‹ Faune des vertébrés de la SuisseChapitre 46 sur 77 · LE NASE · texte numérisé non relu

LE NASE

Dn Na8b

CfiONDROSTOMA Nabub, Linné.

D'im gris noirâtre à refléta verdâtres ou bleuâtres, en dessus; argenté avec de petites macules noirâtres sur les cotés; blanc en dessous ; anale, ventrales et pectorales orangées ou rouges. Corps oblong, moyennement élevé et médiocrement comprimé. Tête assez épaisse, obliquement tronquée ete avant pardessous, avec un nez largement arrondi, bien proéminent; otxipital déprimé formant un coin arrondi entre les premières écailles. Bouche transversale, quasi-droite, anguleuse et beaucoup plus large que Veeil, chez Vadulte. (EU moyen ou plutôt petit. Écailles latérales moyennes, subcarrées, un peu festonnées, avec des rayons assez serrés partant d*un nœud un peu reculé, et pouvant recouvrir au moins les trois quarts de Vœil, chez Vadulte; squames pectorales petites. Dorsale d'aune hauteur à peu près égale à la longueur de la tête en dessus et subctcumiiiée. Anale un peu plus haute que longue et subanguleuse au sommet. Caudale projondément échancrée, à lobes subè^aux et sub- €u:uminés (Taille moyenne d'adultes 3o0'4ô0 millimètres).

Oéiuralement cinq sous-orbitaires : le premier d^une surjace légèrement plus petite que celle de Vœil, chez Vadulte; le quatrième plus court et très étroit. Maxillaire supérieur avec un coude bas, court, oblique et anguleux. Pharyngiens trapus, portant une aile prolongée plus bas que les dents, avec une petite échancrure au-dessous de sa plus grande largeur ; la corne supérieure Jortement élargie en palette en dessous et surtout en dessus à V extrémité. Meule plate, subovale et plus large en arrière gw'en avant. Dents, au notnbre de six sur cluique os, exceptiotinellefnent sept d'mi côté, longues et effilées en couteau.

8—9 Sq. (56)57 ^^^ 63(66). Vert. 47—48.

mig.

Cyprinus Niksus, lÀnné, Syst. Nat., éd. XIII. I, lU, p. 1431. — BtocA, Fische Deutschl., I, p. 35, Taf. lU.-Schrank, Fauna Boica, p. 333, n9 312. — Hartmann, Hebet Ichthyol., p. 213. — Steinmûller, Fische im Walensee, Neue Alpina, II, p. 345. — Gloger, Sehiesiens Wirbelthier-Fauna» p. 76. — Nenmng, Fische des Bodeosees, p. 29. — Holandre, Faune de la Moselle, p. 248. — Gronov, Syst. éd. Gray, p. 185.

Chôndrostoma Nasus, Agassiz, Mém. Soc.d'Hist. Nat. Neuchàtel, 1834, p. 38-

— SchinZf Fauna Helvet, p. 156. — de Selffs, Faune belge, p. 204. — Cuv. et Vol., XVII, p. 384. — Schinz, Europ. Fanna, II, p. 327. — Bonaparte, Cat. Met, p. 28. no 165. — Gûnther, Fische des Neckars, p. 99. — Rapp, Fische des Bodensees, p. Il .

— Fritsch, Ceske Ryby, p. 25, fig. 29 et 30. — Heckel et Kner, Sûsswasserfische, p. 217, fig. 123-125. — Dybowaki, Çyp. Livlands, p. 208. — de Sièbold, Sûsswasserfische, p. 225, fig. 39. — Jeitteles, Fische der March, II, p. 17. — Jàckel, Fische Bayeras, p. 73.— Blanchard, Poissons de France, p. 413, fig. 102 et 103.

— Deia Fontaine, Faune du Luxembourg, p. 54.

» AURATUS, Schœfer, Moselfiiuna, 1844. -^ De la Fontaine, Faune

du Luxembourg, p. 57.

» CiERULESCENS. Blanchard, Poissons de France, p. 416, fig. 104.

Noms vuloaxres suisses : S. F. Nez, Nase ou Naie. — S. A. : Nase^ Nasen ou Naaenfisch. (Hartmann donne, pour le lac de Thoune et pour celui de Bienne, les noms de Breitling ou de Braggli, qui me pa raissent, sinon erronés, du moins peu répandus )

Corps oblong, médiocrement élevé et plus ou moins comprimé. Le profil supérieur décrivant une courbe plus ou moins accentuée, mais le plus souvent faiblement convexe et d'ordinaire assez régulière, du museau au pédicule de la caudale ; le profil inférieur presque semblable ou, suivant les individus et les circonstances, un peu plus arrondi, et généralement presque constant jusqu'à Textrémité postérieure de Tanale, soit peu ou pas relevé le long de la base de celleci. Le dos légèrement tectiforme ; le ventre arrondi ou subarrondi transversalement.

La hauteur maximale, suivant Tftge plus ou moins

avancé, devant la dorsale ou un peu plus près du bout des

pectorales, à la longueur totale, comme 1 : 4 Ve — ^ Vi selon

les individus femelles, mftles ou jeunes; à la longueur sans la

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caudale, comme 1 : 3 */, — 4 Vi* L'élévation minimale, sur le pédicule caudal, toujours un peu plus faible que la moitié de la hauteur maximale, souvent de Vs ^ W L'épaisseur la plus grande, selon les sujets jeunes ou vieux, plus près de la base ou de Textrémité des pectorales, et un peu plus faible ou plus forte que la Vi de la hauteur maximale. Une section verticale moyenne d'un ovale plus allongé ou plus court, selon Tftge et Tétat des individus.

L'anus situé très près de Tanale et légèrement en avant des Vt de la longueur totale.

Tète subconique vue de profil, large en dessus, et, suivant Fftge plus ou moins avancé, plus ou moins tronquée obliquement en avant et en dessous à partir de la bouche. Le profil supérieur un peu convexe, comme le dos ; le profil inférieur, tantôt semblable au supérieur, tantôt un peu plus droit ou au contraire un peu plus arrondi, selon la forme plus ou moins raplatie du menton.

La longueur céphalique latérale, à la longueur totale du poisson, comme l : 5'/» — 6'/» et, à la longueur sans la caudale, comme 1 : 4 Vt — 5 V, ; la longueur de la tète, en dessus, de V9 & Ve plus courte que la longueur par le cèté. La hauteur à Tocciput à peu près égale aux */« de la longueur latérale. La largeur, sur Topercule ou le préopercule, légèrement plus forte que la moitié de la longueur par le côté, et correspondant d'ordinaire à la hauteur entre le quart antérieur et la moitié de l'œil.

La corne occipitale déprimée en arrière, comme l'a déjà fait remarquer Gûnther *, et formant entre les premières écailles de la nuque un léger coin aplati.

Museau large, proéminent, obliquement raplati en dessous et, suivant l'âge ou les sujets, un peu carré, arrondi ou subconique en avant. — Bouche firanchement inférieure, transversale, relativement peu protractile, décrivant une ligne presque droite chez les vieux sujets ou légèrement arquée chez les jeunes, et fendue, suivant les individus, jusqu'audessous des narines antérieures ou postérieures, soit occu-

' Flsche des Neckars, p. 102.

d7B' FAUNE DES VERTÉBRÉS.

pant à peu près toute la largeur du museau en dessous, et, parle fait, égale à peu près au diamètre de Toeil, chez les jeunes, ou mesurant environ 1 '/« fois celui-ci, chez les adultes. — Le nez, généralement plus arrondi et moins prolongé chez les jeunes que chez les adultes, dépassant la bouche, chez les derniers, d'une quantité égale, selon les cas, au tiers ou à la moitié de la ligne transverse de la bouche (Voyez pi. n, fig, 48).

Lèvre inférieure recouverte d'une plaque cartilagineuse, assez dure et un peu tranchante ; le maxillaire inférieur court, aplati et anguleux. Lèvre supérieure moins épaisse, assez tranchante aussi et repliée en partie sur elle-même vers le milieu, de manière à pouvoir, tantôt se porter en avant de rinférieure, en se développant comme une cloche aa*dessus de celle-ci, tantôt, au contraire, se retirer sous un profond repli de la peau du nez. La langue assez large; le palais passablement épais en arrière.

Narines de moyennes dimensions et doubles, soit formées d'un orifice antérieur arrondi, bordé d'une valvule, et d'un orifice postérieur plus grand ovale et non bordé. Malgré le prolongement du nez, la cloison séparatrice des deux orifices située, comme chez la plupart de nos Gyprinides, au tiers environ de la distance comprise entre le bord de l'œil et le bout du museau.

Des pores relativement peu apparents de chaque côté de la tète, entre l'occiput et l&s narines, ainsi que sur le pourtour du préopercule ; des canalicules plus développés, continuation de la ligne latérale, entom-ant l'œil en dessous, sur les sous-orbitaires et jusqu'aux narines. D'autres pores plus visibles distribués le long du maxillaire inférieur, volontiers au nombre de 5 à 6 de chaque côté. <Eil subarrondi et de moyenne dimension, soit d'un diamètre, à la longueur latérale de la tête, comme 1 : 3 V» — 4 — 5 V4 (jusqu'à 5 Vt selon Gtlnther*), suivant les sujets petits, moyens ou grands.

L'espace préorbitaire constammrat plus fort que le dia-

' Fische des Neckars, p. 100.

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mktxe orhiiBoe, soit égal à 1 Vs ou 1 Vs A^ces de Toeil, chez les adultes (jusqu'à près de 2 fois selon Gttnther *)) et d'ordinaire à peu près égal seulement à Toeil, chez les jeunes, volontiers même légèrement plus faible; soit, à la longueur latteale de la tète, comme 1 : 3 Vb — 3 '/to chez mes adultes, à 3 Vs chez les jeunes.

L'espace postorbitaire constamment un peu plus fort que deux fois Torbite, chez les adultes, et, au contraire, un peu plus faible chez les jeunes ; soit la plupart du temps légèrement plus faible que la moitié de la longueur oéphalique latérale, ou au plus égal à cette fraction chez les vieux.

L'espace interorbitaire à peu près égal à deux fois le diamètre de l'œil, chez les adultes, et seulement un peu plus fort que celui-ci, de V« à Vei chez les jeunes ; soit, à la longueur latérale de la tête, comme 1 : 2 Vt— 3, selon l'âge plus ou moins avancé.

Arcade sous-orbitaire composée d'ordinaire de cinq pièces juxtaposées : la première grande, à peu près pentagonale, sensiblement plus longue que haute, peu ou pas échancrée du cêté des narines et d'une surfiace un peu plus petite que celle de l'œil, chez l'adulte, mais seulement égale à la moitié de l'orbite, chez les jeunes. Les trois ou quatre suivantes, un peu plus courtes et beaucoup plus étroites; la seconde carré-longue ou subtriangulaire; la troisième plus longue, en demi-croissant assez large; la quatrième, derrière TœU, presque aussi longue, mais plus étroite, d'une surface tiers ou demi au plus de la première ; la cinquième, parfois imparfaitement ossifiée chez les jeunes, plus petite et un peu arquée.

VoAte susorbitaire passablement développée et un peu surplombante.

Maxillaire supérieur concave en avant vers le bas et très fort ou renflé dans le haut, avec un coude postérieur situé audessous du milieu, relativement court, subcarré ou angu*

* Ce second rapport de OOiither (1. c.) me parait, comme le premier, Dotablement av-de»iu de la moyenne de nos adultet; je sais, sur les deoz points, plat6t d'accord avec Heckel et Kner.

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leux, oblique en dessus et légèrement concave en dessous ; la branche inférieure portée en avant, plutôt courte et étroite, ainsi que faiblement renflée et médiocrement tordue vers le bout. Le bord antérieur souvent un peu dentdé dans le haut, chez Tadulte, et formant, près du milieu, un petit crochet tourné vers le bas auquel se rattachent les ofttés du nez (Voy. pi. II, fig. 49).

Opercule assez grand, trapézoïdal ou subcarré, environ de 7% plus haut que long et souvent marqué de quelques stries rayonnantes. Le côté supérieur, presque droit, à peu près é;^ au côté postérieur quasi-rectiligne, chez Tadulte, ou souvent légèrement plus long chez les jeunes. Le côté inférieur oblique, plus ou moins rectiligne, un peu plus long que le côté supérieur, formant avec le bord postérieur un angle légèrement arrondi, sensiblement plus ouvert que Tangle droit, et d'ordinaire pourvu de deux ou trois dentelures vers Textrémité antérieure*.

Sous-opercule large et en demi-croissant.

Interopercule formant un coin bien apparent entre les pièces précédentes et le préopercule, et demeurant à découvert tout le long au-dessous de ce dernier.

Préopercule convexe en arrière et largement arrondi vos Tangle postéro-inférieur.

Bordure branchiostège médiocrement développée. Pharyngiens trapus et fortement recourbés : Taile très développée, dépassant les dents, présentant sa plus grande largeur à peu près en face de Tavant-demière dent et un peu échancrée en face de la dernière ; avec cela, subarrondie dans le bas, relativement étroite et anguleuse dans le haut, légèrement convexe sur la tranche et pourvue de nombreuses cloisons feuilletées sur la face antérieure ; le ooips de Tos assez fort ; la corne supérieure plutôt courte, épaisse el développée à Textrémité en une large palette anondîe sur le bord, formant coin vers le haut, un peu moins saillante, en dessous ; la branche inférieure courte aussi, présentant

* Il faot d*ordiotire détacher l'opêrcale poor bien voir est pccil» échancnires.

GH0NDB08T0MA NASU8. A79

au c6té interne une crête convexe bien accentuée, et formant avec la dernière dent un angle passablement aigu (Voy. pi. IV, fig.59)«.

Dents pharyngiennes sur un seul rang, le plus souvent au nombre de six de chaque côté (exceptionnellement sept à droite ou à gauche), longues et relativement étroites, avec une base élevée ; la couronne, en forme de couteau effilé et pointu, légèrement relevée à Textrémité, mais non crochue, jamais pectinée et marquée longitudinalement d'un sillon médian. Les dents de remplacement plus ramassées et légèrement recourbées au sommet, mais toiqours non pectinées, se relevant graduellement dans la gencive, pour venir se poser à leur tour au haut du pédicule creux, mais fixe, de la dent tombée. La couronne des dents supérieures notablement plus longue que celle des inférieures ; la ou les dents médianes souvent sensiblement plus fortes ou plus saillantes que les autres en arrière (Yoy. pi. IV, fig. ô9).

Meide cartilagineuse, grande, plate, assez adhérente, subovale, soit un peu plus large en arrière qu'en avant, dépourvue de crochet postérieur et sans sillons linéaires , mais plus ou moins marquée à droite et à gauche d'impressions comme digitales peu apparentes ; mesurant, par exemple, 14"* de long, sur 10*" de large, chez un individu de 400 millimètres (Voy. pi. IV, fig. 60 et 61).

Dorsale naissant près du milieu de la longueur du poisson sans la caudale, le plus souvent un peu en avant de ce point chez les mâles ou un peu en arrière chez les femelles, et généralement au-dessus de Torigine des ventrales. La hauteur au plus grand rayon variant, suivant Tftge plus ou moins avancé et selon les individus femelles ou mâles, des Vs aux V» de l'élévation maximale du corps ; soit un peu plus faible ou plus forte que la longueur de la tête en dessus. La base, soit la longueur, égale environ aux '/• de 1& hauteur du grand

^ La figure que donnent Heckel et Kner des pharyngiens de cette espèce eet loin d'être parfidtement exacte; elle représente Paile beaucoap trop courte et n*indiqae pas trace de la crête osseuse très développée qui accompagne la branche inférieure à son côté interne.

rayon, un peu plus ou un peu moins suivant les sujets. Quant à la forme : médiocrement décroissante, subacuminée au sommet et légèrement concave sur la tranche. (Les caractères différentiels que de Siebold* a cru trouver dans les rapports de proportions des deux extrémités des nageoires dorsale et anale rabattues, chez les Chond. Nasiis et Ch. Bysela, me paraissent par trop variables. En eifet : je constate ici, dans les deux sexes et à tout âge, pour la dorsale rabattue, que rextrémité supérieure ou antérieure, loin de dépasser toii^ours le bout des rayons postérieurs, demeure, au contraire, très souvent au même niveau.)

Généralement douze rayons, trois simples et neuf divisés, exceptionnellement deux simples seulement (Jeitteles donne 8-10 divisés). Le premier simple, peu important et plus ou moins apparent, quelquefois entièrement dissimulé sous récaillure, plus souvent égal à Vio ou au plus à V& du second ; celui-ci mesurant les V» du suivant, ou volontiers un peu plus, parfois même près de la Vs ; le troisième, assez grêle et flexible dans le haut, suivant les individus égal au premier divisé ou légèrement plus court ou plus long. Le premier rameux, sensiblement plus long que le second ; le dernier divisé bifurqué jusqu'à la base' et mesurant, selon les sujets, Vio à */io du plus grand.

Anale naissant très légèrement en arrière de l'aplomb de rextrémité de la dorsale couchée, ou à peu près au-dessous, et demeurant, rabattue, à une distance de Torigine de la caudale égale, suivant les individus , à la hauteur de ses 4~, 5**, ou e""* rayons divisés. (Je ferai ici la même remarque, à propos de la donnée de de Siebold, sur les rapports des deux extrémités de la nageoire couchée. Je trouve, en effet, aussi souvent l'extrémité postérieure dépassant plus ou

' Sûsswasserfiscbe, p. 226. L'irrégularité que je signale provient des différents rapports de proportions du premier et du dernier divisé, aussi bien que de l'étendue plus ou moins grande de la base de cette nageoire, par rapport & la hauteur.

' Cette bifurcation très apparente a pu quelquefois faire croire k la présence d'un neuvième petit rayon.

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moins la supérieure que l'égalité de portée entre les deux bouts ; parfois même, chez des jeunes surtout, j'observe la forme contraire, soit une extrémité antérieure dépassant notablement la postérieure.) La hauteur au plus grand rayon d'ordinaire un peu plus forte que la base de la dorsale, souvent de V» — Vi ^^ plus. La longueur d'ordinaire sensiblement plus faible que la hauteur, chez les jeunes surtout, soit de Vu & V» environ, et à peu près égale à la longueur de la dorsale ou un peu plus faible (exceptionnellement légèrement plus grande). Quant à la forme : passablement couchée en arrière, quoique médiocrement décroissante, anguleuse bien que plutôt subarrondie au sommet et à peu près droite ou un peu concave sur la tranclie.

Généralement treize à quatorze rayons, trois simples et dix ou onze divisés (Heckel et Kner donnent un minimum de neuf divisés que je n'ai jamais rencontré jusqu'ici dans nos eaux). Le premier simple plus constant et plus apparent qu'à la dorsale, soit mesurant souvent de Vb & Vi <iu second ; celui-ci, selon les sujets, égal à Vs ou à 7i du suivant ; le troisième en général un peu plus court que le premier rameux et, suivant les individus, égal au second ou seulement au troisième divisé. Le dernier divisé profondément bifurqué et mesurant d'ordinaire des Vs à près de la Vs du plus grand.

Ventrales implantées à peu près au-dessous de l'origine de la dorsale ou, plus souvent, légèrement en arrière, et demeurant, rabattues, à une distance de l'anus variant, suivant les siyets miles, jeunes ou femelles, de Vi à Va ^^ l^ur longueur. La longueur de ces nageoires égale à la hauteur de l'anale ou un peu plus forte. Quant à la forme : volontiers un peu plus allongées chez les miles que chez les femelles, relativement assez peu réduites en arrière, convexes sur la tranche et arrondies ou subarrondies au sommet.

Généralement onze à douze rayons ; deux simples et neuf ou plus rarement dix divisés (Jeitteles donne 1—2/8—9). Le premier simple latéral externe d'ordinaire très petit, parfois même h peine visible au-dessus des téguments, et mesurant entre Vu ^t Vt du suivant. Le second légèrement plus

682 FAUNB DES TRRTÉBRiS.

court que le premier rameux, soit à peu près égal au second et souvent un peu plus renflé, vers le milieu, chez les miles que chez les femelles, principalement à Tépoque des amours. Le dernier divisé variant, selon les cas, d'un peu plus de la Va à légèrement plus des Vs du plus grand.

Pectorales naissant au-dessous de la corne humérale très prononcée et demeurant, rabattues, à une distance de Torigine des ventrales toujours très importante, bien que très variable, soit, suivant les individus et leur état, de Vs pivis forte que leur longueur à Vs moindre ; le minimum dMntervalle plus souvent chez les miles que chez les femelles, mais pas d'une manière constante. (Gûnther " donne comme caractère distinctif du Ch. Nasus opposé au Ch. Soetta que rextrémité des pectorales atteint h la quatorzième ou au plus h la seizième écaille de la ligne latérale, chez le premier, tandis qu'elle arrive à la dix-huitième, chez le second ; je trouve que ce rapport varie chez notre Nase de la quatorzième à la dix-huitième). La longueur de ces nageoires toujours un peu plus forte que celle des ventrales, de Vn ^ Vi environ, et à peu près égale à la hauteur de la tète à rocdput. Quant à la forme : subarrondies ou subacuminées au sommet, assez larges, passablement réduites en arrière et plus ou moins convexes sur la tranche, selon les individus. Généralement seize à dix-neuf rayons: un simple et quinze à dix-huit divisés, le dernier ou les deux derniers de ceux-ci la plupart du temps non ramifiés. (Je n'ai pas jusqu'ici trouvé le minimum de quatorze divisés donné par Heckel et Kner.) Le premier ou grand simple d'ordinaire légèrement plus court que le premier rameux, ou à peu près égal au second, et souvent plus renflé chez les miles que chez les femelles. Le dernier, soit le plus petit en gén^iil non divisé, égal, suivant les cas, à Vb ou Vs environ da plus grand.

Caudale moyenne et profondément échancrée, avec des lobes égaux ou subégaux très légèrement convexes sur la tranche et subacuminés au sommet (assez souvent l'inférieur un

' Catal. of Fishes, VU, p, 272 et 273.

GHONDROSTOMA NASUS. 683

peu plus long que le supérieur, plus rarement le contraire). La longueur de cette nageoire, à la longueur totale du poisson, comme 1 : 4 Vt — 5 V»i selon les individus jeunes ou vieux, et, par le fait, toiqours passablement plus forte que la longueur latérale de la tète, diez les petits sigets surtout, soit volontiers de */i4 à Vs ou même à V4 plus grande.

Dix-neuf grands rayons appuyés en haut et en bas par quatre à sept petits rayons décroissants. Le grand rayon simple latéral d'ordinaire égal au second divisé. Les rayons médians généralement un peu plus petits que la moitié des plus longs, soit à peu près égaux à Vt ou Vt de ceux-ci. Écailles de moyennes dimensions, solidement implantées, disposées en séries transverses relativement peu inclinées et se recouvrant aux deux tiers ou aux trois cinquièmes environ. Les écailles latérales moyennes subarrondies ou subcarrées, souvent un peu plus hautes que longues, parfois égales dans les deux sens ou au contraire très légèrement plus longues, convexes sur le bord libre, quasi-droites sur les côtés, et marquées au bord fixe de quelques larges festons peu profonds (souvent trois à cinq, parfois jusqu'à sept). Ces squames, de surface assez constante jusqu'au-dessus de Tanale, égales environ aux V4 ou même aux */» d^ 1& surface de Toril, chez les vieux sujets, à peu près k la Vs chez des individus de taille moyenne, et environ à Vi ou Vs seulement chez les jeunes \ Généralement 6 à 10, plus rarement cinq ou onze, le plus souvent huit ou neuf sillons assez serrés partant d'un nœud volontiers situé un peu en arrière du centre, soit plus près du bord fixe, et correspondant sur la partie moyenne du bord libre à autant de petits festons. Les stries concentriques onduleuses plus distantes et plus grossières entre les rayons de la partie découverte que sur le reste de l'écaillé. Quelques rayons plus faibles et plus inconstants du cftté du bord fixe.

Les écailles latérales antérieures sensiblement plus petites

* n faut qae Heekel et Kner n'aient eu en mains que des scgets d'Age flioycn, pour avoir pa dire (p. 319) à propos des écailles : Sèibsl die grôss" im ûber der SeUenlmie Ûbertrtffen kaitm dem kaibem Avgefidurehmeêêer.

que les médianes, arrondies ou subovales, soit le plus souvent un peu plus hautes que longues, faiblement ou à peine festonnées et rayonnées dans la partie couverte, et, au contraire, marquées d'ordinaire de sillons rayonnants un peu plus nombreux sur la portion découverte, sillons partant toujours d'un nœud plus voisin du bord fixe. Les latérales postérieures, encore au-dessus de la ligne latérale, un peu plus petites que les moyennes, plus longues que hautes, plus larges dans la moitié découverte que dans la moitié cachée, festonnées et rayonnées sur le bord fixe et marquées sur la partie découverte de 10 à 18 sillons rayonnants ; le nœud toujours plus reculé. Les ventrales- latérales au-dessous de la ligne latérale un peu plus petites et plus allongées que les latérales moyennes, bien que paraissant en place plutôt plus grandes, parce qu'elles se recouvrent un peu moins, encore avec un nœud reculé et 8 à 20 rayons. Les dorsales moyennes plus petites que les latérales antérieures, plus larges que longues, et irrégulières en arrière, avec un nœud reculé et des sillons rayonnants assez nombreux, souvent 15—18. Les pectorales beucoup plus petites que les dorsales (soit plus petites que la moitié des dorsales opposées), allongées, assez irrégulières, polygonales ou elliptiques, avec un nœud très reculé et des sillons rayonnants longs, généralement en nombre élevé (V'oy. pi. III, fig. 52 et 53).

Généralement huit à neuf ou neuf et demie écailles audessus de la ligne latérale, vers la plus grande hauteur, et cinq à six, beaucoup plus rarement sept, en dessous, jusqu'à r origine des ventrales.

Ligne latérale décrivant, de Tangle supérieur de Topercule au centre de la caudale, une ligne, suivant les individus, plus ou moins concave; souvent assez creusée en avant puis presque droite depuis Taplomb de la dorsale, parfois presque entièrement droite. Cette ligne, par le fait, passant, selon les cas, aux deux cinquièmes de la hauteur maxinude environ, ou, plus rarement, presque à la moitié de celle-ci.

Les écailles moyennes, sur cette ligne, à peu près seioblables à leurs voisines supérieures, bien que d'ordinaire très légèrement plus petites. Le tubule subcyUndrique,

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