GRAND GRAA^ELOT A COLLIER
Handregenpfeifer — Coniere grosso.
.EGI.CLITES HIATICL’LA Linné.
Bec 7iioge//, assez épais, assez élevé en arrih-e, légèrement eoneave ou retroussé, un peu jilus haut que large nu milieu, assez fortement convexe e)i. avant et d’ordinaire légèrement plus court au front que le doigt interne, avec ongle (voy. tig. 40). Jnmlje mogenne, nue sur un tiers au plus. Tarse mogen,passahlemeid jdus long que le, médian. avec ongle. Doigts relativement longs; exierne palmé jusqu’ ci 1’° articulation ; interne quasi-lihre. Ailes atteignant le bout de la queue. Queue subarrondie, à reidrices médianes généralement un peu débcmda l/tes. — Derrière de la tête brun-cendré; double collier complet noir et blanc (chez ad.); bandeau sur frontal noir, sans bordure
ÉCHASSIERS
2)0st. claire; hac/ueite des grandes rémiges en majeure giartie blanche. Bec jaune et noir; jneds orangés (ad.).
Long. tôt. 0"',175 — 190; aile j)liée 0'^,120 — 130; queue 0'°/)55 — 061; tarse O”', 024 — 026; médian, avec ongle (>"',0205 — 0215; bec, au front 0'",013 — 015.
Charadrids hiaticula Linné, Syst. Nat., lO» éd., 1758 et 12® éd.. I, p. 253, 1766. Pallas, Zoogr., II, p. 141, 1811. Meisner u. Sch., Vôgel der Schweiz, p. 176, 1815. Temminc/î, Mau. Ornith., U, p. 539, 1820. Savi, Omit, tosc., II, p. 241, 1829. Nils,^ün, Skand. l’auna, Fogl., II, p. 118, 1835. Sclnnz, Faiina hdv., p. 103, 1837. Bailly, Üniith. Savoie, IV, p. 34, 1851. Riva, Omit, ticiii., p. 394, 1865. Deyl. et Gerbe, Ornith. eur., II, p. 134, 1867. FriUch, Vftgel Europ., Tab. 33, Fig. 1 et 5, 1871. Friderich, Deutsche Vôgcl, 4® éd., p. 754, Taf. 40, Fig. 1, 1891. Cii. hiati- OULA MAJOR Seebohm, Brit. Birds, III, p. 20, 1887. — Ch. torqüatus Leach, Syst. Cnt. M. a. B. Brit. Mus., p. 28, 1816. — Ch. i.vtermbdius Ménétr., Cat. rais., p. 53,
Pluvialis torqüata Bri.ison, Ornith., V, p. 60, 1760.
Ægialites ihaticdla Bote, Isis, 1822, p. 558. Ægialitis hiaticui.a, Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXIV, p. 256, 1896. Iland-list, I, p. 154, 1899. — Æo. tor- QUATUS Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, 11, p. 113, 1894. — Æu. auri- TDS Heuglin, Syst. Uebcrs., p. 56, 1866.
Hiaticula annulata Gray, List Geu. of Birds, p. 85, 1840. — H. torqüata Cr rai/, List ofSpec. Brit. Mus., III, p. 68, 1844. — IL hiaticula, H. arabs Licht., Xomencl. Av., p. 94, 1864.
Noms vdlg. S. F. : Grand Pluvier à collier. Grand Bideau, Genève. — S. A. : Halsbandregenpfeifer. Sandlàufer, Zuricli. — S. 1. : Dio, Lugano.
2Iâle et femelle ad., en été : Dessus et dovrière de la tôt(', dos, evoupion. couvertures alaires. scapulaires, eulutales et sus-caudales iiiédianes d’uu liruu cendré; les grandes couvertures Bordées de lilauc. Un large bandeau transversal noir au-dessus des yeux; front blanc, sauf vers la ba.se du bec où il e.st noir, connue le loruiu et la joue; un sourcil blanc en arrière do l’œil. Gorge et haut du cou d’un blanc pur. foi-niant un collier complot, assez étroit sur la nuque; un large collier fermé d’un noir profond entoure, au-dessous de ce premier, le lias du cou, la nuque et le haut de la poitrine sur laquelle il forme une sorte de plastron. Tout le reste des faces inférieures blanc. Cinq ou six premières grandes rémiges noires, à baguette en majeure partie Idancbe. sauf au bout, les suivantes tachées de Idanc; les secondaires de plus en plus blanches. Sus-caudales latérales blanches. Queue d’un gris hrun à la base, de plus en plus noire vers le bout; les deux rectrices médianes noires jusqu'au bout, ou tinement liserées de blanc à re.xtrémité, les latérales de
CHAKADEIEKS
phis on pins tachées ou envahies par le lu'un. sauf au bout qui est blanc, l'externe de chaque côté d'ordinaire entièrenient blanche, parfois très légèrement maculée de brunâtre. Bec d'un jaune orangé, noir en avant, depuis la convexité ; pieds d'un jaune orangé ; iris noir. — \ji\ femelle a seulement le noir du liandeau et du plastron un peu moins étendu.
Adultes, eu hiver : Noir moins pur et moins pi-ofond.
Jeunes, avant la mue : D’un brun cendré en dessus et à la poitrine où cette teinte forme un collier foit incomplet; les plumes supérieures bordées de grisâtre; pas de bandeau noir sur la tête; grandes couvertures et rémiges primaires terminées de blanchâtre. Bec noir; pieds d’un gris olivâtre ou verdâtres.
.d la naissance: Couverts, sauf sur les côtés du cou, d’un duvet moyen et soyeux, cendré moucheté de noir sur la tête, le dos et les ailes, avec une demi-couronne noire sur la nuque et deux traits de même couleur joignant celle-ci, depuis l’œil et depuis la joue. Bas du front, demi-collier au-dessous de la demi-couronne nucale et faces inférieures blancs. Bec. court et noir. Pieds jaunes ou jaunâtres.
VariMés: La soi-disant espèce dite Ch. intennediusl^léwétv., des bords de la mer Caspienne, qui se distingue par une taillé intermédiaire entre celles du Grand et du Petit Gi-avelot. avec bec en plus grande partie noir et pieds grisâtres, ne me semble qu’une race ou variété de noti-e Grand Gravelot à collier. — La collection locale du IMusée de Genève possède un Gravelot, mâle (piasi-adulte, tiré sur les bords du lac Léman par feu Eoget, qui, avec une taille tenant le milieu entre celles de Hiatieula (d de Dahia ou Alinor (long. tôt. 0"'.172; queue 0'".0235; tarse 0™,()235), présente tour à tour les caractères de l'une ou de l’autre de ces espèces. 11 a un bec moyen, jaune et noir, légèrement plus court (lue le doigt interne avec ongle, comme le premier, tandis que la baguette de .sa première rémige est seule blanche, comme chez le second. Les extrémités de ses couvertures antérieures sont bordées de blanchâtre, sa première rectrice latérale est blanche, avec large tache noirâtre sur les barbes internes, et ses pieds, relativement grêles, paraissent avoir été plutôt verdâtres ; ses cubitales couvrent à peine la 2" rémige. 11 mériterait bien aussi le nom J Intennedia ; .serait-il peut-être un hybride des deux espèces.
Le Ch. hiatieula major de Scebohm. propre à l'Angleterre, n’est, je crois, pas autre chose qu’une forme locale du Grand Gravelot. Gn trouve du reste' assez fi'équemment chez nous des Gravelots à collier (|ui. dans les deux espèces, présentent des dimensions a.s.sez différentes.
ÉCHASSIERS
Bien que la lonsiu'ur des eul>itales varie un peu avec l’âge, il in’a paru quelles étaient, dans les adultes, généralement moins allongées chez Ch. hiatiruln (lue chez Viibia, couvrant souvent les plus grandes rémiges, chez le dernier, tandis (pi’elles laissaient d’ordinaire à découvert le bout de la première rémige, souvent même le bout de la seconde, chez le premier.
Le Grand Gravelot, liien (pie de passage régulier, n’est cependant nulle part commun dans le pays. On le rencontre aux épocjnes des migrations, tin mars et en avril, ainsi que depuis les premiers jours d’août jusqu’à fin septembre, parfois même jusqu’à mi-octobre, sur les rives des lacs et des jirincipaux cours d’eau de la plaine suisse, depuis le llbeintbal. le lac de Constance et la Tboiir. au nord-est, jusqu’au Rhône et au Léman, au sud-ouest, au bord des lacs sousjurassiens et sur les rives du Doubs, à l'ouest, et dans le Tessin.au sud. Nager m’a assuré l’avoir observé, quoique rarement il est vrai, au passage d’automne, dans la vallée d’Urseren. à 1435 m., sur la route du Gotbard; et j!ai vu moi-même. au milieu de mai 18(i8, sur les bords de l’inn, près de Samaden. à 1785 m., en H'^-Engadine, un Gravelot à collier qui m'a paru devoir être rapporté à cefte espèce. 11 voyage, .semble-t-il, de préférence de nuit ou. au moins, soir et matin.
Des ])aires ont niché de temps à autre sur b's bords de ipielquesuns de nos lacs, occidentaux surtout, volontiers aux embouchures des rivières : au delta des Dranses, sur les bords du Léman, entre autres, et sur les lâves de nos grands cours d’eau, du Rhin, de la Limmat, de l’Âar irt du Rhône, en particulier. Steinmüller (Alpina, 1. p. 299), en 180(), assurait qu'il nichait et passait l’été dans le Rheinthal. au-dessous do Coire. Je ne crois pas qu’il ait jamais hiverné dans le pays.
On le rencontre isolé ou en famille, par petits groupes de quatre à six individus, courant sur le sable et les graviers au boial de l'eau, à la recherche des vers, lai-ves, insectes et petits mollusques qui constituent sa nourriture de prédilection. 11 n'est pas d'un naturel très farouche et se laisse d’ordinaiiv' facilement approcher, s’il n'a pas été (hyà poursuivi. On le reconnaît bien vite à l’habitude qu'il a. ainsi que les Gravelots en général, de lever et baisser brusquement la tête, quand il est inquiété ou intrigué. 11 court lestement. Son vol est léger, gracieux et jiarfois accidenté de plongeons très rapides, comme celui do ses congénères. Son cri semble exprimer la syllabe tnt ou trui. Son chant, un peu plus compliqué, au moment des amours, a ('té tinduit par la phrase : trululiilHlid-tni.
CHARADEIEXS
lOüü
Il SC l'cproduit jusque très avant dans le nord et ))ond dans la seconde moitié de mai on en juin, sur le sable on entre les j;raviers. dans une petite dépression à peine revêtue de (piel(|ues menus débris végétaux. L'ine.nliation dure d'ordinaire, comme pour nos antres Gravelots, quinze à dix-se])t jours. La femelle, comme lieancoup d’antres habitants des saldes et graviers, contie souvent récbnuft'enient de ses nnifs aux rayons du soleil, pendant les heures cliaudes de la journée.
Ses (eiifs. an nombre ordinaire de quatre, parfois trois', sont assez gros, piriformes. plus on moins coniques et allongés, à coquille mince et sans éclat, d’un gris ronssâtre. d’un roux jaunâtre clair ou isabelle, avec nombreux points épars et petites taches, partie d'un gris violacé, paidie noirâtres. |)arfois plus serrées autour du gros bout; ils mesurent d’ordinaire ()'“.033 — 0.37 sur 0"',0‘25 — 0120.
Le Grand Gravelot est assez répandu dans l'Europe septentrionale. ainsi que dans le nord-ouest do l'Asie et le uord-e.st de l'Amérique, jusqu’au 80’"” degré environ, au Groenland, par exemple, durant la belle saison, d’où il émigre, pour hiverner, vei's le sud de notre continent, ainsi que dans le nord ou le nord-est de l'Afrique, et le noi'd-ouest des Indes. Il n'est guère que de passage en Fi-ance ('t en Allemagne, autour de nous.
252. — 2 : PETIT GRAVELOT A COLLIER Flussrpgenpfeifer — Corriere. piccolo.
ÆGI.VUTES DUlllA ScopoH.
Bcc petit, assez grêle, quasi-droit, heaucoup jilus haut que large an uiilicn, médiocrement convexe en avant et, au front, quasi-égal au doigt interne, avec ongle, ou légèrement plus long. Jamhe moyenne, nue sur un quart environ; tarse moyen, de près d’un quart plus long que le médian avec ongle. Doigts relativement courts; externe palmé à peu près juscpi’ à i'” articulation ; interne quasi-libre. Ailes atteignant ou à peu près le bout de la queue. Queue subarrondie, un peu. plus longue, que. e/iez le qirécédent. — Derrière de la tête eendré-brun; double collier complet, noir et blanc (chez ad.); bandeau surfrontal noir, bordé de blancluUre en arrière; baguette de la première rémige seule blanche. Bec noir; pieds jaunâtres.
Jusqu’à 5. selon Bailly (Ornith. de la Savoie).
ÉCHASSIERS
Long. tôt. 0”',155 — 170; aile pliée O"',! 13 — 118; queue O'", 056 — 003; tarse 0'^,023 — 025; média)i, avec ongle O'", 0 175 — 0185; hec, au front O”', 012 — 013.
Chabadrids dübiüs Scopoli, Del. Flor. et Faun. Insubr., p. 93, 1786. — Ch. cu- RONicus Beseke, Yogel Kurlands, in Schr. Berl. nat. Gesells., VII, p. 464 , 1 787. Savi, Omit, tose., Il, p. 244, 1829. Fritseh. Vôgel Europ., Tab. 32, Fig. 3 et 4, 1871. Friderich, Deutsche V^ôgel, 4® cd., p. 766, Taf. 40, Fig. 3, 1891. — Ch. PHn.rppi- Nus Latham, Ind. orn.. Il, p. 745, 1790. Degl. et Gerbe, Ornith. eur., II, p. 136, 1867. — Ch. flüviatilis itec6.s<.,Naturg.Deutscbl., IV, p. 422, 1809. — Ch. jiikor SIeyer u. Wolf, Tascheiib., Il, p. 324, 1810. Meisner u. 8ch., Vôgel der Schweiz, p. 178, 1815. Temminck, Man. Ornith., II, p. 642, 1820. Nilsson, Skand. Fauna, Fogl., II, p. 120, 1835. Schinz, Fauna helv., p. 103, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 40, 1854. Biva, Omit, ticin., p. 395, 1865. — Ch. minütüs Pallas, Zoogr., II, p. 145, 1811. — Ch. zonatus Swains., Birds of W. Afr., II, p. 235, 1837. — Ch. eBAciLis,CH. PYGMÆDsiVe/»»,Naumanuia, 1855, p. 288 et 289. — Ch. mlvob Jerdoni Seebohin, Charadriidæ, p. 132, 1887.
ÆeiAEiTEs MiNOB Boic, Isis, 1822, p. 558. — Æoialitis pluitatius Brelim, Isis, 1830, p. 787. — Æg. cdroniods Jieys. u. JÎIa.s., Wirbelth. Eur., Artcu, j). 209, 1840. — Æg. püsiu.us, Æg. philippinds Swinh., Ibis, 1860, p. 63 et 1861 , p. 342. — Æg. MIORORHÏNCHU.S liidgiD., Ain. nat., VOII, p. 109, 1874. — Æg. Jerdoni Legge, Pr. Zool. Soc., 1880, p. 39. — Æg. dcbius I)uhoi.<t, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II. p. 117, 1894. Æg. ddbia Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXIV, )>. 263, 1896, Iland-list, I, p. 154, 1899.
Hiaticdla PHiuppiNA, H. PüSH.LA Blytli, Cat. Mus. As. Soc., p. 369, 1849. — H. cuRONiCA 7Ac7jt.,Xomencl. Av., p. 94, 1854.
Plüvialis PLUviATiLis Brosle, Vogehv. Bork., p. 153. 1869.
Noms vulg. : S. F. Pelil Pluvier à collier. Bideau, Petit Bideau, Genève. — S. A. : Kleiner Begenpfeifer. — S. I. : JOio, Lugano.
Mâle et femelle adultes, en été : Derrière de la tête, do.s, couvertures a]airo.s. scapulaires et cubitales d’un cendré brun. Croupion blanc, nuancé de cendré-bruiuitre. Un large bandeau transversal noir, tinenient bordé de blanc en arrière, sur le vertex. au-dessus des yeux; front blanc, ainsi (pic le sourcil en arrière de l'œil. Même tache allongée noire sur le bas du front, le loruni (’t la joue cpie cliez Hiatieula; gorge blanche et mêines colliers superposés complets, blanc et noir. Rémigvs primaires noiifitres, la pi-emière seule avec baguette blanche; secondaires brunâtres, liserées de blanchâtre. Su.s-caudales médianes d'un cendré brunâtre, latéiales blanches. Eectrices médianes et voisines immédiates d’un cendré brun sur les deux tiers ou trois tpiarts de leur longueur, à partir de la base, puis noirâtres et, sauf les deux médianes, largement terminées de blanc; les suivantes de plus en plus blancbes.rext.erne.de
CHARADEIENS
chaque côté, blanclie ou avec une ijotitc taclie noirâtre sur les liarbes internes. Bec noir; pieds jaunâtres; iris noir. — Femelle présentant généralenient un bandeau frontal un peu moins étendu.
En Imer : Le noir un peu moins pur.
Jeunes, avant la mue: Tête, cou et corps, en dessus, d’un cendré brun un peu olivâti-c, avec les plumes liserécs de roussâtre. Front et sourcils d'un Idanc roussâtrt'; joues l)runes, variées de roux. Gorge, milieu du cou et de la poitrine, ventre et sous-caudales lilancs; côtés de la poitrine d’un cendré roussâtre. formant en arrière un petit demi-collier. Kéiniges à pointe blanche. Bec noir, plus pâle k la hase, en dessous ; pii’ds d’un carné jaunâtre.
.4 la naissance : Rappelant assez les poussins de l'espèce précédente, avec le duvet plus roussâtre, en dessus, et trois demi-colliers, au lieu de deux, sur le cou. un blanc entre deux noirs; les traits des lorunis très accusés; le bec noir, sauf à la base de la mandibide inférieure qui est jaunâtre; pieds d'un gids jaunâtre.
Variabilité: Je dois rappeler ici ce (|ue j’ai dit, à propos de Hiaticula,sm‘\ii forme inter médiairc,\)cut-ùtve hybride, signalée entre nos deux Gravelots. et quant aux fi'équenb's différences de taille dans les deux esjjèces.
La plupart des adultes que j'ai examinés poi-taient des pennes cubitales un peu plus longues (pie cc’lles de Hiaticula, soit couvrant à peu près ou même dépassant parfois un peu les plus grandes rémiges.
E Æcjialites dubins, plus généralement connu sous le nom de Minor ou de Petit Pluvier à collier, e.st assez commun et bien plus répandu en Suisse que le pi-écédent. Il y niche régulièrement, tant sur les grèves de la plupart de nos lacs que sur les bords de nos principaux cours d’eau, dans les diversi's régions, à l’e.st comme, à l’ouest, même sur (pielques points dans le centre du pays, et au sud comme au nord des Alpes, de préférence en plaine, ne se montrant guère qu'à l’époque des migrations dans nos vallées éh'vées. le val d’ürseren et la H''-Kngadine, entre autres.
Il nous arrive généralement par paires ou par petits gi-oupes. plus ou moins tôt ou tard en avril, parfois (b'jà à la tin de mars, et nous quitte, avec les sujets (jui viennent de contrées plus septentrionales, vers la fin d’août ou en septmidire. parfois encore au commencement d'octobre. 11 niche d’oialinaire en mai. parfois au commencement de juin seulement, dans les mêmes conditions que le Gravelot précédent. Ses mœurs sont également semblables; il serait cependant d’un naturel moins farouche encore; ce sont les mê-
ÉC11AS«IKKS
luos allures, les iiiêiiios mouvements fie la tête et la même alimentation. Les parents tournent volontiers, comme ceux de Hiaticidn, on volant et poussant (l('s cris répétés autour de Fintrus qui s'aj)proche de leurs œufs ou de leurs petits, et ils exécutent les mêmes manœuvres trompeuses que la plupaii de nos Échassiers devant la personne qui menace un de leurs rejetons. Son cri. par contre un peu différent, peut être traduit, suivant les circonstances, par les syllabes die ou diii, dût ou encore tût, tût; son chant, à Fépoque des amours, peut être représenté par la ])hrase dtdi-dit-diiU-diilllidlid-hdL
Ses œufs, le plus souvent au nombre de 4. jusqu'à 5 selon Bailly, sont un peu plus petits que ceux du Gi'and Gravelot, mais do même forme et couleur à peu près, paifois avec de petits traits noirs mêlés aux taches autour du gros bout. Ils mesurent d'ordinaire 0"‘.02‘J — 031 sur 0"‘.0215 — 0220 (except.0'".0235). parfois 0"‘.028 sur 0'".021 seulement.
L’espèce, beaucoup moins se|)tentrionalc que la précédente, est très répandue dans FEnrope et l'Asie centrales, ne dépa.ssant guère le 63“ degré du côté du nord, dans la belle saison, d'où elle gagne, pour y passer Fhiv('r. les régions méridionales de ces deux continents et le nord de l'Afrique.
253. - 3 ; GEAVELOT A COLLIER INTERROMPU Seeregeupfeifer — Fratino.
.EGI.AI.ITES .ALEX.f.MUilNUS Linné.
Ber un, jtett plus fji'diid que chez Duhius, assez effilé, quasi-droit, bien plus haut que large au utilieu, luédiorremeid convexe en avant et notahlenien.t qduts long, au front, que le doigt médian avec ongle. Jambe mogenne, nue sur un tiers au plus de sa loi/gueur; tarse inogen, un peu plus d’un quart plus long que le médian avec ongle; doigts mogens; externe palmé à peu près à 1" articulation , interne ([uasi-Uhre. Ailes atteignatd le bout de la queue. Qitcue subarrondie, plutôt courte. — Derrière de la tète rou.c ou roussâtre; un collier blanc, avec denn-collier noir ou bruit, su ries côtés du haut de la poitrine (chez ad.) Front blanc; un bandeau noir transversal, en arrière de celui-ci (ad.). Baguette des grandes rémiges blanche, sauf au bout. Bec et pieds noirs.
Long. tôt. (>"‘,16.5 — 180; aile pliée (>“‘,110 — 118; queue (>'“,0-18
ClIARADRIENS
— 0.5.3; tarse ()"',026 — 028; médiaa, arec, aagle 0"',018 — 019; hec, an froid 0"'pl4 — 015.
CiiAEADRiüS Ai.EXAîfDHiNü.s I,M!né,Syst. Nat.,]). 150, 1758. Deutsche
Vi'igel, 4® éd., p. 755, Taf. 40, Fig. 2, 1891. — Ch. cantianus Latham, Inil. orn., sup])l., p. 66, 1802. Temminch, Man. Ornith., II, p. 544, 1820. Savi, Omit, tosc., II, ]). 245, 1820. Nil.s.'ion, Skand. Fauna, h'ogl., Il, p. 122, 1835. Schim, F;uma helv., p. 103, 18.37. Ornith. Savoie.IV, p. 44, 1864. IJegl. et Gerbe, Ornith.
eur., II, ]). 138, 1867. Fritsch, Vôgel Kiirop., Tah. 33, Fig. 2, 1871. — Ch, i.itto- RALis Bechst, Nat. Deutschl., IV, p. 430, 1809. — Ch. albiproxs Meyer a. Wolf, Taschenb., p. 323, 1810.
Ægialites cantianc.s Boie, Isis, 1822, p. 658. — Æcualitis oastiana, Æg. ALBiFRONS, Æg. albigülaris Brehiii, Isis, 1880, p. 987. Æa. cantianus Dubois, Faune Vert, Belgique, Oiseaux, IF, p. 121 , 1894. — Æg. ruficf.ps Brehiii, Vogelfang, p. 283, 1855. — Æo. dealdatus Sivinli-, Broc. Zool. Soc., 1870, p. 138. — Æg. -alexandrina Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., XXIV, p. 275, 1896. Hand-list, I, p. 154, 1899.
lIiATicDLA cASïiANA Blylli, Cat. B. Mus. As. Soc., p. 263, 1849. — H. rlegans LichL, Nom. Av., p. 94, 1838.
Ægialophilüs cantianüs Gould, Ilandb. B. Austr,, II, p. 234, 1856.
Eüdromias cantianüs JJofjfd., Consp. Av. lmp. Ross., p. 75. 1884.
Noms vulg. S. F. : Pluvier à collier interrompu, Genève.
Mâle adulte, en été: Dossu.s et (loi'rièi'e de La tête d'un roux fauve; un bandeau transversal noir, au haut du front, séparé de rieil par un sourcil Idanc prolongé assez en arrière; front hlanc, jusqu'au bec; une bande noire étendue de la connni.ssure du bec à Tipil et jusque sur la région paroti(|ue, en arrière de celui-ci. Nuque, dos, couvertures alaires. scapulaires, culiitales. ci'oupion et sus-caudales médianes d'un cendré lu'un; les grandes couvertures terminées de blanc. Rémiges primafres iioirâtres, à baguette en bonne partie blanche, sauf au bout; secondaires plus ou moins envahies de blanc. Gorge, devant et côtés du cou, jusqu’à la nuque, et tout le reste dos faces inférieures lilancs, à rexception d’une largo tache noire sur les côtés de la poiti'iiu', dessinant un collier fort incomplet. Suscaudales latérales blanches. Trois rectrices externes, de chaque côté, blanches, suivante blanche, nuancée de cendré, médianes brunes ou brunâtres. Bec, pieds et ii'is noirs.
En hiver : Peu dilférent.
Femelle ad., en tonte saison : Dessus et derrièri' de la têt(‘ roiiSr sâtres, nuancés de cendré. Une bande surfrontale plus ou moins variée de noir; partie lilanche du front plus étroite; taches latérales do la tête et de la poitrine d'un brun cendré.
ÉCHASSIERS
Jeunes, avant la mue: Dessus de la tête et du corps d’un cendré brun; la majorité des plumes tiuement liserées de cendi'é-roussittre. Front et sourcils blanchâtres. Pas de bandeau tivansversal sur la tête. Bande du bec à Pieil et à la région parotique d'un cendré roussâtre clair. Gorge, cou. collier complet, boi-dui-e des couvertures grandes et antérieures, et toutes laces inférieures d’un blanc plus ou moins pur. à l'exception d’une tache transversale brunâtre et roussâtre sur les côtés de la poitrine. Bec et pieds noirâtres.
A la naissance: Couverts d'un duvet gris-fauve, ponctué de noir sur la tête en arrière du front, ainsi que sur le dos et les ailes. Front, tour du cou et toutes faces inférieures blancs. Un léger trait noir du bec à l’œil et en arrière de celui-ci. jusque vers l'occiput. Bec noir, relativement fort. Pieds plombés.
Variabilité. : Comme chez les espèces précédentes, on rencontre des individus de taille assez différente.
Le Gravelot à collier interrom|ju, qui recherche plus exclusivement les plages maritimes (pie les pi-écédents, se montre cependant de passage jilus ou moins irrégulier, suivant h's localités, en Suisse, dans les parties occidentales surtout. On jieut le taxer d'assez rare dans la région des lacs sous-jurassiens de Bienne, Neuchâtel etl\Iorat, ainsi que dans le bassin du Léman, .sur les grèves du lac, à l’embouchure du Flou, jirès de Lausanne, pour la rive suisse, et au delta des Dranses. sur la rive savoisienne, en particulier; tandis cgCil paraît très rare ou même tout à fait exceptionnel dans le reste du pays. B a été signalé pourtant sur deux ou trois points, ]j1us au centre; la collection locale du Musée de S‘-Gall possède un sujet femelle capturé au bord du lac de 'rhounc, au milieu du pays, et un individu de l'espèce aurait été tué sur le Widderfeld-Grat. près du Schwarzhorn. au-dessus de 2000 m., également dans le canton de Berne.
Ses mœurs, sc's allures, son alimentation et .sa nidification rappellent celles des Gravelots précédents. B passe aux mêmes époques à peu près que ceux-ci; mais je ne crois pas ([u’il se soit jamais reproduit dans le pays.
11 niche de préférence sur les jilages maritimes, entre, le sud de la Norvège (4 hes côtes de France. d'Espagne ou de Portugal, iff sur divers points du littoral méditerranéen. 11 jiond, comme ses congénères, dans un pi'tit enfoncement sur le sable ou le gravier, iffus rarement entre les herbes, non loin de la grève.
Ses œufs, au nombre de 3 ou 4. subpiriformes (>t as,sez gros, à coquille mince et sans éclat, sont d'un roussâtre terreux ou d'un gris
ŒDICNÉMIENS
un peu verdâtre, avec quel{|ues points gris et des taclies irrégulières noirâti-es, plus ou moins entremêlées de traits de même couleur, vers le gros liout surtout; ils mesurent généralement 0'", 0320 — 0345 sur 0”, 023— 024.
L’espèce est assez répandue en Europe, en Afrique, et jusque dans les Indes et l'Australie, en lu ver.
Sous-Famille II, des ŒDICNÉMIENS
ŒDICNBMINÆ
Bec droit, généralement plus court que la tête et profondément fendu, avec narines plus ou moins elliptiques ou linéaires, parfois un peu élargies en avant. Jambes et tarses hauts. Doigts courts, épais, largement bordés et au plus semi-palmés. Pas de pouce. Queue conique, plus ou moins allongée, à 12 rectrices. Tète grosse et quasi-carrée. Œil gros. (Voy. flg. 41 et 42.)
Œufs gros, de forme ovale on elliptique et maculés.
Les Œdicnémiens, avec des mœurs quasi-nocturnes, reclierclient généralement les terrains découverts, souvent sur sol sec. Ils sont représentés dans les diverses parties du globe.
Ce groupe, ici sous-famille des Charadiàidés, faisant une sorte de transition entiœ les Pluviers et les Outardes, constitue, suivant les auteurs, une famille ou une division à part. Sliarpe, ([ui en a rapproché quelques genres australiens, en a même fait un sous-ordre particulier, entre les Barras ou les Dromas et les Outardes'.