‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 68 sur 309 · HÜITRIER PIE Austernfischer. — Beccada di mai'e · texte numérisé non relu

HÜITRIER PIE Austernfischer. — Beccada di mai'e

IIÆMATOPUS OSTRALEGUS Linné.

Bec d’un tiers plus long que le tarse environ.; angle mentonnier aux deux dnq. postérieurs de la longueur, à peu près (voy. fig. 36). Doigt médian avec ongle au moins trois quarts du tarse; externe Jtalmé presque jusqu’à 2° articulatio?i. Queue carrée. — Faces sup. et cou en majeure partie noirs, ainsi que la moitié extrême de la

• I Fig. 3G. Tcte de H.e.matopus ostralkous, ad.

queue; croupion, ventre

et un large miroir sur l’aile blancs. Bec et pieds rouges (ad.).

Long. tôt. 0“',410 — 430; aile pliée 0'^,350 — 260; queue 0"',105 — 120; tarse 0'“,044 — 050; médian, avec ongle 0'^,036 — 041; bec, au front 0"‘,070 — 070.

Hæmatopus ostralegüs Linné, Syst. Nat., lO® éd., 1758 et 12® éd., I, p. 267, 1766. Meisneru. <Scft.,V6gel dér Schwciz, p. 171, 1815. Temminck, Man.Ornith., II, p. 531, 1820. Nibson, Skand. Fauiia, Fogl., II, p. 147, 1835. Schim, Fauna helv., p. 112, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 231, 1864. liim, Omit, tiein., p. 388, 1866. Begl. et. Gerbe, Ornith. eiir., Il, p.'.151, 1867. Britsch, VOgel Enrop., Tab. 43, Fig. 9, 1871. Friderich, Deutsche Vngel, 4® éd., j). 770, Taf. 40, Fig. 9, 1891. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 137, 1894. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., X.XIV, p. 105, 1896. Iland-Iist, I, p. 147, 1899. — II. htpolbüca Pallas, Zoogr., II, p. 129, 1811. — H. balihicds, II. orientaus, Brelmi, Vôgel Deutschl., p. 562 et 563, 1831.

Ostraiæga OSTBAI.EGA Bvisson, Ornith., V, p. 38, 1760. — Osi. pica Bonn., Encycl. méth., I, p. 26, 1790. — Ost. europæa Lesson, Man. d’Ornith., II, p. 300, 1828.

ÉCHASSIERS

OSTRALBGUS VÜLGAMS LcSSOn, Rev. Zool., 1839, p. 47. — OST. HÆMATOPÜS Maeyill., Man. Brit., II, p. 59, 1842.

ScoLOPAX PiCA Scopoli, Ann., I, Hist. Nat., p. 95, 1769.

Noms vulg. : S. F. : Hiâtrier.

Mâle et femelle nd. : Tête, cou, haut de la poitrine, haut du dos, scapulairc.s, couverture.s petites, moyennes et antérieures, culntales, hout des rémiges secondaires antérieures, rémiges primaires en grande partie et moitié extrême de la queue d’un noir un peu lustré. Bas du dos, sus-caudales, moitié basilaire de la queue, toutes faces inférieures, depuis la poitrine, un large miroir .sur les grandes couverture.s, une tache allongée sur les rémiges primaires, rémiges secondaires en majeure partie et généralement paupière inférieure, d'un hlanc pur. Bec d'un rouge orangé; pieds d'un rouge livide; iris d'un rouge vineux. — Ett hiver, d’un noir moins profond ou moins lustré qu’en été.

Jeunes, ajnJs la mue ou semi-adultes : Faces supérieures d'un noir moins profond, avec un collier Idanc plus ou moins large, sur le devant et les côtés du cou.

Jeunes, avant la mue: Plus petits et d'un noir plus hrunâtre. les plumes dos faces supérieures plus pâles sur les bords, avec teinte grisâtre en place du futur collier. Bec plus court, d'un orangé moins vif ; pieds d'un gris livide.

A la naissanee : Couverts d'un duvet assez doux et épais, marquant un peu la queue, d'un cendré roussâtre, un peu chiné de noir, en dessus, avec deux raies longitudinales noires sur le dos et une sur les côtés en arrière ; quelques raies transversales iri'égulières noires sur le derrière do la tête et un trait de même couleur en arrière de l’œil. Gorge et devant du cou noirâtres ; le reste des faces inférieures hlanc. Bec noir, jaunâtre en ari-ièrc en dessous, comprimé, relativement court et un peu rehaussé en avant des narines, comme chez le Vanneau et les Pluviers. Pieds jaunâtres, bordés et légèrement palmés, comme chez l’adulte.

Variétés: On trouve des individus maculés de blanc sui- le dos ; assez souvent avec des épaulettes lilanches. La tache blanche de la paupière inférieure m’a paru manquer quelcpiefois. Le demi-collier Idanc semble le propre des jeunes ou semi-adultes, entre leurs première et deuxième ou troisième mue.

L'Huîtrier pie e.st de passage irrégulier et rare dans le pays ; cependant, il a été observé et tué à diverses reprises sur les rives de nos lacs et rivières, quelquefois sur les bords des marais, au

HÆir ATOPODIEN S

nord coiniuo au sud dos Alpes, à l'ouest surtout, dans le liassiu du Léuiau et le voisinage des lacs de Xeuchâtel. Bieuue et Morat. Ou le rencontre de temps à autre sur les grèves, isolé ou par deux ou trois individus, souvent jeunes, tin avril ou en niai et en .septembre ou octobre, accidentelleiiK'nt même en été. ou parfois encore en novembre, de préférence par le mauvais tcmips. avec vent du sudouest, en automne.

Il court vite, volontiers par saccades, sur les grèves caillouteuses, on quête de crustacés, de vers et surtout de mollusques, petits bivalves in-incipalement. qu’il détache des pierres et ouvre facilement avec son bec l■obuste et un peu tranchant à l'extrémité. On le voit alors tantôt sautant ou voletant de roc. en roc. tantôt se promenant dans l'eau ou nageant non loin du bord. Sa taille assez forte et sa couleur noire et blanche le font aisément remarquer, ainsi que les cris aigus kunip ou keivik kewik, qu’il pousse à tout propos. Son vol est rapide, mais généraloment assez lias. Je ne crois pas qu’il niche dans le pays, autrement que tout à fait exceptionnellement. Voici, à ma connaissance, la .seule nichée signalée dans le pays. Selon le 1)'' Fi.schei-Sigwart (Reobacht.). j\I. Vorbrodt-Carpentier possédei-ait ‘i a*ul's d’IIuîtrier recueillis, en 1885, au Greifensee. non loin de Zurich.

Il se reproduit .sui- les plages mai'ines de l’Allemagne, du Danemark, de la Hollande, de la France, de l’AnghAerre, de la Scandinavie, etc., même jusipie dans le Groenland, et se retire en automne, en suivant les côtes, par bandes plus ou moins nombreuses, dans les régions méridionales de l’Europe et le nord de l'Afrique.

Il pond en mai ou au commencement de juin, volontiers entre les algues sur la rive ou parmi les herbes rases des dunes, non loin de l’eau, dans une petite dépression du sol.

Ses œufs, 2 à 3, gros, de forme ovale à bouts obtus, à coquille assez mince et lisse, bien que plutôt mate, sont d’un roux jaumâtre, tirant parfois sur l’olivâtre, avec nomlireuses taches éparses, petites et moyennes, irrégulières, quelquefois mi forme de traits enchevêtrés autour du gros bout, en grande majorité d’un noir brun, entremêlées de quehpies macules grises ; ils mesurent : 0“’.051 — 058 sur O^.OSÜ— 041.

L’espèce est assez répandue dans les régions maritimes de l’Europe et de l’Asie, ainsi qu’en Afrique durant la mauvaise .saison.

ÉCHASSIERS

Sous-famille II, des ARÉNARIENS

AJRENAEINÆ

Bec plutôt court, subconique, assez graduellement atténué, avec sillons latéraux évasés en avant (voy. flg. 37). Quatre ou trois doigts légèrement reliés. Sous-caudales longues.

Œufs un peu piriformes.

OisGraux do taille relativement petite, côtiers, riverains et migragrateurs, moins sociables que les précédents.

Bien que les Tourne-pi erres soient à première vue assez différents des Huîtriers. ils me semblent, sui- bien des points, se rapprocher cependant bien plus de ceux-ci que des Vanneaux ou des Pluviers.

Page 1