LA GREMILLE ORDLVAIKE
Dix KAlTLBARSrH
A< EU!rA ccK!frA LinnA.
' Les rayons divisés des pectorales et ventrales sont ici, comme dans lo ^enre préciHlent, profondément quadrifnrqués, très rameux au commet et pourvus d'articulations serrées fort apparentt-s.
* Les p^'cbeurs attribuent à ce poisson, en France, le nom de Perche
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(Tun jaunâtre cuivré et irisé, sur les côtés; d'un blanchâtre teipité de bleu clair ou de rose pâle, en dessous. Nageoires jaunâtres et semées de taches brunes, la do^'sale et la caudale surtout. Corps trapu, voûté en avant, atténué en arrière et franchement tectiforme dans la moitié supérieure. Poitrine dépourvue d'écaillés. Tête massit^e et )iue, avec un museau épais et relativement court. Préopercule armé sur le pourtour de quelques fortes épines distantes et divergentes. Les sous-orbitaires creusés de profondes et larges fossettes disposées en éventail autour de l'œil. La partie épineuse de la dorsale comptant un nombre de rayons à peu près égal à celui de la partie molle ou articulée, bien qu'occupant un espace à peu près double de la longueur de celle-ci. Ligne latérale convexe et très élevée (Taille moyenne de vieux sujets, 160^"^).
D. 12— U+l/ll— 14, A. 2/S— 0, V. 1/5, p. 13—14, C. 17 miy.
Squ. 37 ^"^ 41. Vert, 35— 36 (37). ^ 10—13
Perça cernua, Linné, Syst. Nat. éd. XII, I, p. 487, et éd. XIII, ctir, Gmel. I, iri, p. 1320.— Jî/oc/i, Fische Deutschl.,!!, p.74,taf. 53,fig.2.— Jenyns, Manual of Brit. Vert., 1835, p. 334. — Gronov» îchth. éd. (hray, p. 112. — De la Blanchère, N. Dict. des Pèches, p. 619, fig. 828.
Cernt'A fllvutilis, Fleming, Brit. Anim., p. 212.
AcERiNA CERXUA, Cuvicr, Règne Anim., II, p. 283. — Schhiz, FaunaHelvetica, p. 151. — Holandre, Faune de la Moselle, p. 236. — Bii/acA-^Naturg. der hoheren Thiere, etc.^ 1837, p. 356. — DeSelys, Faune Belge, p. 187.— Boîiaparte, Cat. Met., p. 56, no 485. — G{inther,CsLia\. of Fishes, I, p. 72.— SieftoW, Sùsswasserfische, p. 58.— Jœckel, Fische Bayerns, 1864, p. 10. — Blanchard, Poissons de France, p. 151. f vuLGARis, Cuv. et Val., Hist. Nat., III, p. 4, pi. 41. — Schinz, Europ. Fauna, II, p. 95. - YarreU, Brit. Fishes, 2«« édit., I, p. M.-Gûnther, Fische des Neckar, p. XA.^Heckel eiKner, Sûsswasserlische, p. 19, fig. 6.— Fri/«cA, Fische Bohmens, p. 4, et CeskeRyby, p. 46. Arb. zool. sect. Land. Bôhmen, p. 117. — Jeitteles, Fische der March, p. 10. — De la Fontaine, Faune du Luxembourg, p. 5.
Noms Yixgaires, en SrissE : KxUt ou Kutzen (Bàle).
gtnôomûère^ parce quMls croient, à tort, que la Gremille est un métis de la Perche et du Goujon.
Corps plutôt trapu, voûté en avant, atténué en arrière et sensiblement pincé ou tectiforme dans la moitié supérieure. Le profil supérieur fortement busqué jusqu'aux premiers rayons de la dorsale, ensuite très faiblement convexe jusqu'au delà de cette nageoire, non loin de la caudale ; le profil inférieiu" presque rectiligne ou très légèrement convexe, depuis la mâchoire inférieure jusqu'à l'anale, un peu relevée le long de celle-ci, puis de nouveau à peu près droit. ^
La hauteur maximale, au second ou au troisième rayon dorsal, à la longueur totale, généralement comme 1 : 4 V4 — 4 V* et à la longueur jusqu'à la caudale, comme 1 : 3 V, à 4. L'élévation minimale, un peu avant la caudale, égale, d'ordinaire, à '/a delà hauteur la plus grande ou légèrement moindre. L'épaisseur la plus forte, sur la région thoracique, un peu au-dessous du milieu, égale environ aux '/j de l'élévation maximale chez les adultes, un peu moindre chez les jeunes. Une section transverse, verticale ^. la plus grande hauteur, de forme ovoïconique, soit graduellement comprimée dans la partie supérieure, ou subtriangulaire.
Anus situé presque au centre de la longueur totale, ou légèrement en arrière, soit passablement en avant de la nageoire anale et au-dessous du dernier ou de l' avant-dernier rayon épineux de la dorsale.
Poitrine dépourvue d'écaillés sur une étendue plus ou moins grande suivant les individus et les conditions. Les sujets du Rhin, à Bâle, assez généralement nus sur tout l'espace compris entre la gorge, l'angle de l'opercule et l'insertion des ventrales.
Tète massive, formant, sur la courbe de la nuque, un angle rentrant, plus ou moins accentué suivant les individus, mais toujours très peu profond ; plane sur le front, un peu renflée vers le museau et très légèrement convexe en dessous. La longueur céphalique latérale, au bout de l'opercule, à la longueur totale du poisson,' comme 1 : 3 V3 — 4 Va» soit, selon l'âge plus ou moins avancé, à peu près égale à la hauteur maximale du tronc ou sensiblement plus forte. L'étendue de la tête, en dessus, jusqu'aux écailles vers l'occiput, à la longueur latérale au bout de l'opercule, comme 1 : IV9— 1 V»- La
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hauteur vers Tocciput généralement un peu moindre que la longueur au même point, parfois même, chez des jeunes, égale seulement à la longueur depuis Tocciput jusqu'aux narines antérieures. La largeur, sur le bord du préopercule, à peu près égale à celle du tronc et correspondant à la hauteur vers le bord antérieur de l'œil, ou sur le premier tiers de celui-ci.
De profondes fossettes ou cavités creusées, sous la peau, sous le maxillaire inférieur, sur le pourtour du préopercule, sur les sous-orbitaires autour de l'œil, sur le museau, audessus des narines, enfin, entre les yeux, en avant, et sur le front, en arrière. Les fossettes voisines, sur une même face, communiquant plus ou moins largement entre elles et servant, ainsi, de continuation à la ligne mucoso-nerveuse audessus et au-dessous de l'œil (Voy. pi. II, fig. 2). De petites arêtes osseuses disposées en éventail sur les frontaux postérieurs, sur les pariétaux et sur l'occipital. Toutes les faces céphaliques dépourvues d'écaillés.
Museau gros, large et arrondi. — Bouche légèrement oblique ou tombante, passablement protractile et fendue, au plus, jusqu'au-dessous des orifices nasaux postérieurs; les deux mâchoires h peu près de même longueur; le menton peu apparent. — Lèvres minces. — Langue lisse et médiocrement développée.
Deux orifices nasaux, assez distants, de chaque côté : un antérieur arrondi, petit, bordé d'une valvule et situé à peu près à égale distance du bout du museau et du bord de l'orbite; un postérieur plus grand, subtriangulaire, non bordé et ouvert beaucoup plus près de l'œil.
Œil grand, subarrondi ou légèrement ovale et, bien que latéral, entamant un peu le profil frontal ; d'un diamètre, à la longueur de la tête par le côté, comme 1 : 3 Va— ^•
L'espace préorbitaire égal environ à Va de la longueur céphalique, soit, de Vi plus grand que l'œil, chez les vieux sujets, mais à peu près de même dimension que celui-ci chez les jeunes.
L'espace postorbitaire égal à peu près à une fois et demie le diamètre de l'œil.
L'espace interorbitaire égal, en moyenne, aux V5 ^^ l'œil chez les adultes, et aux Vs seulement chez les jeunes; soit, entrant environ 5 fois à 5 fois et Vi dans la longueur céphalique.
Opercule à peu près triangulaire, grâce au peu de longueur du côté supéro-postérieur. Le bord supérieur passablement convexe et mesurant environ les Vs ou les Vio du côté postéroinférieur; ce dernier, par contre, sensiblement concave et prolongé en arrière, à l'extrémité supérieure, en une épine forte et très aiguô à laquelle amènent, vers les V4 ou les *A de la hauteur de cette pièce, un sillon et une arête bien accentués. L'angle inférieur aussi passablement plus acuminé que chez la Perche. La bordure membraneuse assez étroite.
Sous-opcrcule large, arrondi en avant, un peu creusé en arrière et très légèrement dentelé sui- le bord dans la partie antérieure.
Interopercule formant un triangle largement apparent et arrondi dans le bas, entre les pièces précédentes et au-dessous de l'angle du préopercule; la partie postérieure du bord inférieur volontiers finement dentelée, chez les adultes surtout.
Préopercule arrondi en an-ière et eu dessous, et armé, sur le pourtour, d'épines divergentes volontiei's au nombre de dix à douze seulement : les épines supérieures plus petites et plus serrées ; les inférieures beaucoup plus grandes, beaucoup plus distantes les unes des autres, dirigées obliquement en avant et séparées par de profondes cavités (Voy. PI. IL fig. 2).
Maxillaire inférieur creusé également de profondes cavités.
Scapulaires armés de dentelures irrégulières. Premier sous-orbitaire assez grand, subtriangulaire, occupant tout l'espace compris entre le maxillaire et le quart ou le tiers antérieur de l'orbite, arrondi sur les bords antérieur et inférieur, concave sur les bords supérieur et postérieur, au niveau des narines et de l'œil, et festonné en éventail, ou creusé au-dessous du milieu, de profondes cavités volontiers au nombre de quatre. Les autres sous-orbitaires relativement plus larges que chez la Perche, et marqués comme le précédent de fossettes bien accentuées.
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Maxillaire supérieur moins long que chez la Perche et de larjçeur plus constante, soit, moins élargi dans le bas et, relativement, moins étroit dans le haut.
Dents en velours sur Tintermaxillaire, le maxillaire et les pharyngiens *. Quelques-unes aussi, plus petites et irrégulièrement distribuées sur les tubercules des arcs branchiaux.
Les processus antérieurs du premier arc branchial, subconiques, beaucoup moins nombreux et toujours plus faibles que chez l'espèce précédente.
Dorsales réunies et formant, en apparence, une seule nageoire échancrée vers le tiers postérieur et s'étendant, depuis en dessus de l'insertion des pectorales, jusqu'un peu au delà de la base de l'anale, sur une étendue variant entre la moitié de la longueur totale du poisson et la moitié de la longueur sans la caudale.
Première partie correspondant à la dorsale antérieure de la Perche, arrondie en demi-croissant, avec une hauteur maximale, au quatrième ou au cinquième rayon, susceptible de varier, avec l'âge et les individus, des Va ^^x Va de la hauteur du corps.
Douze à quatorze rayons épineux, rigides, aigus, un peu arqués en arrière et dépassant notablement la membrane natatoire ; le premier rayon légèrement plus fort que la moitié du second et égal environ à Va ^u 4"* ou ô"** le plus grand ; le dernier considéré comme appartenant à la partie antérieure, un peu plus court que le suivant ou premier et seul épineux de la partie postérieure (Voy. PI. H, fig. 6, le 1*' épineux).
Seconde partie, d'un quart à un tiers moins haute que la première, naissant à peu près au-dessus de l'anus et occupant un espace égal environ à la moitié de la longueur de la* précédente, un peu plus ou un peu moins suivant les individus. Quant à la forme : oblique et à peu près rectiligne sur la tranche.
Douze à quinze rayons : un épineux antérieur réuni par la
* Jdtelles (Fische der March, p. 10, en note) dit avoir troaré quelquefois, chez les Gremilles de la Marcb, de petites dents sur les palatins.
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membrane au précédent et presque égal à la moitié du plus gi*and derrière lui, suivi de onze h quatorze rayons articulés en grande majorité rameux ; le second, le troisième où le quatrième, suivant les cas le plus long; le dernier variant entre le tiers et la moitié du plus grand divisé.
Anale naissant au-dessous du premier, du second oti du troisième rayon rameux de la dorsale, occupant un espace un peu plus court que celle-ci, coupée carrément en arrière et s'étendant, rabattue, à peu près aussi loin qu'elle ou, plus souvent, légèrement moins loin. La hauteur maximale de cette nageoire, au sommet de la première épine ou plus souvent aux premiers rayons divisés, toujours passablement plus forte que l'élévation de la partie rameuse de la dorsale et égale, d'ordinaire, au septième ou au huitième épineux de la partie antérieure de celle-ci.
Deux forts rayons épineux un peu arqués, suivis de cinq à six rayons divisés'. Quelquefois les deux épines de même longueur, plus souvent la première légèrement plus longue que la seconde. Souvent le premier ou le second rayon divisé le plus long et un peu plus grand que l'épine antérieure ; quelquefois, au contraire, ces premiers rameux égaux à ladite épine ou même un peu plus courts. Le dernier divisé égal environ à la moitié du plus grand.
Ventrales implantées un peu en arrière de la base des pectorales, soit un peu plus loin du museau que de l'anus et, rabattues, demeurant séparées de ce dernier par un espace variant, suivant les individus petits ou gros, de Va à "/s de leur longueur. Ladite longueur de ces nageoires passablement plus forte que celle du plus grand rayon dorsal et généralement un peu plus grande que la caudale, mais toujours beaucoup moindre que la longueur céphalique latérale, soit égale, le plus souvent, à la tête, dumuseau au bord postérieur du préopercule. Quant à la fonne : ovales ou subarrondies.
Un rayon épineux, suivi de cinq divisés : l'épine égale environ aux Vs du second rameux, le plus long de tous ; le dernier divisé égal aux Va ou plus rarement aux V4 du plus grand.
' Le pins souvent six chez les sujets du Rhin, près de Bàle.
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Pectorales légèrement plus courtes que les ventrales et atteignant, rabattues, aux V4 ou même aux Vs de la longueur de celles-ci ; soit, suivant Tàge et les individus, égales à la hauteur de la dorsale ou un peu plus fortes, et mesurant des */5 aux Vs de l'élévation du corps ; avec cela, subarrondies h Textrémité et composées de rayons tous articulés et en majorité rameux.
Treize à quatorze rayons articulés ; le cinquième ou le sixième le plus grand ; le premier, comme le second volontiers non divisé, égal, le plus souvent, à la moitié du plus long ; le dernier variant, suivant les individus, entre le tiei's et les deux cinquièmes du plus fort.
Caudale de moyenne dimension, médiocrement échancrée et d'une longueur à peu près égale à celle des pectorales, soit, comparée à la longeur totale du poisson, comme 1 : 5 Va — 6 Vf Les lobes égaux et arrondis au sommet, par le fait de la brièveté relative du grand rayon simple de chaque côté. Les rayons médians égalant, environ, les deux tiers des plus grands.
Dix-sept rayons majeurs articulés, dont quinze divisés ; après cela, quatre à cinq ou six petits décroissants, en haut et en bas.
(Icailles plutôt petites, bien que relativement un peu plus fortes que chez l'espèce précédente, très adhérentes, subtrapézoïdales et âpres au toucher. Une squame latérale médiane recouvrant environ le quart de la surface de Tœil, chez un adulte, et au plus le huitième chez un jeune. Chaque écaille marquée de fines stries concentriques, ainsi que creusée, sur la partie couverte, de sillons rayonnants correspoiidant à des festons découpés dans le bord fixe, et hérissée de denticules coniques sur le bord libre ; les festons moins profonds que chez la Perche. Les squames ventrales plus petites, plus arrondies et un peu moins festonnées que les latérales moyennes ; celles du dos beaucoup plus petites encore, rondes, relativement peu hérissées au bord libre, faiblement sillonnées et à peine festonnées au bord fixe.
Six à sept écailles au-dessus de la ligne latérale, vers la plus grande hauteur du corps, et dix à treize, au-dessous
de cette ligne, jusqu'à la base des ventrales (Voy. PI. ni,
fig. 3).
Ligne latérale naissant entre le scapulaire et le subscapulaire, et suivant, vers les trois quarts ou les quatre cinquièmes de la hauteur du tronc, une ligne convexe à l'origine, puis presque droite, se rapprochant d'abord un peu du dos, mais suivant ensuite une direction à peu près parallèle à celui-ci et gagnant la caudale, volontiers un peu au-dessus du milieu. Cette ligne composée de 37 à 41 écailles un peu plus arrondies que leurs voisines et pourvues d'un tubule bien développé, très saillant et largement ouvert *; le plus souvent, vers l'extrémité découverte du tubule, un petit bras divergeant de celui-ci dirigé vers le bas, contre une déchirure assez constante du bord libre (Voy. PI. III, fig. 4).
Coloration des faces dorsales d'un brun olivâtre plus ou moins verdâtre ou jaunâtre, parfois même complètement fauve, avec des points noirâtres ou des taches brunes sur le dos et la partie supérieure des flancs ; ces macules, tantôt disposées en séries longitudinales, tantôt simulant au contraire une sorte de marbrure. Le dessus de la tête souvent plus verdâtre que le dos. Les côtés du corps d'un jaunâtre cuivré à reflets métalliques. Les faces inférieures blanchâtres sur le ventre, plus ou moins dorées près des flancs, un peu bleuâtres sur les parties postérieures et plutôt légèrement rosées vers la poitrine et la gorge.
Toutes les faces latérales de la tète et du thorax brillamment irisées, soit nuancées de reflets bleus, argentés, verts et dorés, dans la livrée de noces. L'iris blanchâtre ou doré dans le bas, et noirâtre vers le haut.
Nageoires généralement d'un jaunâtre clair : les pectorales pâles et volontiers finement pointillées; l'anale et les ventrales souvent légèrement teintées de rougeâtre, la première avec quelques taches brunes ou noirâtres, les secondes souvent sans macules ; la caudale marquée de petites taches foncées rangées en plusieurs bandes transverses. La pre-
' Le minimum 37 m'a paru relativement rare chez nos Gremilles du Rhin.
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mière partie de la dorsale présentant de petites macules Doirfttres, tantôt éparses, tantôt plus ou moins superposées en séries entre les rayons ; la seconde partie de cette nageoire ornée de taches un peu moins sombres, plus serrées et plus régulièrement distribuées sur trois ou quatre lignes horizontales.
Dimensions assez variables, suivant les localités et les conditions. La plupart des individus adultes que j'ai obtenus du Rhin, à Bftle, ne dépassent guère une longueur totale de 15 centimètres; quelques-uns seulement atteignent à 6 pouces, soit aux 162** attribués par Jeittelles au plus grand sujet de la March qu'il ait eu Toccasion de mesurer. Blanchard donne à la Gremille, en France, une longueur de 15 à 18 centimètres. Heckel et Kner attribuent à cette espèce, dans les rivières d'Allemagne, une taille maximum de 7 à 8 pouces environ, et signalent, comme exceptionnel, un individu provenant de l'Elbe qui mesurait près de 9 pouces et pesait à peu près un quart de livre.
Les mâles m'ont paru généralement moins grands que les femelles.
Jeunes plus élancés que les adultes, avec une tète relativement plus forte, un oeil plus grand et une livrée souvent moins brillante.
Vertèbres, généralement, au nombre de 35 à 36 (37").
Vessie aérienne close, simple, fixée aux côtes et aux vertèbres et occupant toute l'étendue de la cavité viscérale. — Un rang de pseudo-branchies moins développées, soit beaucoup plus courtes que chez la Perche. — Tube digestif court, soit ne présentant que deux petites courbures et mesurant environ les deux tiers de la longueur totale du poisson. L'estomac en forme de sac et pourvu de trois petits appendices pyloriques. — Ovaire double. Testicule double.
Cette espèce varie un peu, comme nous venons de le voir, non seulement dans la taille et les diverses proportions, mais encore dans la coloration, selon les conditions, l'âge et les époques.
' Yalenciennes en donne trente-Bept.
Toutefois, je ne saurais signaler ici quelque divergence un peu frappante ou un peu constante, en dehors de la dispo»tion plus ou moins régulière des taches sur le dos et les nageoires.
La Gremille ordinaire est assez répandue dans l'Europe moyenne et septentrionale ; elle habite plusieurs fleuves et rivières de France, d'Angleterre, d'Allemagne, de Russie, de Suède, de Norwége et même de Sibérie. On ne la trouve, en Suisse, que dans le Rhin, au-dessous de la chute, et elle ne remonte guère dans nos divers tributaires de ce fleuve, bien qu'elle semble se plaire, d'ordinaire, dans le voisinage de l'embouchure des ruisseaux et des petites ri\ières. C'est par erreur, comme l'ont déjà fait remarquer Jurine et Hartmann, que les Étrennes helvétiques^ pour 1799, ont cité la Perça cernua comme se trouvant dans le lac Léman * . Blanchard remarque que ce poisson, qui fait défaut à tout le midi de notre continent, semble maintenant s'étendre, petit à petit, du côté du sud; il cite, à l'appui de son opinion, l'apparition de la Gremille dans des courants, le Bas- Rhône entre autres, oîi on la rencontrait rarement il y a peu d'années encore. H me paraît fort possible que l'établissement du canal dit Rhône au Rhin ait ouvert des voies nouvelles aux espèces du nord, en opérant plus ou moins, par la Saône, le Doubs et riU, la jonction de ces deux grands bassins opposés.
La Gremille paraît préférer les fonds sablonneux; camivore comme l'espèce précédente, elle se nourrit principalement de vers, d'insectes, de mollusques, d'œufs de poissons et de menu fretin.
L'époque du frai varie, suivant les années et les localités, des premiers joure d'avril à la fin de mai; l'ouverture de plusieurs femelles prises dans le Rhin me donne à penser que la ponte s'opère plutôt dans le courant du second mois, près de Bâle. Les
^ La Gremille a été indirectement attribuée au lac Léman par Diesing, dans sa Bev. der Myihelminihen, Abth. Trematoden (SiUb. der k Acad.der Wissenschaftm^XXlj 1858, p. 63), quand, en rapportant la trouvaille de la TetracotyU echinata dans la Gremille, par Claparède, il croit devoir igouter C^enève comme localité de trouvaille, tandii que c'était à Berlin que Claparède fit cette observation.
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Gremilles se réunissent volontiers en grandes troupes au moment des amours, et exécutent ainsi de nombreuses pérégrinations. Il semble que, suivant les localités et les conditions, le frai soit fixé indifféremment, aux herbes non loin du rivage, sur le sable du fond, ou sur les pierres près du bord. Aadire de l'auteur du volume sur les poissons des eaux douces de la France, les œufe seraient pondus en chapelets, comme ceux de la Perche, et selon De la Blancbëre, dans son Diciiannaire général des pêches, le développement de ces germes nécessiterait de quinze à vingt-huit jours d'incubation. La croissance des alevins me paratt en tout cas assez lente.
A rapproche des froids, notre poisson se retire dans les profondeurs pour y passer Thiver. Brehm ^ pense, à ce propos, que YAcerifia cernva, SchroU ou ^affenlans, comme il l'appelle, recherche des eaux tranquilles pour se reposer durant la mauvaise saison, et qu'elle se met alors en quête d'un lac ou d'un étang. Je ne pense pas qu'il en soit partout ainsi, et je crois pouvoir affirmer que beaucoup d'individus demeurent dans le fond des grands courants, dans le Rhin en particulier.
Quoique relativement petite, la Gremille est assez estimée pour sa chair. Les pécheurs la prennent, soit avec les filets, soit à la ligne amorcée d'un ver, cela surtout durant la belle saison. On trouve facilement de ces poissons vivants, sur le marché de Bâle'.
Vivant à peu près dans les mêmes conditions que la Perche, et possédant une alimentation presque semblable, la Gremille est affectée de beaucoup des mêmes parasites '.
* lUostrirtes Thierleben, Y, 1869, p. 480.
' Le marché de Bàle a cet avantage, sur la plupart des marchés de la Suisse, qu^on y vend, autant que possible, les poissons vivants, dans des baquetd, ce qui permet de s'y procurer des échantillons parfaitement frais.
' On a observé, chez la Gremille, les :
ABcariB vdoeimma (Dies.); dans le corps vitré de l'œil. — CucuUctnus tlegans (Zeder); dans les intestins. — Aganumema hicolor (Dies.) =s: Filaria bu»lor (CrepUn); enkysté dans le péritoine. — Echinorhynchus $U)buJù8U8 {Rnà.); dans les intestins, Echin, anguatatus (Rud.); intestins. Echin. proUus (Westrumb.); intestins. — Diploatomum voloens (Nordm.); dans l'œil. — Tyïodelphia davata (Dies.) » Diploeiomum
ftt FAUNB DIS VERTEBRES.
Genre BROCHET-PERCHE
LUCIOPERCA, Cuv.
Deux dorsales distinctes. Deux épines à l'anaie. Des dents plus grandes mélangées aux dents en vdours, sur les mâchoires et le palais; des canines. Corps rdativemeni élancé. Tête plutôt langue. Pl'éopercule seul dentelé. Écailles petites et déncndes. Sept rayons brancJmstèges.
Ce genre compte, en Europe, deox espèces également étrangères à la Suisse ; aussi n'en aurais-je point parlé, si Tune d'elles n'avait été citée à tort dans notre pays. La Luciaperca Sandra (Cuv. et Val.), qui nous a été attribuée par erreur, est assez répandue dans les lacs et les grands courants de l'Europe moyenne, septentrionale et orientale. La L. volgensis, des mêmes auteurs, est propre aux eaux du Volga et du sud de la Russie.
LE SANDRE Dn Zahdib
LcciOrtECA SiUCD&A, COT.
D'iiM grUt rerdàtre, en de»êU8 et sur les côtés, avec des taches l^HHvs, parfois réunies en bandes transverses. Faces abdomina-
clataium (Nordm.); dani l'œil. — TrtraœfyU ediùnUa (Diet.); enkysté du» le péritoine. — Disiommn emhfyo (Olfen); enkysté dans le foie et dans les intestins. Dist. notMoêum (Zeder); dans les intestins. — Aiefyioi^yntf nmphibùUtrium (Wag.); snr les branchies. — T^ma œtU Iota (Rnd.); dans les intestins. ^ JVûgmophoms noMosvs (Rnd.); enkysté dans le foie et le mésenter, et dans les intestins.
LUCIOPERCA SANDRA 53
les blanchâtres. Nageoires dorsales grises et seniées de nmctUes noirâtres. Caudale tachetée. Nageoires injérieure^ jaunâtres. Tronc assez élancé. Tète conique et plutôt longue. Bouche grande (Taille moyenne de vieux sujets : 1 mètre à 1^,10).