I. D. 10-15, IL D. 07-80, A. 00-70, Y. 5-8, P. 17-22, C
B. brclistég. 7-8. — App. pyl 19-30 (38). — Vert. 57-59.
Gadus Lota1, Linné , Syst. Nat. I., éd. 12, p. 440. — Bloch , Fisclie Deutsclil. II, p. 177, Taf. 70. — Razoumowsky , Hîst. nat. du Jorat, l, p. 120. — Lacépède , Hist. Nat. IV, p. 209. — Turton ; Brit. Fauua. p. 91. — Cuvier, Règ. Auim. II, p. 215. — Pallas, Zoogr. III, p. 201. — J urine. Poissons du Léman, p. 148, pl. 2. — Steinmüller , Fiscke im Wallensee, N. Alpiua, II, p. 334. — Hartmann , Helv. Ichthyol. p. 50. — Nenning, Fiscke des Bodensees, p, 10. — Ehxtrôm, Fische von Môrkü, p. 235. — Holandre , Faune de la Moselle, p. 259.
Enchelyopus Lota, Gronov., Syst. ed. Gray , p. 101.
Molva Lota, F le mm in g, Brit. An., p. 192.
Lota vclgaris, Jenyns, Manual of. Brit. Vert., p. 44S. — Schins, Fauna Helv., p. 158. — De Selys-Longchanips, Faune belge, p. 188. — De Filippi , Cenni, 7. — Bonaparte, Cat. met., p. 44. — Yarrell, Brit. Fish., II, p. 207. — Günther , Fische des Neckars, p. 124: Catal. of Fishes, IV, p. 359. — Nilsson, Skand. Fauna, IV, p. 580. — Hechel et Kner , Süsswasserfische, p. 313, fig. 100. — Frifsch , Fische Bohmens, p. 8; Ceské Ryby, p. 41. — De Belta , Ittiol. Veron., p. 137. — Jeitteles, Fische der March, p. 20. — De Siebold , Stisswa8serfische, p. 73. — Jdchel, Fische Bayerns, p. 13. — Monti, Xotizie dei Pesci, p. 22. — Canestrini, Prosp. crit., p. 118. — Blanchard , Poissons de France, p. 272, tig. 51. — Lunel, Poissons du Léman, p. 20, pl. III. — Pavesi , Pesci e Pesea, p. 23. — Fraisse, Fische des Maingebietes, p. 0. — Moreau, H. Nat. Poissons de France, III, p. 250. — K lun singer, Fische im Wurtemberg, p. 212. — Màhiits et Heinche , Fische der Ostsee, p. SI. — Benecke, Naturg. und Lebeu der Fische, p. 106, tig. 110.
» commuais, Rapp, Fiscke des Bodensees, p. 30.
» maculosa, Lesueur , Journ. Acad. Nat. Sc. I, p. 83. — Jordan et Gilbert , Fishes of North America, p. 802. — Mêla , Vert. Fennica, p. 301, tig. 157.
1 Mustela fluviatilis et Irïischen de Gessner; Fisdibuch, fol. 171 r avec line bonne planche au verso. — Mustela et Treusch de Wagner, Hist. Nat. Helvetiæ curiosa, p. 214.
LOTA YULGARIS.
Noms vulgaires : S. F. Lotte ou Lote , Lotte blinche, Lotte noire , Montâtes Moutelle ou Mouleille. — S. A. juv. Trischeli, Mooserli ; ad. Trische , Trensch, Trûsche ou Trüschen , Trisclieln , Trdsche, Schw :i rzt r ische , aussi Uuappe au lac de Constance, — Tessin : Bùttris , Bôttrisa , Bôtb'isin ; aussi Strinza et Trinscia , dans le lac Majeur.
Corps assez allongé, subcylindrique jusqu’à l’anus à peu près, graduellement comprimé et atténué en arrière, et couvert d’un épais mucus glutineux. Le profil supérieur légèrement convexe en avant de la dorsale; le dos assez large ; la nuque plus ou moins voûtée. Le profil inférieur faiblement convexe de la gorge à la queue; le ventre parfois plus ou moins proéminent. La hauteur maximum, vers la première dorsale, ou un peu en avant, à la longueur totale du poisson, volontiers comme 1:6, — 9, même 10, selon l’âge plus ou moins avancé et suivant les conditions d’habitat'. L’épaisseur maximale généralement sur l’opercule; celle du corps un peu moindre, sous la dorsale, volontiers à peu près égale à la hauteur en ce point, un peu plus faible ou plus forte selon les sujets; cela eu dehors de la saison des amours durant laquelle les parois abdominales sont souvent fortement dilatées par le développement des organes de la génération. — Anus à une distance du museau, relativement à la longueur totale, comme 1 : 2,25 — 2,50, selon l’âge plus ou moins avancé.
Tête forte, large et passablement déprimée, d’une longueur, au bout de l’opercule, à lalougueur totale du poisson, comme 1 : 4,8 — 5,8 2 selon les conditions; à la longueur jusqu’à l’anus, comme 1 : 2 — 2,5 suivant les individus; sa largeur sur l’opercule variant, avec l’âge plus ou moins avancé et les conditions, entre 1 2 * * 5/6 8t Va de sa longueur ; sa hauteur à l’occiput volontiers un peu moindre que la Va de sa longueur
1 Lunel (Poissons du Léman, p. 20) donne le rapport =1:5 */s qui me paraît rare dans la plupart de nos eaux suisses, où ce poisson semble prendre un peu moins de hauteur et d’épaisseur que dans le Léman.
2 Môme comme 1 : 6, chez la Lotte de Genève, selon Steindacliner
(Ueber Barbus Mayori , Val., et Lota vulgaris , Cuv.; Verliandl. des K. K.
zool. bot. Gesell. im Wien, 1866, XVI, p. 385). Ce rapport me paraît ex-
ceptionnel.
latérale chez les jeunes, un peu plus faible ou plus forte chez l’adulte, selon la provenance. — Museau déprimé, largement arrondi ou parfois un peu carré dans sa partie antérieure, souvent un peu relevé en avant des orifices nasaux. — Narines composées de chaque côté de deux orifices assez distants : le premier à peu près à égale distance de l’œil et du museau» entouré d’une valvule membraneuse prolongée en appendice postérieur pouvant atteindre, rabattu en arrière, jusqu’au second orifice; celui-ci, beaucoup plus près de l’œil, bordé aussi par une valvule, mais sans prolongement. Un double rang de pores distribués en demi-cercle sur la mâchoire, de l’œil au museau; d’autres sur un rang partant du museau, pour passer de chaque côté sur la tête au-dessus de l’œil et gagner la ligne latérale; d’autres en travers sur l’occiput ; d’autres enfin tout le long du maxillaire inférieur.
Bouche grande, semi-circulaire et fendue jusqu’en dessous de l’œil. — Langue arrondie en avant, épaisse et lisse. — Lèvres charnues, la supérieure dépassant sensiblemeut l’inférieure. — Un barbillon suspendu au menton, sous la symphise du maxillaire inférieur, d’une longueur variant entre 1 l/6 et 1 Vu diamètre de l’œil. Exceptionnellement un second barbillon plus petit à côté du premier.
Œil rond, situé près du front, soit semi-oblique et plus ou moins saillant; d’un diamètre, à la longueur de la tête, suivant l’âge et les individus, comme 1 : 5,35 — S, 5, en moyenne 6,5 — 7. — Espace préorbitaire égal à peu près à deux diamètres de l’œil, ou un peu plus fort chez les vieux sujets, relativement plus petit chez les jeunes. Espace interorbitaire presque égal au préorbitaire ou un peu moindre. Postorbitaire souvent à peu près double de l’ interorbitaire ; cependant, suivant les individus et leur habitat, sensiblement plus fort ou au contraire un peu plus faible que la hauteur céphalique à l’occiput1.
Opercule plutôt petit et subtriangulaire, soit rétréci dans le haut en avant, mais élargi dans le bas en arrière, et
1 D’ordinaire plus fort, par exemple, que la dite hauteur chez la Lotte de Lucerne, et par contre plus faible chez celle de Genève.