‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 5)Chapitre 17 sur 91 · LA SÉROTINE · texte numérisé non relu

LA SÉROTINE

Dl£ SPiETFLIEGENDE FlEDERMAUS Vesfeeuoo sekotxkus, DaabentoD

D'un brunâtre cendré en dessitë ; cPun fauve roussâtre en dessous. PùU dair à la base. OreiUe étroite et plus courte qtie la tête. OreU- Ion 3ancé, acuminé et légèrement penché en dedans. Queue égale à Vovant-bras, libre sur un 8"* ou un P"* de sa longueur. Avantbras = 5T^. Envergure moyenne = 345"^.

VfSPERTiuo SER0T1NUS, Daub. Mém. Âc. Se. 1750, 380.

» NocTULA, Geoffr, Ânn. du Mus. VIII, p. 103.

» MURINUS, PcUl. Zoogr. Rosso-asiat. I, p. 121.

i> TURCOMANUS, EvcTsm. Bullet. de Mosc. 1840, p. 21.

» OKENi, V. WiEDi, V. RUFESCENS, Brehm, Isis, 1829. Vesperus serotinus, Keys. et Bios, Wirbelt. Europ. p. 49, n. 86. Vesperugo serotinus, Blasxus, Nat. d. Saeugeth. Deutsch. p. 76. SooTOPHiLUS SEROTINUS, Graxf, Âim. Mag. Nat. Hist. 1842, X, 257. Cateords SEROTINUS, KolcntUt, Monog. der Europ. Fled. Brûiin, 1859.

En tout 32 dents.

M&choire supérieure : première incisive avec deux pointes presque égales, mesurant environ le double de la seconde. La dernière molaire très large et très déprimée.

M&choire inférieure: incisives parallèles, de manière à se recouvrir en partie les unes les autres. La petite prémolaire n'atteignant guère qu'à la moitié de la molaire suivante et au tiers de la canine.

Oreille plus courte que la tête, mais de forme allongée et étroite ; arrondie au bout et légèrement échancrée au bord externe. Oreillon plus court que la moitié de Toreille, mais élancé, aminci à Textrémité et légèrement penché en dedans.

80 FAUNE DES VEATÉBRBS.

Ailes à la fois médiocrement larges et assez longues. Le 5** doigt = 67—, le 4— = 77—, le 3- = 92 à 93—. Le poignet appliqué contre la tête s'élève un peu plus haut que le coin de la bouche.

Pied moyen ; plante carrée et bordée jusqu'aux doigts.

Queue un peu plus courte que le corps, égale au radius et libre à l'extrémité, sur l'espace de 5 à 7—.

Membranes d'un noirâtre foncé et velues sur le pourtour du corps.

Pelage unicolor ou très légèrement plus foncé à la base qu'au sommet, long, doux, fourré et pourvu d'un faible éclat.

Faces supérieures d'un brun de suie légèrement cendré.

Faces inférieures un peu plus claires, d'un fauve rouss&tre.

Jeunes plus foncés que les adultes.

Cette espèce varie un peu dans la coloration comme dans les proportions. H y a des individus plus roux ou plus foncés et d'autres plus grisâtres ou plus clairs.

EnTergure 0-,340 à 0-,85O

Longaenr de ToreiUe (aa bord externe) . 0,019 0,020

de Toreilloo (an bord externe) . 0,0085

de Tavant-bras 0,050 0,062

da tibia ^ 0,020 0,021

dn pied (avec les ongles) 0,010 0,011

de la qaeue (depuis l'anus) 0,050 0,053

totale . 0,110 0,120

La Sérotine habite presque toute l'Europe moyenne; mais n'est pas commune dans notre pays et ne s'élève guère dans les montagnes. Elle semble préférer le voisinage des maisons, dans les lieux boisés, et se montre presque toujours isolée. D'un naturel frileux, elle demeure dans sa retraite, pour peu que le temps soit mauvais. Elle paraît le soir à une heure tardive et se promène lentement, quelquefois à une hauteur moyenne, le plus souvent assez bas.

Cette espèce n'avait pas encore été citée avec certitude en Suisse. Je ne l'ai trouvée, en effet, jusqu'ici, que dans quelques localités méridionales et occidentales de notre pays,

dans le Valais et à Genève, par exemple. H en existe un individu au musée de Berne, de provenance suisse, et Ton m'assure Tavoir observée dans le Tessin et aux environs de Bàle. Il est bien probable qu'elle vit encore dans quelques-unes de nos vallées où elle aura été confondue avec la Noctule.

Genre 5. VESPERTILION

VESPERTILIO, Linn.

Face allongée, plus m moins creusée d étroite en avant ; sinciput toujours convexe^ aussi haut ou plus haut que l'occiput. Trente-huit dents, OréUles séparées et élancées, OreiUon pointu et penché en dehors. Jamais de hbe latéral à V éperon. Ailes courtes et larges. Jambe comparativement longue et grêle.

Le crâne des Yespertilions est allongé, aminci en avant et bombé en arrière. La boite osseuse, plus ou moins convexe, est, dans sa partie occipitale, plus basse ou de même hauteur que la partie pariétale. Le front, toujours relevé, forme avec le nez un angle généralement plus accentué chez les petites espèces que chez les grandes. La &ce, étirée et acuminée, est plus étroite vers les canines qu'entre les yeux (Voy. PL ni, fig. 7).

Les dents sont constanmient au nombre de 38 réparties comme suit :

 la mâchoire supérieure 18 dents; de chaque côté : 2 incisives, 1 canine, 2 prémolaires et 4 molaires.

A la mâchoire inférieure 20 dents ; de chaque côté : 3 incisives, 1 canine, 2 prémolaires et 4 molaires. La formule sera donc :

*•* * *-^ ' *•* .=38dents.

Les oreilles sont toujours séparées, élancées, plus ou moins divergentes quant à leur extrémité, un peu plus longues ou plus courtes que la tète et marquées à la face interne de 4 à 10 raies transverses. Elles peuvent se fermer plus ou moins en se rabattant au dehors, pliées en deux vers le milieu. L'oreillon mesure toujours sa plus grande largeur au-dessous du centre ; il est élancé et penché en dehors (\%. PL m, fig. 14 et 15).

Les narines s'ouvrent à la partie antérieure et extrême du nez.

L'éperon ne porte jamais de lobe latéral (Voy. PL H).

Les ailes sont larges et plutôt courtes.

La jambe est, comparativement, plus longue que dans le genre précédent.

Le pied est de dimension variable, la plante plus ou moins libre, et les doigts, en général, longs et minces.

La queue présente des proportions diverses.

Les Vespertilious, très répandus dans les différentes parties du monde, sont beaucoup plus délicats que les Vespériens. Leur sommeil est long et profond. Ds se montrent tard au printemps et paraissent à une heure avancée dans la soirée. Leur vol est lent et assez régulier, mais très variable quant à son élévation suivant les espèces et leur genre de vie.

Ds habitent par nombreuses compagnies dans des trous d'arbres, des grottes ou des bâtiments.

CHEIROPTERES. 88

Les espèces de ce genre, aa nombre de hait en Europe, ne mettent généralement au monde qu'un seul petit, au lieu de deux qu'en produisent d'ordinaire la plupart des précédentes.

Je subdiviserai ce genre, comme Kolenati et Blasius, en trois sections d'après quelques particularités de formes et de mœurs.

Première section. CHAUVES-SOURIS A GRANDES OREILLES

LaNGÔHRIGE FLEDERMiEUSE, Blasius

Myotus, Kolenati

La boite crânienne des espèces de cette section est comparativement peu bombée.

Les oreilles sont à peu près égales à la tête ou légèrement plus longues, sans échancrure à leur bord externe et très peu divergentes. L'oreillon est élancé et acuminé (Voy. PL m, fig. 14).

Les ailes sont larges et courtes.

Le bord des interfémorales est nu ou dépourvu de frange pileuse.

Les Chauves-souris à grandes oreilles sont les plus tardives et ne s'écartent jamais beaucoup de leur retraite. Leur vol est lent, régulier et d'élévation très variable. Elles affectionnent surtout les souterrains, les grottes et les vieux bâtiments, et s'y réunissent parfois en compagnie de plusieurs centaines d'individus.

Notre continent ne possède que deux espèces de ce groupe. Je n'ai point encore trouvé en Suisse le F. Bech-

ébma (Leisler) quoiqu'il habite l'Europe moyenne ; cependant, il est bien possible qu'on puisse le découvrir plus tard. D diffère surtout du F. mimmis par une taille d'un tiers moindre environ, par des oreilles plus longues que la tète et par un pied bordé jusqu'à la base des doigts.

Page 1