‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 5)Chapitre 16 sur 91 · LE YESPÈRE BORÉAL Dis NORDI80HE Fledermaus · texte numérisé non relu

LE YESPÈRE BORÉAL Dis NORDI80HE Fledermaus

Vbsfikuoo KiLssom, Eeys. et BUs.

Noirâtre avec des mèches daires et briUcmies en dessus; d'un gris brunâtre foncé en dessous. Oreille ovde, légèrement plus côtoie que la tête. OreîUon court, large, recourbé en dedans et arrondi au sommet. Queue presque égale à Vavcmt-bras. Incisives inférieures paràUSes. Avant^as = 39^^ en moyenne. Envergure totale = 240 à 260^.

Vespertiuo boreaus, Nilsson.

> KuKUi, Nilsson, lUum. fig. V, fol. 2.

Vesperugo NiLSSONn, Keys, et Bios. Wiegm^ Archiv. i839, 1, p. 315, n. 3. Vesperus Nossonh, Keys. et Bios. Wirbelt. Europas, p. 51, n. 88. llETEORUS NiLSSONn. KolencUi, Monog. der Europ. Fled. Brunn, 1859, p. 82. Aristippe NiLSSONn, Kolenaii, Beitraege, St-Petersb. 1863.

En tout 32 dents.

lifftchoire supérieure: la première incisive bilobée, la pointe majeure ou interne d'un tiers plus grande que Texteme ' ; la seconde unilobée, à peine aussi haute que la pointe extérieure ou mineure de la précédente La première molaire passablement plus élevée que les suivantes, mais à peine égale aux trois quarts de la canine.

Sept raies palatines ; la première, seule droite, située entre les canines.

M&choire inférieure: incisives parallèles; la prémolaire à peu près aussi large que la première molaire, mais égale seulement aux deux tiers de la hauteur de celle-ci et à la moitié de la canine.

Oreille ovale et presque aussi longue que la tête '. Qreillon com-

' La plapart des sigets du nord présentent une moins grande disproportion entre les denx pointes de cette dent.

* En généra] l'oreille est on peu plus petite comparée à la tète.

76 FAUNE DBS VERTÉBRÉS.

parativement court, élargi un peu au-dessus du milieu, arrondi à Textrémité, recourbé en dedans et pounru d'une seule dent à la base.

Ailes médiocrement longues et effilées ; 5"^ doigt = 44"^, 4"* s 52~, 3"* = 61"" *. Le bras ramené au corps, le poignet dépasse un peu le coin de la bouche *.

Pied plutôt grand ; la plante triangulaire et bordée jusqu'à une très petite distance de la base des doigts '.

Le lobe latéral peu saillant, mais allongé sur toute la longueur de Téperon et comme relevé en un second lobule à Textrémité de celui-ci.

Queue plus courte que le corps, très légèrement plus courte que Favant-bras * et libre sur l'espace de 4"" environ.

Membranes épaisses, d'un noir&tre foncé, pubescentes en dessous sur les côtés du corps entre le bras et la jambe et sur la moitié des interfémorales ; velues en dessus, jusqu'aux deux tiers de la queue.

Pelage noir&tre à la base, long, foncé et assez égal.

Faces supérieures noirfttres et parsemées de mèches claires, jaun&tres et brillantes.

Faces inférieures d'un gris brunâtre foncé sur la poitrine et le ventre, plus claires et plus rousses sous le menton, au bas des joues et au dessous des oreilles.

d« Soisae. du nord.

EnTergnre . 0",236 — (0-,260)

Longueur de Toreille (au bord externe) 0,0165 — (0,0165)

de roreillc (au bord interne) 0,0110— (0,0110)

de Toreillon (au bord externe) 0,006 ^ (0,006)

de l'avant-bras 0,0385— (0,040)

duUbia 0,017 — (0,018)

du pied (avec les ongles) 0,0095— (0,009)

de la queue (depuis l'anus) .. 0,038 — (0,045)

totale 0,086 — (0,100)

' Les ailes sont souvent légèrement plus allongées.

* C3ies la nugorité des si^ets du nord d*une taille un peu plus forte, le poignet n'atteint guère qu'au coin de la bouche.

' Chei quelques individus du nord que j'ai pu examiner, le pied était un peu plus petit comparé au tibia.

* Chez plusieurs exemplaires du nord, la queue était plutôt un peu plus longue que l'avant-bras.

Je rapporte à cette espèce un exemplaire unique d'une Chauvesouris que j'ai reçue des Grisons au moment de mettre sous presse. Ce Vespère appartient par tous ses caractères à la section des Meteorus de Kolenati, et malgré sa taille un peu moindre, se rapproche beaucoup du Vesp. NUssonii de Blasius. Les différences de rapports de Toreille à la tête et du pied au tibia, donnent seules à cette Chauve-souris montagnarde un aspect particulier. La dispropoition plus accusée des deux pointes de la première incisive supérieure, la longueur et Tétroitesse du lobe de Téperon, et même la coloration très foncée du pelage sont autant de traits qui rappellent en elle la forme dont Eolenati a fait son AnMyotus atratm. Malheureusement je ne possède pas de sijgets de ce dernier Vespère et ne puis, par conséquent, poursuivre plus loin ce second parallèle. Il m'est difficile, pour la même raison, de prouver par une étude comparée Topinion que la diagnose avait fait naître en moi, que cette forme de la chaîne des Sudètes doit rentrer, avec celle de la Suisse, dans le cadre de l'espèce type du Vesp. NUssonii du nord.

La Chauve-souris, sur laquelle repose cette description, a été prise par M. J. Sarraz, près des maisons du village de Pontresina, dans la Haute-Engadine, à 1820 mètres environ au-dessus de la mer. C'est jusqu'ici la seule capture bien certaine de cette espèce dans notre pays où elle parait très rare \ Le Vespère boréal habite surtout les contrées montueuses du nord de l'Eu-

* LeD'F. de Tschadi a donné, par anticipation, cette espèce comme suisse, dans la septième édition de son Thierleben der Âlpenwelt, à la page 130, et déjà en 1865. Cependant je tiens à relever cette citation dans ce qu'elle a d'erroné, parce que c'est sur une prétendue observation de moi dans l'Oberland bernois et sur une capture de M. Nager, près d'Andermatt, qu'elle reposait alors. En grande partie coupable de la faute dans laquelle est tombé le docteur de Tschudi. je dois à cet auteur de l'expliquer ici.

Ayant en très peu de temps à consacrer aux notes que me demandait M. de Tschndi, je n'ai point observé alors qu'il s'était fait dans mes collections, je ne sais comment, un mélange de quelques flacons de diverses provenances et d'individus non encore déterminés. J'ai, naturellement, remarqué plus tard cette erreur, quand, après avoir récolté de toutes parts, chaque stget a dû subir une sérieuse inspection pour le présent travail.

Quant à ce qui regarde M. Nager d'Andermatt, il m'écrit lui-même qu'il

rope, et se montre jusque dans quelques parties montagneuses de FAllemagne. Son vol est prompt et assez élevé.

Blasius assure que ce Cheiroptère est Vun des Mammifères qui s'étend le plus loin vers le nord et qu'il exécute de grands voyages avec les saisons.

Kolenati en parle comme d'un animal purement de passage dans certaines localités.

Deuxième section. CHAUVES-SOITRIS TARDIVES

SPiETFUEGBR, Blstius

Gateorus, Kolenati

Cette section ne renferme jusqu'ici qu'une seule espèce européenne qui fait, à peu près, quant à ses mœurs et ses formes extérieures, la transition entre le genre Fesperugo qui précède et le genre VespertUio qui suit.

La boite crânienne est déprimée et la face moyenne* ment allongée.

L'oreille, quoique plus courte que la tète et peu divergente, est comparativement étroite et allongée ; l'oreiUon élancé, est encore légèrement penché en dedans et mesure sa plus grande largeur bien au-dessous du milieu.

Les ailes sont médiocrement larges et assez longues.

La plante du pied est bordée par les alaires jusqu'aux doigts.

Les membranes ne sont velues que près du corps.

Les Chauves-souris tardives sont très répandues et vivent rarement par compagnies.

Leur sonuneil est long et profond ; elles paraissent tard

se soaTJent sealeroeot avoir reçu de Smêse, U y a pUmemt atmkê, une Chanve-touris qu'il eoToys au prof. SchiiuB, lequel pensa deroir la rapporter à cette espèce.

au printemps et tard dans la soirée ; elles volent lentement à une petite élévation dans le voisinage des bâtiments, sur les prairies et le long des allées d'arbres.

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