‹ Faune des vertébrés de la Suisse (volume 5)Chapitre 40 sur 91 · LE LÉROT · texte numérisé non relu

LE LÉROT

DER GARTEMâCHLJEFER

Mtoxus QX7BSCINU8, Linné

Brun roitx en dessus; Ucmc en dessous ; une bande noire s'étenr dont depuis les cotés du museau sur VceU et jusque sur la moitié du €ou;une tache Uanche devant VoreUle. Queue à peuprès de la fongueur du corps; ronde sur la moitié basHairef en partie distique et pourvue de ptus grands poUs à la partie extrême; UoNcAe en dessous et au sommet^ brune et noire en dessus. OreUle ovale et igcie environ à la moitié de la tête. Molaires médianes marquées deààS raies transverses. Longueur tobàe moyenne =s 340"^.

i 80 FAUNE DES VERTÉBRÉS.

Mus AVELLANARUM, Gcssner, QuaAlr. p. 833.

» QUERCiNus, Linné, S. N. XII, p. 84, n. 15.

SauRUS QUERCiNUS, ErxU Syst. p. 432, 15.

Myoxus Nitela, Schréber, Saeugeth. III^ p. 833, n. 3. Eliomys Nitela, Wagner, A . Mém. Àcad. de Munich, III^ 1, 1840.

En tout 20 dents.

Mâchoire supérieure : les molaires déprimées au centre, comme divisées sur le bord externe et affectant la forme d'un fer-à-cheval, ouvert en dehors, dont les deux branches seraient séparées par un léger sillon médian; la surEace de la couronne présentant, suivant F&ge, quatre ou cinq raies transverses. La première de ces dents beaucoup plus petite que les trois autres.

Mftchoire inférieure : raies moins accentuées. La première molaire la plus petite et triangulaire ; les deux suivantes les plus grandes et presque carrées ; la dernière arrondie.

Pieds velus et blanch&tres ; celui de derrière égal, avec les ongles, aux trois quarts de la tête environ. La plante postérieure pubescente près du talon, à l'exception d'une étroite ligne médiane.

Oreille ovale et presque égale aux deux tiers de la longueur de la tête, couverte de poils courts, d'un gris brun, en grande partie, et noire à la base.

Queue ronde et pourvue d'un pelage court sur les deux tiers environ de son étendue, mais distique et garnie de poils plus grands vers l'extrémité; blanche sur toute la longueur en dessous et au sommet, brune en dessus dans la moitié basilaire et noire près du bout. De dimension très variable, mais d'ordinaire à peu près égale au corps ou un peu plus longue.

Museau allongé et pointu, orné d'une moustache noire et blanche, dont les plus grands poils atteignent à l'épaule.

Pelage fourni, doux et égal, mais dépourvu de l'éclat qui caractérise les parties dorsales de l'espèce précédente.

Faces supérieures d'un joli gris brun, plus clair et plus roux sur le devant de la tête, plus foncé et plus rougefttre sur le dos. Une bande d'un noir profond, prenant naissance entre le nez et l'œU, s'étendant tout autour de celui-ci et descen-

dant jusque sur la première moitié du cou, derrière IV reille. Une tache blanche devant cette dernière, entre le roux du front et le noir du haut de la joue.

Faces inférieures blanches depuis les côtés de la tête et du cou.

Jeunes décorés déjà de la même distribution de couleur que chez les adultes, mais de teintes plus sombres et moins franchement déUmitées.

Cette espèce varie beaucoup quant à la longueur de la queue ; par le fait que celle-ci est, chez elle, sujette à de nombreux accidents. Bompu à la moindre traction, ce membre guérit facilement et reprend dans de moindres dimensions, la même double nature de pelage et la même coloration qu^auparavant. La peau et la musculature arrachées, l'animal ronge lui-même Taxe vertébral mis à nu et se trouve bientôt porteur d'une queue d'apparence normale, quoique égale quelquefois au tiers seulement de ses premières proportions *.

Longueur totale 0"», 225 à 0", 255

de la tête 0,035 0,088

de ToreiUe (au bord externe) 0,021 0,023

du pied antérieur (avec les ongles) 0,013 0,014

du pied postérieur (avec les ongles) 0,027 0,028

normale de la queue (de Tanus au bout des poils). 0, 1 10 0, 135

Le Lérot habite surtout l'Europe moyenne et occidentale. Il est plus abondant en Suisse que son congénère le Loire, et s'élève très haut dans les Alpes. On le trouve, plus ou moins communément, dans tous nos cantons, et d'ordinaire plus facilement dans les buissons et les bois de la montagne qu'en plaine. Je Tai pris moi-même dans bien des locaUtés, et en particulier à 15(X) mètres d'élévation, près des Diablerets. M. Ersetli Ta rencontré plus haut encore, dans un chalet de berger, au val de Béver, dans la Haute-Engadine, à environ 20(X) mètres au-dessus de la mer. Ce joli petit animal profite de la nuit pour piller, comme le Loir, soit nos espaliers, soit les nids des Oiseaux ; il est

* CVst M. Lunel, conservateur an musée 'de Genève, qui m'a fait observer que le Lérot ronge lui-même Taxe vertébral de sa queue mis à nu.

1 Ht FAUNE DES VERTÉBRÉS.

adroit, grimpe bien et mord volontiers la main qui vent le saisir. 8a demeure est, le plus souvent, cachée dans quelque recoin obscur dHm bfttiment on dans un trou d'arbre, surtout dans les chênes ou les ch&taigniers. C'est là qu'il dort le jov et là aussi qu'il passe l'hiver, enroulé dans diverses substances molles et chaudes.

Sous-genre 3. MUSCARDIN

MuscARDiNUs, Wagner

Les Muscardins sont de petite taille.

Leur queue est toufiue et couverte de poils moyens, qui divergent légèrement et croissent graduellement en longueur de la base au sommet de ce membre.

La surface des molaires est traversée par un nombre de raies variable de 2 à 7, chez les adultes.

Ces animaux vivent principalement dans les haies et les broussailles.

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