeifang, p. 285, 1855.
CiNCLüs MORiNELLUS Giuy, List Gen. of Birds, p. 85, 1841. — 0. ixtebpbes Gray, Gen. of Birds, III, p. 649, 1844-46.
Noms vuio. S. F. : Tourne-pierrc.
Mâle adulte, en été: Dessus do la tête et du cou blanc, avec dos raies longitudinales noirâtres sur le vertex et l’occiput, et, assez souvent, quelques macules brunes sur le cou. Haut du dos et scapulaires noirs, plus ou moins varias do roux ; bas du dos et sus-caudales inférieures blancs; .sus-caudales .suiiérieures et souvent une partie du croupion noirâtres ; (lueuo blancbe dans ses deux tiers basilaires, noirâtre dans le tiers extrême, avec pointe des rectrices généralement blancbe ou blanchâtre; les deux pennes latérales blanches, seulement, avec une tache noirâtre. Couvertures alaires d’un brun noirâtre, plus ou moins variées de roux, les grandes avec large bordure blanche. Eémiges primaires d’un brun noirâtre, avec baguette blanche, secondaires en majeure partie blanches et plus ou moins tachées de gris-brun vers le bout. Goi'ge, une tache sur le lorum, partie postérieure do la joue et région auriculaire, un demi-collier sur les côtés du bas du cou, poitrine, dans le milieu, ventre et sous-caudale.s d’un blanc pur. Un trait noir en travers du front, joignant l’œil, au-dessous duquel il descend en s’élargissant, pour l'emonter vers la mandibule inférieure; devant et en partie côtés du cou, ainsi que haut de la poitrine, sur les côtés, d’un noir profond. Bec noir ou noirâtre; pieds orangés; iris brun-noir.
Femelle adulte, en été ; Semblable au mâle, avec moins de blanc à la tête et au cou.
Adultes, eu hiver: Moins de roux en dessus, avec toutes teintes moins franches.
Jeunes, avant la mue : Tête et cou d’un gris roussâtre, avec macules brunes ; plumes du dos, scapulaires et couvertures biaines, bordées de roussâtre. Pas d’espaces noirs et blancs à la face; goi'ge et une partie du cou en avant blancs; moustache, collier et plastron noirâtres, variés de blanchâtre ; bordure claire extrême des rectiâces plus large. Bec plus court.
ARKNARIENS
A la naissance: Couveils d’un duvet assez épais, cendré, lavé do fauve et mouclieté do noir, en dessus, blanc, assoinbiâ siu" les côtés de la poitrine, en dessous. Bec droit et brun, rappelant un peu celui des Pluviers ; pieds jaunâtres.
Variabilité: Le bec. plus ou moins usé par Pusago qu’en fait l’oiseau en retournant les pierres, est. chez l’adulte, plus ou moins pointu ou émoussé.
Le ïourne-pierre à collier est do passage plus ou moins régulier, quoique assez rare, dans la plaine suisse, depuis le Léman, au sudouest. où il a été souvent rencontré sur les grèves, jusqu’au lac de Constance, au nord-est. où il a été aussi capturé, comme près d'Altenheim. au commencement d'octobre 18(18, et dans le bas du Rlu'intlial, en automne 1880. Il a été vu également une fois ou deux près de Bâle, au nord, tandis qu'il semble n'avoir pas été observé jusqu’ici dans le Tessin, au sud. Cn le rencontre en général isolé, .souvent jeune encore, sur les grèves de nos lacs ou de nos rivières, en avril ou mai et en sept(‘mbre ou octobre. Leste et agité, il est constamment occupé à cln>rclu‘r sous les pierres, qu’il retourne avec le bec, les insectes. les vers, les crustacés et surtout les petits mollusques qui constituent sa principale noun-iture. Sa démarclu' est un peu saccadée; son vol est rapide, facilement accidenté et, suivant les circonstances, plus ou moins ra.sant ou élevé. U e.st d’un naturel méfiant. Sa voix consiste d’ordinaire en un .sifflement aigu, kie., plus ou moins soutenu. Il n'a jamais, que je sache, niebé dans le pays.
11 se reproduit dans les régions septentrionales de l’ancien et du nouveau monde, jusqu’au 70"' degré environ, de préférence sur les plages marines, pondant à terre, non loin do l’eau, dans un petit creux garni de quelques menus débris végétaux, sur le sable ou dans les herbes, parfois à l’abri de quelque arbuste, bruyère ou genévrier.
Ses ceufs, au nombre de .3 ou 4, relativement très gros, pi ri formes, à coquille mince, assez lisse et un pou luisante, .sont verdâtres, d’un vert olivâtre ou d’un vert brunâtre clair, avec nombreuses taches petites et moyennes, grises, d’un biaiii olivâtre et d’un brun noirâtre, éparses, mais souvent plus grosses (4 plus serrées vers le gros bout; ils mesurent 0'“,040 — 043 sur 0''‘.029 — 031.
L’espèce est très répandue dans les régions côtières des cinq parties du monde.
ÉCHASSIERS