C. 9—11 nug
Blenkius sl'jefianus, Risso^ Ichthyol. de Nice, 1810, p. 13i. — Blan^ chard^ Poissons de France, p. 3S5, fig. 4S-48. — Bl. MJLOiiRis PoUim, Viaggio al Lago di Garda, 1816, VIII, p. 90, Og. 1. — Marteiu, Wiefr Archiv. XXIII, p. 173, Tab. 9, «g. 3. — Canestrini, Prospet. crit., p. 125 — El. Cagnota. Cuv. et VaL Hist. Nat XI, p. 2i9, — Heckel ei Kner. Siisswasserflsche, p. 44, lig. 18. — De-Betiaf Ittiol. Vcron. p. 55. * Bi . ANTicoLi's, Bonap. Fauna Ital. III. — El. Alpestris, Blanchard, Poisson» de France, p. 961, fig. 49. — Scalamas yarus, Aimo, Hist. Nat. Europ Mérid. III, 1827, p. 237. — Ichthyoc OKis vakis, lupl'lus, axticolus et Poi.- I.INII, Bonap. Fauna Ital. et Cat. Met., p. 67 et 68.
Cette espèce, qui remonte dans la plupart des eaux douais de TEttfope méridionale, a été signalée à tort dans le lac Majeur, d'abord par Cuvier et Valenciennes*, puis par Schinz * d'après ceux-ci, puis enfin par Monti ^, plus récemment. Ces auteurs paraissent avoir été induits en erreur : les premiers par
^ M. Lnnel (Note sar la Blennie alpestre de M. Blanchard, Reme et Mag. de Zoologie, 1870, janv. p. 3, pi. 1, dit avoir compté jatqa'à quatre canines d'un côté à la mâchoire inférieore.
' Blanchard (Poiss. de France) attribue an total de 26 à 29 rayons à la dorsale composée de sa Blennie alpestre de Savoie.
' Blanchard (1. c.) attribue 17 à 18 rayons à Fanale de sa Blennie alpestre.
^ Le maximum 21 est attribué par Canestrfaii (Prospet crit.) an BL tvigarU d'Italie; cet auteur &it remarquer en même temps |que les deux premiers rayons de Panale sont généralement pseudo-épineux.
* Hist. Nat. XI, 1836, p. 249.
* Europ. Fauna, II, 1840, p. 228.
* Notixie dei Pesd délie Pror. di Como e Sondrio e del Cantooe Tldiio; 1864, p. 21.
BLENMUS CACNOTA. 153
une fausse indication de provenance, le dernier par la citation des précédents appuyée, semblait-il, par Tanalogie du mot Càgfiota avec les noms vulgaires Oagnon et Cagnora attribués au Barhxis caninus et au Cobitis tœnia. Le D*^ Pavesi, qui a étudié avec soin les poissons du Tessin et qui explique Terreur de Valenciennes et de Monti, n'a trouvé aucun indice de la présence de la Blennie {Cagnetto) dans le dit lac Majeur '.
Bien que ce petit Poisson, qui mène une existence asspz semblable à celle du Chabot, ne se montre pas, en réalité, sm: le territoire suisse, il se trouve cependant dans d'autres bassins non loin de nous, d'un côté au lac de Garda, en Italie, de l'autre au lac du Bourget, en Savoie. Le prof. Blanchard, qui a observé, le premier, l'espèce dans cette dernière localité, a cru pouvoir se baser sur quelques différences dans les formes, le nombre des rayons et la dentition pour distinguer spécifiquement, sous le nom de Bl. alpestriSy la Blennie de Savoie de celle du midi '• Toutefois, M. Lunel, qui a recueilli depuis lors un grand nombre d'échantillons de cette forme locale dans divers affluents du dit lac du Bourget, a montré comment les caractères invoqués pour cette distinction sont constamment variables, et comme quoi la Blennie alpestre ne doit être considérée que comme simple variété de la Cagnette *.
n e Pesca, 1871-72, p. 78.
' Pot88on8 de France, 1866, p. 261, fig. 49.
' Sur la Bleuxie alpestre de M. Blanchard. Rev. et Mag. de Zool. 1870, janv., p. 8, pi. 1.