RALE D’EAU Wnsserralle — Gallii/elln
R.CLLCs .vgr.CTiCL’s Linné.
Bec tm peu jlécld, passablement qd us long que. la tête, légèrement 2>lus court que le tarse ou au qilus éycd, presque deux fois aussi haut
que large an irivcaii des i/ariites (voy. fig’. 49). Ailes dépassant un peu le milieu de la queue; 3° et 4" rémiges quasi-égales et les qjlus longues; 2^ preseiue égale; i™ égale à Z' ou 8'-'. — Faees sup. d'un roux olivâtre, flammé de noir; faces hf. d’un cendré bleuâtre. Bas des flânes, eulnttes et région anale, sauf la ligne médiane, noirs, barrés de blanc, licmiges d'un brun foncé.
Long. tôt. 0°',2ii5 — 285; aile pliée 0'^,1 17 — 125; queue (>"',058 — 060; tarse (>'",039 — 041; médian, avec ongle 0"',048 — 051; bec, au front 0'",030 — 042.
Rallüs aquaticüs imwé, Syst.Nat.,é(]. 10, 1768et éd. 12, 1, p. 262, 1766. Meisner u. Sch., Vôgel (1er Schweiz, p. 235, 1815. Temminck, Man. Ornith., II, p. 683, 1820. Savi, Omit, tosc., II, p. 371. 1829. Nilsson, Skand. Fauna, Fogl., II, p. 263, 1835. Schinz, Fauna helv., p. 1 13, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, p. 241. 1854. Biva, Omit, ticin., p. 473, 1865. Degl. et Gerbe, Ornith. eui'.. Il, p. 251, 1867. Fritsch, Vôgel Enrop., Tah. 35, Fig. 8, 1871. P'riderich, Deutsche Vôgel, 4® (kl., p. 738, Taf. 39, Fig. 3, 1891. Dubois, Faune Vert. Belgi(nie, Oiseaux, 11, p. 279, 1894. Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., X.VIII, p. 20, 1894. Hand-list, I, p. 94, 1899. — R. SERrcEUs Leach, Syst. C.at. M. a. B. Brit. Mus., ]i. 33, 1816'. — R. germanicus Brehni, Isis, 1830, ]). 992. — R. isnicus Blytli, Journ. As. Soc. Beng; XVIII, J). 820, 1849. — R. MixoR, R. foscilatkralis Brehm, Vogelfang, p. 328, 1855.
ScoLOPAx OBSCDRA Gmeliii, Reise Russl., 111, p. 90, 1774.
Aramus A(jüaticus Gray, Iland-list, III, p. 59, 1871.
Nous vüLG. S. F. ; Bâle, Baille, Baille à pantalons. Pantalon, Bâle à bec rouge. — S. A. : Bal, Balle, Grosse IVasserralle. — S. I. : Gallinella, Grugnett.
Méde et femelle ad., au printemps : Faco.s sujiéneiireK d’un roii.'i olivâtre, largenu'iit üamiiK' de noir on noirâtre, cette dernière couleur dominant sur la tête, ainsi (jue sur les pennes cubitales et caudales, qui sont plus on moins frangées d’olivâtre. Rémiges et couvertures antérieures d'un brun foncé. Gorge blanchâtre. Lorunis brunâtres. Joues, un large sourcil en arrière de l'œil, cou et toutes faces inférieures d'un cendré bleuâtre, jusqu'au Ims-ventre, sauf un petit (’space sur les c(‘)tés de la poitrine, du bas du cou et du liant des tlancs. qui est plus ou moins envahi par la teinte du dos. Bas des flancs, culott('s, ivgion crurale, côté's de la région anale et couvertures inférieures de l’aile noirs, avec barres transversales blanche.s. Milieu du ba.s-ventre et de la région anale, ainsi que les soirs-caudales médianes, d'un roux plus ou moins vif; sous-caudales latérales en majorité blanches. Bec rougeâti-e, rembruni en dessus et vers, le l)Out, Pieds d’un carné remliruni. Iris i-ouge-orangé.
' Gallinula sericn Gessner, Icon. Av., 1555-1560.
KCHASSIEllS
La femeïïp iiii pou plus petito quo le mâle.
Adultes, PU aidomue ; Faros iuféi-ioui'cs d’un cendré Ideuâtrc moins pui‘; les raies lilanclies des dunes, des culottc's et do la région anale un peu mélangées de roussâtre.
Jeunes, avant la urne : Plus petits, avec bec plus court; sourcils et gorge d’un blanc sale; poitrine d’un blanc jaunâtre, maculée de bi'un; lianes barrés de noir et de i-oussâtre.
A la naissance : Fmtièrement couverts d’un duvet noir, assez é])ais, avec bec court et quasi-droit. Bec et pattes d'un blanc rougeâtre'.
Variétés : On cite des sujets plus ou moins lûgari'és de blanc ou de gris.
Le Râle d’eau est oiseau de passage régulier et a.ssez répandu dans nos diverses régions, suivant les localités assez fréquent ou presque commun, autant qu'on peut qualifier de commun un oiseau qui passe de nuit et qui vit géaiéralement solitaire, dans des conditions d'isolement très ])artirulières. C'est en plaine qu’on le voit surtout, aux éi)oques d(‘ migrations, d'ordinaire en mars et octobre; cependant, on le rencontre au.ssi alors à des niveaux plus élevés et jusque dans certaines vallées alpcsti'es. au centre même du pays. 11 passe presque régulièrement, et même en quantité assez appréciable, dans la H"'-Fngadine. à 1840 m., s'il travers(' la Maloja, la l'oute la plus basse qui s'ouvre devant lui; il s'est montré aussi (|uclquefois. bien ([ue moins fréquemment, dans la vallée d'Urseren, à 1450 m., sur la i-oute du (Jotliard. qui le ferait passer à :2140 m. s/m., à moins qu’il ne gagne Realp. en suivant l’eau, et traverse plus liant encore, à 2500 m.. par la Furca et le Valais.
11 niche souvent ou assez souvent sur bien des points de la plaine suisse, du nord-est au sud-ouest, ainsi (pie dans le Tessin, au sud. et du côté de Bâle, au nord, même jnsipi'à une certaine élévation. 1000 à 1200 m. environ, dans le Jura ('t les Alpc's. Fnfin. il est plus ou moins sédentaire, ou hiverne dans une certaine proportion, dans les localités basses d(' ]jlusieui‘s de nos cantons, dans la Suisse occidentale surtout, dans les contrées marécageuses des environs de Neuchâtel. Morat et Orbe principalement, ainsi (|uo dans le bassin du Léman et la vallée du Rhône.
A part l’époque de reproduction, il vit toujours seul, se souciant fort peu de ses semblables, non pas seulement dans les marais, mais aussi partout où il trouve de l'eau et du couvert, le long des fossé's
RALLIEN'S
OU dos ooiirs d'oau. ainsi (|uo sur les Imrds des lacs et des étangs, pourvu (pdil y trouve des ajoncs ou de préférence des roseaux, parfois aussi dans les saulaies ou les liroussailles lunnides. Cd'st dans le fouillis des tiges et des lias rameaux enchevêtrés (jifil so plaît à fauhler son corps souple et pincé, tantôt marchant, tantôt courant lestement, en s’allongeant et se penchant fortement en avant, et là cpi'il se fait poursuivie, souvent longtemps, par le chien du chasseur, jusiiu’à ce que lassé ou menacé de ti'op près, il prenne .son es.sor, pour gagner, à peu d'élévation et d’un vol assez lourd, une autre retraite, d'ordinaire cà petite distance de la premièie. Quelquefois il se hornera à traverser à la nage un espace d’eau, pour dépister son ennemi, ou il montera sur ipielque hranche liasse, ou encore il se perchera, à deux ou trois mèti'es environ, sur un petit arhre nu un huisson. pour laisser passer ou égarer l'animal qui le poursuit. C’est là aussi, ou dans le voisinage plus découvert de ses cachettes diurnes, où il fait de nuit de fréquentes incui'sions, ipi'il trouve sa nourriture hahituelh' : des vei-s. des insectes, des larves, de petits mollusques et. dans la mauvaise saison surtout, des déhris de plantes aiiuaticiues et des graines. Il est rarement bien gras, mais il est souvent, en hiver principalement, alors ipi'il fait forcément pauvre chère, tellement maigre qu'il est tout pincé et presque plat, si hien qu’il justifie le dicton, chez nous assez répandu : plat comme un Râle. Son cri. au moment du pa.ssage. a été traduit par la syllaho répétée krik ou krii) ou okri, kri, kri; d’ordinaire, il semhle prononcer plutôt le mot vo}iit m\ fouit.
Son nid. caché dans les herbes nu les roseaux.au bord d’un fossé, sous un huisson ou dans une touffe, est foimié de tiges d’herh(‘s. de roseaux fi'oissés et de feuilles lâchement entrelacés autour d'une cavité médiane assez profonde. La femelle bâtit et pond généralement dans le coui-ant de mai. un peu plus tôt ou plus tard, suivant les années et les localités.
Ses œufs, au noinhi'C de (i à 10. de forme ovalaire plus ou moins allongée, à coquille médiocrement l'paisse. assez lisse et un pim luisante. sont d’ordinaire d'un jaunâtre pâle ou d’un jaunâtre légèrement rosé, avec petits points épars gris et d’un brun muge, et ipielques taches plus grandes, également d'un brun rouge, plus rapprochées du gros bout; ils mesurent ,généi-alement ü"’.085 — 037 (except. 0''‘.038) sur 0'", 025— 02(1.
L'espèce habite le centre et le nord de l’Europi'. jusqu'au (iS” degré environ, ainsi ()U(' le centri' de l’Asie, d'où elle émigre, pour hiverner. vers le sud de l’Europe, le nord de l’Afrique et les Indes.
ECHASSIEUS