‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 4)Chapitre 64 sur 144 · C. WARTMANNI. DOLOSUS · texte numérisé non relu

C. WARTMANNI. DOLOSUS

le Fera-Blauling ou Bratftsch du lac de Zurich, notre Corégone (ATbeli-Blmding) frayerait, dans ces nouvelles conditions, non loin des rives, sous deux ou trois pieds d’eau, entre le 10 novembre et le 25 décembre (von Martini bis Weihnachten), et on le prendrait alors (en 1827) en l’attirant de nuit avec des feux et en l’enveloppant près du bord avec des filets. Il paraîtrait cependant, qu’avec des époques de ponte assez variables, tous ne frayeraient pas également si près du bord et sous aussi peu d’eau. Les pécheurs, d’après Steinmüller, distingueraient entre les Blaulinge et comme dans le lac de Zurich, des Sdnveber et des Gründern, avec des allures un peu différentes.

N’ayant pu obtenir moi-même du lac de Wallenstadt que des représentants de mon Dolosus (5), je ne saurais dire s’il faut conclure de la distinction ci-dessus que les Albeli-Blauling et Fera-Blauling se trouvent également ou se sont trouvés autrefois ensemble dans ce dernier lac, comme les poids maxima indiqués par Steinmüller le feraient présumer. — Je ne puis toutefois passer sous silence le fait que j’ai examiné des individus adultes provenant du Wallensee qui, bien que capturés les uns le 9 novembre 1884, les autres au milieu de janvier 1888, portaient également des œufs mûrs, avec la bouche terminale, le museau relativement acuminé et des branchiospines nombreuses. Il m’a été impossible d’avoir des données précises sur la profondeur à laquelle ces sujets en frai avaient été capturés ; cependant, comme ils n’étaiênt pas gonflés, il est permis de supposer que ce n’était pas très profondément.

Je croirais volontiers que les Albeli de Zurich ont dû remonter autrefois au lac de Wallenstadt, et que si ce poisson a, depuis 60 ou 65 ans, rapidement diminué dans ce dernier, cela doit tenir non seulement au fait que beaucoup sont morts, en 1813, 1814 et 1815, à la suite des travaux de la Linth, comme le raconte Steinmüller, mais encore aux troubles qu’ont dû amener dans leurs allures et leur alimentation d’importantes modifications apportées par le fait dans le milieu où ils se trouvaient forcément emprisonnés.

Les œufs jaunâtres de l’ Albeli-Blauling de Zurich m’ont paru assez nombreux, bien que d’un diamètre un peu variable chez des individus d’âges différents. J’en ai compté jusqu’à

14,300, de 2““ à 2mm,30 (rarement 2mm,50), chez des femelles de F Aïbéli de Zurich de 0m25 à 0“,28, et 14,500, de 2mm à 2mnî,25, chez une femelle du Blablig du Wallensee de 0m,35.

Selon le Dr Asper, à l’obligeance duquel je dois de nombreux et précieux matériaux relatifs aux Corégones du canton de Zurich, 1a. plupart des Albeli mâles de Zurich, ramenés des profondeurs à la surface, ne présenteraient plus de laitance pour la fécondation artificielle. C’est probablement, comme je Fai déjà dit et comme nous le verrons à propos d’autres espèces, à cause de la pression qu’exerce la vessie aérienne sur les organes intérieures, lors de l’extraction des couches profondes oü s’opère la ponte. C’est à la même raison qu’il faut attribuer la délicatesse de ce poisson qui est presque toujours ramené mort ou mourant par le filet. Pendant les trois ou quatre jours du maximum de frai, on prend souvent journellement, dans le lac de Zurich, de 1400 à 1500 kilos d’ Albeli; leur chair, d’un goût assez fin, est très appréciée; aussi font-ils l’objet d’un commerce assez étendu.

J’ai trouvé souvent sur les branchies des Albelis, petits et grands, le même crustacé suceur que j’ai signalé déjà sur les branchies du Blaufelchen, sous le nom d Œrgasilius Sieboldii. Je n’ai, du reste, pas d’autres données sur les parasites de ce poisson.

27 (3). PETITE FERA — PFÆRRIG

Cor. Wartmanni, confüsus.

Corps plus ou moins élancé ; avec pédicule caudal conique, médiocrement effilé . Tête assez grande et déclive; avec museau plutôt étroit, subcarré ou légèrement arrondi . Bouche terminale ou qmsi-termimle. Intermaxillaire médiocrement élevé, vertical ou quasi-vertical. Maxillaire un peu arqué, arrivant sous le bord de Vœïl. Opercule moyen. Œil plutôt grand. Écailles moyennes ou relativement petites. Caudale légèrement plus longue que la tête; dorsale un peu plus courte que cette dernière, assez large et subaiguë. Pectorales moyennes, subacuminées. — Vert ou olivâtre à reflets bleuâtres en dessus; nageoires inférieures plus ou moins

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