‹ Faune entomologique des environs de ParisChapitre 209 sur 457 · G. nicoLon, Fab. Syst · texte numérisé non relu

G. nicoLon, Fab. Syst

El. 1, 274. — Schœnh. Syn.

Ins. IT, 38. — Long. 3,3 ‘/ lig. Larg. 1 ‘4, 1 */, lig. — Allongé et presque cylindrique. D'un bronzé-noirâtre très-brillant, à reflets irisés et changeant en vert bronzé sur les côtés. Tête lisse, avec l’épistome fortement strié, deux gros points enfoncés entre les yeux, et la bouche, ferrugineuse. Prothorax

comme dans le Précédent, très-lisse, avec une ligne en.

foncée, fortement ponctuée de chaque côté du bord antérieur, près des bords latéraux, une impression média.

ne transversale presque obsolète, et une autre oblique, fortement marquée de chaque côté du disque. Élytres très-allongées, subparalloles, tronquées presque carrément à leur extrémité; les points enfoncés des strics très-pelits et bien marqués, Dessous du corps d’un bronzé-noirâtre assez brillant; rebord des élytres, pattes et segment anal ferrugineux.— Assez rare, Trouvé par M, Chevrolat à Saint-Gratien,

Genre II, — ORECTOCHILUS, £schs. Dei. — cyrnus, Linné, Fab, — Dernier article des palpes court, comprimé, un peu élargi et tronqué à son sommet, Labre très-grand, trigone et arrondi antérieurement. Epistome très-court, séparé du front par une ligne transversale, Une dent courte et obtuse au milieu de l’échancrure du menton. Les cinq articles destarsesantérieurs fortement dilatés dans lesmâles et garnis'en dessous de brosses serrées; le dernier plusgrand que les autres et suborbiculaire; les mêmes larses comprimés dans les femelles. Un écusson distinct. Dernier anneau de l'abdomen allongé , subpyramidal et lerminé par deux faisceaux de poils. Corps assez épais. - Insectes au-dessous de lataille moyenne, ayant, comme les précédents, l'habitude de décrire des évolutionsà la surface de l’eau. On les trouve aussi sous les feuilles des plan

BRACHÉLYTRES.

tes aquatiques, les morceaux de bois flottants, les pierres

quand l'eau est basse, etc.

1, 0. vizcosus, l'ab, 8ys£.

El 1, 276. — Schœnh. Syn.

ms. II, 39. — Long. 3, 34 lig. Larg. À /, 17/, lig. — Assez allongé, très - convexe et subeylindrique, D’un bronzé assez brillant, entièrement couvert d’une pubescence courte, jaunâtre et finement ponctué en dessus, Tète assez grosse, avec la bouche ferrugineuse et les antennes d’un brun noirâtre.

Prothorax de la largeur des

arrondie, avec ses angles un peu saillants; coupé presque carrément au bord antérieur, assez convexe et tombant brusquement sur les côtés. Élytres médiocrement allongées, très-convexes , arrondies, tronquées à leur extrémité et légèrement comprimées latéralement. Dessous du corps et pattes dun jaune-ferrugineux clair et assez brillant, — Assez rare, Dans la Seine,

élytres à sa base; celle-ci avc IL — BRACHÉLYTRES.

Cette famille, très-nombreuse en espèces, se compose d'insectes entièrement différents sous le rapport du facies de eux des deux familles précédentes et de la suivante, Quelques-uns d’entre eux ont à cet égard la plus forte ressemblance avec certains Clavicornes; mais, considérés dans leur ensemble, ils forment un vaste groupe à part, bien dislinct de tous les autres coléoptères. Leurs caractères sont les suivants :

Corps plus ou moins allongé, souvent couvert d’une pubescence serrée, quelquefois villeux, ailleurs glabre; les trois parties principales, la tête, le prothorax et l’abdomen, fréquemment séparées les unes des autres par des intervalles plus ou moins considérables. Tête trèsgrande, aplatie, suborbiculaire ou transversale, fortement

546 COLÉOPTÈRES

rétrécie postérieurement, et dégagée du prothorax chez les uns, enfoncée dans ce dernier jusqu'aux yeux chez les autres.Labre toujours très-distinct. Mandibules lrès-avancées, arquées et très-aiguës chez les uns, de grandeur ordinaire chez les autres, souvent munies à leur côté interne de dents variant en nombre, suivant les espèces, dans un même genre. Mächoires cornées, de forme irrégulière, munies de deux appendices ou lobes, l’un intérieur cilié à son sommet; l’autre extérieur, terminé le plus souvent par un bouquet de poils et imitant unpalpe, Menton ayant la forme d’un triangle allongé ,'enchässé dans la pièce basilaire, coupé carrément ou arrondi à sa partie antérieure, rarement avancé, Languette très-grande, membraneuse, épaissie sur ses bords latéraux, le plus souvent trifide. Palpes maxillaires quadriarticulés, saillants, quelquefois plus longs que la tête; leur dernier article indistinct dans quelques-uns; les labiaux triarliculés, presque de la longueur des maxillaires dans les grandes espèces, trèscourts et souvent à peine visibles dans la plupart despetites. Antennes droites ou brisées, le plus souvent en massue allongée, assezrarement filiformes, composées deonzearticles dans tous, variant beaucoup sous le rapport de l'insertion, qui a le plus souvent lieu sous un rebord de la tête, etsous celui de la forme de leurs articles; les intermédiaires ordinairement subglobuleux ou lenticulaires, le dernier presque toujours ovoïdo-conique, Yeux de grandeur médiocre et peu saillants dans le plus grand nombre, très-gros et très-saillants chez quelques-uns. Prothorax ordinairement aussi large que l'abdomen, carré, transversal où suborbiculaise. Élytres très-courtes et laissant la majeure partie de l'abdomen à découvert dans le plus grand nombre, le recouvrant presque en entier dans quelques-uns; mais toujours tronquées, soit carrément, soit un peu obliquement, à leur extrémité; ailes se repliant sousles élytres et entièrement cachées par elles au repos. Abdomen corné en dessus (la portion découverte ) et en dessous, plus ou moins rebordé sur les côtés, ordinairement très-allongé et très: flexible, composé de sept segments, dont les dernierssus-

BRACITÉLYTRES. 347

ceptibles de rentrerlesuns dans les autres, ce qui peutsouventinduire en erreur sur leur nombre (1). Le pénultième arceau ventral souvent échancré dans les mâles et quelquefois dans les deux sexes, Pattes ordinairement médiocres et assez grêles, avec les quatre hanches antérieures très-grandes et très-saillantes, et lesjambes épineuses, (surtout les intermédiaires) dans un assez grandnombre, Tarses composés de cinq articles bien distincts dans l’immense majorité; de quatre articles dans un petit nombre (quelques Oxytélides), et de trois seulement chez quelques-uns (tous les Psélaphides); le dernier entier, très-rarement bifide (quelques Pœdérides), terminé par deux crochets ou un seul.

Ces insectes sont tous très-agiles et volent également assez bien, mais ils font néanmoins assez rarement usage de leurs ailes. Presque tous, surtout les grandes espèces, ont l'habitude de relever en courant leur abdomen, et quelques petites, parmi les Aléocharides, le ramènentsi complêétement sur leur dos, qu’elles ont alors une forme presque globuleuse. Ils s’en servent également pour faire rentrer leurs ailes sous les élytres lorsqu'ils cessent de voler, De son extrémité sortent à la volonté de l’animal deux vésicules coniques, velues, d'où s'échappe une vapeur très-subtile et très-odorante; les espèces qui vivent de matières animales ou végétales décomposées exhalent également cette odeur de muse particulière à tous les coléoptères nécrophages. Les Brachélytres sont en général très-voraces; êt les espè-

fi) Cette contractiondes segments, qui a presque toujours lieu plus ou moins après lamort, surtout EE 2e espèces, rendant très-dificile la mesure de leur longueur, nou eltons souvent de donner exactement celle-ci, et nous né mentionnons que la largeur mesurée sur les élytres. La longueur n'est plus alors indiquée que cémparativement: Nous npptlons” trèr-grandes les espèces qui ont dix à doure lignes ou plus de long, grandas celles qui ont sept ou huit lignes, moyennes celles qui ont cinq à six lignes, petites celles qui onttrois à quatre lignes, enfin trèsputites celles de deux lignes et au-dessous.

3548 COLROPTÈRES.

ces de chaque groupe ont une manière assez uniforme de vivre : on les trouve dans les cadavres, le fumier, les matières excrémentielles, lesplaies des arbres, les bolets, sous les écorces; quelques-uns ne fréquentent que les fleurs, et un petit nombre ne se rencontrent qu’en société avec une espèce de fourmis, la Formica rufa de Fabricius, Latreille, et de cet ouvrage,

Leurs larves ont beaucoup de ressemblance avec l'insecte parfait, et se trouvent dans le bois en décomposition , le fumier, les débris de végétaux, etc.; mais il est assez rare de les rencontrer, et l’on n’en connaît encore qu’un petit nombre. Leurcorps est en général allongé, parallèle ou diminuant insensiblement de grosseur de Ja tête à l'extrémité et composé de douzesegments, non compris la tête; celle-ci ressemble entièrement à celle de l’insecte parfait; les antennes et les parties dela bouche sont seulement un peu moins développées ; les trois suivants, correspondant au thorax, portent en dessous trois paires de pattes différant très-peu de celles qui doivent exister dans le dernier état; les suivants sont légèrement rebordés sur les côtés, susceptibles de rentrer les uns dans les autres, etle dernier ou le segment añal est allongé, conique, beaucoup plus étroit que les précédents; et terminé souvent par deux épines ou cornes très-longues ettrifides, Ges larves sont trèsagiles et se changent en une nymphe immobile, comme celles des autres coléoptères.

Nous n'avons pas hésité à réunir à cette farhille les Psélaphiens des auteurs, que l’on a coutume de placer à la fin de l’ordre des coléoptères, parce qu’ils n’ont que trois articles distincts auxtarses; ce sont de véritables Brachélytres, ainsi que l’ont pensé avant nous un grand nombre d’entomologistes. Quant à l’exceptidi que présentent leurs tarses, il en existe une semblable dans une autre tribu, celle des Oxytélides, ce qui n’a pas empêché tous les auteurs de les réunir aux autres Brachélytres. Nous ayons d’ailleurs prévenu le lecteur, dans les généralités, que chacune des sections fondées sur le système tarsal présentait quelques exceptions semblables. Celle-ci suffirait pour prouver com-

BRACHÉLYTRES. 34 f]

bien est défectueux ce système, s’il en était encore besoin aux yeux de tousles entomologistes éclairés.

Nous divisons cette famille en huit tribus, fondées principalement sur le mode d'insertion des antennes, la forme des palpes, l'absence ou l'existence d’un cou séparant la tête du prothorax, et celles d’épines aux jambes, sans négliger toutefois les autres caractères; mais ceux-ci sont beaucoup

moins importants.

Antennes insérées sous ul re:

bord de la tête, decchäque côté du'la bre, près du bordinterne de la base des mandibules {un seul genre excepté, Oxyporus): Palpes médio: VAN cres; Jes labiaux ordi airement de la grandeur des maxillaires; le 4° article de ces derniers toujours trèsdistinct. Labre échancré, souvent profondément bilobé ou bifide, T@te dégagée, séparée, du prothorax par un cou plus où moins étroit.

Jambes épineuses dans le très-grand nombre, Cinq articles distincts aux

tarses, 1 Staphylinides.

Antennes insérées sous un rebord de la tête, au bord antérieur des yeux, au-dessus des mandibus les à leur base. Palpes maxillaires assez allongés; teur dernier article tréspetit, conique ou aciculaire, ordinairement indistinot ; le pénultième trés-grand, en massue ; les la:

biaux lrès-çourts. Labre bifide où légèrement échancré ou entier. Déte dégagée, séparée du prothorax par un cou plus où moins étroit.

Jambes mutiqués, Cinq articles dis:

tincts aux tarses 4 leur dernier arti cle bifide dans quelques-uns.

LE

Pædérides.

350 COLÉOPTÈRES

Antennes insérées à nu sur le front, au bord interne ou ep ayant des yeux. Ceux-ci trèés-gros et trèssaillants dans le très-grand nombre.

Palpes maxillaires plus longs que la tête, grêles; leur dernier article indistinet; le pénultième trés-allongé; les labiaux très-courts. Labre entier, Languette exsertile dans le plus grand nombre. Tête dégagée, séparée du prothorax par un cou très-courl, peu rèlréci. Jambesmutiques. Cinq articles distincts aux tarses.

Antennesinséréessous un rebord avancé où tuberculiforme de la tête, au bord antérieur des yeux, à la base des mandibules. Palpes maxillaires médiocres ; leur der:

nier arlicle distinct; leslabiauxtréscourts, Labre entier. Tête dégagée, séparée du prothorax par un cou peu rétréci. Jambes antérieures au moins comprimées ct élargies à leur extrémité, le plus souvent denticulées ou épineuses à leur côté externe. Cinq articles distinels aux tarses dans les uns; quatre articles seulement dans les autres:

Antennesinsérées sous un rebord avancé de la tête, au bord antérieur desyeux, à la base des mandibules.

Palpes maxillaires médiocres , leur dernier article distincts les labiaux tréscourts. Labre entier. Élytres très-allongéces, recouvrant la majeure partie de l'abdomen dans la plupart, Jambes mutiques. Cinq arlicles distincts aux tarses.

3 Sténides,

h Oxytélides.

5 Omalides.

LRACHÉLYTRES.

Autennes insérées à uu dans une dépression latérole de la tête, au bord antérieur des yeux, à la base des dibules. Palpes maxillaires médiocres; leur dernier article distinet: les labiaux trés-courts, Labre ‘Lête petite, à peine rétrécie posté eurement, engagée dans le prothorax jusqu'aux yeux ou peu s'en faut. Jambes mutiques, Cinq articles distincts aux tacses,

Antennes insérées au hord anté:

rieur ou au bord interne des yeux, quelquefcis dans une fossette latérale de la tête, mais jamais recouver- Les à leur base par un rébord avancé de celle-ci. Palpes maxillaires médiocres; leur dernier article très petit, conique où aciculé, mais toujours distinct. Labre entier.

Tête engagée jusqu'aux yeux dans le prothorax chez les uns, déga:

gée etfortement rétrécie chez les autres. Jambes mutiques dans le tèsgrand nombre. Cinq articles distincts aux tarses.

Antennes insérées à nu sur les bords latéraux de la tête, à une distance notable des yeux; ceux-ci trés-petits. Palpes maxillaires dela longueur au moins de la tête, souvent beaucoup plus lougs ; leur dernier article tés-grand'; le pénultième très-petit; Les labiaux à peine visibles, Labre entier, Tête dégagée, siparée du prothorax par un cou plus ou moinsétroit. Jambes muti:

ques. Trois articles seulement distincts aux (ares:

Page 1