INTRODUCTION. POISSONS. DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. VU
celles-ci, appartenant à 14 familles, se répartissent dans 33 genres, comme suit : cinq Anarthroptérygiens : Perça 1, Acerina 1, Gasterosteu-s 1, Cottus 1 et Gobais 1; quarante et un Physostomes : Cyprinus 1, Tinca 1, Barbus 3, Gobio 1, Bhodeus 1, Abramis 1, Blicca 1, Spirlinus 1, Alburnm 1, Scardinim 1, Leuciscus 3, Squalius 3, Phoxinus 1, Chondrostoma 2, Misgurnus 1, Cobitis 1, Nemachilus 1, Alosa 2, Coregonus 8, Thymallus 1, Salmo 2, Salvelinus 1, Esox 1, Silurus 1, Anguilla 1 ; un Anacanthien : Lofa 1 ; un Chondrostéen : Acipenser 1 ; et trois Cyclostomes : Petromyzon 3.
Je ne fais entrer dans cette énumération, ni certains hybrides qui ont été souvent comptés, avec des noms particuliers, par divers auteurs, ni les Squalius cavedanus, Sq. Savignyi et Alburnus Alboretta du Tessin, réduits par moi au rang de sous-espèces méridionales et qui autrement porteraient notre total à cinquante-quatre, ni encore divers poissons récemment importés dont il sera question plus loin et qui, en partie an moins, sont peut-être appelés à enrichir ou modifier par la suite notre faune actuelle. Je fais par contre entrer, ici en ligne de compte soit la Lamproie de rivière, bien qu’elle ne soit peut-être qu’une forme majeure de la petite Lamproie de Planer, soit la Lamproie de mer et l'Esturgeon commun qui ne se montrent que de temps à autre dans le Rhin bâlois, parce que les faunistes précédents les ont enregistrés comme suisses et pour faciliter des comparaisons ultérieures avec les données de ceux-ci \
1 Les trois sous-espèces du Tessin ci-dessus et la Lamproie de rivière sont décrites, dans cet ouvrage, avec des numéros d’ordre répétés, pour indiquer leurs affinités. L’Esturgeon et la Lamproie de mer, en réalité hôtes accidentels, ne porteront pas, plus loin, de numéro d’ordre spécifique, pas plus que les bâtards en divers genres.
Voyons rapidement la richesse comparée de chacun de nos bassins ; en renvoyant pour de plus amples détails, pour rétablissement de la liste de nos espèces dans chaque bassin et sous-bassin, en particulier, aux tableaux de distribution géographique de celles-ci que je donne à la fin de chaque volume: voyez part. I, p. 751, et part. II, p. 527. '
I. Le BASSIN DU Rhin, qui occupe, au nord des Alpes et au-dessus de 245 mètres sur mer, environ 68 °/„ la surface totale du pays, comprend à la fois la très grande majorité des lacs et des rivières et le plus grand nombre des espèces, soit 42 sur les 51 de la Suisse entière et pour 46 ou 47 ' propres au Rhin et à ses principaux affluents en Europe moyenne. On y trouve : 4 Anârthroptérygiens, 33 Physostomes, sur lesquels quelques Corégones spéciaux à nos lacs, 1 Anacanthien, 1 Chondrostéen et 3 Cyclostomes. L’Ide ( Idus melanotus ) et le Carassin ((7arassius vulgaris) nous font défaut, quoique multipliés en divers lieux sur nos frontières, et les représentants des genres Aspius (A. rapax) et Platessa (P. Flesus ) ne viennent pas jusqu’à nous, pas plus que deux espèces de Salmonidés plus septentrionales, les Cor ego nus oxyrhynchus et Salmo Trutta.
Le bassin du Rhin peut être divisé, sur notre territoire, en trois parties distinctes qui chacune présentent quelques particularités :
a) Le Pliin, fleuve sous la chute, et ses environs immédiats, avec 33 espèces, dont 6 propres, ou qui ne s’engagent pas bien avant dans ses affluents, les Acerina cermia, Gasterosteus gymnurus, Misgurnus fossilis, Alosa mdgaris, Aci-
1 Selon que l’on compte les Salmo lacustris et S. Fario pour une espèce, comme moi, ou pour deux comme de Siebold.