LA FOUINE Der Steinmarder
Maetes Foina, Brisson
D'un gris brun plus ou moins rougeâire, avec une tache blouicke à la gorge et devant le cou ; les extrémités noirâtres. Queue arrondie et très touffue^ d'un pelage assez égal et mesuraftty sanslepoUf la moitié du corps ou un peu plus. Oreille mesurant entre le tiers et la moitié de la tête, Frotit comparativement large. Troisième prémolaire supérieure cofivexe au bord externe. Longueur totale moyenne = 72€r^.
MusTELA Martes var. faoorum, lÀnné, S. N. XII, (H.
» FoiNAy Brisson, Reg. anim. p. 276, n. 7.
VivERRA FoiNA, Shaw. Gen. Zool. I, 2, p. 400. Maittarus paoorum^ Alb, Magn. De Ântm. lib. XXII, fol. f 82. Martes domestica, Gesêner, Quad. vivip. p. 865.
» PAGORUM, Ray, Syn. Quadr. p. 200.
» FoiNA. NiUson, Skand. Faun. 167.
38 dents, en tout assez semblables à celles de Fespèce précédente.
* Pictet, F.-J. Ossements de Mattegnîn Soc. de Phyt. XI, 1846, p. 90
* Ratimeyer, L. Untersochungen, 1860, p. 8— 82. — P&hllMUtteii, 1661, p. 20. — Herkimft d. Thlerwelt, 1867.
CAHMVORES. 319
Mftchoire supérieure : la première prémolaire très petite ; la troisième légèrement convexe au bord externe. La tuberculeuse transverse et bilobée sur le côté extérieur (Voyez PL Vm, fig. 8).
Mftchoire inférieure : les deuxième et cinquième incisives reculées par là base. La quatrième prémolaire pourvue, sur la tranche postérieure, d'un petit lobe surnuméraire. La carnassière déprimée eu arrière. La tuberculeuse ronde et égale au talon de la dent précédente.
Cr&ne généralement plus court et plus arrondi que celui de la Marte; crête supérieure également plus déprimée, sauf chez les individus très âgés où elle s'accentue davantage ^ Front plus large aussi ; la distance qui sépare Textrémité des deux apophyses latérales de ce dernier étant d'ordinaire à peu près égale à celle qui existe entre les talons des deux carnassières supérieures.
Oreille moyenne, peu proéminente et gris&tre ou blanchâtre sur le bord ; mesurée du coin inférieur au sommet, elle est plus grande que le tiers de la tête, mais beaucoup plus petite que la moitié de celle-ci.
Membres courts et forts. Les pieds arrondis et velus en dessous ; le postérieur égalant environ la longueur de la tête. Les ongles recourbés et très acérés. Les pattes, en général, d'un brun foncé ou noirâtres.
Queue bien touffue et d'un pelage en moyenne plus égal que chez la Marte, mesurant, sans les poils qui la terminent, la moitié de la longueur du corps ou un peu plus; d'un brun mélangé de gris et de noirâtre et plus sombre que le tronc, vers l'extrémité.
Museau conique et muni de grandes moustaches, comme chez l'espèce précédente.
Pelage long, fourré et doux ; mais moins estimé que celui de la Marte.
Faces supérieures d'un gris brun, plus ou moins rougeàtres suivant les saisons et légèrement mélangées de poils clairs.
' Les crânes de très vieilles Fouines ressemblent souvent à ceux de Martes jeunes encore.
3tO FAUNE DES VERTiBRÉS.
Le duvet grisâtre ou blanchâtre, donnant une apparence moins foncée à la coloration générale; des poils noirâtres obscurcissant, par contre, certaines parties, comme le dos, la queue et les membres.
Faces inférieures brunâtres, avec une tache irréguhère et blanche, depuis le maxillaire jusque sur le devant du cou.
Jeunes souvent plus foncés que les adultes.
Cette espèce varie, du reste, comme la précédente, avec Tâge et les conditions d'existence.
Longueur toule 0»,700 à 0",7r><l
de la tète 0,()88 0,Oi»S
de Toreille (au bord externe) 0,035 0,042
du roerob. antér (du coude au bout des ongles). 0,134 0,145 du pied postérieur (avec les ongles) . 0,092 0,099
de la queue (avec les poils) 0,260 0,310
La Fouine habite, en Europe, les mêmes contrées moyennes et méridionales que la Marte. Elle est répandue, dans nos divers cantons, en plaine comme dans les montagnes, et s'élève, en général, plus haut dans les Alpes que sa congénère. L'on me signale, entre autres, qu'elle se rencontre dans les Grisons, au-dessus de 2000 mètres, et jusque dans les dernières habitations de rhomme. Elle est, suivant les localités, plus ou moins abondante que l'espèce précédente ; on la dit, par exemple, plus commune dans quelques parties du canton de Berne, et, par contre, plus rare dans celui de Bâle. Les deux Martes se trouveraient en nombre à peu près égal dans les forêts de Luceme et des Grisons. Dans les environs de Genève, enfin, la Fouine se montre en plus grand nombre ; tandis que, non loin de là, dans les forêts du Jura, la Marte est, par contre, signalée plus fréquemment.
Cette es])èce, rusée et sanguinaire, grimpe avec beaucoup d'adresse ; ses allures sont à la fois lestes et rampantes. Elle surprend, en général, sa proie et ne la poursuit pas. Les petits Mammifères et les Oiseaux ou leurs œufs constituent sa principale nourriture *. On la trouve ça et là dans nos bois ; mais elle habite
* Un chasseur m'a raconté qu'il trouva un jour, au fond d'an tnm d*ar-
plus volontiers les greniers de nos demeures, trahissant d'ordinaire sa présence, tantôt par les déprédations qu'elle exerce dans les basses-cours, tantôt par ses cris ou son odeur musquée.
De nombreux restes fossiles de la Fouine ont été trouvés dans les tourbes et les Palafittes ^ •
Genre 2. FURET
FOEl'ORIUS, Keys. et Blas.
Bdite crânienne aUangée ; face courte et busquée. -^ molaires dont —prémolaires; la tuberculeuse supérieure transverse et moins développée que la carnassière. Pieds^rrondis et velus en dessous ; les postérieurs ne reposant, généralement, quepar les doigts sur le sol. Oreille triangulaire et plutôt courte. Queue de formes et de dimensions variables.
Le crâne est très développé en longueur du côté de la boite crânienne, et très court ainsi que fortement busqué du côté de la face. Les frontaux sont bombés et présentent latéralement des apophyses petites et aiguës. La crête médiane supérieure est étroite, basse, subdivisée en avant et légèrement relevée en arrière.
Les dents sont au nombre de 34 ; avec deux sur trois pré-
bre, près de Genèye, plusieurs œufs de Canard soigneusement cachés par une Fouine dans la vermoulure du tronc. Le poil que l'animal avait laissé an bord de l'ouverture lui avait servi à reconnaître l'espèce du voleur qui venait ainsi déposer dans ce réduit le fruit fragile de ses rapines.
* Râtimeyer, L. Untersuchungen, 1860, p. 8— 32. -^ P&hlbauten, 1861, p. 20. — Herkunft d. Thierwelt, 1867.
3t2 FAUNE DES VERTÉBRÉS.
molaires seulement. La première de celles-ci est toajoors de beaucoup la plus petite ; les autres croissent en dimension d'avant en arrière; la seconde, en haut, est placée obliquement sur la ligne dentaire. La tuberculeuse supérieure est transverse et de développement un peu variable avec les espèces.
La formule dentaire sera :
= 34 dents.
Les oreilles sont triangulaires et courtes, quoique toujours plus ou moins visibles au-dessus du poil emîronnant.
La queue est ronde, bien velue et de dimensions variées; la glande anale est assez accentuée et répand, chez quelques espèces, une odeur fétide et repoussante.
Les pieds sont arrondis et bien velus en dessous. Les postérieurs ne reposent, le plus souvent ' , que par les doigts sur le sol. La patte antérieure est pourvue de dix pelotes, la postérieure de neuf seulement.
La tète des divers Furets est un peu conique ; cependant le museau est constamment, chez ces animaux, moins acuminé que chez les Martes. Le cou, allongé et presque aussi large que l'occiput, fait suite à un tronc très élancé.
Le pelage est plus ou moins fourré et long suivant les espèces et leur habitat.
Les diverses espèces de ce genre sont très carnassières et demeurent généralement dans des trous, sous la terre, dans les arbres, souvent même dans les bâtiments. Elles
* Les Carnif ores de ce genre peu? eut être dits, comme ceax da précé* dent, fiemi-plantigrades, par le fait que lepiedpostériear p^rte, chez em, indifléremmeol sur les doigts seulement, on sur la plante entière, stti%-aoi leur allnre on leur position.
CARNIT0RE8. 323
sont au nombre de six en Europe, et peuvent être réparties dans trois groupes différents, d'après quelques particularités de leurs formes et de leur genre de vie.
n nous manque le Fbetorius Sarmaticus (Keys. et Blas.), provenant du midi de la Russie, et rentrant, avec le F. IhdariuSy dans un premier sous-genre. Nous ne possédons pas davantage le Foet. Boccaméla (Cetti) ' , de Sardaigne et d'Algérie, formant, avec les P. Ermmea et F.pusSBm, une seconde subdivision. Le Vison (Fbét. IMreda)^ représentant du dernier sous-genre qui fait transition aux Loutres, a été cité dans notre pays ; il est toutefois bien probable qu'il nous fait aussi défaut.
Quant au Furet (Jfttôf^Ia JFW-o, Linné), qui ne se trouve en Europe qu'à l'état privé, il nous est venu d'Afrique et parait n'être qu'une race particulière du Putois ordinaire. Il a des yeux rosés, avec une livrée, d'un jaunâtre clair, légèrement plus foncée en dessous qu'en dessus du corps ; mais l'on voit aussi quelquefois dans ses portées des individus presque semblables au Putois.
■ Cetti (Hist. Sard. Quad. I, 211) a nommé Boecamele une troisième espèce européenne, du sous-genre des Belettes, provenant de Sardaigne. Bechstein (Naturg. Deutsch. 819) a décrit, sous le nom de Jlù»gteîa Boccamda^ cette forme qui se rapproche de THermine par la taille, mais rappelle beaucoup la Belette, soit par la distribution générale des couleurs, soit par Faspect de la queue. Ce membre affectant, chez elle, des dimensions moyennes, ne présente jamais, à Pextrémité, ni la touffe terminale, ni la coloration noire qui servent tocgours à distinguer la première de la seconde de nos espèces.
324 FAUNB DBS YERTÉBRÊS.