Genre 3 ; MARQUETTE
PORZANA Vieillot.
Bec droit, comprimé, subconiqiie, assez pointu, passablement plus court que la tète et médiocrement fendu, un peu plus comprimé et plus allongé que dans le genre précédent, ainsi qu’un peu moins convexe en avant des fosses nasales,
avec mandibules quasi-égales, la supérieure entrant pas ou très peu dans le front. Narines elliptiques, atteignant au plus moitié du bec.
Jambes nues sur un petit espace, suivant les espèces un peu plus ou un peu moins du quart de leur' longueur. Tarses assez robustes, un peu pincés, étroitement scutellés, en avant, suivant les places subscutellés ou irrégulièrement plaqués, en arrière, et réticulés sur tes côtés. Doigts effilés ; le médian, avec ongle, un quart à un tiers environ plus long que le tarse. Pouce peu élevé, un peu plus court ou plus long que demi-tarse, avec ongle. Ongles moyens, arqués, comprimés et aigus (voy. üg. 50). Ailes moyennes, subaiguès, couvrant le plus souvent entre
Fig. 50. Pied droit de Porzana PARVA, côté interne.
RALLIEES
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moitié et quatre cinq, de la queue; pennes cubitales atteifinant rai'ement le bout des grandes rémiges, demeurant même le plus souvent passablement en arrière. Queue courte, conique, à 12 rectrices conicques, assez souples. Corps long et comprimé ; tète relativement petite, à front emplumé.
Œufs assez nombreux, six ou sept à douze et parfois plus, de forme ovalaire plus ou moins allongée, à coquille assez mince et lisse, dam gris jaunâtre, roussâtre ou olivâtre, plus ou moins pointillés et tachetés, soit rappelant ceux de nos autres représentants de la sous-famille.
Les Alarouettes, généralement plus petites que les Râles précédents, avec corps allongé et comprimé, et livrée souvent plus ou moins mouclietée de blanc, en dessus, sont des oiseaux semi-nocturnes, grands coureurs et, quoique migi-ateurs. assez mauvais voiliers. Elles voyagent de nuit, comme les précédents, mais sont plus sociables. Elles aiment l’eau et habitent surtout les marais; courant, fortement pencliées en avant, nageant et plongeant liien, perchant même, au besoin, et absorbant quantité de vers, d'insectes et do mollusques, ainsi que, ilans la mauvaise saison surtout, des graines et des débris de plantes aquatiques. Elles établisseut leur nid près de l'eau, entre les herbes, ou dans l’eau, sur (luclquc touffe.
Leur mue e.st double; le mâle et la femelle se ressemblent assez; les jeunes sont passablement différents.
Le genre compte plu.sieurs espèces, irrégulièrement distri buée-s dans les différentes parties du globe, dont trois seulement se trouvent en Europe et eu Suisse, et (pii. inutilement, je crois, ont été séparées dans dmix groupe.s- distincts.
Selon quelipu's auteurs, nos trois espèces de Jlaronettes devraient nmtrer dans deux genres différents : la idarouette type ou Girai-dine, la plus grande (P. moruMu Rriss.). dans le genre Porzann ^'ieillot, et les deux autiTs plus petites, la Bâillon ( P.pusilln Pall.) et la Poussin (F.jxirva Scop.).dans le genre Ziqxiniin Leach.Les dernières, auxquelles leur petite taille a fait attribuer chez nous le nom de Poulettes, se distinguent, en eff'iff. de la première par un hec notablement moins ('levé, un pouce pas.sablement plus long c't des pennes cubitab's plus courtes, et on eût jm peut-êtn' les séparer decelle-ci. dans un sous-geni'e différent, si elles ne prés('ntaient ('ii même temps entre elles deux des caractères difféiTutiels. uotamment dans les proportions d('s ailes, qui ont autori.sé d'autres rap-
ÉCIIASSIEllS
pi-oclieiacnts et la séparation, dans deux genres diliérents, do nos d('iix Poulettes, pourtant si voisines qu’elles sont parfois confondu('s‘. Kn face d’opinions aussi divergentes, il m’a semblé préféra) de d(' consei’ver compact ce genre, à tous égards assez naturel.