‹ Faune Gallo-RhénaneChapitre 26 sur 29 · Chambooeti · texte numérisé non relu

Chambooeti

XXX Front non anguleux, sa partie médiane fortement arrondie, ne faisant pas de coude sensible ou angle en son milieu, arqué et non rectiligne sur les côtés, ceux-ci souvent sinués en dedans après la crête susantennaire.

* Antennes longues, très robustes, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 3 i/2 articles, presque 4 ; 3* article très latge et court, articles intermédiaires et suivants comprimés latéralement, légèrement noueux au sommet. Écusson assez allongé. Pubescence forte, dense et assez longue. . Élytres d'un châtain clair, assez allongés, le reste dn corps noir. Angles postérieurs du pronotum généralement échancrés près du sommet (1).

La 2 de formetrès différente de celledu d*, grosse, épaisse, subcy lindrique, gibbeuse, assez longuement parallèle sur les côtés, ensuite légèrement élargie au delà du milieu; de très grande taille. Pronotum avec une ponctuation assez flne, espacée sur le disque, lisse, sans empâtements dans les intervalles des points ; ses angles postérieurs surmontés d'une courte carène peu marquée. Noire» les élytres d'un châtain plus ou moins foncé avec le bord externe d'un ferrugineux rougeâtre. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum et le dépassant même d'un demi article 40. mandibuUris .

. . Élytres d'un noir brun, foncés comme le reste du corps, nettement moinsallongés, de forme plus trapue, très étroitement bordés de fer rugineux. Angles postérieurs du pronotum non échancrés près du sommet.

La $ de forme très différente de celle du d*, épaisse et obtuse, subparallèle ou légèrement arquée sur les côtés à partir du tiers

(I) Cette échancrure. bien creusée chez certains exemplaires et chez certaines espèces plus particulièrement, n'est pas un caractère constant; car nous avons observé sa disp^ritioii complète sur certains spécimens.

antériear; de très grande taille. Pronotam à ponctaatioa bien plus grosse et ' plus dense sur le disque avec des empâtements «ntre les points, ce qui donne à la surface du pronotam un aspect rugueux. Entièrement d'un noir foncé peu ou pas brunâtre sur les èlytres 41 canus.

** Antennes moins robustes, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotiim de 2 l'2 articles, presque trois ; articles non brusquement élargis dès la base, non fortement comprimés, non épaissis latéralement au sommet. Ecusson court, çioius fortement ponctué. Pubescence beaucoup moins forte et moins longue. . Elytres à stries assez fines, les trois ou quatre premières éparsement et faiblement ponctuées; généralement d'un ciultain ferrugineux avec la suture très étroitement plus claire, mais se rembrunissant souvent. Episternes métathoraciques et épimères mésothoraclques foncés comme les segments avoisinants. Antennes avec le f article subglobuleux ou brièvement obconique; le 3' netteplus court que le 4*.

La ^ de forme très différente de celle du cf, grosse, large, obtuse, gibbeuse. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum , . . 35. castanescens.

.. Elytres à stries assez fortes, toujours bien creusées, d'un châtain très foncé avec la suture, le bord externe et les épipleures étroitement ferrugineux. Episternes métathoraciques et épimères mésothoraciques distinctement ferrugineux. Antennes avec le 2* article longuement obconique; le 3* article plus long que cbez casta. nescens et moins nettement plus court que le 4* ; en général tous les articles de forme plus trapue, plus courte.

La 2 d^ forme très différente de celle du d*, grosse, large, obtuse, gibbeuse. Antennes courtes, n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum, l'atteindraient avec la longueur de 2 articles en plus. Articles des antennes de forme également plus trapue que chez la $ de castanescens; jponctuation du pronotum et surtout celle des intervalles des elytres notablement plus forte 37. Vi/tarrft,

*** Antennes très longues et filiformes, à articles intermédiaires longuement oblongs et très parallèles, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 4 articles, rarement 4 1/2 ; atteignant la limite antérieure du deuxième tiers de la longueur des elytres. Pronotum plus long que large ; angles postérieurs courts, petits, aigus, très divergents. Elytres trois fois plus longs que larges. Couleur générale d'un roux ferrugineux assez clair.

La 9 de forme très difl'érente de celle du d*, grosse, large, obtuse, épaisse. Pronotum très développé ; angles postérieurs très divergents. Antennes atteignant à peine le sommet des abgles pos'térieurs du pronotum i9. longtcornU-

#**# Antennes moins longues, filiformes, à articles intermédiaires et suivants très parall les, mais moins allongés; ne dépassant les angles postérieurs du pronotum que de trois articles ; n'atteignant pas la limite antérieure du deuxième tiers de. la longueur àes elytres. Pronotum finement ponctué, un peu moins long, plus brièment rétréci au-devant des angles postérieurs, ceux-ci moins prononcés et moins divergents. Elytres de proportions bien p("* courtes, seulement deux fois et deux tiers plus longs que larges ; stries

ËLATÉRIDES. — ELATERIN[ 351

faibles, pea profondes, souvent presque effacées. Coulear générale d'un roux ferrugineux bien plus sombre, rembruni souvent sur le pronotum et les élytres. Taille généralement moindre.

La $ de forme très différente de celle du d*- Pronotum généralement moins arqué sur les côtés que chez longicornis ; angles postérieurs plus courts, souvent moins aigus. Antennes atteignant le sommet des an{;les du pronotum, le dépassant parfois de la moitié du dernier article.

(pyrenaeus Cand. = syioaticus M.-G.) 20. laevigatus,

»«##* Antennes longues et filiformes, à articles intermédiaires de forme seulement sub-parallèle, élargis assez brusquement dés le col ; dépassant le sommet des angles du pronotum de 3 i/i articles. Stries des élytres profondes, fortement ponctuées même sur le disque. Angles postérieurs du pronotum courts, larges et légèrement obtus, peu ou pas divergents. Base des élytres limitée en avant en forme d'angle très ouvert, bien net.

La $ de forme très dilTérente de celle du cf, épaisse, large, obtuse, subcylindrique, élargie en arriére ; antennes relativement longues, dépassant les angles du pronotum de 1/3 article. . 31. difformis.

«#«««* Antennes moins longues, subllliformes, à articles intermédiaires longuement et graduellement élargis dès le col, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 2 1/2 articles, (t)

. Deuxième et troisième articles des antennes égaux ; le 3* nettement plus court que le 4". Stries des élytres peu profondes, généralement effacées sur le disque. Pronotum presque carré, déprimé, brillant, fortement et brièvement rétréci au devant des angles postérieurs; ceux-ci courts, aigus et très divergents au sommet. D'un testacé pâle, avec le disque du pronotum et la tête souvent rembrunis comme le dessous du corps. Forme générale très allongée. Tarses sans sole distincte.

La $ différente du o* par une forme plus épaisse, plus large, plus courte. Antennes atteignant le sommet des angles du pronotum ou ne les dépassant que de 1/2 article ... 21. emaciatus.

.. Troisième article nettement plus long que le 2* et nettement plus court que le 4*.

— Stries des élytres peu profondes, atténuées sur le disque. Pronotum très allongé, peu rétréci en avant, généralement presque rectangulaire, légèrement arqué sur les côtés, modérément convexe, brillant, rétréci au-devant des angles postérieurs ; ceux-ci divergents, mais dirigés en arrière au sommet. D'un noir brun à reflet plombé, parfois de couleur châtain. Forme générale très allongée, longuement atténuée en arrière. Tarses avec les articles 2, 3 et 4 creusés très brièvement en sole au sommet.

La $ de forme assez dissemblable de celle du cf, plus épaisse, plus obtuse, surtout sur le pronotum ; à peu près de même taille. Antennes atteignant tout juste le sommet des angles du pronotum.

(i) iu»^H/tu^'i*^^^ttA*(tM^kuliA^u^iL^ *yr**£XZ«. 23. Zebei. é^ p^t^ ia^^

= stries des élytres fortement creusées sur toute leur surface. Pronotum notablement rétréci en avant depuis la base, modérément convexe, densément et fortement ponctué, ce qui le rend peu brillant; très faiblement et longuement sinué au-devant des angles postérieurs ; ceux-ci larges, aigus au sommet et peu divergents. De couleur très variable, passant du châtain ferru.

352 FAUNE GALLO-RHiNANE

gineux aa bran très foncé presque noir, la suture demeur&Dt toujours ferragineuse sur le premier intervalle ainsi que le bord externe des élytres et une bande plus ou moins large, plas on moins diffuse, partant des épaules et s'étendant plus ou moins loin en arrière. Forme générale médiocrement allongée; élytres courts. Tarses avec les articles 3 et 3 munis d'une sole bien apparente.

La 9 très différente du (f, gibbeuse, large, épaisse, obtuse, brillante. Antennes atteignant le sommet des angles poslériears du pronotum ou les dépassant même de i/2 article.

{ainuaticoUis Desbr. = Ecoffeti Reiche). 33. circumscriptus.

•••*«•• Antennes encore plus courtes, subtlliformes.

. Ne dépassant le sommet des angles du pronotum que de 1 1/2 article. Le 3* article de la longueur du 4* article et presque de même largeur que lui au sommet, fortement rétréci du sommet à la base. Flancs prothoraciques couverts d'une ponctuation grosse, très dense, rugueuse et ombiliquée. Front arrondi. De couleur très variable, comme celle de circumscriptus, passant du châtain ferrugineux au noir. Antennes demeurant toujours noires même chez les exemplaires les plus clairs; le pronotum et la tête demeurant toujours foncés. Strie des élytres bien creusées. Forme générale médiocrement allongée. Tarses avec les articles creasés en sole d'une façon bien apparente- Pronotum de la forme de celui de circumscriptus ; angles postérieurs souvent échancrés largement prés du sommet.

La $ de forme très différente de celle du d*, gibbeuse, large, obtuse, brillante ; antennes courtes, n'atteindraient le sommet des angles postérieurs du pronotum qu'avec la longueur de 2 articles en plus . . . circumductus CB.nd. nec Mén. 3k. austriacus*.

. . Ne dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotdm que de â articles. Le 3* article faiblement conique, de longueur intermédiaire entre le 2* et le 4* ; celui-ci et les suivants fortement et graduellement élargis dès le col, leur angle inférieur fortement arrondi (1). Flancs prothoraciques brillants, couverts d'une ponctuation assez une, indistinctement ombiliquée et peu dense. D'an châtain plus ou moins foncé avec les élytres d'un testacé clair, parfois d'un ferrugineux sombre et rarement d'un brun noir. Pronotum teinté plus ou moins largement de ferrugineux aax angles ou sur son pourtour, brillant, finement ponctué. Pattes et antennes ferrugineuses, mais ces dernières parfois rembrunies en totalité ou avec les trois premiers articles pâles. Stries des élytres faiblement creusées. Forme générale étroite, assez allongée. Tarses avec les 2', 3* et 4* articles munis d'une sole apparente surtout sur le 4*. Taille au-dessous de la moyenne.

La $ distincte du cf par sa forme un peu plus large,' plus convexe, surtout sur le pronotum, plus brtèvement arrondie aux extrémités. Antennes atteignant tout juste le sommet des angles du pronotum 22. subfuscus.

(1) Pour comparer les longueurs des articles entre eux, il faut les juger sur le profil du côté supérieur (dit interne) de chaque article; le profil du cote inférieur (ou externe) étant souvent modifié, selon les espèces, par une troncature oblique qui le raccourcit.

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X Front limité en avant en forme d'angle très ouvert, arrondi an sommet.

* Antennes très longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 4 articles, d'un ferrugineux pâle ainsi que les pattes. Mentonnière courte ; bouche presque entièrement découverte; yeux globuleux, assez saillants. En entier d'un ehàtaiu ferrugineux avec la suture de temte plus claire. Forme générale assez allongée. Pronotum assez petit, fortement rétréci au-devant des angles postérieurs, ceux-ci echancrés près dii sommet, ce qui forme une petite dent dirigée en dehors.

La $ de forme très différente, gibbeuse, subcylindrique. Elytres atténuées en arriére ; intervalles fortement convexes, côtelés ; stries profondes. Antennes atteignant tout juste le sommet des angles postérieurs du pronotum 3â. escoricUensis.

** Antennes robustes , mais beaucoup moins longues . Mentonnière normale. Yeux moins saillants. Elytres deux fois et demie plus longs que larges.

. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 3 à 3 i/2 articles, ferrugineuses ou d'un brun ferrugineux ; le 3' grêle sur une grande partie de sa longueur, de même taille que le 4*. Pubescence courte, généralement peu fournie modifiant peu ou pas la couleur foncière.

La $ de forme très différente de celle du d*, grosse, obtuse, gibbeuse. Antennes atteignant le sommet des angles du pronotum. Surlace du pronotum couverte çà et là entre les poiuts de quelques empâtements qui la rendent d'aspect rugueux. Dessous du corps toujours plus ou moins châtain, jamais noir ... 38. Dejeani.

.. Antennes plus courtes, dépassant seulement le sommet des angles postérieurs du pronotum de 2 1/2 articles ; le 3* robuste, plus court que le 4*; brunes avec les trois premiers articles noirs ou seulement de teinte plus foncée. Pubescence courte, généralement très fournie et modifiant un peu la couleur des téguments. Elytres plus obtusément arrondis en arrière.

La $ de forme très différente de celle du cf', grosse, obtuse, gibbeuse. Antennes atteignant tout juste le sonmiet des angles du pronotum, colorées comme chez le d* ; dessous du corps toujours noir et non marron comme chez Dejeani. 36. frigidus.

1. rufus de G., Ins., IV, 144, t. 5, fîg. 14, 1774 (1). — Panz., Faun, Germ., X, 11, 1795. — Payk., Faun. suec, III, 1,1800. — Fabr., Sr/st. EL, II, 22o, 1801.- Herbst, Kœf., X, 24, laf. 160, f. 6,

(1) Nous ne savons pourquoi certains auteurs, tels que Lacordaire {Jntrod. à CEntomol., p. 643, 649, etc.}, ont transcrit le nom de de Geer en un seul mot, alors qu'il s'écrivait exactement en deux, comme on le trouve en tête de ses ouvrages. Nous ne continuerons donc pas a propager cette orthographe fautive. Il nous semble que la particule fait partie intégrante du nom propre et jtelon les règles de la nomenclature en écrivant par exemple Geeri^ cela signifie l'insecte qui porte le nom de Geer et non de de-Geer comme cela devrait être. Prenez, si vous voulez bien, un nom irlandais ; vous écrirez : Notopeda O'Brieni et incorrectement Brieni.

Revue d'Entomologie. — Septembre 1905. 27

1806. — Redtb., Faun. austr,, éd. 1, 296, 1849. — Kiesw., Nat Ins, Deuts,, IV, 3U, 1858.— Cand., Mon., III, 423, 1860.- Thoms., Skand., Col., VI, 79, 1864. — Stierl., Mitth. Schw. Ent. Gcs., VII, 42, 1886. — Steidl., Faun. hait , 177, 1888. — testaceus Frœlich, Naturf., 16 J, 1799 (2).

o^. De très grande taille, entièrement d'un rouge ferrugineux assez luisant; antennes de couleur un peu plus claire sur la marge supérieure et inférieure de chaque article à partir du troisième inclusivement, le milieu formant une étroite bande longitudinale légèrement élevée et lisse, de la couleur générale de Tinsecte; pubescence fauve, très fine et courte, peu serrée, peu apparente et uniforme. Forme générale assez allongée, peu convexe ; élylres subparallèles. Front tronqué, anguleusement et fortement impressionné, son bord antérieur fortement abaissé au milieu; couvert de gros points assez serrés et ombiliqués. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de la longueur de 2 1/2 articles, dentées en scié à partir du 3* article inclusivement; le 2' très petit, peu ou pas plus long que large, subglobuleux ; le 3* légèrement plus long que le 4', triangulaire; le dernier étranglé de chaque côté vers son extrémité, formant un faux article bien caractérisé. Pronotum aussi long que large, médiocrement convexe, notablement rétréci au-devant des angles postérieurs, modérément arqué sur les côtés, obsolètement sillonné en son milieu, couvert d'une ponctuation grosse, ombiliquée, assez dense sur les côtés, moins serrée et moins grosse sur le disque; angles postérieurs toujours longs, aigus, robustes et divergents, munis d'une forte carène le long du bord externe. Mentonnière fortement abaissée, bordée d'un étroit bourrelet; prosternum à ponctuation bien plus grosse que celle des flancs prothoraciques ; pointe prosternale nettement arquée entre les hanches antérieures et au-delà. Ecusson allongé en forme de mitre. Elytres plus larges que le pronotum, modérément convexes, subparallèles sur les deux premiers tiers, ensuite rétrécis en arrière en ligne assez fortement arquée; stries assez profondes à la base, affaiblies en arrière et surtout sur le disque, les externes bien plus fortement ponctuées; intervalles faiblement convexes, finement pointillés. Tarses avec les articles 2, 3 et 4 avec la sole munis d'un lobe lamellaire assez développé. — Long., 20-26 ; larg., 6-8 mill.

(â) C'est à tort qu'on a rapporté à cette espèce l'E. melanophthalmos Fourcr., qui n'est autre que VAthous longicoUis 01.

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$ . De forme pea distincte de celle du o^, sealenient un peu plus large avec les élytres légèrement élargis au delà du milieu, les antennes plus courtes, moins fortement dentées, ne dépassant pas le sommet des angles postérieurs du pronotura.

Varie peu de taille; les exemplaires de la plus petite dimension sont fort rares. Il se rapproche beaucoup de l'espèce suivante, mais ses élytres sont plus larges par rapport à leur longueur, la pubescence est également très différente, les lobes de la sole des tarses sont moins développés. On le distinguera nettement par l'examen de la pointe prosternale qui est fortement arquée entre les hanches et au-delà et par sa mentonnière beaucoup plus abaissée et bordée d'un étroit bourrelet.

Vit à l'état de larve dans les souches de pins et de sapins ; se rencontre principalement dans les grosses racines; la métamorphose est complète fin juin et premiers jours de juillet. A l'état parfait, il a des habitudes nocturnes et crépusculaires. Nous Tavons pris il y a une trentaine d'années au Vernet-sur-Sioule (Allier)i à la tombée de la nuit, à une époque où les bois de pins maritimes du bois de Fis n'avaient pas encore été complètement détruits par un hiver des plus rigoureux. RR.

Le Hohneck (Leprieur) ; Brout-Vernet, bois de Fis I Saône et Loire : Issy-l'Evôque (Fauconnet) ; Loire : Saint-Chamond, montagne du Fouhet (R. P, Tholin); Arcachon (Warnier) ; Lot-et- Garonne : Sos, en nombre dans des souches de pins incendiés (Bauduer); Forêt de la Teste, en août {Vauloger); Landes, dans les souches de Pin maritime (Perris); Saint-Sever, Elbiag (Aube) ; Pyrénées-Orientales, Coubezet (Xambeu).

Nassau (ooa Heyden) ; environs de Genève et seulement dans le Valais (Siierlin^ Faore) ; en Piémont : S* Maria Maggiore, val Ossola (Baudi),

Assez commun dans les Alpes de Styrie, dans les grosses racines du Pin noir \ aussi aux environs de Dresde et en Bohême. Descend jusqu'en Espagne, mais remonte jusqu'en Livonie et en Skandinavie. N'est pas signalé en Danemark ni dans les Iles Britanniques. Le <f parait bien plus rare que la $ . Sa larve a été décrite et figurée par Perris (Ann, Soc. Ent. Fr., 143, pi. V, f. 233- 42, 1854) et par Schiœdte (Naturh. Tidsskr,, VI, 522, tab. X, fig, 5, 1870.) Elle vit, d'après Perris, au collet de la racine d^s vieux

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pins morts et dans les vieilles souches parmi les vermoalares mêlées d'excréments laissés par divers larves de Longicornes; elle dévore ces larves lorsqu'elle les rencontre et, à défaut, se nourrit des résidus animalisés.

2. Villosus Fourcr., Ent Par,, I, 40, 1785. — rkombeus 01., Ent., II, 22, pi. 2, fig. 16, 1790. — Herbst, Kœf, X, 116, pi. 169, fig. 4, 1806. — Lac, Faun. enL Par,, X, 637, 1835. — Steph., Man. brit. CoL, 183, 1839. — Lap., Hiat. nat. Col., I, 232, 1840. — Redt., Faun. austr., éd. 1, 296, 1849. — Kiesw., Nat Ins. Deuts., IV, 314, 1858. — Cand., Mon., III, 424, 1860. — Thoms., Skand. Col., VI, 79, 1864. — Stierl., Mitth. Schw. Ent. Ges., Col. Helc, ^2, \SS7. - Seidl., Faun. hait., éd. 2, 177, 1888.- Fowler, Col. brit. [si., IV, 98, 1890. — pubescens Steph., Illustr. Brit., 111,274, 1830. — robustus Stierl., /. c, I, 91, 1865(1).- Var. obscuratus Pic, Reo. Linn., 61, 1904.

o^. De grande taille, d'un rouge ferrugineux passant parfois aa châtain ; pattes et antennes généralement de couleur plus claire; celles-ci avec la marge supérieure et inférieure de chaque article, à partir du 3' inclus, de teinte moins foncée, c'est-à-dire laissant sur le milieu de chaque article une bande étroite, plus foncée, plus élevée et lisse, souvent pas très apparente. Assez luisant sur le pronotum et les endroits dépourvus de pubescence; celle-ci assez fine et longue, d'un gris cendré parfois roussâtre modifiant la couleur foncière et formant en passant au brun deux faspies foncées obliques plus ou moins appréciables, arquées, disposées en sens inverse, situées : la !•'* vers le milieu, dirigée en arrière et en dehors à partie de la suture; la 2% située entre la 1" et l'extrémité et dirigée en avant et en dehors jusqu'au bord externe. Forme générale allongée, parallèle, modérément convexe. Front modérément impressionné, et assez fortement abaissé en son milieu au bord antérieur ; celui-ci presque trapéziforme, très peu arqué, presque rectiligne en son milieu ; couvert d'une ponctuation dense assez grosse et ômbiliquée. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 2 1/2

(i) Selon M. Reitter (l. c, 36) VAthous robustus StierJ , décrit de Sicile, ne serait autre qu'une variété à pubescence uniforme sur les éiytres de l'A. oùtosus Pourc. Il a vu un type de l'auteur ; nous pensons donc qu'il a bien examiné la pointe prosternale et que celle-ci est droite entre les hanches et non arquée comme chez le rufus. Ce caractère permet d'éviter toute erreur entre les denx espèces.

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articles ; dentées en scie à partir du 3* article inclus ; le 2* très petit, oboonique, peu ou pas plus long que large, subglobuleux; le 3* triangulaire, légèrement plus long que le 4' ; le dernier écbancré de chaque côté, principalement en dehors, formant un faux article assez bien caractérisé; une ligne longitudinale très légèrement élevée et peu distincte sur le milieu de chaque article à partir du 3* inclusivement et de couleur un peu plus foncée que les marges inférieure et supérieure. Pronolum un peu plus long que large, modérément convexe, peu ou pas sinué au-devant des angles postérieurs, faiblement arqué sur les côtés, couvert d^une ponctuation assez grosse, ombiliquée, espacée sur le disque, marqué en son milieu de la base au sommet par une carène lisse peu élevée, souvent peu apparente ; angles postérieurs courts, larges, robustes, obtus et dirigés en arrière, surmontés d'une forte carène, peu éloignée du bord exîerne. Prosternum couvert d'une ponctuation à peine plus grosse que celle des flancs prothoraciques ; mentonnière très peu abaissée, à bord tranchant non en bourrelet; pointe prosternale dirigée en arrière, à profil à peu près rectiligne entre les hanches antérieures et encore un peu au delà. Ecusson allongé en forme de mître. El y très un peu plus larges que le pronotum, allongés, parallèles presque sur les deux tiers de leur longueur, ensuite rétrécis en ligne longuement arquée ; stries fortement ponctuées et profondes ; les deux premières généralement moins creusées et moins fortement ponctuées ; intervalles convexes, assez finement pointillés. Tarses avec les articles 2, 3 et 4 lamelles. — Long. 15,5-21 ; larg. 4-6 mill.

? . De forme peu distincte de celle du cf ; seulement un peu plus large avec les antennes plus courtes, un peu moins profondément dentées, ne dépassant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum.

Var. p. Pubescence des élytres uniforme, ne formant pas de fascies distinctes (robustus Stierl.)[ex Reitter].

Var. y. Parfois de couleur plus foncée, les genoux, les tarses, les angles postérieurs du pronotum, les épipleures et parties voisines roux; parfois aussi avec les pattes entièrement d'un roux ferrugineux comme le type (obscuratus Pic).

Distinct du précédent par sa pubescence rude et assez longue et les fascies qu'elle forme généralement sur les élytres. On le reconnaît surtout à l'examen de la pointe prosternale à profil rectiligne entre les hanches et même au-delà, à la forme de l'angle apical des élytres qui n'est pas conformé comme chez l'A. rufus

de G. Ici, le sommet de Télytre est arrondi et l'angle suturai est formé par un inucron. La mentonnière non rebordée, les angles postérieurs du pronotum émoussés, larges et dirigés en arrière; le pronotum peu rétréci en avant de ceux-ci et la lamelle des 2* et 3' articles des tarses, le 2* article aussi fortement lobé et creusé en sole que le 3*, sont autant de caractères qui permettront de reconnaître certains spécimens de grande taille, épilés ou à fascies peu appréciables (1) ou nulles. Il suffit encore de rechercher quelques poils de pubescence sur les élytres pour distinguer facilement les deux espèces.

Vit dans l'aune, le bouleau, le chêne, le hêtre, le châtaignier, dans les parties vermoulues du tronc ou des branches de ces arbres ; par exception dans les arbres résineux, tel que le Pin maritime, où Perris a rencontré sa larve; parfois «jicore dans le peuplier, le noyer, le tremble et le saule. En juin-juillet ; très rarement en août (AR).

Nous l'avons pris plusieurs fois attiré par la lumière dans les appartements et d'autres personnes l'ont aussi capturé le soir au vol ; il est donc évident que cette espèce a des habitudes crépusculaires et ne doit guère sortir en plein jour. Cependant, nous l'avons prise une fois en battant des aulnes dans la journée, mais elle n'était peut-être dans les branches de ces arbres que pour y trouver un abri contre la fraîcheur de la nuit. M. du Brossay l'a prise aussi près d'Angers, en battant des pins.

Reims (Lajoye); Seine: Bobigny, la Courneuve, Aubervilliers (Roguier) ; lac d'Enghien (Leprieur) ; Saint-Germain-en-Laye (Bedel); Fontainebleau (Bonnaire) ; Saint-Denis (D' Sènac}; Compiègne (Léceillé, Masson) ; Calvados: Bures ; Orne : Saint-Frairabault-sur-Pisse ; Indre et-Loire : Vouvray (Fauoel); Mazière-en- Gatine, Parthenay (D' Verriet-Litardière) \ Angers {du Brossay)\ Limoges (Bleuse); Saint-Barbant (L. Mesmin); Riom (R, P. Pestre) ; Malozat, près YoW\c(Quittard) ; Néris {Reif) ; Brout-Vernet ! Bellenaves! Saint-Didier-en-Rollat! Cosne-sur-l'GEil (Desbrochers);

(1) Les fascies foncées des élytres sont dues à une différence de jColoraHon de la pubescence et non à l'absence de celle-ci ; elles sont parfois peu accentuées et disparaissent même complètement dans une variété qui semble propre à la région du Caucase et se caractérise aussi par une couleur foncière noire, foncée, uniforme, par les stries des élytres plus fortement creusées et ponctuées et encore par le front plus profondément excavé. (Var. cauccLsious Buyss , Soc. Elit. Fr. bulL, ^U, 4900). D'après iM. Reitter, ce serait cette même forme que M. Sclîwarz a décrite sous le nom de At/ious Rosti {Wien. Ent. Zeit., XVI, 131, 1897). Cette variété a son analogue chez Vundulatus de G. (v. simplicitus Heyd.)

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Antun (Faticonnei); Moulins (E. Olioier); Sept-Fonts (Abbé Cayot); Le Puy (Xambeu); Mornant {Bertholey); Lyon : plateau de la Croix-Rousse (Villard) ; Le Plantay (Guillebeau); Isère : Tullins (D' Puton); Entre-deux-Guiers, Eybens (V. Planet) \ Vienne (/. Perret) \ Saône-et-Loire-: les Guerreaux ; Haute-Savoie: le Chatel (M, Pic) ; Landes (Perris); Forêt de la Teste (Vauloger) ; Gazost, Aragnouet, Maubourguet, Magnoac, Castelnau, Barousse, Ossau, Pau, Vernet-les-Bains(Pa/irfe//<J); La Massane (F. Maijet). Hollande : Rotterdam, Arnhem (Leesberg); Genève, Pomy, Domleschg (Stierlin) ; aussi en Piémont, en Sicile, en Corse ; remonte jusqu'en Angleterre, en Danemark et en Skandinavie. N'a pas été signalé du Nassau.

Var. p. Çà et là avec le type, mais rare; aussi en Sicile {Stierlin). Var. Y- Saône-et- Loire : Les Guerreaux (M. Pic)\ Puy-de-Dôme: Saint-Sandoux !

Dufour (Ann. se, nat., 2- série, XIV, 41-45, pi. 3, f. 1-5, 1840) a été le premier à écrire l'histoire des métamorphoses de sa larve. Ensuite Curtis, en 1853, dans les Annales de la Société Entoinologique de France, p. 417-418 et enfin Perris dans son Histoire des Insectes du Pin maritime (Soc. Ent. Fr., 146, 1854), traça de nouveau les caractères distinctifs de cette larve. Schiœdte (Natur. Tidsskr., VI, 523, t. IX, f. 12, et t. X, f. 6, 1870) la décrit et figure magistralement. Elle est fort différente de celle de l'A. ru/us Fabr. par l'expansion terminale du dernier segment, les trois dentelures latérales et la grosse et éparse sculpture de la partie aplanie de ce segment. Les superbes figures de Schiœdte à elles seules valent mieux que les plus minutieuses descriptions ; aussi je ne saurais trop y renvoyer ceux que cela peut intéresser. Cet auteur (1. c. 524) ajoute que la larve de cet Elatéride vit dans les troncs d'arbres cariés où se trouvent déjà celles de plusieurs espèce de Leptura ; elle aurait donc exactement les mômes mœurs que celle de l'A. rufus Fabr., qui est propre aux arbres résineux.

3. undulatus de G., Mém, Ins, IV, 155, t. 5, f. 23-26, 1774. - Payk., Faun. Suec, HI, 8, 1800.— Zett., Faun. Ins. Lapp., h 243, 1828. — Lap., Hist. nat. Col, I, 243, 1840. — Kiesw., Nat. Ins. Dents., IV, 320, 1858. — Gand., Mon., III, 450,^1860. — Jacq.-Duv., (^en. CoL, IH, pi. 31, f. 155, 1860. — Thoms., Skand. Col., VI, 82, 1864. — SeidL, Faun. Bail., éd. 1, 117, 1875. — undatus Gmel., linn., Syst. Nat., I, 1915, 1789. — trifasciatus Herbst, Kaef., X,

31, lab. 160, f. 12, 1806.— Panz., Faun. Ins. Germ., Heft. 111,14, 1793. — Gyll., Ins. suce, I. 382, 9, $ , 1808. — Sahlb., Ins. Fenn., I, 131, 1834. — Redt., Faun. AusCr., éd. 1, 297, 1849. - Var. hifasciatus Gyll., /. c, 383, 1808.— Sahlb., Ins. Fe/ifi., 1, 132, 1834. — Redt., Faun. Aust., éd. 1, 297, 1849. — Var. unifasciatiis Mots., Cat. Col. Gemni. Har., V, 1569, 1869. — mediofasciatus Pic, Rec. Linn., XIX, 153, 1903. — Var. simplicltus ^%^à.., Deuts. Ent. Zeils., 290, 1884. — Var. linihalicollis Mots., Schrenck Reise Aniur-lande, Col., i. VII, f. 15, 1860. — triundulaius Mannh., Bull. Soc. Nat. A/osc, XXVI, 222, 1853.

<y. Taille généralement moindre que celle de la ? et forme plus étroite. Noir avec les élytres de môme couleur (type) ou le plus souvent d'un châtain rougeâtre ; tête et pronotum noirs, souvent l'un et l'autre marqués de chaque côté par une large bande rougeâtre, parfois entièrement rougeâtres, parfois encore avec les angles postérieurs seuls ferrugineux ; pattes et antennes d'un noir brun, les premières souvent brunâtres en totalité ou en partie. Peu luisant. Pubescence assez longue et dense, grise ou roussâtre, coupée sur les élytres par deux ou par trois fascies sombres, fluxueuses, couvertes d'une pubescence de la couleur du fond (11. La 1" fasoie en forme de lunule, partant de l'écusson, descendant en arrière, contournant le calus humerai et remontant ensuite audessous du calus; la 2' située en avant du milieu de l'élytre, en forme de Z renversé ; la 3' de même forme, en arrière un peu au delà du milieu. Ces fascies sont assez variables et se modifient pour former quelques variations notables ; très rarement elles disparaissent complètement et les élytres sont alors entièrement couverts d'une teinte "uniforme. Forme générale assez allongée, parallèle, médiocrement convexe. Front fortement impressionné, limité en avant en ligne assez régulièrement arquée ; couvert d'une ponctuation grosse, très dense et ombiliquée. Antennes dépassant les angles postérieurs du pronotum de la longueur de 2 articles; très fortement dentées à partir du 3' article inclus jusqu'au 7*, ensuite graduellement. moins dentées jusqu'au dernier; 3* article un peu moins long que le 4", de forme analogue, légèrement plus large ; le 2" petit, obconique, nettement plus long que large, le

(1) Paykull {l. c.) diH fasciis tamen tribus undulatis, trainsversis, denudatis- Les parties foncées des éîytl'es lui avaient paru dénudées de pubescence ; mais un simple examen à la loupe montre qu'elles sont également pubesceotes et que l'aspect plus gros de la pubescence grise n'est dû qu'à un effet de la coloration claire.

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 361

dernier échancré de chaque coté. Pronotum légèrement plus long que large, couvert d'une ponctuation très dense, crosse et ombiliquée, modérément arqué sur les côtés, assez irrégulièrement convexe, sillonné longitudinalement en son milieu, sinué et impressionné sur les côtés à la limite du premier tiers ; modérément rétréci an-devant des angles postérieurs: ceux-ci fortement divergents, aigus et grêles au sommet, non carénés, soutenus par une expansion entothoracique assez développée. Ecusson allongé en forme de mitre. Ëlytres un peu plus larges que le pronotum, parallèles jusque vers le milieu, ensuite curvilinéairement atténués en arrière, stries profondes, densément ponctuées; intervalles convexes, couverts d'un pointillé dense et ruguleux. Tarses avec les articles 2, 3 et 4 également lamelles et creusés en sole, diminuant graduellement de longueur. — Long., 12,5-13; larg., 3,5-3,6 mill. $ . De forme semblable à celle du J, seulement un peu plus large, avec les angles postérieurs du pronotum moins longs et moins divergents ; antennes bien moins fortement dentées, ne dépassant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum. — Long., 12,5-17 ; larg., 3,7-5 mill.

Var. p. Première fascie indistincte, envahie à peu près complètement par la pubescence grise; la 2* assez diffusément limitée, la 3* normale (hifasciatus Gyll.).

Var. y. Première fascie (sombre) fusionnée avec la 2*, la 3* s'étendant en arrière juqu'à l'extrémité des élytres, ne laissant subsister en pubescence claire claire qu'une bande sinuée médiane, et un emplacement diffusément limité à la base contre le calus humerai et parfois aussi un peu en arrière de celui-ci {unifasciatus Mots.).

Var. S*. Elytres dépourvues de fascies, uniformément tomenteuses de gris roussâtre sur toute leur surface (siinpUcitus Heyd.).

Var. e. Comme le type, mais avec le pronotum et parfois la tête marqués de chaque côté d'une large bande rougeâtre, souvent diSuse (limhaticollis Mots.).

Bien distinct de A. mllosus Fourcr. par le 4* article des tarses bien plus robuste et plus grand et de taille décroissante par rapport à celle des deux précédents. Facile à reconnaître aussi par la forme et la disposition des fascies foncées des élytres et par la pubescence bien plus grosse. La ponctuation prothoracique grosse, ombiliquée et excessivement dense, même sur le disque, ne permet pas non plus de confondre ces deux espèces.

Les exemplaires à coloration élytrale foncée sont beaucoup plus rares que ceux à élytres d'un châtain rougeâtre. Quant aux varia-

lions dans retendue de la surface envahie par la pubescence foncée ou grise, elles se rencontrent ça et là avec le type.

Les bandes ou taches rougeâtres qu'on observe souvent sur les côtés du pronotum, sur la tête ou môme à la base des élytres, ne sont pas une coloration propre à la $ et n'offrent rien de constant.

Le cT paraît très rare el nous n'avons pu en voir qu'un nombre très restreint d'exemplaires t ils sont généralement colorés oomme la var. y, c'est-à-dire que toute la partie postérieure des élytres depuis la fascie médiane claire, est de teinte uniforme, et couverte d'une pubescence foncée. M. Pandellé, qui a eu la chance d'en capturer deux exemplaires, a observé qu'il se prend seulement dans les bois, au sommet des hautes herbes, où il se tient perché comme à l'affût des Ç, tandis que celles-ci se rencontrent presque toujours sur les gros troncs de sapins récemment abattus, semblant chercher sur l'écorce une fissure favorable à la ponte.

Vit dans les pins, sapins, épicéas en décomposition, dans les parties rapprochées de l'écorce ; par exception dans le bouleau, au voisinage des arbres résineux. Propre aux pays de montagne (R). En juillet, mais parfois de juin à août.

Grande Chartreuse, col des Clochettes (AheUle)\ Haute-Savoie: Chàtel, Abondance (Pic ; le Lioran (Pic) ; Cauterets, Luz, Aragouet, vers 1.000 à 1.700" (Pandellé) ; Saint-Martin-Vésubie (P. Guerry).

Valais, région subalpine [Stierlin) ; Morgins, lac Champex (Pic)\ vallée d'Anniviers (con Kieseuweiter) ; forôt de la Gryône (Gaud).

En Angleterre, en Ecosse, en Skandinavie, en Laponie, en Prusse orientale, en Autriche, en Hongrie, massif du Ta tra ; en Moldavie dans les Karpathes, enfin dans toute l'Europe septentrionale et montagneuse, jusque dans le Caucase, l'Altaï, l'île de Stikha et la région de la baie d'Hudson.

Type: coloration élytrale foncée : Mont-Dore, grande scierie; Le Lioran (Fauvel),

Var. p : Mont Dore {De Gaulle),

Var. Y : Haute-Savoie, Col de Bassachaux (Pic) ; Aragnouet o* (Pandellé); aussi en Skandinavie.

Var. e : Ça et là.

La larve a été décrite et figurée par de Geer (Mém, Ins.^ IV, 155, pi. V, fig. 23, 24 et 25, 1774). Il dit qu'elle se trouve dans la terre et sous les pierres; il l'a rencontrée encore dans le terreau

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 363

d'un YÎeax tronc d'arbre et Ta élevée, mais il néglige de dire qu'il s'agit de troncs de conifères. Elle est restée inconnue à Schieedle et à Perris.

4. nigerrimus Deshr., VAb., VII, 106, 1870. — Langsdorffi Stierl., MUth. Schw. EnL Ges., V, 590, 1880.

cf. Taille grande, moindre que celle de la 9- Noir brillant ou légèrement marron ; pubescence fine et dense, coucbée sur les élylres, dressée sar le pronotum et la tête, parfois aussi sur le pourtour des élytres, noire à reflet brunâtre. Forme générale modérément convexe, peu allongée, élargie d'avant en arrière. Front très fortement et anguleusement impressionné, abaissé en avant ; son rebord fortement arqué ; couvert d'une ponctuation de médiocre grosseur, ombiliquée et peu serrée. Antennes longues, dépassant le sommet des angles postérieures du pronotum de 3 articles, dentées en scie à partir du 3* article inclus, celui-ci largement triangulaire, moins long que le 4*, le 2' petit, obconîque, un pou plus long que large. Pronotum fortement rétréci de la base au sommet, en ligne peu arquée, plus large que long, modérément convexe, très faiblement et très largement sillonné au milieu sur la base ; couvert d'une ponctuation de médiocre grosseur, peu serrée, plus rapprochée, plus grosse et ombiliquée sur les côtés ; son bord antérieur légèrement et curvilinéairement avancé, très faiblement sinué au devant des angles postérieurs, ceux-ci robustes, fortement carénés, légèrement divergents vers la base, ensuite dirigés en arrière et sinués près du sommet sans cependant former d'échancrure proprement dite ; pointe prosternale à profil fortement arqué entre les hanches antérieures et fortement recourbée au-delà. Ecusson presque plan, en forme de mître. Elytres plus larges en arrière que le pronotum, progressivement élargis jusqu'à la limitedu deuxième tiers^ ensuite arrondis on arrière à partir de ce point; intervalles nettement convexes, couverts d'un pointillé assez dense et un peu rugueux ; stries profondes, marquées de gros points entre lesquels on remarque certaines rides élevées et transversales. Pattes robustes ; tarses avec les articles 2, 3 et 4 fortement lamelles, surtout le 3*.— Long., 15-17; larg., 5-5,5 mill.

?. De forme très différente de celle du o^ ; très courte, très large, très convexe et obtuse ; également pubescente. Antennes plus courtes et moins dentées, ne dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum que d'un article ou 1 article 1/2 au plus, Pronotum faiblement sillonné au milieu dans toute sa longueur.

364 FAUN£ GALLO-RHÉNANE

Elytres élargis progressivement jusque sur le tiers postérieur comme chez le o'. Taille bien plus grande. — Long., 19-22 ; larg., 6,5-8 mill.

Le <y de cette espèce par sa forme générale a quelque ressemblance avec celui de A. nigerL.^ mais la ponctuation prothoracique et la conformation des articles de ses tarses postérieurs ne permet pas de les confondre. Les mêmes caractères aideront aussi à reconnaître la $ .

Découvert par feu Tabbé Clair à Saint-Martin de Lantosque (aujourd'hui Saint-Martin-Vésubie) ; il se prend dans le canal de Venanson en tendant la nuit des barrages en filet; le lendemain on y trouve au jour cet Elatéride ainsi que d'autres Coléoptères fort rares (1).

M. Guerry a bien voulu nous donner les renseignements complémentaires suivants : « J'ai pris cette espèce aussi aux environs « de Saint-Martin-Vésubie, noyée dans le canal de Venanson. « J'ai visité très fréquemment et plusieurs fois par jour ce canal, « et je n'ai jamais pris cet Athous que le matin ; d'où je conclus « qu'il devait voler ou la nuit ou le matin au lever du soleil. C'est « toujours au môme endroit que je l'ai trouvé ; il est localisé dans (( un lieu bordé de grands mélèzes sur une cinquantaine de mètres (( et je ne l'ai jamais pris dans .'aucune autre place des environs de « Saînt-Martin-Vésubie que j'ai fouillés à fond. Il peut se faire « qu'il vole le soir à une grande hauteur, où l'œil le plus exercé (( ne peut le découvrir ; dans le jour, il se tient peut-être caché « contre les branches ou les touffes d'aiguilles au sommet des (( mélèzes. La localité exacte est, en suivant le canal, à peu près « à une heure de marche du village de Venanson, dans les pre- « miers bouquets de pins et de mélèzes qui bordent la forêt. J'ai « pris les premiers exemplaires le 8 août ; j'en ai trouvé encore « le 15 août. »

M. Sainte-Claire Deville l'a capturé à Thorenc.

Aussi en Piémont : M'" Penna, 3 août (Solari).

Obs. ~ M. Dosbrochers l'a décrit des Alpes françaises ^ et l'exemplaire de sa collection porte l'inscription : Basses- A Ipes. Ne vaudrait-il pas mieux lire : Alpes-Maritimes *} Le R. P. Pestre avait

(1) Selon M. Peragallo, avec cette belle espèce on prend également noyés j Drymochares Truquii Muls. Cychrus italicus Bon., etc. M. P. Guerry a récolte en nombre au même endroit, id^Pachyta Lamed L., volant le soir autour des branches à la cime des jeunes pins.

ÉLATÉRIDES. — ELATERINl 365

Jadis avec snccôs exploré les environs de Digne, et toat particnlièrement Faillefeo ; il n'y avait pas pris cette espèce. MM. Sainte-Claire • Deville et de Peyerimhofï ont exploré également ces riches régions sans l'y rencontrer : d'autres seront-ils plus heureux?

5. niger Linn., St/sL naL, éd. 10, 406, 1758. — Herbst, Arch., V, 114, 1784. — Payk., Faun. suec, III, 11, 1800 (part,). — Gyll., Ins. suec, I, 406, 1808. — Kiesw., Nai. Ins, Deuts., IV, 311, 1858 (parL). — Gand., Mon., III, 425, 1860 (part.). — Thoms., Skand. Col., VI, 80, 1864. — Schiœdte, Danm. Bupr. og Etat., 117, 1865 (part.). — Heyd., Deuts. Ent. Zeits., 372, 1879. - Kraatz, id., 375, 1879. — Seidl., Faun. Transs., 192, 1888. — du Buyss., Le Col., III, 34, fig. 2, 1890. — Fowler, Col. Brit. IsL, IV, 98, 1890. — laesus Germ., Ins. sp. noc, 156, 1824. — hirtus Bach, Kœfcrf., II, 30, 1851. — aîpinus Redtb., Faun. austr., éd. 2, 291, 1858. — Stierl., Mitth. Schw. Ent. Ges., 43, 1887. — deflexus Thoms., Skand, Col., X, 355, 1868. — Bed., Soc. ent. Fr., CXXIII, 1876. — Var. scrutator Herbst, Kœf., X, 73, pi. 164, f. 8, 1806. — Gyll., Ins. suec.y I, 413. — Stierl., l. c, 43, 1887. — teséaceas Payk., Faun. suec, III, 13, 1800.— Var. aeneithorax Desbr., UAb., Vil, 108, 1870. — Var. semirufus Desbr., /. c, IX, 356, 1873, — Var. Schaumi Buyss. in Warnier, Cat. Col. gallo-rhén., 101, 1901.

C?. De taille moyenne, toujours inférieure à celle de la $. En entier d'un noir brillant chez le type, parfois chez les variétés les élytres d'un jaune ferrugineux, le reste du corps restant généralement noir, plus rarement celui-ci passe au ferrugineux sur le pronotunoi et môme d'une façon plus ou moins diffuse sur tout le corps; les antennes et les pattes généralement noires, tibiGS et tarses souvent ferrugineux, parfois môme en entier de cette couleur sur les variétés à élytres pâles. Pubescence fine et dense, d'un gris cendré, parfois légèrement roussétre. Forme générale modérément convexe, peu allongée, elliptique. Front nettement, uniformément, mais l)eu profondément impressionné, abaissé en avant, son rebord mince et fortement arqué (1), couvert d'une ponctuation assez grosse, dense et ombiliquée. Antennes robustes, assez longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 3 articles; le 2' petit, obconique, un peu plus long que la moitié du 3"; celui-ci triangulaire, moins fortement denté et un peu moins long que le 4'. Pronotum plus long que large, fortement rétréci en avant

(1) La courbe parfois abaissée fortement vers le milieu en ligne presque droite ; cette forme est due à une aberration qui se reconnaît aux fovéoles sysmétriques qui impressionnent le front dans ce cas.

366 FAUNB GALLO-RHÉNANE

sur la moitié oa le premier tiers, irrégalièremeni arqué sur les côtés qui présentent généralement un coude assez prononcé, assez fortement sinué au-devant des angles postérieurs, ceux-ci robustes, obtus, fortement carénés, légèrement divergents, ensuite dirigés en arrière au sommet; modérément convexe, marqué d'un sillon longitudinal, parfois peu apparent; couvert d'une ponctuation de moyenne grosseur et assez dense sur le disque, plus grosse, pins dense et ombiliquée sur les côtés. Prosternum offrant un profil fortement arqué, aplani entre les hanches ; pointe prosternale fortement défléchie en arrière et en dessous ; mentonnière forte, avancée en avant. Ecusson en forme de mitre, arrondi au sommet, peu convexe, parfois soulevé longitudinalement en forme de carène large et diffuse. Elytres plus larges que le pronotura, progressivement et faiblement élargis jusque vers le milieu, ensuite rétrécis en arrière en ligne assez régulièrement arquée ; stries peu profondes, régulières sur toute leur étendue, marquées de gros points qui sont très atténués sur les premières stries; intervalles convexes surtout à la base des 3", 5* et 6', couverts d'un pointillé dense et ruguleux. Pattes postérieures avec le 2' article des tarses moins fortement lamelle que le 3'. — Long., 10-12,5; larg., 3-4 mill.

9 . De forme assez différente de celle du cx^, courte, obtuse, bien plus large et plus convexe, surtout sur le pronotum qui est aussi large que long et gibbeux. Antennes plus courtes, moins dentées, atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum ou le dépassant de la pointe du dernier article selon la position de la tête. — Long., 11-14 ; larg., 4-5 mill.

Var. p. Elytres en entier d'un jaune ferrugineux, tout le reste du corps d'un beau noir comme chez le type (scrutaiorUbsl.) ; reflet du pronotum et de la tète un peu verdàtre (œneithorax Desbr.)

Var. y. Comme la variété précédente, mais le corps d'un brun de poix avec les antennes, une étroite bordure au prothorax ferrugineuses, les tibias et les tarses, laraentonnière, la pointe prosternale, le pourtour du pronotum et des flancs prothoraciques ferrugineux {senùrufus Desbr.)

Var. 8. En entier d'un ferrugineux sombre; pronotura tantôt avec le disque parfois plus clair que les côtés, tantôt avec ceux-ci plus clairs que le disque ; elytres comme dans les variétés précédentes (5c/iaMmt. Buyss.)

Var. 6. Comme le type, mais avec les elytres seulement brunâtres (lœsus Germ., ex Cand —, /. c.)

Var. X,. Comme la var. p, mais avec une teinte plombée verdàtre sur la tète et le pronotum (œneithorax Desbr.)

ÉLATKRIOBS. — KLATERINI 367

Var. 7). Gomme le type, mais avec uQe très dense pubescence grise, modifiant la couleur des téguments.

Cette espèce rappelle par sa forme générale le nigerrimus Desbr., mais elle s'en distingue facilement par sa petite taille et la brièveté de la lamelle du 5* article des tarses (2i. On l'a confondue longtemps avec A. hirtus Redtb. ; mais ses antennes plus longues, le profil arqué de son prosternum et le rétrécissement du pronotum en avant et vers la base, au devant des angles postérieurs, ainsi que les différences sexuelles dans la forme, sont les caractères qui permettent de les séparer le plus facilement.

Cette espèce est plus particulièrement septentrionale ; elle descend cependant dans l'ouest de l'Europe jusqu'en Transylvanie et même au Caucase. Nous ne l'avons jamais rencontrée en Bourbonnais, ni en Auvergne, ni dans les Pyrénées, où elle paraît remplacée par la suivante. Il est à remarquer que dans les environs de Paris on trouve les deux espèces, tandis que celle-ci se rencontrerait seule aux environs de Saint-Pétersbourg, selon le témoignage de nos confrères de Russie. La citation que nous avons faite jadis (1) de l'A. hirtus Redtb. aux environs de cette ville (d'après deux exemplaires ainsi étiquetés et adressés par Tschitschérine), se rapporterait à des A. hirtus Hbst. d'un autre pays, introduits par mégarde parmi la nombreuse série qui nous avait été adressée. En Suède et en Norwège, l'A. dejlexus est beaucoup plus répandu, et il paraît évident que l'A. niger de Linné ne peut être autre que celui-ci. — Fowler (/. c.) le cite seul dans les Iles Britanniques. Juin-Juillet.

Province d'Anvers : Calmpthout (Dietz) ; commun en Hollande (Leesberg) ; Raismes, Saint-Gobain ( Delnderrière) ; Calvados : marais de Percy ; Monts d'Eraines ; Pont-d'Ouilly ; Condé-sur- Noireau ; Somme, marais de Longueau ; Valais : Chandolin ; Savoie : Albertville (Fauoel); Abbeville, Lûmes, Fère, Epinal ; Germaine (Deniaisoa) ; Evreux ( Régitnbart) ; Vosges (Puton) ; Oise : forêt de Gliantilly, marais de Coye; Seine et-Oise : prairies tourbeuse de la vallée d'Essone à Mennecy, sur les graminées (Bedel) ; environs de Sengy, bois de Bauvillers (Finot); Compiègne, (Nadar); Maine-et-Loire: Meigné (Haillot); Villers-Cotte-

(i) Dans tout le cours de ce travail, ce sont toujours les pattes postérieures Que j'ai examinées.

(2) Le ColéopiérUte, fasc. III, p. 35. Dec. 1890.

rets (Lefèore) ; Orne : Tinchebray (Guibert) ; Grande-Chartreuse, Boscodon (AheUle)\ Ain : Belle- Vue ( PoMrc/io^) ; Charix CPtcj ; Besançon (Delagrangc) ; Savoie : Thônes, Griou (Lèoeillé); Isère : Voirons fCverr^O ; Chartreuse de Portes; Haute-Savoie: Mont-Joli (D' Guèdel) ; Mégisse (de Gaulle)^ Hautes- Alpes : Serres {Lombard) ; Valais, région inférieure et subalpine (Stierlin) ; la Forôt-Noire , Harz , Steiermark , ainsi que l'espèce suivante (c. Heijden) ; Danemark (Schiœdte),

Encore inconnue dans la région des Pyrénées ; mais se rencontre en Piémont (Baudi).

Var p. Çà et là avec le type, mais moins commune ; aussi au Caucase à Bekoupse..

Var. y. Embrun (Desbrochers), aussi en Russie centrale.

Var. 8. Oise : Mortefontaine (Daguin) ; Chantilly (Bedel) ; aussi en Russie centrale (Jakowlew).

Var. 7|. Haute-Savoie : Servoz {de Boissg),

La larve de cette espèce (ou peut-être de Vhirtus) a été décrite par Chapuis et Candèze (Catal.^ 144), d'une façon excellente, dit Perris (Larces de Col., 182, 1877); mais les auteurs n'ont donné aux antennes que trois articles, au lieu de quatre, et n'ont rien dit de l'article supplémentaire qui est visible de profil quoique très petit, ainsi que l'a vérifié Perris sur des exemplaires envoyés par Candèze lui-môme.

Obs. — Les A . niger L., signalés dans V Essai sur V Entomologie (^ la Haute- Aiwergne, par M. Fauvel, et dans la Faune de V Allier, de M. E. Olivier, se rapportent à Vhirtus Hbst., et nous regardons comme très peu probable l'existence de l'A. dejlexus Thoms. à Moulins et à Gannat [Desbrochers).

6. hirtus Herbst, Arch,, V, 114, 1784. — Lac, Faan. Enl. Par., 638, 1835. — Redt., Faun. Austr., 191, 1858. — Le Taupin en deuil, Geoffr. Ins. Par., I, 136, 1764. —ater Fourcr., Ent. P^f., 38, 1785. — niger 01.. Ent., II, 28, pi. vi, fig. 65, 1790. - de G., Mém. Ins., 151,' 1774. — Rossi, Faun. Etr., Ed. Helw., I, 203,1700.

— Payk., Faun., Suce, III, 11, 1800 (poH.) — Kiesw., Nat. Ins- Deuts., IV, 313, 1858 (part.) — Gand., Mon., III, 425, 1860 (part.) Schiœdte, Dan. ]>upr. og EL, 117, 1865 (part.) — aterrimus Fabr., S(jst. Ent., 211, 1775. — ntgrinus Marsh., Ent. Brit., I, 389, 1808.

— porrcctus Thoms., Skand. Col., X, 356, 1868. — Seidl,, Faun. Transs., 191, 1888.

(f. De taille assez grande, souvent peu différente de celle de la 9 » En entier d'un noir brillant, ne passant jamais au jaune ferrugineux sur les élytres ou quelque autre partie du corps. Antennes et pattes noires. Les ongles ou la sole des articles des tarses seulement ferrugineux comme l'extrémité des [mandibules. Pubescence d'un gris cendré, parfois légèrement roussâtre. Forme générale modérément convexe, assez large, elliptique, subparallèle vers le milieu. Front marqué d'une impression triangulaire peu profonde, irrégùlière, abaissé en avant, son rebord mince, limité en ligne arquée avec un léger avancement au milieu, ou plutôt limité en forme d'angle très ouvert obtusément arrondi au sommet ; couvert d'une ponctuation assez grosse, peu serrée et ombiliquée. Antennes robustes, assez longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de un article; le 2* petit, très court, moitié long comme le 3", celui-ci triangulaire, aussi fortement denté que le 4* et de même taille. Pronotum plus long que large, fortement rétréci sur le premier tiers, arrondi assez régulièrement sur les côtés qui ne présentent pas de coude sensible ; généralement à peine rétréci au-devant des angles postérieurs; ceux-ci robustes, larges, fortement carénés, obtus, dirigés en arrière, rentrant au sommet ; modérément convexe, marqué d'un sillon longitudinal généralement bien apparent ; couvert d'une ponctuation de moyenne grosseur assez espacée sur le disque, plus grosse, plus dense et ombiliquée sur les côtés. Prosternum à profil à peu près rectiligne, sa pointe non abaissée au-delà des hanclies; mentonnière assez courte, peu avancée. Ecusson convexe longitudinulement, gibbeux, très obtu au sommet souvent caréné. Elytres plus larges que le pronotum, subparallèles jusque vers le milieu, ensuite curvilinéairement rétrécis en arrière ; stries peu profondes, parfois peu distinctes vers le milieu de chaque élytre, marquées de gros points atténués sur les premières stries ; intervalles convexes, surtout à la base des 3' 5" et 6% couverts d'un pointillé dense et ruguleux. Tarses des pattes postérieures avec le 2" article aussi fortement lamelle que le 3*. — Long., 12-15; larg., 3,5-4,5 mill.

$. A peu près de même forme, mais généralement de taille plus grande, à pronotum plus large, plus brièvement rétréci en avant et Un peu plus convexe; ses angles postérieurs plus larges, plus obtus, au sommet ; antennes plus courtes, moins fortement dentées, n'atteignant pas où à peine le sommet des angles postérieurs du pronotum. — Long., 13-17; larg., 4-6 mill.

Var. p. Couvert d'une pubescence grise extraordinairement serrée, longue et roussâtre qui modifie la couleur foncière d'une façon très notable (mêles).

Reçue d'Entomologie. — Octobre 1905. 28

FAUNE GALLO-RHBNANE

Cette espèce est de beaucoup la plus répandue en France el se distingue facilement de la précédente par sa forme générale plus large, plus parallèle, moins elliptique, sa taille plus gninde, ses antennes notablement plus courtes et surtout par le profil presqae rectiligne du prosternum et la pointe prosternale non défléchie audelà des hancbes. Elle est toujours d*un noir uniforme et ne passe jamais comme le niger L. au jaune ochracé sur les élyti*es.

Au printemps sur les graminées, les arbustes en fleurs. TC/

Toute la région gallo-rhénane, en plaine comme en montagne; dans les Alpes et les Pyrénées. Rare en Suède ; aussi en Russie méridionale, Crimée et Asie Mineure.

La var. p. rare.

Sa larve vit dans le bois tendre et pourri du cbône, du noyer ; je l'ai obtenu d*éclosion dans un fenil où Ton avait entassé des fagots de bois de chêne et je l'ai pris également dans le bois pourri et friable d'un vieux noyer.

Comme on confondait cette espèce avec la précédente, il est difficile de savoir quelle est la larve que Chapuis et Gandèze ont décrite Catai, laro. CoL, 144 (1853). Toutefois Vliirtus Herbst se trouvant aussi en Belgique, nous supposons qu'il s'agit de cette ^j espèce. Ainsi que le fait remarquer Perris (Larocs de Col.^ p. 181, 1877), ces auteurs n'ont donné aux antennes que trois articles, au lieu de quatre et n'ont rien dit de l'article supplémentaire qui est visible de profil, quoique très petit. Nous supposons encore que c'est à la larve de cette espèce que se rapporte la définition de Beling {Deuts. Ent. Zeitsch,, 205, 1884). Cet auteur nous apprend qu'elle vit aussi dans les champs et dans les sols gazonnés; cela nous explique donc la présence fréquente de l'insecte au milieu des prairies, au sommet des graminées ou sur les ombelles des Hevacleu/n, loin des arbres ou des haies.

Aherr. — 1* On rencontre parfois des spécimens marqués de laehes irrégulières ou même symétriques d'un rouge ferrugineux, soit sur le pronotum, soit sur les élytres. Nous avons aussi un (f identique au type pour tout le reste, mais avec la base du métakhorax marquée de chaque côté d'une tache ferrugineuse oblongue au-dessus des lames des hanches postérieures ; tache très nette et assez bien limitée. Un examen raisonné indique nettement que ces défauts de coloration ne constituent pas des variétés, mais ne

ÉLATÉRIDES. — KL4TfillliNl 371

doivent leur produclioa qu'à des cas accidentels et anormaux. {maculicoUis Pic, Reo. Linn., n* 145, 1897).

2" Nous regardons auàsi comme une aberration un individu récolté à Nogent-sur-Marne, en juin 1898, par M. Fleutiaux. Noir comme le type, mais avec les antennes entièrement d'un testacôclair à partir du 2* article inclus.

7. mutllatus Rosenh., Beitr, Ins. Eur., I, 16, 1847. — Bach, Kœferf., 11,30, 1854. — Redtb., Faun. austr,, éd. 2, 491, 1858.— Kiesw., NaL /ai5. Z)cw<.s., IV, 312, 1858. - Gand., Mon., III, 427, 1860. — Thoms., Skand. Col., VI, 81, 1864. - Seidl., Faun. hait., éd. 1,116, 1875. — Stierl., Mitth. Schw. EnL Ges., VII; Col. Heh., 42, 1887. — fooeolatus Hampe, Steit. Ent. Zeit., p. 351, 1850. — anthvacinus Muls., Op. ent., II, 191, 1853.

çf. De taille moyenne, allongé et parallèle. D'un noir mat profond, avec les pattes, les antennes, le repli des élytres et les bords latéraux des segments de l'abdomen d'un châtain foncé ; le dernier article des tarses, les genoux, les palpes et le sommet ou la totalité des deux premiers articles des antennes ferrugineux. Pubescence noire ou brune, très courte, médiocrement serrée. Front fortement relevé, creusé d'une fossette triangulaire très profonde à bords bien délimités; son bord antérieur proéminent, tronqué, arrondi sur les côtés, parfois légèrement sinué en dedans au milieu; couvert d'une ponctuation assez grosse, très dense et ombiliquée. Antennes robustes et longues, très fortement dentées, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 1 1/2 article, le 2" article très petit, subglobuleux, pas ou à peine plus long que large, le 3* triangulaire, deux fois plus long que le 2% bien plus court que le 4' et beaucoup moins fortement denté; le dernier échancré près du sommet en dedans. Pronotum oblong, beaucoup plus long que large, subparallèle, rétréci en avant sur le quart antérieur, assez fortement convexe, obsolètement sillonné en arrière près de la base, couvert d'une ponctuation dense, très grosse et ombiliquée sur toute sa surface, très dense sur les côtés ; non sinué au-devant des angles postérieurs, ceux-ci courts, dirigés en arrière, très arrondis, échancrés près du sommet, excessivement larges à cause du développement de l'aile entothoracique qui est arrondie au sommet et vient le compléter ; surmonté d'une carène rapprochée du bord latéral, s'etïaçant en arrière à hauteur de l'échancrure. Ecusson granuleusement ponctué, transversalement gibbeux près de la base. Elytres légèrement plus larges que le

pronotniD, subparallèles sur la moitié antérieure, ensuite curvilinéairement atténués en arrière ; stries fortes, densément et fortement ponctuées, intervalles convexes, couverts d'un pointillé gros et dense, fortement granuleux. Tarses avec le 3' article muni d'une sole ou lamelle assez longue et étroite, le 2* brièvement lamelle. — Long., 6.-8,5 ; larg., 3-3,5 mill.

9 . De forme et de taille analogue à celle du <y, seulement un peu plus obtuse en avant et en arrière; se distingue surtout par les antennes plus courtes, beaucoup moins profondément dentées et n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotuin.

Cette espèce par son faciès spécial, son front proéminent, profondément creusé, la grosse ponctuation ombiliquée et la forme des angles du pronotum, la granulation des intervalles des stries des élytres, ne peut se confondre avec aucune autre.

De mai à juillet, dans les cavités vermoulues du châtaignier, du chêne, du hêtre, du noyer, du tilleul. R.R.

Strasbourg, promenade Lenôtre (Reiber)\ Besançon {Delàgrange); Moni-Dore (Desbroc hers, Mangerel); Mont-Pilat (Perret) ; environs de Lyon (Hustache) ; les Echets (Grilat) ; Riom (Qaittard) ; Saône-et Loire : Les Guerreaux fPtc^ ; Moulins, forêt de Bagnolel (E. Deoaullc de Chambord).

Schaffhouse (Stierlin). Nassau : Buchenholz, Weilburg (L. von Het/den). Dresde (Kirsch).

" Aussi en Silésie, Autriche, Scandinavie. Rare partout.

8. A. bicolor Goeze, Entonu Beitr., 568, 1777 (nec Fabr.). - Le Taupin bedeau, Geoffr., Hist. Ins. Par., 135, 1764. — balteaiiis Fourcr., Entoni. Par., 38, 1785 {nom. prœocc. a Linn.). — longicollis 01., Entoni., II, 38, pi. viii, f. 81, 5, 1790. Var. — Fabr.,5,y5^ Eleué., II, 241, 1801. - Gyll., Ins. Suec, 412, 1808. — Lac, Faim. Ent. Par., I, 639, 1835. — hd.^.,Hist. nat. Col., I, 243, 1840. - Redtb., Faun. austr., éd. 1, 297, 1849. — Kiesw.,iV<7^ Ins. Deuts., IV, 318, 1858. — Cand., Mon., III, 443, 1860. — Thoms., SJwnd. Col., VI, 83. 1864 - Seidl., Faun. balt, éd. I, 117, 1875. - Stierl., Mitth. Schw. Ent. Ges., VII, Col. Heh., 43, 1887. — Fowler, Col. Brit. IsL, IV, 99, 1890. — Ecoffeti Reiche, $ in museo. — sutw ralis Panz., Entom. Tasch., 239, 1795. — • niarginatus Payk., Faun. Suec, III, 5, 1800. — laicralis Marsh., Ent. Brit., I, 380, 1802. 9. — marginellus Herbst, Kaef., X, 75, t. 164, f. 10, 1806. — crassicollis Lac. /. c. 642, 1835, Ç . — Lap., l. c, 243, 1840, 9-

ÊLATÉRIDES. — ELATERINI 373

— Redtb., Fann. Austr., éd. 2, 492, 1858. — Var. melanophialmos Fourcr., l c, 39, 1785. — unicolor Marsh., Ent. brit., I, 379, 1802.

— longicollis 01. /. c, 38, typus^ pi. viii, f. a. — Fabr., Entom, Sf/sL, I, 231. Var. 1792.

ex'. Taille moyenne ; étroit, allongé, parallèle, déprimé en dessus. Noir ou châtain mat ovec le pourtour du pronotum et surtout les côtés généralement ferrugineux; les élytres d'un testacé pâle ou ferrugineux avec les deux ou trois derniers intervalles noirs ou rembrunis, l'épipleure et l'extrôme bord externe des élytres demeurant toujours ferrugineux plus ou moins pâle ; le premier intervalle de chaque côté de la suture noir ou châtain ferrugineux ; flancs prothoraciques bordés de ferrugineux le long de la suture ; le reste du dessous du corps châtain plus au moins foncé avec les segments de l'abdomen bordés de ferrugineux ; antennes noires ou châtain avec le sommet des articles souvent ferrugineux. Pattes ferrugineux avec les fémurs rembrunis. Varie en passant en entier au ferrugineux pâle sur tout le cocps, pattes et antennes, les yeux seuls demeurant d'un beau noir ; la tête, le pronotum, l'écusson, la suture et les trois derniers intervalles d'un testacé rougeâtre un peu plus foncé que le reste des élytres. Chez les exemplaires se rapprochant le plus de la coloration typique, le pronotum passe parfois au noir sur les côtés, la couleur noire envahissant d'abord les angles antérieurs et s'étendant ensuite en arrière de plus en plus jusqu'au point de laisser les angles postérieurs seuls ferrugineux. Tôle couverte d'une ponctuation très dense, forte et ombiliquée ; front impressionné et abaissé en avant sans aucune délimitation triangulaire, limité en forme d'angle très ouvert fortement arrondi au sommet. Antennes longues, robustes, très faiblement dentées, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 3 1/2 articles ; 2° article très petit, obconique, le 4* bien plus long, presque aussi long que le 2' et le 3* réunis, les suivants de plus en plus allongés. Pronotum bien plus long que large, subparallèle ou longuement rétréci d'arrière en avant, modérément convexe, longitadinalement sillonné en son milieu, bifoveolé vers la base, couvert d'une ponctuation assez grosse, très dense sur toute sa surface et ombiliquée; angles postérieurs courts, dirigés en arrière, non carénés, munis en dessous d'ailes entothoraciques très développées qui servent de complément à ces angles qui paraissent alors fortement arrondis ; un petit mucron indique le sommet réel 'de l'angle. Écusson couvert d'une ponctuation granuleuse, ombiliquée. Élytres plus larges que le pronotum, parallèles sur la première moitié, ensuite curvilinéairement atténués en arrière, 2 1/3 fois

374 FAUNE GALLO-ltHÉNANE

plus longs que larges ; stries fortement creusées, marquées de gros points rapprochés, intervalles légèrement convexes, couverts d'un pointillé denae et granuleux. Tarses avec le 3' article muni d'une assez forte sole ou lamelle, le 2* muni d'une sole peu distincte, le 4' sans sole apparente. — Long., 8,5-10 ; larg., 2,3-3 mill.

9 . De forme très différente de celle du .f ; taille plus grande, bien |)lus large; forme gibbeuse, légèrement élargie en arrière. Antennes bien plus courtes, atteignant seulement le sommet des angles postérieurs du pronotum sans les dépasser, à articles proportionnellement bien plus courts. Pronotum souvent noir sur les côtés ; bande flave dos élytres souvent rembrunie, apparente parfois seulement à la base et près du sommet, rarement enlièreuienl envahie par le noir. — Long., 9-12 mill. ; larg., 3 4 mill.

Var. p. Comme le type, mais avec la bande flave latérale du pronotum envahie par le noir sur le tiers antérieur de sa longueur habituelle.

Var. Y *. Comme le type, maie avec la suture largement rembrunie sur toute la longueur des deux ou trois premiers articles (gracitis Dahl).

Var. 8. Prontum entièrement noir ou seulement avec une étroite bordure au sommet et les angles postérieurs ferrugineux; élytres avec la bande flave plus ou moins rembrunie.

Var. e. En entier d'un noir brun foncé en dessus et en ddssous; tibias ferrugineux, une légère teinte ferrugineuse sombre au calus humerai et en arrière longitudinalement sur chaque élytre.

Var. Ç. En entier d'un lestacé ferrugineux, plus clair sur les pattes et les élytres.

Var. -rj. Comme le précédent, mais avec le miliçu du pronotum, la suture et la bande externe des élytres passant du testacé rongea tre au ferrugineux sombre.

Remarquable par la forme allongée de son pronotum couvert d'une ponctuation très dense, forte et ombiliquée ; l'écusson granuleux, et surtout par la petitesse du 2' article des antennes par rapport à la longueur des suivants. Ses élytres bien plus courts et plus fortement ponctués-striés, les angles du pronotum non divergents et le 3° article des antennes moins long, la ponctuation prothoracique le distingueront facilement de VA. tonientosus U^^^' Guillb.

Répandu dans toute la région gallo rhénane dans les endroits arides et chauds ; apparaît fin juin dans la région méridionale,

BLATÉRIDBS. — KLATERIM 375

mais dans le nord et le centre on le rencontre surtout en fin juillet et août, sur les fleurs de carottes sauvages ou de Pcttcedanum gallicnni Bor. C.

Les variétés çh et là avec le type; la variété o parail rare et se

rapporte surtout à la $ .

Aussi en Scandinavie, dans les Iles Britanniques, en Espagne, Italie, Autriche. Je ne l'ai pas encore vu de Roumanie; je ne Tai pas reçu des chasses de M. A. Montandon et il n*est pas cité non plus par M. E. Poney des chasses de M. le D' Jacquet {BttlL Soc. des Se. Bucarest, VIII, n" 4 et 5, 1899 ; IX, n' 4, 1900 ; X, n* 5, 1901 ; XI, n* 4, 1902 ; XII, n" 1 et 2, 1903). Je ne le trouve pas mentionné non plus dans les Elateridœ ,du gouvernement de Moscou de M. N. N, Yvanov.

Sa larve, qui vil en terre dans les champs, a été décrite par Th. Beling {Dents. Ent. Zeits., 205, 1884). Le segment anal, dit cet auteur, a les bords latéraux munis de trois ou quatre dents et offre une échancrare arrondie un peu ouverte postérieurement, encadrée de deux pointes caudales ayant de fortes dents ou branches.

Obs. — C'est une $ provenant de Lucques, qui flgure dans la coll. Reiche (Musée de Genève), sous le nom de murinus Reiche, $ ; de même, c'est encore une 2 de Nîmes, qui se trouve dans cette collection sous le nom &Ecqff'eU Reiche, $.

9. subtruncatus Muls. Guillb. Op. ent,, VII, 85, 1856. — eirgatus Reiche, in Grenier Mat. Col. Fr., i" cah., 81, 1863. — Grandini Desbr,, L'Ab., VII, 111, 1870. ~ Var. strictas Reiche, l. c, 82, 1863.

<f, Taille moyenne ; forme étroite, assez allongée, subparallèle ; profil déprimé sur le dos. D'un chôtain foncé avec la moitié antérieure de la tôle, une large bande de chaque côté du pronotum, une bordure étroite au sommet et à la base, le bord des flancs prothoraciques et ceux des segments abdominaux ferrugineux. Elylres d'un testacé clair, marqués chacun de deux bandes longitudinales foncées, noirâtres, brunâtres ou d'un ferrugineux sombre. Tune juxtasulurale occupant les 2* et 3* intervalles, s'efïaçant en avant plus ou moins près de la base et en arrière sur le tiers ou le quart

postérieur ; la deuxième juxtamarginale sur les 8' et 9* intervalles, s'efïaçant assez au-dessous du calus humoral et vers le tiers postérieur sur le 8' intervalle, le 9" rembruni sur toute sa longueur et se prolongeant au-delà à la même distance du bord jusqu'à la limite du premier intervalle; antennes d'un ferrugineux sombre ou rougeâtres, pattes entièrement testacées. Les parties foncées varient en passant au ferrugineux, puis en s'efïaçant progressivement jusqu'au point de disparaître presque complètement; les parties claires restant cependant marquées le plus souvent par une teinte plus jaune, moins rougeàtre, chez les individus entièrement ferrugineux Dans tous les cas, les yeux demeurent toujours don beau noir. Pubescence rousse, courte, dense et fine. Tête couverte d'une ponctuation assez grosse et assez dense, ombiliquée et assez régulièrement distribuée, front légèrement et triangulairement impressionné, son bord brièvement relevé, subtronqué ou à peine arqué en son milieu, arrondi sur les côtés. Antennes dépassant les ^ angles postérieurs du pronotum de 1 1/2 à 2 articles ; articles 2 et 3 subégaux, le 2" épais, obconique, coupé perpendiculairement à son axe au sommet, le 3* à peine plus long, coupé obliquement au sommet, moins épais, obtriangulaire, un peu plus long que le 2*, formant ensemble une longueur non ou à peine supérieure à celle du 4% celui ci un pou plus large que le 5", deux fois et quart plus long que large, les suivants plus allonofés et plus parallèles. Pronotum allongé, subparallèle, bien plus long que large, rétréci sur le cinquième antérieur, insensiblement élargi ensuite jusqu'à la base de la légère sinuosité qui précède les angles postérieurs; régulièrement convexe, couvert d'une ponctuation régulière, modérément serrée et de moyenne grosseur, peu distinctement ombiliquée; angles postérieurs assez longs et aigus, élargis et arrondis par les ailes entothoraciques, non carénés, légèrement divergents; ailes entothoraciques très développées, rendant lés angles obtusément arrondis. Ecusson ponctué comme le pronotum et de môme couleur. Elytres plus larges que le pronotum, assez allongés, deux fois et demie aussi larges que longs, deux fois et un tiers plus longs que le pronotum, subparallèles sur les deux premiers tiers; stries fortement creusées, marquées de très gros points arrondis; intervalles convexes, assez finement et peu densément pointillés. Tarses avec les 3* et 4* articles munis d'une sole distincte.— Long., 7-10; larg., 2-2,6 mill.

9 . De forme très différente de celle du o^, plus grande, bien plus large, gibbeuse, non élargie en arrière, longuement parallèle. Antennes bien plus courtes, n'atteignant pas les angles postérieurs du pronotum, à articles bien moins allongés que chez le a^. Pro-

ÉLÂTKRIDES. — ELATEBINI 377

notum généralement en entier d'an rouge ferraginenx uniforme ; ses angles postérieurs légèrement arqués en dehors jusqu'au sommet ; varie en passant enti»»reinent an ferrugineux, les 2* et 3* et les 9* et 10* intervalles de teinte plus sombre. — Long., 10-11; larg., 3-3,2 mill.

Var. p. Comme le type, mais avec la partie postérieure de la lète et la partie médiane du pronotuin passant au ferrugineux.

Var. y. D'un rouge ferrugineux sur la lête, le pronotuni ; les antennes et le dessous do corps aussi de cette couleur, les pattes de couleur plus pâle ; les bandes foncées des élyties d'un châtain ferrugineux assez clair, mais le plus souvent aussi foncées que chez le type (strtcius Reiclie).

Var. 5. Comme le type, mais de forme plus raccourcie; impression frontale peu ou pas marquée ; bande foncée juxta-sulurale des éfytres généra le menl plus lar«^e et envahissant une pelile étendue du 4' intervalle vers le milieu de l'élytre; la bande juxta-margînale au lieu d'être rembrunie sur deux intervalles en avahit un peu un troisième symétriquement au petit épanouissement de la bande juxla-suturale.

Ne peut se confondre avec l'A. hicolor Goeze ; l'examen" des premiers articles des antennes le distingue très nettement.

Paraît plus spécial à la région méridionale et au sud-ouest ; se rencontrerait môme jusque dons les Vosges selon le D' Puton. Assez commun sur les herbes dos prairies ari<les et sur des végétaux assez variés, tels que l'hièble, les orties, les galiums, etc. ; de fin mai à juillet selon la région.

Vosges (Puton)\ Chinon {Beguin-Billecoq) \ Lozère (Rciche); Albi (D' Sicard) ; Castelnoudary, Bugarach, forêt de Fanges, Carcassonne (Gaoor/) ; forêt de Boucone près Toulouse (7. Chalande); Toulouse ! rive droite de la Garonne, prairie du pont d'Empalot, assez abondant (!) ; Nîmes (Fœacel) ; Narbonne {coll. Godart- Argod) ; Montpellier; Landes; Créon (Itraquehaf/e); Bordeaux {Vauloger)\ Béziers (Grand in de rKprecior); Agde. Prudes, Narbonne (coll. Aubé'Lécrillé) ; Ln Camargue; Béziois (L. Puel); Avignon, Angles (D' Cliohnut)\ Pyrénées-Orientales (/f(»/(7ie').

Les variétés çà et là avec le type ; la 9 toujours assez rare. Ohs. — !• Toutes les 9 que nous avons vues ont le pronotum et la

378 FAUNK GALLO HHBNANB

tête entièrement ronges, môme chez celles qai ont les èl.tres très murcjnées de noir.

2- Nous avions jadis {Soc. Ent. Fi\ Bail., CIII, J891) émis l'avis que Heiche n'avait désigné sous deux noms qu'une môme espèce M. Bédot, l'excellent directeur du Musée d'Histoire naturelle de Genève, a bien voulu nous communiquer les types de Reiche. qai confirment celte synonymie. Nous avons pu assimiler exactement des exemplaires de notre collection à des stvictus de Reiche, pris avec le type {rirr/atus Reiche) sur les bords de la Garonne, dans la prairie d'Enipalot en amont de Toulouse. Il ne s'agit là que d'une simple différence de coloration, l.e pronotnm étant assez variable de forme, le i)etit écart que Reiche a signalé dans la mesure des antennes trouve ainsi son explication. Nous n'avons pu, en voyant des séries dexen)plaires, nous attacher non plus aux différences de l'impression frontale ou de la forme de l'écusson plus ou moinsolitus au sommet.

L'espèce n*a pas été reprise dans les Pyrénées Orientales depuis le temps où Reiche en décrivit la variété pâle sous le nom de A. stricnts; MM. Xamben et V. Mayet ont beaucoup chassé euxmêmes dans cette région sans le rencontrer.

10. ineptus Cand., Mon., III, 4i2, 1860. — crénatoslriaius Reiche, Sor. Ent. Fv., 383, 1869 (difformité). — dcpressifrons Desbr., L'Ab., VII, 113, 4870.

cf. Taille inférieure, forme subdéprimée, modérément allongée, subparallèle ; châtain avec les côtés de la tête, le bord antérieur du front, les angles postérieurs du pronotum, une tache diffuse sur les elytres plus ou moins étendue en arrière depuis la base sur les quatre intervalles du calus humerai ainsi que les épipleui*es et les pattes d'un testacé pâle ; antennes ferrugineuses; dessous du corps irrégulièrement coloré, le bord et le milieu des segments abdominaux, parfois le milieu du meta thorax et le prosternum d'un châtain rougeâtre plus clair. Pubescence rousse, longue et soulevée, peu dense. Tête couverte d'une ponctuation assez dense et régulière, ombiliquée; front marqué d'une impression triangulaire assez profonde en avant, mal délimitée en arrière, son bord antérieur tronqué arrondi sur les côtés, légèrement relevé. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 1 1/2 articles; 2* article obconique, nettement plus long que large, le 3* à peu près de même forme, à peine plus long d'un quart de sa longueur, formant ensemble une longueur un peu supérieure à celle du 4', celui-ci et le 5' assez largement obtriangulaire, les suivantes graduellement moins larges. Pronotum plus long que large, légèrement arqué sur les côtés, plus rétréci en avant qu'à la base;

ÉLATÉRIDÈS. — ELATKRINI 379

modérément convexe, couvert d'une ponctuation assez gro^e, dense et ombiliquée sur toute sa surface ; angles postérieurs assez larges, longs et aigus au sommet, légèrement divergents, arrondis en dessous par l'expansion de l'aile entothoraciquo Lcusson convexe en son milieu, ponctué comme le pronotum. Elytres plus larges que le pronotum, peu allongés, parallèles sur la moitié antérieure ; stries modérément creusées, mais marquées de gros points rapprochés, intervalles légèrement convexes, couverts d'un pointillé assez gros, peu serré et rugueux. Tarses avec les 2* et 3' articles munis d'une sole à peu près de môme développement. — Long., 8 ; larg., 2 mill.

$. Assez différente du <y par sa forme plus épaisse, plus parallèle, les antennes bien plus courtes, n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum.

Abcrr. — Front arqué en son milieu, vexlex de la tête déformé, marqué de cinq impressions placées symétriquement : une centrale, encadrée de quatre autres ; celle du centre allongée, irrégulière, les autres arrondies. Pronotum rétréci en avant et Tormant un coude sur les côtés, marqué en arrière de deux impressions oblongiies transversales, placées chacune dans la direction de la normale des angles postérieurs {crcnatostriatus Reiche).

Cette espèce de petite taille se rapprocherait par l'ensemble de son aspect de VA, (fifficilis Duf., mais son front tronqué et les articles 2 et 3 de ses antennes subégaux ne permettent pas de les confondre. Ses élytres marginés de teinte aussi foncée que la sature rappellent un peu la coloration de 1'^. subtriincatas M. -G. ; mais son pronotum seulement un peu plus long que large, couvert d'une ponctuation plus nettement ombiliquée, le rend fort dissemblable. Sa sculpture nous fait le ranger plutôt près du corsiciis Reiche. .

Indiqué par Reiche de France méridionale, lorsqu'il a décrit son crcnatostriatus, qui n'est qu'une difformité, il n'a pas été repris depuis. Se rencontre surtout en Corse, en Sicile et sur les côtes <î'Italie dans l'île Giglio.

Ohs. — NoBs avons avec peine reconnu l'identité du crenato- 8triatHs Reiche ; car le type de cet auteur est en mauvais élat et n'a plus à ses tarses les articles qu'il eût élé utile d'examiner. En 1891, nous l'avions rapporté à une difformili? de VA. subtruncatus M. -G. ; mais nous pouvons aujourd'hui donner avec assurance la synonymie plus haut établie. C'est d'ailleurs également celle de M. Reitter dans son récent Ira^^aU.

H. difflcills Duf., BulLSoc. L. Se. Arts Pau; Exe. ent. ml crOssau, 41, 1843. - Gand., Mon , III, 438, 1860.

J* Taille moyenne ; forme assez large et peu convexe, déprimée. D'un châtain foncé parfois ferrugineux avec les élytres, les pattes, les antennes, le bord antérieur et les angles postérieurs du pronolum, les crêtes latérales du front, le bord des flancs prothoraciques, les bords latéraux et postérieurs des segments ventraux d'un testacé ferrugineux plus clair que le reste du corps ; fémurs souvent rembrunis. Tête et pronotum souvent ferrugineux ; élytres parfois d'un ferrugineux sombre avec la suture et le calus humerai plus clairs. Pubescence roussâtre fine et dense, assez courte. Tête couverte d'une ponctuation peu serrée, grosse et nettement ombiliquée, marquée d'une large et nette impression triangulaire; front abaissé en son milieu, ses bords latéraux plus épais, limité en avant en ligne fortement arquée. Antennes proportionnellement assez épaisses, peu ou pas dentées, dépassant de 3 articles le sommet des angles postérieurs du pronotum ; 2* article court, plus long que large, épais, renflé, le 3* seulement plus long du tiers de sa longueur, obconique, un peu plus court que le 4% celui-ci et les médians nettement plus larges au sommet, avec le profil inférieur légèrement arqué. Pronotum un peu plus long que large, légèrement arqué sur les côtés, très faiblement rétréci en avant, notablement et graduellement rétréci en arrière ; peu conveye, couvert d'une ponctualion grosse et ombiliquée, peu serrée ; angles postérieurs assez larges, aigus et graduellement divergents; ailes entothoraciques développées, retrécies vers le sommet. Elytres plus larges que le pronotum, courts, deux fois et demie aussi longs que larges, à profil déprimé, parallèles. sur la première moitié, ensuite atténués en arrière; stries faiblement creusées, marquées de gros points peu serrés ; intervalles peu convexes, couverts d'un pointillé assez gros et espacé. Tarses avec les 2% 3' et 4" articles creusés en sole, le 3° avec une lamelle plus forte que celle du 2', qui est courte et tronquée. — Long., 9-10; larg., 2,3 3 mill.

2 . De forme différente de celle du o^, assez gibbeuse. légèrement élargie en arrière ; pronotum assez brillant, à ponctuation moins serrée. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum ; 3' article presque aussi long que le 4". Pubescence assez, longue et assez dense sur toute la surface du corps. Écusson court gibbeux, brillant, éparsement et fortement ponctué. Angles postérieurs du pronotum aigus et divergents.

Var. p. Tête et pronotum plus ou moins ferrugineux.

ÉLATÉRIDES. — ELATËRINI 381

Var. Y- Élytres d'un ferrugineux foncé ; le premier intervalle de teinte plus claire, ainsi que le calus humerai à la base des 6" et 7' intervalles.

Cette espèce se fait remarquer par sa forme déprimée chez le o^, ses antennes assez robustes, quoique peu ou pas dentées ; elle a un peu l'aspect des exemplaires pâles du difformis Lac, mais ses élytres sont notablement plus courts, et le 3' article des antennes est bien plus long par rapport au quatrième ; les articles médians et suivants bien plus larges et non parallèles ; les angles postérieurs de son pronotum aigus et divergents ne permettent pas non plus de la confondre chez l'un et l'autre sexe.

En juillet, sur les herbes des bois jusqu'aux neiges, ou en battant les hêtreset différents arbustes. De fin juin au milieu d'août. AR.

Paraît spécial aux Pyrénées.

Hautes-Pyréqées : Bagnères de Bigorre (D' Grenier) ; le lac bleu et le Ghiroulet, près Bagnères-de-Bigorre ! col de Lhéris (de Bonoouloir) ; Eaux-Bonnes [Faucel) ; Ahusquy, Picd'Ory (/Vac/ar) ; Aragnouet, Gazost, Payole (Pandellè) ; Ganigou (V. Mar/ct).

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