‹ Faune des vertébrés de la SuisseChapitre 37 sur 77 · LEUCI8CUS PI6US · texte numérisé non relu

LEUCI8CUS PI6US

— Jeittéles, Fische der March, II. p. 13. — Jâckel^ Fische Bayeras, p. 70. — Gûnîher (pars L. Pigi), Catal. of Fishes, p. 318.

Noms vulgaires : (Tessin) Pigg ou Pîgh. (En italien Pigo, le màle orné de ses tnbercales; Encobia, la femelle, ou même le màle en automne.) ^

Corps plutôt allongé, médiocrement élevé et moyennement comprimé. Le profil supérieur d'ordinaire passablement voûté jusqu'à la dorsale et presque rectiligne en arrière de ce point, bien que légèrement concave sur le pédicule caudal ; (quelquefois le dos plus fortement busqué depuis Tocciput jusqu'au-dessus du premier tiers ou de la moitié des pectorales et de là moins courbé ou plus droit en arrière). Le profil inférieur relativement peu convexe ou beaucoup moins arqué que le supérieur, de la gorge à Tanus, relevé le long de Tanale et faiblement concave à partir de celle-ci. Le dos un peu tectiforme ; le ventre subarrondi.

La hauteur maximale, un peu en avant de la dorsale, à la longueur totale, comme 1 : 4 V^ — 4 Va ; cela chez des adultes de 340 à 378 millimètres de longueur totale, car je n'ai pas pu me procurer des jeunes du L. pigtiSy pour établir, comme pour d'autres espèces, les variantes de proportions avec les âges différents * (Canestrini donne le rapport 1 : 4 Vio pour un sujet de 302 millimètres de longueur totale ; comme de Filippi, Heckel et Kner donnent jusqu'à 1 : 4 Va probablement pour des stgets plus jeunes. Enfin, Pavesi donne, pour

* La forme dite L, Virgo qui représente cette espèce dans le Danabe, est appelée, en allemand, Nerfling^ Donau^Nerfling on Fraum-Nerfling.

* Tontes mes données, lorsqu'elles ne sont pas accompagnées de parenthèses, reposent, pour cette espèce, sur Pétude d'individus adultes, mâles poor la plupart, provenant du lac de Lugano ; car je n'ai pas pu, je le répète« me procurer des jeunes du L. pigu» de la localité. Deux jeunes du Lemeiêevê dit Vtrgo^ incontestablement de même eq>èce, avaient des formes plus élancées et les deux profils plus semblables que mes adultes ; mais, fidèle à mon principe de n'établir ma description que sur des sujets suisses, je ne croia pas devoir me servir ici de ces derniers comme points de comparaison.

T. nr. 38

su FAUNE DES VERTÉBRÉS.

de grands sigets mesurant de 355 à 390"", 1 : 3 */„. — 4 ' ,^. La moyenne de ce rapport oscillerait donc entre 3 '/, et 4 \ k La même élévation, à la longueur sans la caudale, comme 1 : 3 Vt — 3 Vu toujours chez mes sigets adultes (Une cornparaison avec les chiffres donnés par les auteurs cités ci«dessus donnerait des limites encore plus étendues). La hauteur minimale, à l'élévation maximale, comme 1 : 2 '/, — 2 V« — 3 V0, chez Tadulte. L'épaisseur la plus forte, située entre le^ deux tiers et le bout des pectorales, un peu moindre que la Vi de la hauteur du corps, ou au plus égale à celle-ci; soit« chez des adultes, par rapport à l'élévation du tronc, d'ordinaire, comme 1 : 2 V4 — ^^U^ exceptionnellement, chez un de mes individus, comme 1 : 2. Une section verticale d*un ovale allongé, un peu pincé dans le haut.

Anus situé très près de la nageoire anale et d'ordinaire entre les Va et les V« de la longueur du poisson sans la caudale.

Tète plutôt courte et assez élevée, soit relativement moins Ion- . gue que chez le Yangeron ou Gardon commun, subconique vue par le côté et subarrondie ou un peu carrée à Textrémité. Le profil supérieur d'ordinaire plus ou moins convexe et faisant régulièrement suite à la courbe du dos (quelquefois un peu déprimé sur le front, formant un angle avec la courbe de la nuque et relevé vers le museau). Le profil inférieur moins incliné et moins convexe, ou presque droit.

La longueur latérale de la tète, à la longueur totale du poisson, comme 1 : 5 V4 — ^s chez l'adulte (Canestxini. examinant un seul individu, trouve, pour ce rapport 1:5-,,: Heckel et Kner disent beinahe 6 niai, pour leur L. piç^f^ et 6 Vt pour leur L. virgo). La même dimension céphaliqoe, à la longueur sans la caudale, comme 1 : 4 '/» — 4 ".'14 fue^ que 5. La longueur supérieure de la tète un peu plus foite que les Vf de la longueur latérale ; exceptionnellement, chei un individu à front déprimé, très légèrement plus courte que cette fraction. La hauteur à l'occiput égale ou presque égale à la longueur supérieure et mesurant, chez l'adulte et suivant les individus, des V» &ux V', de l'élévation maximale du tronc. L'épaisseur sur l'opercule légèrement plu?

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forte que la moitié de la longueur latérale et correspondant à peu près à la hauteur vers le tiers antérieur ou la moitié de Toeil, aux deux tiers de celui-ci chez - Tindividu à fron déprimé.

Museau assez épais, bien que peu proéminent, et subarrondi ou plut6t souvent un peu carré ; en particulier, un peu relevé et franchement carré chez un individu à front déprimé. La bouche non franchement terminale, soit plutftt un peu en arrière et en dessous du bout du museau, presque horizontale, passablement protractile et fendue jusqu'au-dessous des narines postérieures; la mftchoire supérieure dépassant légèrement et recouvrant même un peu l'inférieure. Menton peu saillant, lèvres médiocrement épaisses. Langue médiocrement ou relativement de petite dimension.

Narines doubles, de moyennes dimensions et situées environ au tiers de la distance comprise entre Tœil et le bout du museau (un peu plus en avant chez Tindividu à front déprimé et museau relevé) ; comme chez le Vangeron, un orifice antérieur arrondi bordé d'une valvule assez développée en arrière pour pouvoir recouvrir Forifice postérieur beaucoup plus grand et plus ovale.

Des canalicules assez apparents, en continuation de la ligne latérale sur les côtés de la tête, cerclant Tœil de très près en dessous, pour venir, en formant des festons sur les sous-orbitaires, jusque vers le bout du museau. Des pores distribués à droite et à gauche, en série irrégulière sur la tête au-dessus de l'œil et jusque sur le museau ; quelques autres pores sur le préopercule et sous le maxillaire inférieur.

Œil arrondi et plutôt petit, soit d'un diamètre, à la longueur céphalique latérale, comme 1 : 4 V4 — 5 V49 en moyenne 5 pour des adultes (Heckel et Kner donnent 4 V, — ô, le premier rapport probablement pour des siyets plus jeunes).

L'espace préorbitaire passablement plus grand que l'orbite, soit de Va à près de Vs plus fort que celui-ci, et, comparé à la longueur latérale de la tète, conune 1 : 3 Va — 3 */» chez l'adulte.

L^espace postorbitaire un peu plus faible que le double du préorbitaire, soit presque égal h la largeur de la tAte sur Topercule, ou très légèrement plus fort que la moitié de la longueur latérale.

L'espace interorbitaire mesurant à peu près deux fois le diamètre orbitaire, soit presque égal à la moitié de la Ion* gueur céphalique en dessus, toujours chez Padulte. Arcade sous-orbitaire composée ordinairement de 5 ou 6 pièce» mobiles, parfois de 4 seulement chez l'adulte, par soudure des deux dernières très petites avec la quatrième : le premier os assez grand, plus long que haut, convexe en dessous et sur les côtés, concave dans le haut vers les narines et susceptible de recouvrir à peu près la sur&ce de Tœil, chez Tadulte. Le second et le troisième plus petits, étroits et allongés. Le quatrième ovale ou subarrondi et à peu près de même dimension que le premier, soit relativement grand et pouvant recouvrir à peu près Tœil.

La voûte surdUaire un peu surplombante, en avant sui^ tout.

Maxillaire supérieur à peu près droit en avant , et formant, au cfité postérieur, un coude, comme chez le Vangeron, assez prolongé en arrière, mais relativement étroit et décroissant. Ce coude, faiblement concave en dessus, oblique à l'extrémité et plutôt un peu convexe ou rectiligne, souvent avec une petite échancrure, en dessous. La moitié supérieure de l'os assez large ; la branche inférieure de moyenne longueur et fortement tordue en dedans et en avant (Voy. pi. IL fig. 40).

Opercule de moyenne dimension, trapézoïdal et présentant par* fois quelques stries rayonnantes plus ou moins apparentes. Le côté supérieur un peu concave et à peu près égal aux V» de l'inférieur; le dit inférieur presque droit ou légèrement convexe. Le bord postérieur rectiligne et relativement grand, soit égal à peu près aux Va ou même aux Vt du côté infé* rieur et formant avec celui-ci un angle presque droit ou légèrement plus ouvert, bien que, suivant les individus, plus ou moins émoussé.

Sous-opercule large et en forme de demi-croissant.

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Interop^rcule formant un trian^^e assez grand entre les pièces précédentes et le préopercule, et toujours largement apparent tout le long au-dessous de ce dernier.

Préopercule convexe en arrière, droit en dessous et formant un angle à peu près droit, mais assez largement arrondi.

Bordure membraneuse bien développée. Fente branchiale plutôt étroite, soit relativement moins large ou un peu moins ouverte que chez le Yangeron.

Pharyngiens plus gros ou plus trapus que ceux du Leiiciscus rutilus : la corne supérieure, plus haute et relativement un peu moins allongée, large à la base, puis comprimée et élar- ^e ou arrondie vers l'extrémité, de manière à présenter souvent à la face supérieure comme une large fossette ovale assez caractéristique. L'aile plus large, droite sur la tranche, franchement anguleuse aux deux bouts et, en particulier, plus haute dans la partie antérieure que chez le Yangeron. Le corps de l'os très large du côté de l'aile, mais étranglé vers la naissance de la branche inférieure ; celle-ci très courte, épaisse et un peu développée en palette (Yoy. pi. lY, fig. 43).

Dents pharyngiennes sur un seul rang, au nombre de six sur l'os gauche et de cinq sur le droit, assez laides, mais graduellement comprimées depuis la base, médiocrement élevées et un peu recourbées au sommet. La couronne allongée obliquement et, suivant l'état d'usure plus ou moins avancé, plus ou moins creusée longitudinalement en forme de calice ; le bord inférieur du dit calice aussi plus ou moins festonné, chez les deux ou trois dents supérieures, suivant l'état de fraîcheur de ces organes. La couronne des dents de remplacement franchement crochue, avec une arête vive nettement pectinée. D'ordinaire, la troisième dent, à partir du haut, la plus longue ou au moins égale à ses deux voisines. La première en haut la plus étroite ou la plus tranchante; les deux inférieures, au contraire, les plus larges ; la dernière, en particulier, simplement tuberculeuse. Souvent une croate de cément noir sur les côtés delà couronne, des dents supérieures surtout (Yoy. pi. l\\ fig. 48).

5t8 FAUNE DES VERTÉBRÉS.

Meule dure et, comme chez le Vangeron, defonne alloogée, plas étroite en arrière qu'en avant , bien que relativement moins pincée en arrière et moins longue que chez celui-ci. Le crochet postérieur peu développé, par contre la partie antérieure passablement épaisse ou proéminente. Quelques impressions dentaires bien apparentes, principalement vers le tiers postérieur et sur les côtés en avant (La partie dure mesurant 12"*,5 de long sur ?■■ de large, chez un individu de 345 millimètres). (Voy. pi. IV, fig. 44 et 45.)

Dorsale naissant au centre de la longueur du poisson sans la caudale, ou légèrement en arrière de ce point, et à peu près en face de Torigine des ventrales. La hauteur de cette nageoire, plus grande que l'étendue basilaire, égale environ aux Vs <l6 1& hauteur du corps, chez Tadulte, soit toujours un peu plus forte que la longueur supérieure de la tête ; la longueur, ou la base, égale le plus souvent aux Vi de la hauteur au plus grand rayon. Quant k la forme : médiocrement déclive en arrière, à peu près rectUigne sur la tranche et franchement anguleuse au sommet.

Généralement treize rayons : trois simples et dix, plus rarement neuf ou onze divisés. Le premier simple très court, soit égal au plus au septième ou au sixième du second ; le second mesurant presque la moitié du troisième; celui-ci égal au premier divisé ou légèrement plus grand. Le dernier rameux, plus ou moins profondément divisé, conune le second simple, égal presque à la moitié du plus long, ou légèrement moins.

Anale naissant au^essous de l'extrémité de la dorsale couchée et, rabattue elle-même, demeurant distante de Torigine de la caudale d'une longueur variant, chez l'adulte et suivant les individus, de l'élévation de son quatrième rayon divisé à la hauteur du plus grand. L'étendue basilaire généralement plus courte que celle de la dorsale, mais cela d'une quantité assez variable : quelquefois de plus d'un cinquième de celle-ci, d'autre fois d'un quinzième seulement. L'élévation le plus souvent un peu moindre que la longueur basilaire ; les deux dimensions de cette nageoire, chez quelques adultes, présentant cependant les rapports différents sui-

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vants : comme 7 : 8, ou comme 32 : 33 et même, dans le sens inverse, chez mon individu à front déprimé, comme 18 : 17. Quant à la forme : passablement déclive en arrière, anguleuse au sommet et presque droite ou très légèrement concave sur la tranche.

Généralement quatorze ou quinze rayons : le plus souvent trois shnples et onze divisés , parfois douze de ces derniers. Je n'ai jamais trouvé à Lugano le minimum dix indiqué par Canestrini. Le premier simple égal à peu près aux Vt du second ; le second mesurant un peu moins que la moitié du troisième ; celui-ci égal au premier divisé. Le dernier rameux profondément bifurqué et, comme le second simple, un peu plus court que la moitié du plus grand. Ventrales naissant à peu près en face de Torigine de la dorsale ou très légèrement en avant et laissant, rabattues, entre elles et Tanus, un intervalle variant d'ordinaire chez Tadulte, de V« & Vs de leur longueur. La longueur de ces nageoires légèrement plus forte que retendue basilaire de la dorsale. Quant à la forme : médiocrement réduites en arrière, convexes sur la tranche et subarrondies au sommet.

Généralement dix rayons : deux simples et huit divisés ; plus rarement neuf divisés (J'ai trouvé neuf divisés chez mon individu à front déprimé ; les deux derniers étaient bien séparés à la base et distants, le dernier bifurqué seulement dans la partie supérieure). Le pi-emier simple, externe, latéral, arqué, sans articulations apparentes et égal environ à Vi du second ; celui-ci un peu plus court que le premier divisé le plus long de tous ; le dernier rameux égal d'ordinaire aux Vft ou aux V» du plus grand. Pectorales passablement plus grandes que les ventrales, soit d'une longueur à peu près égale à la hauteur de la dorsale et, rabattues, demeurant distantes des ventrales d'une quantité susceptible de varier, chez l'adulte, de la Va &ux Va ou aux Vt de leur longueur. Quant à la forme: bien décroissantes en arrière, subarrondies au sommet et légèrement convexes ou un peu sinueuses sur la tranche. (La tranche était plus sinueuse chez mon individu à front déprimé.)

Généralement dix-huit ou dix-neuf rayons ; un grand sim-

pie, un peu plus court que le premier divisé, et dix-sept à dix-huit rameux, dont le dernier, suivant les cas, égal environ à Vt ou Vb du plus grand. Souvent aussi un vingtième petit rayon postérieur tout à fait rudimentaire et à peine visible à Tœil nu.

Caudale de moyennes dimensions et profondément échancrée, avec deux lobes assez acuminés, quasi droits sur la tranche ou faiblement convexes et généralement un peu inégaux ; Tinférieur d*ordinaire de 3 à 8"^ plus long que le supérieur, chez Tadulte Le plus grand lobe de cette nageoire, à la longueur totale du poisson, comme 1 : 4 Va — 4V« — 5, chez les adultes (Les dimensions que donne Canestrini de Tunique individu qu'il a examiné fourniraient le rapport 1 : 5 V» ^ P^u près ; peut-être cet auteur a-tril mesuré la caudale au lobe supérieur). Cette nageoire, par le fait, constamment bien plus longue que la tête de côté, souvent de Vc à V» ou même de Vb de son plus grand rayon (Le rapport 1 : 4 Va ^im que la différence V» proviennent tous deux de mon individu à front déprimé). Dix-neuf rayons principaux appuyés, en haut et en bas, par quatre à cinq petits rayons décroissants: les rayons médians mesurant à peu près les V» des plus grands latéraux ou un peu moins.

Écailles généralement grandes, solidement implantées et se recouvrant, suivant les places, à moitié ou aux deux tiers; les moyennes latérales, les plus grandes, légèrement plus hautes que longues, ou à peu près égales dans les deux sens, et mesurant, chez Tadulte, une fois et un tiers & une fois et trois quarts la superficie de Tœil. Le bord libre à peu près arrondi, bien que généralement un peu proéminent sur le centre ; les côtés supérieur et inférieur légèrement convexes ou presque droits ; le bord fixe comme trilobé, avec un angle proéminent en haut et en bas et une saillie médiane plus ou moins festonnée. De fines stries concentriques sur toute la surface de Técaille, toujours moins régulières et franchement onduleuses sur la partie découverte. Grénéralement, pour les écailles médianes, cinq à neuf grands rayons principaux partant d'un nœud quasi central ou légèrement plus voisin du bord fixe, et, entre ces rayons principaux, de nom-

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