‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 4)Chapitre 5 sur 144 · INTRODUCTION. POISSONS. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. POISSONS. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. IX

penser Sturio et Petromyzon marinas (34 espèces, si l’on compte le Silure parfois égaré depuis le lac de Constance).

b) Les principaux lacs et tributaires , sous la chute, avec 34 espèces dont huit, Salmonidés surtout, plus ou moins localisées dans tels ou tels lacs, les : Coregonus Wartmanni, G. annectus, G. exiguus, G. Asperi, C. Schinzii, C. Suidteri, Salvelinus Umbla et Silurus Grlanis.

c ) Le Rhin au-dessus de la chute qui est un obstacle à la remonte de la plupart des poissons et le lac de Constance, avec 28 espèces seulement (29 si le Squalius Agassizii observé près de Coire vient, du lac de Constance et non pas seulement, comme il est plus probable, de celui de Wallenstadt). On n’y trouve plus les : Acerina cernua, Gast. gymnurus, Spirlinus bipunctatus, Misgurnus fossilis, Alosa vulgaris , Coregonus Annectus, C. Asperi, C. Suidteri, Salnio Salar, Acipenser Sturio. Petromyzon marinus, P. Planeri et P. fluviatïlis 1 .

Le maximum des genres se rencontre donc dans le Rhin même au-dessous de la chute, entre 245 et 3G0 mètres sur mer. Plus haut, entre 380 et 570 mètres, bien que successivement abandonnés par 6 espèces qui représentent autant de genres dans le fleuve, nous nous trouvons cependant en face d’un nombre d’espèces un peu supérieur, grâce à l’intervention du Silure (S. Glanis), de l’Omble (S. Umbla ) et surtout de divers Corégones qui, confinés dans nos lacs du centre, comme dans ceux de l’est et de l’ouest, ont pris dans chacun des faciès locaux bien différents. Plus haut encore, entre 600 et 900 mètres, la plupart des Cyprinidés nous ont déjà abandonné; si bien qu’au-dessus de 1000 à 1100 mètres, où la Perche, le

1 Voyez, part. II, p. 518, la présence de cette espèce supposée audessus de la chute du Rhin.

Saumon , Y Anguille et la Lotte nous quittent à leur tour, abstraction faite de quelques importations supérieures (voy. tableaux, part. I, p. 752 et part. II, p. 528), nous ne comptons plus que 5 espèces autochtones, les : Cottus Gobio, Phoxinus lavis, NemacMlm barbatulus, Thgmallus vexillifer et Salmo lacustris, parmi celles qui ont une aire géographique assez vaste et qui s’étendent également le plus loin vers le nord. Entre 1400 et 1900 mètres, nous perdons encore, d’abord le Th. vexillifer, .puis le N. barbatulus-, enfin, entre 2000 et 2500 mètres, nous voyons la Truite (S. lacustris), le Chabot (G. Gobio), puis le Vairon (Ph. lavis) renoncer définitivement. La Truite peut cependant vivre plus haut encore dans divers petits lacs où elle a été importée, jusqu’au-dessus même de 2600 mètres, à 2630 mètres environ dans le Sgrischus-See en Engadine, par exemple,.

II. Le bassin du Rhône, qui occupe, au-dessus de 335 mètres sur mer, à peu près 18 "f de la surface du pays (Rhône et Doubs compris), doit être dès l’abord divisé en deux parties fort différentes, bien qu’également caractérisées par l’absence du Saumon (S. Salar) qui fait défaut à tout le bassin méditerranéen : le bassin du Plume audessus de la perte, ou du Léman, privé d’un grand nombre d’espèces par les obstacles insurmontables rencontrés dans le cours du fleuve à Bellegarde, et le sous-bassin du Doubs, tributaire du Rhône sous la perte par la Saône, sur notre frontière nord-ouest.

a) Le bassin du Léman ne compte que 20 espèces indigènes1, sur les 51 de la Suisse et pour 43 propres au

1 Je ne compte ici ni le Cyprin doré élevé dans quelques étangs, ni le Saumon importé dont la réussite n’est pas prouvée.

Page 1