‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 83 sur 309 · Genre 1 : GLARÉOLE · texte numérisé non relu

Genre 1 : GLARÉOLE

GLAREOLA Brisson.

Bec légèrement croclm, an plus moitié de la tête, au front, un peu plus large que haut à la base et fendu jusque sous le bord de l'œil (voy. lig. 44). Jambe nue sur un quart environ. Tarse plus long que le médian avec ongle. Doigt externe palmé d’ ordinaire jusqu’à articulation, intemie à la base seulement; ongle du médian plus long et plus droit que les autres et franchement pectine au bord interne (ad.). (voy. flg. 43). i''® rémige notablement plus longue que 2’^, dépassant beaucoup les rectrices médianes; pennes cubitales ne dépassant guère la 7® rémige primaire. Queue assez longue et profondément fourchue, avec 12 rectrices, dont les externes, plus ou moins e/flées, sont beaucoup plus longues que les médianes comparativement larges et arrondies.

Œufs au nombre de deux à trois ou quatre, d’un ovale assez court, grisâtres, jaunâtres ou verdâtres et tachetés.

Les Glaréoles, de formes assez hétéroclites. ont de tout temps beaucoup embarrassé les ornitliologistes ; leur charpente osseuse, leurs munirs et leurs allures à terre les rapprochent, en effet, beaucoup des Pluviers, tandis que, parleurs ailes longues et effilées, leur queue profondément bifurqnée et leur vol léger, souvent accidenté, elles rap-

Fig. 43. Pied droit de GlauiîOLA pRATiNCor.A, ad., côté interne.

(iLARÉOLIDÉS

pollcnt tour à tour les Sternes ou les Hirondelles. Bien qu’elles senihlent rechercher les bords des lacs et des marais, elles se montrent assez souvent aussi sur des terrains beaucoup plus secs. Elles pondent à terre. J’ai dit que leur alimentation est tout animale.

Leur mue .serait simple ou double, selon les auteurs. Le nulle et la femelle adultes se ressemblent; les jeunes, avant la mue. sont un peu différents.

Sur trois espèces, ce genre compt(‘ en Europe deux représentants dont l’un, Glarpola }iielnHoptern Nordm., d’Afrique et du sud-est de notre continent, nous fait défaut.

255. — 1 : GLARÉOLE A COLLItm Brnrhschwaïbe — Pernice di mare.

OL.CREOL.V PIIATINCOLA Linné.

Bec, an froid, très légèrement jilns long que moitié du tarse (voy. bg. 44). Tarse de un six. à un cinq, environ pins long que le médian, avec ongle, (voy. tig. 43). Redrices externes a peu près le double des médianes f ad,). Aile pliée atteignant ou dépassant un peu les rectrices e.rternes. — Faces sup. et qjoitrine d’un cendré brun; ventre, sus et sous-caudcdes blancs. Gorge rousséitre, encadrée, jmr un trait noir et blanc. Lorums comme le front. Couvertures moyennes inf. de l’aile entièrement d’un marron ri f. ' 'i' .'nATiN-

* • LOLA. ad.

Long, tôt., au bout des redrices externes — 275, aux redrices médianes O'", 210 — 225; aile

jiliée Ü'",19d — 200; queue, rect. ext. (r,l 10 — 1 16, red. méd, Q"',055 — 000; tarse 0'",031 — 033; médian, avec ongle 0"\023 — 025; bec, au front O'", 0 10 — 018.

GlAREOLA GLAREOI.A, Gl. NÆVIA, GL.SENRGALENSIsRmSO», Oniitli,, V, p. 141, 147 et 148, 1760. — Gl. aüstriaca Gmel, Syst. Nat., I, 695 et 696, 1788. — Gl. TORQUATA Meyer u. Wolf, Tasclicnli., 1 1, p. 404, 1810. Mdsner u. 8cJi., Viigel dor Schweiz, p. 234, 1816. Temminck, Man. Ornitli., Il, p. 500, 1820. Schinz, Fauna helv.,i).113, 1837. Omit. ticiu.,p. 370, 1865. Llî/fto/s, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 143, 1894. — Gl. pratixcola Leach ex Linné, Trans. Linti. Soc., -XIII, p. 131, 1822, Sari, Omit, tosc., II, p. 214, 1829. liailty, Ornith. Savoie, IV,

KCHASSIEUS

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Hiründo pR.\TiNcm..\ Linné, Syst. Nat., 1, p. 345, 1700.

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Noms vulg. S. F. : Glaréole {geu répandu).

Mâle et femelle ad., en été: Faces supérieures (rim cendré lirun. légèrement nuancé de roussâtre à la nuque; sus-caudales Idanches. Couvertures alaires et cuintales connue le dos. Rémiges primaires noirâtres, la |)remière à liaguette hlanclie; secondain's terminées de blanc. Ri'c.trices médianes noirâtres; latérales Idanches vers la hase, noirâtres vt-rs le bout. Couvertures alaires inlerieiires moyennes entièrement d'un roux marron vif. Lorums d'un brun cendré. Gorge d'un roux jaunâtre clair, encadré par un trait noir frangé de blanc, partant de devant rudl et descendant en collier sur les côtés et le devant du cou. Bas du cou et poitrine d'un cendré brunâtre, se fondant en roussâtre sur le haut du ventre. Bas-ventre, et sous-candales d'un blanc, pur. Bec noir, rouge ou rougeâtre à la base, comme le bord des paupières. Pieds et iris d'un brun roussâtre.

Adultes, en hirer : De teintes plus rembrunies, avec légers reflets verdâtres, en dessus, et plus roussâti’es à la poitrine; jiieds plus sombres.

Jeunes, avant la mue: Faces supérieures d'un cendré-brun clair, variées de ta(dies brunes et ondulées de blanchâtre; gorge d'un hlanc sali de rou.s.sâtre. légèrement striée de brun et encadrét' par une série de taches noirâtres. Plumes de la poitrine brunes, largement bordées de jaunâtre. Ventre et .sous-caudales blancs; les dmnières avec ou sans taches brunes. Queue plus courte et moins fourchue.

G la naissance : Couverts d’un duvet soyeux et assez épais, mais nK'diocrement long, cendré, lavé de i-oussâtre à la tète et aux ailes, maculé de noir au vertex et sur le dos; un léger trait noir sur les lorums; poitrine, de.s.sous des ailes, joues et en partie côtés du cou d'un fauve rosâtre ; le reste des faces inférieures blanc. Bec très court et noirâtre; pieds d’un brun roussâtre ou rosâtres.

Variétés. On cite des variétés de couleur isabello claire.

La Glaréole à collier e.st oiseau très rare et de passage tout à fait irrégulier, dans le |)ays. ménu' accidentel, se montrant de tenijjs à

(iLARKOLIDÉS

autre, généi'aleinoiit fi» avril ou eu mai et en sopteuiltre. parfois déjà à la. fi» (l'août, sur les grèv(.'s do nos lacs et aux emlioucliures des priuei])aux cours dû'aii, dans la Suisse occidentale principalement. Les individus (pii se montrent chez nous paraissent être des sujets égarés, car on les voit presque toujours isolés, tandis que respèce voyage généralement en liandes plus ou moins nomlireuse.s, dans les pays qui lui offrent des conditions d'existence plus favorahles. Du reste la Glaréole devient assez vite ('xcessivement rare au nord de nos frontières; on n’en compte qu'une ou deux apparitions acci- (lentelh's en Angleterre (ff dans le nord de rAlImnagne. C'est près des lacs de Bieniu'. Neuchritel et Alorat. ainsi que dans le bassin du Rhône et du Léman, (ui divers points sur hvs grèves de ce dernier lac. aux emhoiichures des Dranses et de la Venoge, entre autres, qu’elle a (hé surtout rencontrée. Une citation prcis de Zurich paraît exceptionnelle, de ne sais rien de précis sur sa présence dans le Tessin. Jamais, à ma connaissance, elle n'a niché dans le pays.

C’est un curieux oiseau, à forim^s (d allures hieu particulières, qui recherche tour à tour les grèves, h’s marais ou h^s steppes. On la voit tant()t courant lestement, comme un Pluvier, sur le soi, à la recherche d'insectes, de larves ou de .sauterelles, tantôt passant et repassant au vol, comme une Sterne ou une Hirondelle, au-dessus des l'Osi'aux. sur les marais, e.xécutant les évolutions les plus variées à la poursuite d'insect(^s volants. même de Libellules qu'idle avale d'un coup, avec son liée si profondément fendu, faisant souvent entendre alors un claquement des mandihuh's. C'est surtout aux heuiTs crépusculaires qu'elle déploii' la plus grande activité. Son cri a été traduit jiar le mot répété Icnrin, karia.

Elle niche dans les contrées méi-idionah^s et orientales du continent, ainsi (|u'en Asie centrale et dans le noial de l'Afrique, volonti(’rs dans les pàturagés (b, -s stepp('s. parfois dans le voisinage des marais, mais alors toujours sur terrain incliné id sec. hors de la portée de l’eau; (die pond dans une petite anfractuosité du sol. sur (|uelques menus débris vi^gidaux.

Ses (eufs, au nombre de 2 à 4, souvent 3. sont moyens, ovales et ventrus, à co(|uille mince et sans é(.dnt. d'un roux jaunâtre, verdâtre ou grisâtre, avec nombreusirs taches éparses, [letites (d moyennes, parfois très grandes, gia'ses, brunes et noires. Us nu'sui’ent généralement 0"‘.030 — 032 sur 0'“.023 — 025.

L’espèce est très répandue dans le sud de l'Europe, le centix' de l'Asie et la péninsule indienne, ainsi que dans le nord de l'Afrique, hivernant généralement |)lus au sud, dans ce dernier continent.

ÉCHASSIERS

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