‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 3)Chapitre 98 sur 309 · RALE LE GENÊT Wachtelk'onifj — Re di quaglîe · texte numérisé non relu

RALE LE GENÊT Wachtelk'onifj — Re di quaglîe

CREX PRATEXsrs Bechsteili.

Bec environ moitié du tarse, à peu jmès une et demie fois aussi haut que large à la hase. Doigt médian, avec ongle, quasi-égal au tarse. 2” et 3” rémiges quasi-égales, les plus grandes, et tour à tour la qilus longue; 1'° mesurant entre 5“ et 6°. — Faces sup. d’un rendré roussütre, flammé de brun-noirâtre; inférieures en. maieure partie d’un cendré roussütre moins vif, barrées de roux et de blanchâtre sur le bas des flancs, les culottes, les côtés de la région anale et les sous-caudales. Couvertures alaires rousses; gorge blanchâtre.

Long. tôt. U'“,250 — 280; aile pliée ü"',I27 — 145; queue ü'^,050 — 058; tarse 0'“,0880 — 0425; médian, avec ongle 0'^,039 — 042; bec, au front O"', 020— 023.

Rallus CREX Linné ex Gesstier, Syst. Nat., éd. 10, 1758 et éd. 12, I, p. 261, 1766. &ti’î,Ornit. tosc.. Il, ji. 374, 1829. Schinz, Faiuiahelv.,p. 113, 1837. Bailly, Ornith. Savoie, IV, j). 246, 1854. — R. genistarüm sive Ortyrometra Brisson ex Gessner, Ornith., V, p. 169, 1760.

Gallinitla CREX Lafhum, Index, II, p. 766, 1790. Temminck, Man. Ornith., II, p. 686, 1820. Nilsson, Skand. Fauna, Fogl., 11, p. 265, 1835. Biva, Omit, ticin., p. 475, 1865.

Crex PRATENSI.S Bechstdn; Orn. Taschenb., i). 337, 1803. Meisner u. Sch., Vôgel der Schweiz, p. 236, 1815. De.gl. et Gerbe, Ornith. eur., II, p. 263, 1867. Dubois, Faune Vert. Belgique, Oiseaux, II, p. 283, 1894. — C. herbarum, C. alti- CEPS Brelim, V6gci Leutschi., ]>. 694, 1831. — C. crex Sharpe, Cat. B. Brit. Mus., -NXIII, p. 82, 1894. Iland-list, I, p. 100, 1899,

Ortyrometra crex Leach, Syst. Cat. M. a. B. Brit. Mus., p. 34, 1816. Fritseh, Vôgei Europ., Tab. 32, Fig. 2, 1871. Friderich, Deutsche Vügel, 4« éd., p. 745, Taf. 39, Fig. 7, 1891.

Noms vues. S. F. : Boi de Cailles, Boi. — S. A. : Grasràtsch ou Grasrütsehe, Grasràtscher, Grasrüker, Schnàrz. Grasreig, Schüpfen; Grasrâgger, Berne; Wachtelki'mig, Interlakcn; Wie.senschnarrer, S*-Gall. — S. I. : Be di quai.

Mâle, adulte., au printemps : Faces supéi-ieures, (lueiic incluse, d'un cendré rou.s.sâtre. avec large macule longitudinale lirun-noi-

KCHASSIEliS

râtre sur lo contro des jjliniio.s; le noirâtre floniinant sur la tête, le i-oussâtre sur les cuhitales. Réiuige.s primaires d’un brun roussâti'e, la première bordée' de blanrbâtre ou de roussâtre; rouvertures et rémip:es secondaires d’un l)ean roux de rouille. Lorunis et joues d’un gris roussâtre. Un large sourcil cendré depuis le bec jusipie sur le haut du cou. Gorge d’un blanc roussâtre. Cou. poitrine, haut du ventre et des flancs d’un cendré rous.sâtre un jeeu moiré, avec d(' petites macules d'un brun roux sur les côtés du premier, d’un !)]‘un noirâtre sur les côtés de la seconde, ililieu ilu bas-ventre d'un blanc roussâtre. Bas des flancs, culottes, côtés (h' la région anale et sous-caudales barrés de roux et de blanchâtre. Bec brun-rougeâtre, clair en dessous; pieds d’un biain rougeâtre, plutôt pâle; iris d’un bi'un grisâtre.

Femellp ad., nu pididoiijis: Un pi'u plus petite l't d’un cendré moins pur. avec le roux des ailes moins vif.

AduÜes, eu. automne : Plus roux en dessus et sans cendré aux sourcils, avec pieds d’un cai'ué brunâtre.

Jeunes, avant la mue: Plus blancs à la gorge et au ventre; d'un l'oux un pou l'Ginbruni. avec quelques petites macules blanchâtres sur les couvertures alaires. Pieds d’un gris brunâtre. Iris un peu verdâtre.

.,4 la naissance : Entièrement couverts d'un duvet noirâtre, soit d’un noir un peu brunâtre ou fuligineux, plus pâh' aux faces inférieures qu'aux supi'rieures. avec bec noir et pieds brunâtres.

Le Râle de genêt ou Roi de Cailles est oiseau de passage'régulier, très répandu dans tout h' pays, et nicheur plus ou moins abondant suivant les localités, se montrant même jus(|u'à d'assez gi-andes élévations dans le Jura et les Alpes, au moment des migrations; mais, à l'inverse du Râle d'eau, ne nous i-cstant jamais en biver. Il nous arrive généralement vers la lin d'avril ou au comim'ucement de mai. pour nous (]uitter ou passer de nouveau, plus ou moins tôt on tard, dans le courant do septembre et la prenuère moitié d’octobre, les jeunes, d’ordinaire les derniers, parfois même un peu plus tard encore. Il se reproduit partout où il trouve des conditions à sa con- V('nancé. des champs non loin de l’eau, des ])rairics humides ou des marais, nichant très régulièrement, bien (pie, suivant les années, en plus ou moins grand nombre, tant dans la plaine suisse du nord-est au sud-ouest, (pi'au noi-d. du côté de Bâle, et dans le Tessin. au sud. Il a été vu en ('té, ('ii saison de reproduction, prf's du Locle et di' La Chaux-de-Fonds. à 1000 lu. l'uviron. dans le Jura, dans la valEe d'Urseren. à 1450 m.. et mênu'. bien (pie plus rari'-

RAI-I.IICXS

inont. selon Sai'atz. en H‘'-Hnfi'a(line, à 1800 ni. onvii-on. où il si' montre aussi assez souvent à l'époijiie des migrations. Je l’ai rencontré moi-même plusieurs fois, en chassant le Tétras à queue fourchue. au commencement de septemhre. dans nos Alpes, entre IJüO et Ki.ôO m.. parfois jusipie dans h's derniers petits huissons. audessus de la grande végétation.

Beaucoup moins attaché que le précédent au voisinage immédiat de l’eau, il se trouve hien plus souvent hors des marais, dans les champs de maïs, d’avoine, de .sarrasin, etc., (ù les prairies, tant artificielles (|ue naturelles, prés, trèfles, luzernes, etc., ainsi ipie dans les hrous.sailles. mémo dans les vignes, au moment du passage. C’est là qu’il déploie, de nuit surtout, une grande activité à la recherche de sa nourriture (piotidienne. vc'rs. insectes, mollusques, feiiillcs tendres et ])etites graines, à l’occasion même mufs d’oiseaux ou pi'tits au nid, car. comme je l’ai dit, il n’est pas toujours hon voisin. Pourvu d’une pain' d’excellentes jamhes et préférant de lieaucoup la course au vol. il donne souvent hien du mal au chien et au chasseur (pii. en le suivant dans toutes ses allées l't venues, cherchent à le faire voler. 11 ne s’enlfive. en elfct. d’ordinaire que pressé de près, et cela assc'z loui-dcment. liien que sans hi'uit à peu près, pour filer droit, pas hien rapidement, à peu d’élévation, et se remettre à faible. distance de son lever. 11 perche aussi au besoin, mais beaucoup moins fréiiuemmcnt que le Kâle d’eau. 11 s’engraisse par contri' hien plus ipie ce dernier et offre au consommatinir une chair h(‘aucoup plus délicate.

A répo(|ue des amours et de l’inculrntion, en mai et juin, parfois même encore en juilh't. le mâle fait entendre souvent, surtout soir et matin, un cri (|u’nn peut traduire par la syllabe, fréquemim'nt et assez l'apidement répétée. rn'k,rrek,rirk, d'on lui vient son nom de C/rx. C’est vers la tin’ de mai. ou plus .souvent en juin, que la femelle pond (‘t couve entre les lierbes, sur le sol. dans une pi'tite dépression qu’i'lh' a plus ou moins gaimie de radicelles et de feuilh's ou de mousse. L’incubation dure trois semaines, et les petits, à peine éclos, courent déjà de droite (A de gauche, en (piète'de nourriture, avec leur mère.

Ses oeufs, au nonilire ordinaire de 7 à ü, parfois jusipi’à T2 ou 13 selon certains observateurs, sont assez gros et ih' forme ovalaire plutôt allongéi'. avec coipiilh’ médiocri'inent épaisse, assez liss(‘, même un peu luisante; ils sont teintés de blancliâtre. de jaunâtre ou de rou.ssâtre pâle, d’ordinaire avec points et petites macules éparses grises, et taches moyennes rousses et d’un brun rouge, volontiers plus serrées vers le gros bout, parfois presipm blancs (A cpiasi-

Il(i0

ÉCHASSIERS

immaculés. Ils mo.suveiit le plus souvent 0'" .03(15 — 0385 sur 0“,0255 — 0265, plus rarement, suivant leurs formes plus ou moins ramassées ou leurs dimensions plus ou moins grandes, 0'",0340 sur 0"“.0255 ou O”, 0400 sur 0'“,0285.

L’espèce est très répandue en Eui'ope et dans le contre de l’Asie, ainsi qu’en Afrique où elle hiverne généralement; elle e.st accidentelle dans l’extrême nord de l’Amérique. Fdle niche, .sur notre continent, depuis le cercle polairi', parfois même un pou au delà, jusque dans le midi de la France et le nord de lltalie, exceptionnellement dans le sud de ce dernier pays et en Espagne, où elle n’i'st plus guère que de passage.

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