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.6 Tachinides.
7 Aléocharides.
8 Psélaphides.
302 COLÉOPTÈRES
Première Tribu. — STAPHYLINIDES.
Cette tribu contient les espèces les plus grandes de la famille. Le mode d'insertion de leurs antennes, qui ne se représente dans aucune autre tribu, suflirait seul pour la faire reconnaitre, La tête, qui est très-grande et fortement rétrécie postérieurement, est coupée plus où moins carrément à la partie antérieure du front et présente un léger rebord. C’est au milieu de ce rebord, de chaque côté du labre et par conséquent à une grande distance des yeux, que sont insérées les antennes, qui sont ainsi rapprochées à leur base, Dans les Oxyporus seuls elles sont insérées aux extrémités du rebord en question. Ce genre se rapproche ainsi de la tribu suivante; mais la forme de ses palpes, dont le dernier article esttrès-grand, l’en distingue suffisamment.
Les antennes des Staphylinides sont ordinairement en massue plus ou moins allongée, quelquefois très-prononcée; dans ce cas leurs articles intermédiaires sont fortement comprimés et perfoliés; le dernier, qui est oyoïdo-conique ou ovalaire, est quelquefois tronqué obliquement, et la troncature est impressionnée et comme fovéolée dans quelques espèces. Les palpes labiaux sont assez souvent presque aussi longs que les maxillaires, et le dernier article de tous est ordinairement presque de la longueur du pénultième, Le labre, toujours très-distinet, est dans tous profondément bilobé ou fissile, Les mandibules sont très-grandes, quelquefois de la longueur de la tête, arquées, dentées au côté interne, plus ou moins aiguës, et se croisent fortement au repos. Le menton, en général court et coupé carrément, ne fournit que très-peu de caractères pour la classification, Les yeux, médiocrement saillants, sont presque toujours oblongs et plus ou moins obliques. Le prothorax, trèsgrand, est le plus souvent arrondi sur les côlés et à sa base, quelquefois carré et très-rarement cordiforme, Les élytres
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sont très-courtes et ne recouvrent guère que les deux ou trois premiers segments de l'abdomen; celui-ci, plus ou moins allongé, est fortement rebordé sur les côtés; son extrémité est tantôt de même largeur que sa base, tantôt plus ou moins atténuée; dans presque toutes les espèces, le pénultième arceau ventral est échancré chez les mâles. Les jambes sont dans presque tous garnies d’épines disposées non sur un seul côté, mais ivrégulièrement, el leur extrémité est souvent armée de deux épines ou éperons. Les tarses offrent constamment cinq articles, et les antérieurs sont souvent dilatés, tantôt dans le mâle seulement, tantôt dans les deux sexes; leur dernier article est toujours entier. Quant à la vestiture, ces insectes se divisent en deux classes bien distinctes : les uns, qui comprennent les plus grandes espèces, sont fortement pubescents ou villeux, et, dans ce cas, la tête et le prothorax sont couverts d’une ponctuation plus ou moins forte et très-serrée; chez les autres ces deux parties sont très-glabres, et alors elles n’offrent plus que des points en petit nombre, rangés régulièrement et fournissant de bons caractères spécifiques. Enfin, sous le rapport du factes, chezles uns, dont la tête est trèsgrande, le corps est parallèle; chez les autres il est atténué à ses extrémités, et sa plus grande largeur se trouve alors aux élytres, Cette tribu comprend sept genres.
À. Antennes droites.