LE RHINOLOPH£ GRAND FER-A-CHEVAL
Die grosse Hufeisennase EHDfOLOFRns PUAUii-BQUiiruM. Boffon
D'un gris cendré en dessus ; d'un gris blanchâtre et légèremeftt rosé en dessous. Lancette nasaie brusquement amincie vers le haut. Lèvre supérieure non fendue. Prémolaire supérieure très-petite et en dehors de la ligne depîtaire. Avant-bras =■ 57"^. Envergure moyenne = 340"^.
VeSPERTIUO FKRRUM-EQl'INUM, Buffott, H»t. lUlt. VHI, p. 131, pi. 17.
Rhinolophi's rsiHASTATi's, Geofft'oy, Ann. du Mus. X\, p. !237, n. 1.
> FERHtM-iUji'iNUM, Lcoch, Zool. Mim:. ni, p. s, sp. 1. NocTiLio PERRUM-cgriNUM, KuM, Deutsch. Klederm. inWetter. Aiin. IV, sp. 15.
* Prof, et D' Kolenati, Beit. z. Xaturg. der eorop. Chiropt. n serait iotércMtnt de confirmer ce fait par des observations noavelles.
CHEIROPTERES. , 85
Normalement 32 dents.
Mâchoire supérieure : les deux incisives très distantes, très petites et assez constantes. La prémolaire très minime, arrondie et rejetée tout à fait en dehors de la ligne dentaire par la canine et la molaire en contact à leur base.
M&chohre inférieure : la seconde prémolaire, souvent caduque, très petite, arrondie et rejetée en dehors par la prémolaire précédente et la molaire suivante en contact à leur base. La première molaire égale en hauteur aux deux tiers de la canine.
Lancette nasale brusquement rétrécie depuis le tiers extrême de sa longueur totale. La corne médiane fortement élargie en avant et en haut, et prolongée en arrière beaucoup au-dessus de cet épanouissement antérieur. Le bord du fer-à-cheval uni et sans dentelure.
Lèvre supérieure non fendue.
Oreille large et mesurant environ la longueur de la tête, acuminée et faiblement penchée en dehors à Textrémité. Le bord externe profondément échancré et repUé en avant vers le tiers inférieur.
Aile très courte et large ; le cinquième et le quatrième doigt mesurant chacun 72"^; le troisième atteignant à 91"^. L'aile ramenée au corps, le poignet remonte jusqu'aux deux tiera de Toreille.
Pied long et mince ; la plante très étroite, allongée et entièrement libre.
Queue un peu plus longue que la moitié du corps, beaucoup plus courte que Tavant-bras et ne dépassant les membranes que de 1"" au plus.
Membranes brunes ou d'un nohrfttre clair, marquées sur le plagiopatagium de plusieurs raies saillantes et verticales, et munies à la face inférieure de petits poils le long des flancs entre le bras et la cuisse, ainsi que sur le haut des interfémorales.
Pelage toiyours blanchâtre à la base, long, doux, assez fourré et un peu brillant.
Faces supérieures d'un gris cendré plus ou moins brunâtre ou noirâtre ; roussâtre même chez quelques individus.
36 FAUNS DS8 VSRTÉBRÊ8.
Faces inférieures d\in gris clair, blanchâtre et légèrement rosé ; quelquefois un peu brun&tres chez certaines variétés foncées.
Jeunes ressemblant beaucoup à leurs parents.
Enyergnre 0»,880 à 0",850
Longnear de l'oreille (aa bord externe) 0,024 0,025
de ravant-bras 0,066 0,058
du tibia 0,023 0,024
du pied (avec les ongles) 0,012 0,013
de la qneae (depuis l'anus) 0,087 0,038
totale 0,090 0,096
Le grand Fer-à-cheval habite, en général, par petites compagnies de dix à douze individus tantôt dans les combles de vieux bâtiments, tantôt dans des grottes naturelles ou de simples trous d'arbres, n se montre de bonne heure au printemps, mais n'apparatt que tard dans la nuit D vole lourdement et à une faible élévation, chassant les Papillons nocturnes le long des allées d'arbres ou autour des rochers et des bâtiments qui lui servent de demeure '.
Cette espèce, la plus grande du genre, est assez répandue en Europe, mais toujours plus commune au sud qu'au nord. Elle n'est nulle part abondante dans notre pays, quoiqu'elle ait été trouvée dans plusieurs de nos cantons jusqu'à d'assez grandes hauteurs, dans le bas de la région alpine. J'ai pu constater moimême sa présence dans les environs de Zurich, de Luceme et de Genève (au Salève) • ; d'autres observateurs me l'ont signalée ailleurs, à Bâle, à Berne, dans les Grisons, dans le canton dlJri et au Tessin. M. Nager me Ta même envoyée d'Ândermatt, dans la vallée de la Reuss, à 1450 mètres au-dessus de la mer.
' n est bien possible que le grand Fer-à-chevâl se livre quelquefois au plaisir de sucer des Vertébrés à sang chaud endormis ; du moins Kolenati lui attribue Thabitude de rôder au milieu de la nuit autour des nids d^Oiseaux et de s^approcher même volontiers des anfractuosités ou gîtent les Chamois dans la montagne.
* J'ai trouvé au fond d'une grotte profonde de cette montagne d*andens débris osseux de cette espèce enfouis sous une mince couche de terre.
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