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LE CORÉGONE ORDINAIRE Felchen, Balchen, Palée, Féra

Coregonds Schinzii

Branchiospines peu nombreuses et relativement courtes. Mâchoire supérieure dépassant généralement la supérieure. Bouche

1 J’ai cru devoir donner à ce groupe spécifique le nom de Schinz qui avait déjà bien compris les affinités reliant les divers Corégones que nous y faisons rentrer à titre de sous-espèces. Schinz (Fauna Helv. p. 161) était seulement allé un peu trop loin, quand il avait rapproché de ceux-ci soit le Bratfisch de Zurich, soit les Ballen de Hallwyl et de Sempach.

plus ou moins inférieure, parfois subterminale. Intermaxillaire haut ou assez élevé, plus ou moins incliné en arriéré et en dessous, ou subvertical. Maxillaire plus ou moins arqué et allongé, ri atteignant pas sous le bord de l’œil, dans la majorité des cas, chez l’adulte .

Corps plus ou moins élevé; pédicule caudal plus ou moins ramassé . Tète plus ou moins forte; museau plus ou moins épais , arrondi ou subcarré . Œil plutôt petit ou moyen. Ecailles relativement grandes . Caudale assez profondément échancrée, à lobes ac aminés quasi-égaux. Dorsale de moyenne bailleur, médiocrement déclive. Ventrales plutôt courtes. Pectorales relativement longues ou moyennes. — Taille grande ou assez grande. — Vertèbres 61 — 63 , plus rarement 60.

Formules : Voir aux diagnoses des sous-espèces.

Sai.xMO Lavaretus, Linné . Syst. nal. I, éd, 12, p. 512 ( partim ).

» Maræxa, Bloch , ]oc. cit. (part.). — Hartmann , Helv. Ichthyol. p. 139 (part.). — Nenning , Fische des Bodensees, p. 20.

» Wartmanni, Hartmann, Helv. Ichthyol. p. 154 (part.).

Coregonus Maræna, Schinz, Fauna Helvetica, p. llil (part.).

Fera, J urine. Poissons du Léman, p. 190, PI. VII. — Cuv. et Val. XXI, p. 472. — Bapp, Fische des Bodensees, p. 12, Taf. IL — Heckel et ICner , Süsswasser fische, p. 238, fi g. 135 (part.). — Siebold , Süsswassertisehe, p. 251 (part.), etc...

» Palea, Cuv. et Val . XXI, p. 477, pl. 028.

» Wartmanni, Hec.hel et Kner, 1. c. p. 235 (part). — Siebold , 1. c. p. 243 (part*).. — Günther , Calai, of Fishes, VI, p. 187 (part.).

» Lavaretus, Günther , 1. c. VI, p. 178 (part.).

» Schinzii, Fatio, Corég. de la Suisse, p. 18 et tab. I, II, B. 4, 5, 6.

Noms vulgaires : Voyez aux sous-espèces qui suivent.

Avec des formes plus ou moins élevées, des écailles et des nageoires de proportions un peu variables, une caudale entre autres plus ou moins profondément échancrée et acuminée, et avec des allures, suivant les lacs, un peu différentes, les divers Corégones que je l’approche ici sous le nom de Schinzii se ressemblent cependant assez, sur la plupart des points les plus essentiels, pour qu’il soit impossible de méconnaître leurs affinités et d’attribuer à leurs traits distinctifs propres une valeur supérieure à celle de simples sous-espèces.

COHEGONUS SCHINZ1I.

Les représentants de ce groupe spécifique, sous diverses formes, sont les plus répandus en Suisse, en ce sens qu’ils se trouvent dans dix sur seize de nos lacs habités par des Corégones autochthoues, et qu’ils y sont presque partout les plus communs. Toujours les plus grands, ils font aussi partout l’objet d’une pêche très active et productive1.

Plusieurs, comme les Balclien de nos lacs centraux, frayent près des rives sous très peu d’eau; tandis que d’autres, ainsi que la Fera du Léman et les Palées de Neuchâtel, déposent leurs œufs ou exclusivement dans les grands fonds, comme la première, ou, suivant les circonstances, le long du bord ou plus ou moins profondément, comme les secondes.

Nous avons déjà dit que c’est à tort que Cuv. et Valenciennes ont distingué spécifiquement la Palée de Neuchâtel sous le nom de Cor. Païen, et que la plupart des ichthyologistes, après ceux-ci, ont cru devoir rapporter ledit Païen au C. Wartmanni , à cause de ses formes un peu plus élancées, de sa tête plus acuminée, de sa bouche volontiers moins inférieure et de son maxillaire souvent un peu plus prolongé en arrière. Nous verrons que ces quelques traits distinctifs extérieurs, qui se retrouvent plus ou moins chez le Duplex de Zurich, perdent beaucoup de leur importance en face de la similitude de ces formes locales plus allongées avec nos Corégones plus élevés d’autres lacs, quant à plusieurs caractères plus profonds, ceux tirés des vertèbres et des branchiospiues en particulier.

Les discussions de caractères que l’établissement des précédentes espèces a déjà nécessité sur un grand nombre de points me permettant de ne pas revenir ici sur T examen et l’appréciation des différentes particularités appelées, soit à distinguer le C . Schinzii des espèces voisines, soit à caractériser les divers fractionnements de celui-ci, je me bornerai à renvoyer à la diagnose ci-dessus, en établissant dans ledit Schinzii les quatre sous-espèces suivantes :

1° Formes médiocrement allongées. Museau subcarré. Bou-

1 Les mélanges constants entre formes diverses du Blauling rendent difficile à apprécier l'abondance proportionnelle du C. Schinzii , duplex dans le lac de Zurich.

ehe inférieure ou préinférieure. Maxillaire médiocrement al-

longé. Branchiospines courtes. Vertèbres 61—63. — Fraie au bord. = FelcJien, Balchen et variétés locales ; lacs centraux et

orientaux Helveticus.

2° Formes plus allongées. Museau plus acuminé. Bouche sub-

terminale. Maxillaire plus allongé. Branchiospines médiocrement allongées. Vertèbres 61-63. — Fraie partie au bord, partie au fond = Palées de bord et de fond; lacs jurassiques Pale a.

3° Formes plus ramassées. Museau plus arrondi. Bouche inférieure. Maxillaire plus court. Branchiospines courtes. Vertèbres 60-63. — Fraie au profond = Fera du Léman. . . Fera.

4° Formes plutôt allongées. Museau conique, subcarré. Bouche préinférieure ou subterminale. Maxillaire plus allongé. Branchiospines médiocrement allongées. Vertèbres 60-61. — Fraie assez profond = Blauling, pars. Zurich Duplex.

X’était la confusion que son mélange constant avec d’autres formes du Blauling entraîne dans sa caractéristique, je n’aurais pas hésité, malgré un habitat assez différent et un nombre de vertèbres un peu inférieur, à rapprocher le Duplex du Palm avec lequel il offre bien des analogies.

Les jeunes, dans les différentes sous-espèces, présentent, comme chez les Corégones en général, des formes plus élancées que les adultes, avec un museau plus court, un maxillaire par le fait plus prolongé en arrière, un œil plus grand, des écailles relativement plus petites et une livrée moins pigmentée, des nageoires pectorales plus pâles entre autres.

31 (1). BALCHEN — FELCHEN

Cor. Schinzii , helveticus *.

Corps moyennement allongé , plus ou moins voûté en avant; pédicule caudal ramassé. Tête plutôt courte et haute ; museau

1 J’ai substitué ici le titre de Helveticus à celui d 'Alpinus que j’avais donné à ce groupe dans ma note sur les Corégones de la Suisse, pour attribuer plus spécialement ce dernier aux Aïbock et Edélfiscli auxquels il s’applique à plus juste titre.

COH. SCHINZII. HELVETICUS.

conique , subcarré. Bouche inférieure ou préinférieure. Intermaxillaire élevé, plus ou moins incliné en arrière et en dessous . Maxillaire légèrement ou médiocrement arqué, n’atteignant pas d’ordinaire sous le bord de l’œil. Opercule moyen ou assez grand. Œil moyen ou plutôt petit . Ecailles assez nombreuses, moyennes ou relativement grandes . Caudale plus ou moins profondément échancrée, à lobes assez acu minés, généralement plus longue que la tête. Dorsale assez haute. Ventrales courtes. Pectorales grandes. — Olivâtre ou verdâtre en dessus ; anale et nageoires paires mâchurées de noir bleuâtre. — ( Taille moyenne d’adultes et de vieux 0,m35 — 45 à 0m,60 (65).

Brchsp. I, (19)20-28 = 1 : 5-6-6,60. — IV, 17-22.

D. 4-5/10-12, A. 4/10-12-13, Y. 2/9-10-11, P. 1/14-16, C. 19 maj.

Squ. 82 9710r“ 99. — Vert. 61-63.

Salmo Lavaretus, Linné , loc. cit. p. 512 ( partim ).

» Maræna, Bloch, 1. c. I, 172, III, 148, Taf. 27 {part.). — Hartmann , 1. c. p. 139 (part.). — Nenning, 1. c. p. 20.

Coregonus Maræna, Schinz , 1. c. p. 161 (part.).

» Fera, Rapp, 1. c. p. 18, Taf. II. — Heckel et Kner, 1. c. p. 238, 6g-. 135 (part.) *. — Siebold, 1. c. p. 251 (part.). — Jàckel , Fische Bayerns, p. 16 (part.). — Klunsinger , Fische des Würtemberg, p. 258.

» Lavaretus, Günther , 1. c. p. 178 (part.).

» Schinzii, alpinus, Fatio , Corég. de la Suisse, p. 18, tab. I, II, B, 4.

Noms vulgaires : Balclie , Balchen, Balle, Ballen, lacs de Brienz, Thoune, Zoug et Lucerne, (Kraut- Schwein- Stein - Edelbalchen , sec. Schinz), Felclien , Adel-Sand -Weiss felchen, ( Adelfiscli , Miesadler , séc. Hartmann) ad., lac de Constance; juv. ( Adelsperle , sec. Hartmann) ou, comme le jeune Blaufelcken, Seelen, Hürling, Stuben, Gangfisch (Sandgangfisch). Renken.

1 La figure 135 du Cor. Fera de Heckel et Kner est trop élancée pour le Cor. Fera de Jurine, ainsi que pour la majorité des Balchen et Felchen; elle rappelle plutôt le C. Palea du lac de Neuchâtel que ces auteurs rangent à tort dans le Cor. Wartmanni.

Corps médiocrement allongé, assez élevé, plus ou moins voûté en avant et assez épais ; la hauteur maximale, à la longueur du poisson sans la caudale, suivant les formes locales, comme 1 : 3,75 — 4,35, chez des adultes, voire même 4,65 chez des jeunes. — Pédicule caudal généralement court et élevé.

Tête ramassée, relativement courte et assez haute, plus ou moins déclive etpl. ou m. convexe devant l’œil; d’une longueur latérale, au poisson sans la caudale, volontiers comme 1 : 4,75 — 5,45, chez des adultes. — Museau épais, subconique et plus ou moins carrément tronqué en avant, parfois avec de légères saillies des têtes articulaires du maxillaire. — Bouche plus ou moius inférieure, parfois presque subterminale, chez la Balche de Thoune en particulier. — Intermaxillaire élevé ou assez élevé, plus ou moins incliné en arrière et en dessous, parfois presque vertical. — Maxillaire supérieur assez large, très légèrement arqué et à peine ou faiblement retroussé, avec un coude inférieur assez reculé; atteignant rarement le bord de l’œil chez l’adulte, parfois cependant chez la Balche de Zoug, le dépassant plus ou moins chez les jeunes. (Voy. PI. Il, fig. 21.) — Opercule moyen ou assez grand et large. — Œil moyen ou plutôt petit, généralement à la longueur latérale de la tête, comme 1 : 4,20 — 4,60, parfois 4 seulement chez des Balchen adultes du lac de Thoune, d’autres fois 1 : 5,10 chez des Weissfelchen du lac de Constance ou certaines vieilles Balchen de Lucerne; souvent seulement = 1 : 3,50 à 4 chez des jeunes. — Espace préorbitaire d’ordinaire passablement plus long que le diamètre oculaire, souvent de V6 à V4 de celui-ci chez des adultes, parfois même de l/3 à ‘/2 chez de vieux sujets; par contre, plus petit que l’œil chez des jeunes. Espace interorbitaire volontiers de 1/A à 2/5 plus large que l’œil, chez des adultes.

Branchiospines relativement peu nombreuses, assez espacées et plus ou moins trapues; généralement 20 à 28 (plus rarement 19), sur le premier arc, les plus longues, vis-à-vis de celui-ci, ordinairement comme 1 : 5,60 — 6,60, souvent cependant comme 1 : 5 chez la Balche de Lucerne, avec des deuticules latéraux plus ou moins apparents, variant en

COH. SCHINZI1 , HELVET1CUS.

nombre de 8 à 19, le minimum chez la Balche de Zoug, le maximum chez celle de Lucerne. — En général, 17 — 22 épines sur le quatrième arc.

ageoires : caudale plus ou moins profondément échancrée, les rayons médians étant tantôt un peu plus longs que V3 des grands externes, tantôt égaux à V3 de ceux-ci ou même parfois légèrement plus courts ; présentant avec cela des lobes assez acuminés, égaux ou subégaux, et d’ordinaire passablement plus longue que la tête, plus rarement presque égale h celle-ci, chez certaines Balcheu de Zoug, ou au contraire jusqu’à */4 plus grande, chez quelques Balcheu de Thoune et de Brienz. — Dorsale généralement d’une hauteur un peu moindre que la longueur latérale de la tête, souvent de V7 à 76, jusqu’à 7s chez certaines Balcheu de Lucerne, ou par contre presque de même dimension, chez quelques individus du lac de Zoug; avec cela, assez déclive, quasi-droite sur la tranche et plus ou moins anguleuse ou acuminée. — Anale volontiers de 7s moins haute que la dorsale, parfois cependant un peu plus élevée, chez quelques Felchen du lac de Constance, ou au contraire de presque V5 plus basse, chez certaines Balcheu de Thoune; sa longueur basilaire d’ordinaire un peu plus forte que son élévation, quoique parfois égale à celle-ci, ou même légèrement moindre, comme chez quelques Felchen du lac de Constance. (Un maximum de 13 rayons divisés parfois chez la Balche de Thoune.) — Ventrales relativement courtes et subarrondies, demeurant, couchées, à une distance de l’anus variant le plus souvent de 2/& à 3/5 de leur longueur, exceptionnellement 2/1 ou 4/5. (Un minimum accidentel de 9 rayons divisés parfois chez la Balche de Lucerne.) — Pectorales relativement grandes, subtriangulaires et assez acuminées, quoique de dimensions assez variables et souvent moindres chez les femelles que chez les mâles ; atteignant, renversées en avant, suivant les cas et dans les diverses variétés, les narines, la fente buccale ou le bout du nez, dépassant même un peu ce dernier chez certains mâles de Thoune. — Adipeuse généralement assez grande ou grande, plus ou moins épaisse et arrondie ou recourbée vers l’extrémité, plus ou moins écail-

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