‹ Faune entomologique des environs de ParisChapitre 36 sur 457 · FAMILLE [. — CARABIQUES · texte numérisé non relu

FAMILLE [. — CARABIQUES

Cette famille estl’une des plusnaturelles qui existent dans toute la classe des insectes, et on lareconnaitratoujourssans peine aux caractères suivants : Quatre palpes maxillaires et deux labiaux. Antennes filiformes ou légèrementsétacées, * composées deonzearticleset de grandeurmédiocre, toujours inséréessur les côtés de la tête, enavantdes yeux etécartées à leur naissance. Toutes les pattes uniquement propres à la course; trochanter des postérieures très-developpé et faisant saillie àlabaseinterne des cuisses; tarses très-souvent dilatés dans les mâles et garnis de poils plus ou moins serrés en dessous. — Insectes épigés, vivant sous les pierres, la mousse, quelquefois sous les écorces; beaucoup fréquentent de préférence les lieux humides. Ils sont plus abondants au printemps et au commencement de l'automne, qu’en toute autre saison. Les tribus qu’ils constituent sont au nombre de huit.

A. Mächoires terminées par un on- * glet articulé ;languette ne dépassant 4 Cicindélides. pas le menton, La B.-Mächoires terminées par une pointe simple ; languette dépassant le menton.

I. Dernier auticle des palpes maxillaires externes non subulé.

CICINDÉLIDES, 139

a, Élytres tronquées , ou forte- s ment sinuées à leur extrémité. 2 Brachinides.

b. Élytres entières, ou très-légérementsinuées,

* Point d'échancrure mu coté ; interne des jambes antérieures, 4 Carabides.

** Une fonte échancrure au coté interne des jambes antérieures,

+ Tarses non dilatés dans les * deux sexes, = 3 Scarilides.

+7 Tarses plus où moins dilatés dans Jes mûles.

Les deux owtrois premiers articles des tarses antérieurs dilatés eu carré où arrondis, 5 Chlænidesæ

Les deux ou trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés, tdiangulaires ou cordiformes. 6 Féronides.

Les quatre premiers articles des larses antérieurs, et souvent les deux où trois premiers des intermédiaires dilatés. 7 Harpalides.

I. Dernier article des palpes maxillaires externes subulé. 8 Bembidides.

Première Tribu. —CICINDÉLIDES.

Cettetribu, quise distingue de toutes les autres tribus des carabiques par l'onglet articulé et mobile dont les mà- Choires sont munies à leur extrémité, et par la brièveté de R languette, ne comprend qu’un seul genre.

COLÉOPLÈRES.

Genre1.—CICINDELA, Linn. Tab. Lat.Dej.—Bürnesre Geof.—Labre grand, transversal, dentelé, Mandibules allon. gées, recourbées en pointe aiguë, munies d’une ou deux dents à leur côté interne, et se croisant au repos. Màchoires cylindriques, hispides à leur côté interne. Languette très-courte, ne dépassant pas le menton. Palpes maxillaires externes et labiaux grêles, d’égale grandeur, et composés de quatre articles; les labiaux pendants, à troisième article plus grand que les autres; le quatrième cylindrique, tronqué à son sommet, Yeux très-grands, presque arrondis et saillants. Prothorax plus étroit que la tête et l'abdomen, presque cylindrique , marqué de deux sillons transversaux, l'un antérieur, l’autre postérieur, réunis par une ligne longitudinale. Arceaux ventraux de l'abdomen au nombre de sept, dont l’avant-dernier échancré, dans les mâles, de six tous entiers dans les femelles, Jambes antérieures simples dans les deux sexes; tarses allongés, grèles, presquétylindriques; les trois premiers articles des antérieurs un peu dilatés dans les mâles, et ciliés plus fortement en dedans qu’en dehors.

Insectes ornés. de couleurs métalliques, éminemment carnassiers , très-agiles , volant bien et fréquemment, mais à de courtes distances. On les trouve dans les lieux sablonneux , au bord des eaux, dans les bois ou courant à terre entre les plantes; ils sont communs , surtout au printemps. Les larves sont très-différentes de celles des autres carabiques; nous en décrirons plus bas une à Ja suite de l'espèce à laquelle elle appartient.

A, C. Campesrnis, Lin. — Fab. Syst. El. I. 233. — Le Velours vert à douze points blancs, Geof. Ins. des env.

de Paris. 1, 153. — OI. Col.

IL, 38, pl..2, f. 3 — Dei.

Spec. I, 59, — Dei. et Boisd.

Icon. 1,16, pl. 2, f. 3.—Long.

5 2, 6 ‘/, Ug. Larg. 2 4,2

?/, lig. — D’un beau vert-pré en dessus; d’un vertbleuâtre en dessous, avec la poitrine d’un rouge cuivreux. Labre et base des mandibules d'un blanc jaunâtre avec l'extiémité etles dents intérieures de celles-ci d’un noirbronzt; palpes d’un vert bronzé el

CICINDELA.

couverts de poils blanchâtres, Les quatre premiers articles desantennes d’un rouge cuivreux; les autres noirs. Tête finement granulée et striée entre les yeux. Prothorax 16gèrement rugueux, unpeu rélréci postérieurement. Elytresassez larges, presque planes et parallèles, arrondies à l'extrémité et très-finement granulées , avec six points blancs sur chaque, dont cinq alignés le long du bord extérieur de l’angle huméral à l'extrémité; le sixième discoïdal, voisin de la suture; une tache noire au-dessus de ce dernier dans la ®.— Commune, surtout au printemps, dans les endroits sablonneux des chemins, rarement dans le voisinage ces Caux,

Larve hexapode, allongée, presque cylindrique, composée de douze segments, non compris la tête, Celle-ci est lès-large, trapézoïdale, écailleuse, d'un vert. métallique en dessus, brune en dessous, excavée à sa partie supérieureetmunie dedeux antennes Courtes formées de quatre arlicles, de huit petits yeux lisses placés sur deux tuber- Cules latéraux: , de deuxman-

[UE dibules semblables à celles de linsecte parfait, mais dirigées en avant; les autres parties de la bouche sont rudimentaires. Le premier segment du corps.est cNpéiforme, plus large que la tête, écailleux comme elle et de la même couleur; les deux suivants moins durs et brunâtres; les autressont blancs etmous. Lehuitièmeest renflé supérieurement et offre deux tubercules charnus , munis chacun d’un petit crochet recourbé, rétractile et revêtus de poils rousstres et serrés; ce renflement donne au corps la forme dun Z. Le dernier anneau est très-petit ot terminé par un léger prolongement en forme de cône tronqué. — Cette larve vit dans les mêmes lieux que l’insecte parfail et creuse dans le sol un trou souvent de 18 pouces de profondeur, à l'extrémité supérieure duquel elle se tient, bouchant exactement l’ouyerture avec sa tête: quand un insecte passe à portée ou marche sur cette partie elle le saisit avec ses mandibules et le précipite au fond de son' trou en inclinant brusquementla tête par un mouvement de bascule; elle des-

cend ensuite au fond de sa demeure et le dévore. On ignore le temps que ces larves mettent à parvenir à toute leur grosseur; elles se trouvent péndant toute la durée de la belle saison, mais plus communément au printemps et en été qu’en automne.

, 2. C. Hypmipa, Fab. Syst.

El. 1, 234. —Le Bupreste à broderieblanche, Geof: Ins.

des env, de Paris. I, 155, — OI. Col, II, 33, 12, pl. 1 f. 7.

— Dej. Species , 1, 64: — Dei. et Boisd. Zcon, I ,19, pl.

Larg. 2 ‘/,,2%/ lig.—Verdaätreavec desreflets d’un rouge cuivreux plus où moins vifs en dessus ; d’un bleu verdàätre en dessous, avec la poitrine d’un beau rouge cuivreux. Labre blanchatre , coupé transversalement et faiblement unidenté à sa partie antérieure, Palpes et mandibules d’un vert bronzé, avec une tache blanche à la base de ces dernières, Prothorax nonrétrécipostérieurement, Elytres plus fortement granulées et plus convexes que dans la campestris, avec trois bandes blanches sur chaque : la première en croissant à l’angle

COLÉOPÉÈRES.

huméral; la seconde lunulée à l’extrémité; la troisième ‘discoïdale, transversale, d’abord droite pufs en forme de virgule renversée, et ne touchant ni le bord externe ni la suture; celle-ci est d’un beau rouge cuivréux ainsi que les pattes; les tarses sont d’un vert bronzé, — Commune dans les bois, surtout dans lestaillis sablonneux,

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