‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 4)Chapitre 88 sur 144 · FAINE DES VERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

FAINE DES VERTÉBRÉS

tie de l’année plus ou moins profondément dans les grandes eaux; cependant, il semble y avoir sous ce rapport quelques différences dans nos divers lacs. C’est ainsi, par exemple, qu’on peut prendre presque toute l’année des Felchen avec les filets dits Seginen et Triehen , dans le lac de Constance; tandis que les Bcdclim se prêteraient moins facilement à l’usage constant du grand filet dans nos autres lacs plus centraux, ne s’approchant souvent qu’en été assez près des rives pour permettre l’emploi de celui-ci, offrant même rarement alors occasion de capture au pêcheur dans les lacs de Brienz, de Thoune et de Zoug, ou leur pêche se fait presque exclusivement durant le temps de frai. O11 voit pourtant quelquefois, en février, les Bcdchen de Thoune voyager en bandes compactes près de la surface, à 6 ou 700 mètres du bord, particulièrement devant le château de la Leerau, mais il n’est guère possible de les prendre alors, les pécheurs, avec un bateau, pouvant difficilement amarrer ou fixer leur embarcation sur ces grands fonds.

Comme d’autres, ces Corégones survivent d’autant mieux à leur capture qu’ils sont pris moins profondément. La fécondation artificielle se fait facilement avec les individus péchés au bord, et ceux-ci peuvent être souvent conservés plusieurs jours vivants dans le réservoir des pêcheurs; tandis que les sujets pris plus profondément arrivent plus ou moins gonfiés et souffrants à la surface. On peut du reste, nous l’avons dit, sauver momentanément les poissons qui ne sont pas trop endommagés, en leur perçant depuis l’anus la vessie qui comprime les viscères.

Les BalcJien et Felchen portent, comme nos autres Corégones, quelques parasites principalement Helminthes l.

1 Je ne sache pas qu’il ait été fait une étude spéciale des parasites de ces Corégones de nos lacs suisses qui hébergent probablement plusieurs des mêmes espèces que nous signalons chez des formes voisines, principalement dans les genres Tœnia , Echinorhynchus et écarts les plus répandus. Hartmann (Helv. Ichtliyol. p. 145) cite en particulier, chez son Salmo Marœna, les Tœnia Frœlichii , Ascaris Marœnce et Echinorhynchus Marœnœ , par où il a probablement entendu Tœnia longicollis (Rud.), Ascaris ohtusocauclata (Rud.) et Echin. proteus (West.)?

COR. SCH1NZII, PALEA.

31 (2). PALÉE

Cor. Schiszii, Palea, Ciiv. et, Val.

Corps assez élancé ; pédicule caudal médiocrement allongé. Tète plutôt petite, peu élevée et assez déclive; museau conique assez fort , subcarré. Bouche préinférieure ou subterminale. Intermaxülaire assez élevé, subvertical ou presque vertical. Maxillaire supérieur un peu arqué, arrivant plus ou moins au bord de F œil. Opercule plutôt haut et étroit. Œil moyen. Écailles moyennes, volontiers nombreuses. Caudale assez profondément échancrée et acuminée, un peu plus longue que la tête. Dorsale moyenne, assez large, relativement peu déclive. Ventrales courtes. Pectorales moyennes. — Vert, vert-bleu ou olivâtre, en dessus ; anale et nageoires paires mâchurées de noir bleu. — (Taille moyenne d’adultes et de vieux : 0m,36 — 42 à (P, 30.)

Brchsp. I, 22-28(29) = 1 : 4,40-5,70 (6). — IV, 19-23 (24).

D. 4-5/11-12, A. 4-5/11-13, Y. 2/10-11, P. 1/14-16, C. 19 maj.

Squ. 83 ; 100. — Vert. 61-63.

Salmo Lavaretus, Linné, loc. cit. I, 51 2 (partira).

» Maræna, Bloch , 1. c. I, 172, III, 148 (part.).

» Maræna et Wartmanni, Hartman, 1. c. p. 139 et 154 (part.). Coregonus Maræna, Schins , 1. c., p. 161 (part.).

» Palea, Cuv. et Val. XXI, p. 477, pl. 628.

» Wartmanni, Heckel et Kner, 1. c. p. 235 (part.). — Siebold.

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