Nadari Buyss., Soc, Eut. Fr., Bull
o^. Taille moyenne : forme plus allongée, subdéprimée. D'un châtain foncé presque noir, avec les élytres, une très étroite bordure sur les côtés, le bord antérieur et les angles postérieurs du pi'onotum. le pourtour des flancs prothoiaciques, les côtés et le bord postérieur des segments abdominaux, les tibias et les tarses, d'un testacé ferrugineux comme chez l'espèce précédente ; antennes et tibias généralement d'un châtain foncé, plus rarement brun ferrugineux. Pubescence roussàtre assez longue et assez dense. Tète couverte de gros points ombiliqués assez espacés, front marqué d'une large et peu profonde impression triangulaire, limité en forme d'angle très ouvert, arrondi au sommet, son rebord uniforniôment épais sur toute sa longueur. Antennes longues, dépassant de 3 1/2 articles les angles postérieurs du pronotum ; 2' article court, plus long que large, obconique, non renflé ; le 3" de même forme à peu près, exactement deux fois plus long, un peu plus court que le 4% moins large que lui au sommet. Pronotum nettement plus long que large, subparallèle, très légèrement sinué de chaque côté en avant et en arrière du milieu, peu convexe, couvert d'une ponctuation peu serrée, ombiliquée seulement sur les côtés ; ponc-
38â FAUNE GALLO-RHÉNANE
tuation du disqae bien moins grosse ; angles postérieurs larges à la base, longs et aigus au sommet, très divergents ; ailes entotboraciques développées, venant aboutir en forme atténuée sous le sommet. lîlytres plus larges que le pronotum, 2 2/3 plus longs que larges, subparallèles jusqu'au delà du milieu, ensuite curvilinéairement rétrécis en arrière ; stries assez fortes, marquées de points assez gros et peu serrés ; intervalles convexes, couverts d'un pointillé espacé, rugueux. Tarses avec le 2* article muni d'une sole peu distincte, le 3' avec une sole nettement prolongée, le 4' muni également d'une sole, mais bien plus courte. — Long., 8,5-11,5 ; larg., 2,3-3,1 mill.
$ . Môme coloration ou entièrement ferrugineuse. De forme très différente de celle du o^, gibbeuse et subcylindrique, très légèrement élargie en arrière, angles postérieurs longs, aigus et très divergents ; pubescance rousse, courte et régulièrement distribuée antennes dépassant le sommet des angles du pronotum de l/2arti-; de. — Long., 11,5-3,6 mill.
Var. p. Elytres d'un brun ferrugineux avec une tache difiuse plus claire au calus humerai, portant sur les 5* et 6' intervalles; premier intervalle également plus clair ; bordure ferrugineuse des côtés du pronotum noircie dans sa partie médiane ou même jusqu'en avant; antennes à peu près noires; tibias et tarses rembrunis comme les fémurs. Ecusson oblong, non gibbeux, densément et fortement ponctué. Bord du front aminci sur sa portion médiane.
Var. y. Pronotum et tête presque entièrement ferrugineux; antennes ferrugineuses; tibias et tarses de la couleur des élytres.
Cette espèce se distingue de A. difficilis Duf. par les proportions plus allongées de son pronotum et de ses élytres ; les antennes également plus longues, à articles beaucoup moins trapus; par son front en forme d'angle ouvert, les angles postérieurs du pronotum bien autrement longs et plus étroits au sommet, Tnênie chez la $ . Le 3' article des antennes moins large que le 4' au sommet le distinguera de suite de A. toineatosasyiuX^. Guillb.
En juin, sous bois, dans les fourrés sur les herbes et les piaules. Assez localisé.
Basses-Pyrénées : Ahusquy, près Mauléon (Nadar) ; Sainl- Christau (Maindron) ; Eaux-Bonnes, Saint-Jean-de-Luz $ {^'oU- Desbrochers-Sèaac). Assez commun dans toute la partie ouest des
ÉLATÉRIOKS. — BLATBRINI 383
Basses- Pyrénées : Caniou-Cihigue, Itxassoa, le Montdorrain, Cambo, Mont-Arsamandi ; Londes : Sain(-Martin-de-Seignaux (Mascaraux).
Les variétés çà et là avec le type.
13. tomentosus Muls.-Guillb., Op. eat,, VI, 24, 1855.— Cand., Mon., m, 445, 1860.
9. Taille moyenne, forme assez allongée, subparallèle. D'un châtain foneé, mat, ou d'un ferrugineux rougeâtre avec les antennes, les pattes, les angles postérieurs du pronotum, parfois le bord antérieur et la suture latérale, la suture prosternaie, les côtés et le bord postérieur des segments thoraciques, d'un ferrugineux clair ; élytres parfois légèrement rembrunies avec la base et surtout le calus humerai diffusément plus clairs ; fémurs et trois premiers articles des antennes parfois rembrunis en partie; crêtes susanlennaires ferrugineuses. Pubescence rousse, dense, assez courte, régulièrement distribuée. Tête couverte de gros points rugueux, assez rapprochés, ombiliqués; front très largement et triangulairement impressionnée, limité en avant en angle très ouvert, arrondi au sommet, le rebord légèrement relevé et saillant, même au milieu. Antennes longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de. 3 1/2 articles ; 2* article petit, obconique, renflé, plus long que large, le 3' long et largement obtriangulairo, deux fois plus long, de même largeur au sommet que le 4' ; celui-ci un peu plus long, de forme oblongue, arqué, les suivants graduellement moins larges. Pronotum allongé, bien plus long que large, modérément convexe, généralement graduellement rétréci de la base au sommet, parfois peu rétréci en avant, les côtés à peu près droits, peu distinctement sinués en avant et en arrière du milieu ; souvent marqué d'une impression transversale de chaque côté du milieu, près de la base, à hauteur de la naissance de la courbe des angles postérieurs, parfois ninrqué encore d'une impression symétrique de chaque côté à la même distance du bord antérieur ; couvert d'une ponctuatisn assez grosse, ombiliquée, très dense, régulièrement distribuée, presque aussi dense sur le disque que sur les côtés; angles postérieurs longs, graduellement divergents, aigus, ailes entothoraciques très développées, s'atténuant au sommet et laissant celui-ci aigu. Elytres plus larges que le pronotum, assez allongés, deux fois et demie plus longs que larges, subparallèles sur la première moitié, ensuite curvilinéairement atténués en arrière, assez régulièrement convexes, stries fines, marquées de points
384 FAUNE GALLO-RHÉNilNE
de faible grosseur et rapprochés, les premières parfois peu creusées, intervalles plans, couverts d'un pointillé dense et rugueux. Tarses avec les articles 2, 3 et 4 munis de sole; le 3' avec une sole deux fois plus développée que celle du 2*. — Long., 10-12,3; larg., 2,8-3,3 mill.
$ . De forme très différente de celle du a^, épaisse, subcylindrique, gihbeuse, très faiblement élargie vers le milieu; élytresplus fortement* striés, intervalles légèrement convexes; sommet de l'angle formé par le bord antérieur du front parfois fortement arrondi ; antennes ne dépassant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum ; le 3' article à peu près de même force et exactement de môme longueur que le 4'; angles postérieurs du pronotum bien plus courts, très rarement aussi longs, toujours aigus et divergents, les ailes entothoraciques atténuées au sommet ne les rendant pas obtus. — Long., 11-13; larg., 3,2 — 4 mill.
p. Comme le type, mais avec la tête et le pronotum ferrugineux, de teinte généralement plus foncée que les élytres, très rarement de même coloration.
Le ci" de cette espèce est facile à distinguer par sa forme allongée, par la longueur de ses antennes, dont le 2' article est très court par rapport au 3', celui ci est assez long et à peu prés aussi large au sommet que le 4'. La ponctuation forte, serrée et la forme généralement étroite du pronotum, la dense pubescence des élytres ; le 3* article des antennes seulement un peu plus court que le 4*, sont des caractères qui aideront encore à le reconnaître. La 2, par sa taille, ses élytres plus fortement striés, les intervalles légèrement convexes, peut se confondre facilement avec celle du diff'ormis Lac, mais le front anguleux ou tout au moins ses côtés à peu près rectilignes sur une certaine longueur, le 2* article des antennes bien plus court que le 3* et celui-ci de même longueur que le 4* et une ponctuation prothoracique plus forte, moins régulière; le 4" article des tarses plus long, etc., sont des caractères bien difiérents de ceux de la 9 de diff'ormis (1).
De la fin de mai à fin juillet selon les régions, sur les graminées des pelouses où doit vivre sa larve ; assez localisé. A R.
Lyon : la Croix-Rousse, Miribel (Villavd)\ Caluire, M^ Rotier,
(1) Il convient de faire remarquer que le difformis Lac, par le 4* artide de ses tarses plus long que la moitié de la longueur du 3% rentre dans notre section B.
ÉLATÉÏIIDES. — ELATERINI 385
M* Pilât, La Louvese, Faiilefeu (Carret) ; Combasse de Tanaron de Peyerimhoff'); S'-Geny&-Laval, clos Chauraud, abondant dans (l'herbe sous une allée de tilleuls (Hustache) ; Yvours {SèruUas) ; Lyon, jardin public des Chartreux, le soir dans les allées ou posé sur les graminées (Mayet)\ L'Argentière (Chanrion) ; Villars-les- Domhes {G uillcbeau) ; Isère : Sonnay (coll. Pic); Hautes-Alpes: Durbon (Hustache) ; les Dourbes, Mongré, près Villefranche-sur- Saône (Abeille de Perrin) ; Briançon (coll. Godart-Argod) ; Embrun (coll. Desbrochcrs-Sénac) ; Apt, Aurillac; M* Lozère; Ardèche (Fatioel); Pyrénées-Orientales: Ambouilla (Xambeu); Grande Chartreuse, Vienne, S -Romain-en-Giers (Fa/co^) ; Mâcon (Guérin) ; le Puy (R. P. Martin).
Très rare en Suisse : Macugnaga (Rœtzer), où il a été découvert postérieurement à la publication des Coleoptera Heloetiœ du D' Stierlin.
14. haemorrhoidalis Fabr., Syst. Eleut., II, 235, 180L — Herbst, Kœf., X, 130, 1806. — Lac^Faun. ent. Par., 640. 1835. — Lap., Hist. nat. ins. Col., 1,243, 1840. — Kiesw., Nat. Ins. Deuts., IV, 315, 1858. — Cand., Mon., III. 436,^1860. - Thoms., Skand. CoL,Yl, 83, 1864. — Stierl., Mitlh. Schw. ent. Ges., VII; Col. Helc, 43, 1887. — Seidl., Faiin. balt., éd. 2, 178, 1888. — obscurus Payk., (1). Faun. suce, III, 2, 1800. — - nigropiceus Yvanov, Acad. imp. Se. Pèters., III, n" 4, 5, 1902. — anales Herbst. (nec * Fabr.), l. c, 66, t. 163, f. 11, 1806. - Var. rufîcaudis Gyll., Ins. suec, I, 409,1808. — Schiœdte in Krœyer : Tidsskr., III, 559, 1865. — Sahlb., /n5./en/i., II, 138, 1834. — Var, leucophaeus Lac. (nec Dej,) L c, 641. 1835. — fuscus-niinor de G., Ins., IV, 147, 1774. — Var. 5tca/'rfiBuyss., Le Col,. 224, 1891. -- \ ïiv . faeculenius Buyss., Soc. ent, Fr., bulL, 50, 1888. — Var. Croissandeaui (Desbr.) Buyss., /. c, 244, 1891.
c?. De taille au-dessus de la moyenne ; forme allongée, épaisse et assez convexe, atténuée en avant et en arrière. D'un brun foncé presque noir, avec le premier article des antennes, au moins ea partie, les tibia.s et les tarses, le bord postérieur et les côtés des segments abdominaux, le dernier très largement à son extrémité, ferrugineux ; antennes, fémurs et parfois aussi les tibias d'un châtain plus ou moins foncé ; le milieu du bord antérieur des
(1) Ce nom devrait prévaloir, s'il n'avait été déjà employé par Linné pour an Agriotes.
Reçue d'Entomologie. — Novembre 1905. 29
segnaenls abdominaux diffusément d'un ferrugineux rougeàtre au moins sur le premier seginent; élylres aussi fonc^As que le pronotum ou à peu près, la suture généralement et très étroitement ferrugineuse. Varie en passant au ferrugineux plus ou moins cliâlaiii eur les élytres et les segments abdominaux, ceux-ci souvent noirâtre en leur milieu; parfois les élytres sont foncés et les 2* et 3* segments abdominaux ne sont bordés de ferrugineux que très étroitement sur les côtés; le dernier et Tavant dernier seuls avec une bordure ferrugineuse latéralement et postérieurement; petite tache rougeàtre arrondie, à cheval sur le bord du premier segment et le milieu du 2*; pattes d'un brun foncé, tarses légèrement moins. Pubescence d'un gris roussntre, parfois d'un gris argenté, assez longue et fine, peu serrée, ne modifiant pas la couleur des téguments. Tête couverte de gros points espacés sur le disque, plus serrés sur les côtés, largement et non triangulairement impressionnée, l'impression profonde seulement près du bord ; celui-ci limité en ligne droite, orrondi seulement sur les côtés. Antennes à articles médians assez larges, très peu dentées, ne dépassant le sommet des ongles postérieurs du pronotum que de le moitié du dernier orticle, 2' article obconique, nettement moins long que le 3'. celui-ci de même forme, moins renflé, moins large et nettement moins long que le 4', celui-ci et les suivants beaucoup plus larges BU sommet, élargis inférieurement en ligne arquée, les derniers moins larges. Pronotum plus long que large, peu arqué sur les côtés, longuement rétréci en avant, assez convexe, obsolèlement sillonné longitudinalement en son milieu, couvert d'une ponctuation assez grosse, ombiliquée, dense sur les côtés, plus espacée sur le disque ; angles postérieurs longs et assez larges, peu divergents; ailes entothoraciques développées, assez larges jusqu'au mucron qui marque le sommet. Élytres plus larges que le pronotum, médiocrement allongés, 2 fois 1/2 plus longs que larges, convexes, parallèles sur la moitié antérieure, stries faiblement creusées, surtout les premières, morquées de gros points rapprochés, beaucoup plus gros sur les 6 dernières stries ; intervalles convexes, couverts d'un pointillé rugueux, assez dense Tarses avec les articles 2 et 3 munis de sole bien apparente surtout sur le 3*, le 4" petit, non teraelié. — Long., 10-12, larg., 3-3,5 mill. (1).
9 . Très peu distincte du o^, forme générale un peu plus trapue; antennes seulement un peu plus courtes, n'atteignant pas le sommet
(1) Un exemplaire de Modane {Fauoel) offre une taille exceptionoelie : long. 15; larg., 4,2 mill ; il est de la coloration du type.
RLATÉRIDES. — ELATSRiNI 387
lies angles postéiiéurs du pronotum, ceux-ci plus larges et plus courts. Taille «généralement plus avantageuse. — Long., 12-15; larg., 3,5-4 nnll.
Var. p. Connue le type, mais de forme plus svelte, le pronotum plus allongé, moins convexe, plus densénient ponctué, élytres plus fortement ponctués-striés, d'un brun noir foncé, à reflets parfois verdàlres, 2' et 3* segments abdominaux étroilemcnl bordés de ferrugineux sur les côtés, les autres très 6nement bordés inférieurement ; parfois une petite taclie arrondie ferrugineuse sur le milieu du 2* segment et commune avec le bord du premier {Croissandcaui Buyss.).
Var. f, Élytres d*un châtain rougeâtre plus ou moins clair, les segments abdominaux très largement bordés de ferrugineux, le milieu de ceux-ci parfois seulement rembruni ; le dernier segment entier ferrugineux (ruficaudis Gyll ).
Var. 8. Comme la var. précédente, mais avec tous les segments de l'abdomen ferrugineux (leiicophneus Lac).
Var. 6. Coloré comme la var. y, mais avec une forme générale plus étroite, rappelant celle de la var. p, pubescence d'un gris argenté (fœcalentus Buyss.).
Var. \, Segments abdominaux étroitement bordés de ferrugineux, ainsi que le dernier; élytresd'un châtain sombre avec la base ferrugineuse sur les 5 ou 6 premiers intervalles, cette tache claire s'atténoant en arrière au delà du premier tiers de la longueur des élytres (Sicardl Buyss.).
Aberr, — Bord antérieur du front échuncré ; premier article des antennes aplati et nettement caréné en dedans sur toute sa longueur.
Facile à distinguer des exemplaires foncés du cittatas Fabr. par les 2* et 3" articles des antennes qui sont de taille différente, tandis que ces articles sont égaux ou suhégaux chez cittntus.
Des plus communs dans toule la région gallo-rhénane, abonde en mai, juin, dans les bois et aussi sur les herbes des prairies et les arbustes des haies. Répandu dans toute l'Europe et la Sibérie occidentale ; il se rencontre aussi en Syrie dans les monts Amanus.
Le type est un peu moins répandu que les var. y et 8 ; la var. P parait venir surtout des Alpes-Maritimes : Saint-Mnrtin-Vésubie, en juillet (Michard, Pcragallo, A. Grouccllc); cependant nous lui rapportons un exemplaire récolté par nous dans la forêt des Golettes, près Bellenaves, en juillet, un autre venant de l'Orne : Tinche-
bray (A. Guibcrt) et deux autres provenant du Rhône : Sainl- Mnrtin-en-Haut (F^ Sébastien),
Var. s. Mont-Doi-é, roc de Cuzeau ! Ludion, Val du Lys !
Var. Ç. Fontainebleau (D'5tca/Y0; Sainte-Baume (D'C/io^aw/), ne paraît pas constituer une race, mais une simple variation de coloris.
Aberration, — Hautes-Pyrénées (Collection Pandellè).
La larve a été décrite par Th. Beling (Detits, Ent. Zeils., 293, 1883) ; elle est, selon cet auteur, étroite et très grêle, avec les plaques dorsales, principalement celles qui précèdent les derniers segments abdominaux, très finement ponctuées, avec des rides superficielles et embrouillées, mais assez nettes.
Elle avait déjà été décrite magistralement par Schiœdte (Naturli. Tidsshr,, VI, 425, 1870. Athous rujicaudis Gyll.).
Obs. — Les exemplaires de Syrie, des Monts Amanus, peuvent se distinguer de ceux d'Europe i)ar un aspect généralement plus brillant, les pattes plus claires, presque entièrement ferrugineases, quoique les élytres soient d'un brun noir foncé à reflet verdàtre; les angles postérieurs du pronotum et la suture des élytres (["intervalle) souvent ferrugineux, stries plus profondes. (Var. asiaticiis). Cette variété viendrait prendre rang immédiatement après le type
15. vittatus Fabr., Ent. si/st,, I, 224, 1792. — lUig., Mag., IV, 99, 1805. — Herbst, Kœf,, X, 127, 1806. — Redt., Faun. austr. éd. 1, 297, 1849. — Bach, Kœferf., II, 31, i854. - Cand., Mon., Ilf, 439, 1860. — Thoms., Skand, col,, VI, 84, 1864. — Fowler, Col Brit. IsL, IV, 1890. — lineatus Villers, Linn, Ent., I, 304, 1789 (nec Linn.). — marginatus 01., Ent., II, 34, tabl. 3, f. 29, 1790. - Var. Stephensi Buyss., Le Col., XV, 243, 1891. — sui^fascus Steph., ///. Brit. Ent., III, 276, 1830. — vittatus Gyll., Ins. suec, I, 410, 1808. — Lac, Faun. ent. Par., 643, 1835. — Lap., Hist nat. Col., I, 243, 1840. — Sahlb., Ins. fenn., I, 139, 1834. — Var. inopinatus Buyss., /. c, 242, 1891. — Var. fîUcti Buyss., /. c.,243, 1891. — Var. dunidiatus Drap., Ann. se. phys., V, 223, 1820. semipallens Muls.-Guillb., Op. ent., VI, 28, 1855.— Var. angularis Steph., /. c, 277, 1830. — Var. Ocskayi Kiesw., Nat. ins. Deuts., IV, 317, 1858. — murinus Reiche, Soc. ent. Fr., 380, 1869. —Var. impatiens Buys., Soc. ent, Fr., bail., 97, 1887. — nigcr Fiori, AU. Soc, nat. Mod., XVI, 162, 1899. — Var. conicicollis Desbr., L'A6.,VII, 109, 1870.
cf. De taille moyenne, forme allongée, elliptique, brièvement parallèle en son milieu, assez convexe et brillant. D'un brun
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 389
fottcé avec une bande flave plus ou moins large sur le milieu de chaque élytre, partant de la base et s'étendant en arrière jusqu'au sommet ou seulement près de l'angle apical, l'épipleure et le dernier intervalle de même couleur ; généralement la base des élytres marquée de chaque côté de l'écusson par une petite tache oblique, d'un flave assez vif. Dessous du corps foncé avec le pourtour des flancs prothoraciques, les bords des segments abdominaux et surtout la partie postérieure du segment anal, d'un ferrugineux flave, généralement aussi le milieu du premier segment ferrugineux entre les hanches. Varie considérablement de coloration en passant progressivement soit entièrement au ferrugineux^ soit entièrement au brun foncé, les pattes et les antennes variant aussi de coloration selon les sujets plus clairs ou plus foncés. Pubescence fine, courte, peu serrée, d'un gris roussâtre, ne modifiant pas la couleur des téguments. Tête légèrement convexe, à peine déprimée par une large impression triangulaire qui est très faiblement indiquée, couverte d'une ponctuation de moyenne grosseur, assez dense et ombiliquée ; front largement tronqué, arrondi sur les côtés, son bord non relevé, un peu plus épais sur les côtés (croies sus-antennaires). Antennes faiblement dentées, à articles médians ossez larges; ne dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum que de 1 article ; 2' article obconique, nettement plus long que large, de longueur égale ou subégale à celle du 3', celui-ci presque de même forme, pas plus large au sommet ; le 4" triangulaire, nettement plus long que le 3% dilaté en dessous et beaucoup plus large au sommet, ses angles arrondis ; les suivants de même forme et progressivement moins élargis. Pronotum plus long que large, longuement arqué sur les côtés, plus rétréci en avant qu'en arrière, assez convexe, couvert d'une ponctuation de moyenne grosseur, assez espacée et régulièrement disséminée sur le disque; angles postérieurs assez larges et aigus, faiblement dirergents ; ailes en tothoraciques assez développées, mais s'atténu«rnt près du mucron. Elytres nettement plus larges que le pronotum, médiocrement allongés, 2 fois 1/2 plus longs que larges, convexes, parallèles sur la moitié antérieure ou le premier tiers; stries modérément creusées, marquées de gros points rapprochés; intervalles légèrement convexes, densémentet rugueusenient pointillés. Tarses avec le 3* article muni d'une forte sole longuement lamellée, le 4' simple et les 1" et 2" sans sole distinctement creusée. — Long., 8,5-10; larg., 2,5-3 milL
$. De forme identique à celle du o^, légèrement plus épaisse et plus large, taille généralement supérieure. Antennes ne dépassant pas ou à peine le sommet des angles postérieurs du pronotum. — Long., 9-11 ; larg., 2,6-3,5 mill.
390 FAUNE GALLO-HHÉNANR
Var. p. Comme lo type, mais avec les ongles postérieurs du pronotum et parfois aussi les antérieurs teslac^s ; pourtour des flancs prothoraciques et mentonnière d'un roux teslacé. Bande flavedes élytres large, s'étendant sur 4, 5 ou 6 intervalles, segments de l'abdomen marginés plus ou moins largement de ferrugineux, milieu des côtés du pronotum noir ou très finement raarginé de testacé, antennes brunes avec les trois premier > articles feirugineux {inopinatus Bnyss.).
Var. Y- Comme le précédent, mais avec le pronotum largement marginé de fluve à la base, nu sommet et sur les côtés, côtés du front de môme couleur. Mentonnière, flancs protlioraciquea et généralement lout le dessous du corps, sauf parfois le metaplernum et le milieu des premiers: segments abdominaux, testocés. Bande flavc des élytres envahissant presque toute leur surface, ne laissant sur les côtés et sur la suture (fu'une bande étroite rembrunie. s'efFaçant en arrière et souvent très diffuse. Antenes ferrugineuses avec le sommet des articles intermédiaires et suivants rembrunis vers le sommet (Stophensi Buyss.).
Var. 8. En entier d'un ferrugineux clair avec l'écusson et le disque du pronotum, le métasternum et la base du prosternum souvent d'un ferrugineux un peu plus foncé {filicil Buyss.).
Var. 6. Pronotum avec les angles antérieurs et postérieurs et parfois aussi une très étroite bordure sur les côtés, à la base et au sommet, ferrugineux ; bande flave des élytres très diffuse et envahie par la couleur noire antérieurement, faiblement indiquée sur le tiers antérieur, mais s'épanouissant largement en arrière au point d'occuper souvent toute la surface sur le tiers postérieur ; généralenjent une petite tache pâle oblique sur la base des élytres de chaque côté de l'écusson. Dessous du corps coloré comme chez le type; angles postérieurs ot antérieurs, parfois aussi une étroite bordure tout autour du pronotum, plus ou moins ferrugineux selon les individus. Antennes ferrugineuses ou d'un brun ferrugineux avec les trois premiers articles plus clairs. Parfois élytres presque entièrement noirs, la bande claire très réduite et linéaire, très diffuse, peu apparente ; alors pronotum entièrement noir ou avec les angles à peine teinlés de ferrugineux (diinldiatus Drap.).
Var. î. En entier d'un brun-noir à reflet souvent plombé, avec les angles postérieurs du pronotum, le pourtour interne des flancs prothoraciques, la marge surtout latérale des segments ventraux et les pattes d'un testacé ferrugineux, souvent aussi une petite tache pâle oblique sur la base des élytres de chaque côté de l'écusson. Antennes foncées avec les trois premiers articles en partie ferrugineux, le premier généralement plus c\d\v {angularis Stepb.).
ÉLATÉRIDES. — BLATERINI 391
Var. Tj. Comme le précédent, mais avee tes angles du pronotam non ferrugineux ; élytres sans tache basilaire, la suture ferrugineuse tout au plus sur le premier intervalle, 1 epipleure et le dernier sur la nioitié de sa largeur également ferrugineux. Antennes avec le premier article ferrugineux au sommet, les autres également ferrugineux au sommet et à In hase de Tarticulation (Ocskar/i Kiesw.).
Var 6. Comme le précédent, niais encore plus foncé, sans trace rongeâtre sur la suture, l'épîpleure seule ferrugineuse, fémurs généralement rembrunis et les tibios en partie ; segments abdominaux non ou ti*ès étroitement bordés de ferrugineux sur les c6iés {impallens Buyss.).
Var. t. Passant de la coloration entièrement foncée avec une tache flove oblique sur la base de^ élytres à la coloration h élytres marquée d'une large bande plus ou moins pâle ; le pronotum considérablement plus long et plus étroit chez le :S ; parties foncées d'un ïw'iT à reflet verdâtre plombé. Forme générale également bien plus étroite fconicicollis Desbr.^
Les exemplaires de coloration foncée peuvent se confondre facilement avec les petits obscurus Payk. ; mais l'examen des 2* et V articles des antennes égaux permet de les séparer nettement. On peut aussi les distinguer par le 3* article des tarses postérieurs.
Très commun dans toute la région gallo-rhénane, principalement sur les herbes et les arbustes qui croissent sous futaie. De -mai à juillet selon les pays. Le type à pronotum entièrement noir est un peu moins abondant que les variétés à pronotum plus ou moins bordé de flave. La var. e, très répandue dans le Nord et certaines régions montagneuses de l'Est, devient rare dans le Centre et ne se rencontre pas dans le Midi. La variété t parait spéciale à la région des Basses-Alpes et des Alpes-Maritimes; Basses-Alpes : Digne, forêt de Siron (R. P. Pestrc) ; Les Dourbes ^Faucel) ; bois des Fraches, de Marcoux, sur le pin sylvestre (de Pciicrimhoff) ; Alpes-Maritimes : S^-Martin-Vésubie (Carrei) ; Venanson {V illard) \ M^-Cenis (Abeille de Perrin); Turini S'Wlaire-Decillc). Suisse : M* Pilate (D' Ch. Martin), çà et là avec le type ou la var. p, aussi dans lesCarpathes (Montandon), — La v«r. /ilicti, qui est entièrement rousse, paraît assez rare : Reims (Lajoye) ; Marne: Germaine (Ch. Demnison); Besançon (De/a- 9''(ir)ge)\ S^-Cyr-sous-Dourdan (Chrétien); Calvados, forêt de
Cinglais (Faueel) ; Tinchebray (Guiberl) ; Savoie : Tignes {Pic) ; Briançon (coll. Godard-Argod) (1).
Répanda dans toute l'Europe.
16. punctiCOllis Kiesw., Nat. Ins. Deuts., IV, 316, 1858, note. — Stierl., MiUli. Schw, EnL Ges.,Yl\, Col. Helo., 43, 1887.analis Muls. Guillb., Op. Ent., VII, 89, 1856. — var. punctithorax Relu., Best.-tah., Heft LVI, 44. 1905.
cj». Taille au-dessous de la moyenne; long, étroit, parallèle; modérément convexe, peu brillant, généralement mat. Très variable de couleur. D'un brun foncé avec les angles postérieurs, les sutures du pronotum, souvent aussi tout le pourtour, les épi pleures et le bord réfléchi des élytres, parfois aussi l'extrême bord de la suture ; le pourtour des segments abdominaux, surtout le segment anal, d'un ferrugineux plus ou moins clair. Pattes d'un ferrugineux pâle. Antennes brunes avec la base des articles ferrugineux ; le premier et parfois les deux suivants entièrement ferrugineux. Varie en passant par les teintes intermédiaires jusqu'à devenir complètement ferrugineux en dessus et en dessous ainsi que les antennes. Une tache oblique d'un ferrugineux flave sur la base de l'élytre de chaque côté deTécusson. Pubescence fine, assez longue et dense, d'un gris cendré ou roussâtre. Tête légèrement convexe, couverte d'une ponctuation grosse très dense et orabiliquée, sans impression triangulaire, déprimée seulement transversalement en avant du bord du front; celui-ci tronqué vu de dessus, mais vu de face il est plutôt arrondi en ligne faiblement arquée, car il est aminci et abaissé en son milieu. Antennes ne dépassanL pas le sommet des angles postérieurs du pronotum, ou seulement de la moitié du dernier article, faiblement dentées, 2' article obconique, arrondi au sommet, nettement deux fois plus long que large, de môme longueur que le 3", qui est plus grêle, moins épais et moins arrondi au sommet ; le 4° nettement plus long et plus large que le 3% les suivants de même forme, peu allongés, non parallèles, plus ou moins obconiques. Pronotum plus long que large, assez convexe, obsolètement sillonné en son milieu, faible-
(1) Un exemplaire de Ja collection Godart-Argod porte le nom de A. flavescens. Muls,-Guillb. ; mais il est tout antre qu'un type des auteurs qui ont souvent utilisé la collection de Godart. L'espèce que Mulsant et Guillebeau ont décrite sous ce nom est, comme nous le verrons plus lom, identique à A. emacùxtus Caud.'Quant à l'A. flaoescens Eschs. {Mém. Ac. Pétersb.f VI. Arch. Thon, 11» 33, 1829), nous ignorons encore ce qu'il peut être.
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 393
ment arqué sur les côtés, couvert d*une ponctuation grosse, très dense et ombiliquée sur toute sa surface ; angles postérieurs larges et courts, légèrement divergents, arrondis au sommet par les ailes entothoraciques dont l'expansion s'étend large et arrondie jusqu'au mucron qui forme le sommet. Élytres plus larges que le pronotum, parallèles au delà de la première moitié, atténués en arrière eu ligne fortement arquée, assez convexes ; stries marqués de gros points rapprochés, intervalles convexes, densément et rugueusement pointillés. Tarses avec le 3* article muni d'une sole assez longue, celle du 2* bien plus courte, 4* très petit et assez étroit. —
$ . De forme à peu près identique à celle du o*, seulement un peu plus large et plus épaisse, taille généralement plus grande; antennes n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum. — Long., 8,5-11 ; larg., 2,5-3 mill.
Var. p. Pronotum brun avec les angles postérieurs, et parfois tout le pourtour ferrugineux ; élytres d'un châtain clair bien moins foncés que le pronotum ; celui-ci à ponctuation un peu plus serrée, un peu plus forte {punctiihorax Keitt.l.
Var. Y. En entier d'un roux ferrugineux ; milieu du métathorax et des segments abdominaux souvent rembruni.
Se distingue facilement des précédents par sa ponctuation prothoracique grosse et dense, régulièrement distribuée. Sa forme générale, son aspect matou peu brillant, sa pubescence plus serrée, plus fine et plus longue sont les caractères principaux qui le font iacilement reconnaître. Le 4* article des tarses, qui est très court, le séparera de suite du subfuscus Mûll.
Très abondant en Provence et les régions avoisînantes; il ne parait pas sortir pour la France de ces localités. Il est cependant cité de Suisse par Stierlin; cet auteur le dit fort rare dans ce pays, qui a conservé quelques insectes de la zone méridionale. Aussi en Italie, en Corse, assez rare en Espagne.
Commun en avril-mai sur les ormes et surtout sur les chênes blancs, parfois aussi sur les herbes dans les prés ; se rencontre encore dans les premiers jours de juin.
Basses-Alpes : Riez ; Var : Pignans (Faacel) ; Digne {de Pet/eriiiihojf) ; Montljel (R. P. Pestic) \ Aix (/4c7u</v/) ; Vaucluse: la Bonde {Feigniez) ; Pertuis, Clans, forêt de Turini {Pic) ; Sainte- Baume jusqu'à 1.728" {Chobnuf, Mat/et) ; Xyons {Racoitx) ;
394 FAUNE GALLO HHÉNANB
Mayons-du-Luc {Bossaoi/); Toulon, les Sablettes (R, P. Tholin)\ Cuges (/)' Normand) ; Marseille, Hyôres (Rot/ y Abeille de Perrin)\ Cannes {Wurnicr) ; Nice, Saint-Martin-Vésubie (Peragallo) \ Saint-Élienne-de-Tinée (Villard) ; fort du Dan (Sainte-C luire Dooille) ; Agay (G. Sèrullas); Saint-Cyr-de-Provence (de lioissy); Nîmes (Mingand).
Deux exemplaires de la collection Fauvel sont étiquetés : Grande- Chartreuse ; mais cotte provenance paraît très douteuse.
Les variétés ça et là avec le type, mais plus rares. La var. ^ aussi en Espagne méridionale et centrale, en Portugal, selon M. Reitter (/. c).
Ohs. — !• On rencontre parfois des individus qui offrent les côtés des élytres de teinte plus foncée. Catle coloration est si peu accusée qua nous n'avons pas cru devoir en parler dans la description.
2» Au Maroc on rencontre une espèce très voisine (A. Olcesci Buyss., Soc. Ent. Fr., bulL, 211, 1905) et il n'y aurait rien d'étonnant qu'elle existât aussi- en Espagne, dans les régions les plus méridionales, dont la faune a beaucoup d'analogie avec celle du Maroc. Elle se distingue surtout par le 3« article des antennes subégal au 4«, de môme largeur que lui et presque deux fois plus long que le l\ Sa ponctuation prothoracique moins dense donne à la surface du pronotum un aspect moins terne.
17. villiger Muls.-Guillb.. Op. Ent,, VI, 20, 1855. - Cand., Mon., III, 446, 1860.
(f. Taille moyenne ; oblong, subparallèle, déprimé. D'un bran ferrugineux, élytres d'un châtain plus clair avec la sutore, les épi[)leures et le repli des élytres étroitement ferrugineux rougeôtre; les segments abdominaux et la plupart des sutures bordés de ferrugineux. Antennes, tibias et tarses ferrugineux, fémurs châtain foncé. Pubescence longue, d'un gris roussâtre, tourmentée sur lu tête et le pronotum, avec les intervalles impairs des élytres plus densément fournis. Tête largement, profondément et anguleusement impressionnée, front fortement abaissé en son milieu, limité en avant en forme d'angle très ouvert, légèrement arrondi au sommet. Antennes longues et robustes, peu ou pas dentées, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 3 1/2 à 4 articles ; 2" article plus long que large, le 3" de même forme, mais bien plus large au sommet et bien plus long, formant avec lui une longueur bien supérieure ù celle du 4", celui-ci à peine deux fois plus long que large, élargi depuis la base en ligue arquée, le 5* plus allongé et plus long, les suivants graduellement
ÉLATKRII»ES. — ËLATEUINl 395
plus étroits. Pronotum légèrement plus long que large, modérément convexe, forlemenl sillonné au milieu sur toute sa longueur, couvert d'une longue pubescenee tourmentée et de points assez gros plus denses et ombiliqués sur les côlês. subparQllèle sur les deux tiers antérieurs, ensuite rétréci assez brusquement sur le tiers postérieur au-devant des angles postérieurs, ceux-ci nssez larges et robustes à la base, assez divergcMits, portant uije très nette échanc rare près du sommet ; ailes entotlioraciques pas très larges mais allongées en ligne longuement courbe jusqu'au mucron. Elytres plus larges que le pronotum, parallèles jusqu'au-delà de la moitié, ensuite atténués en arrière en ligne assez fortement arquée; stries marquées de gros points assez rapprochais ; intervalles plans, rugueusemont pointillés, les 3", 5% 7* et 9* plus densément pubescents. Tarses avec les articles 2, 3 et 4 munis d'une solo apparente, le 2* plus brièvement lamelle. — Long., 8,5-13; larg. , 2,6 4 mill, 9. De forme très ditïérento de celle du '/ et de taille plus grande, large et gibbeusc; élytres graduelloment et légèrement élargis jusqu'au-delà du milieu. Pubescenee fugace, bien plus courte et très clairsemée sur les élytres. Antennes atteignant facilement le sommet des angles postérieurs du pronotum ; celui-ci malgré sa convexité conserve la foruie subparallèlo sur sa moitié antérieure, mais est beaucoup plus rétréci que chez le & postérieurement ; le sillon médian prothoracique toujours assez bien marqué. — Long., 11,5-15 ; larg., 3,5-5 mill.
Facile à reconnaître à sa longue, grosse et dense pubescenee qui est fortement tourmentée sur le pronotum et plus dense sur les intervalles impairs des élytres. La ? se distingue de celle des autres espèces par la forme des côtés du pronotum ; l'examen de la grosse et courte pubescenee, quand il en reste sur les élytres, peut servir aussi à la distinguer.
Depuis les premiers jours de mai jusqu'à la fin de juin, selon la précocité des années; surtout dans les premiers jours de juin. En pays de montagne, en battant les sapins et en fauchant sous ces arbres, sur les airelles ; la ? sur le gazon court des pâturages ou noyée dans les flaques d'eau des chemins. A C.
M*" du Fo4*ez: che/-Pion ! l'Avoine I vSources de la Bèbre ! i^écolté en nombre, le 18 mai 1880, en compagnie de M. Ernest Olivier, qui nous fit faire dans ce pays- là une fort intéressante excursion. Lozère (Iico(/ct) ; M' Lozèro, S' (iormnin l'IIorm (h^nirci); Haule- Ardèclie: Mazun, vers 1.200" ( Cli'nnpenois) ; M' Pilât, où il paraît abondant (Carret, BerUioloy) ; $'-Ma rti n -en- Hau t (F/vrc Sèbas-
tien); Le Pay (Xanibeu)\ Vals-le-Chastel (R, P. Martin); Grande- Chartreuse (Dellier de la Chamgncrie)\ CovrkzQ (Frère Vihert)\ Briançon (Argod) ; Basses-Alpes: les Dourbes (Warnier)\ Mas de l'Ain (G. Sèrullas); Mende; S^-Etienne : Rochetaillé, les Bois noirs, le Bessat (Minsnier),
Aussi au M* Rose, où M. Camille Morel nous a certifié l'avoir pris. Il est présumable qu'il s'agit ici de l'A. mlligeroïdes Roitt. (BestAab,^ LVI,55, 1905), qui est précisément de cette localité.
Obs, — La $ de cette espèce, récoltée dans la Lozère par Ecofïet, porte dans la collection Dufour le nom de A. ceroinus Dej.
18. micornis Duf., Ad. Soc. Linn. Bord., XVII, 493, 1851.- Cand., Afo/i.,III, 447, 1860.
o^. Taille généralement gronde ; forme générale très allongée et parallèle. D'un roux ferrugineux châtain, souvent plus foncé sur la tôte et le pronotum. Pubescence roussâtre, très fine, courte et assez dense. Front fortement et anguleusement impressionné, très fortement abaissé au milieu en avant, ce qui rend les côtés assez relevés, limité en avant en forme d'angle très ouvert obtus au sommet, couvert d'une ponctuation très grosse, ombiliquée, assez rapprochée. Antennes très longues, filiformes, dépassant généralement le sommet des angles postérieurs du pronotum de cinq articles, rarement de 4 1/2, atteignant presque en arrière la limite de la moitié de la longueur des élytres ; 2" article obconique, deux fois plus long que large, le 3* obtriangulaire, une fois et demie plus long que le 2' ; le 4" plus large que le suivant, oblong, élargi légèrement près de la base, les autres articles régulièrement oblongs. Pronotum peu convexe, couvert d'une ponctuation assez forte, moins serrée sur le disque, ombiliquée sur toute sa surface, nettement plus long que large, de forme rectangulaire, légèrement plus étroit vers la base qu'au sommet, indistinctement sillonné, souvent marqué vers la base en guise de sillon d'une ligne lisse brillante, courte et large; légèrement et parfois assez brièvement arqué sur le milieu des côtés; modérément sinué au-devant des angles postérieurs ; ceux-ci courts, divergents, aigus, non carénés; angles antérieurs bien marqués, un peu avancés en avant. Elytres plus larges que le pronotum, trois fois plus longs que larges, parallèles jusqu'un peu au-delà du milieu, ensuite curvilinéairemenl rétrécis en arrière, niodérénienl convexes ; stries fines, marquées de gros points, bien plus profondes sur les côtés que sur le disque; intervalles plans,, couverts d'un pointillé dense et rugueux. Tarses
ÉLATBRIDES. — BLATERCCI 397
avec articles non manis de sole apparente; le 4* article très coart, d'une longueur égale à la moitié du précédent. — Long., 12-16 ; larg., 3 4 mill.
$ . De forme assez différente, mais rappelant celle du o^. Pronolum modérément développé, aussi long ou un peu plus long que large, élargi sur les côtés en avant du milieu, modérément rétréci au devant des angles postérieurs, ceux-ci courts, aigus et divergents Antennes relativement très longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de la longueur de 2 articles. — Long., 14,5; larg., 4-5 mill.
Var. p. Pronotum' couvert d'une ponctuation un peu moins grosse, plus foncé que les élytres, le pourtour seul plus clair ; taille généralement moindre; antennes ne dépassant généralement le pronotum que de 4 articles et demi.
Très voisin de A. longicornis Cand,, mais avec les antennes encore plus longues surtout chez la 9 ; s*en distingue facilement par le 4' article des tarses très petit, moitié moins long que le 3*; stries des elytres moins profondément creusées. La $ sb fait remarquer malgré son obésité par une forme allongée et plus étroite, qui ne se rencontre pas chez les espèces affines.
Pyrénées occidentales {Coll. Dafour-Laboulbène, cf); Pyrénées, col du Perche (Coll. Desbrochers-Sénac) ; Bagnères-de-Bigorre {Coll. Reiche) 9 récoltée par M. de Saulcy; Tarbes, 25 novembre, dans la broussaille d'un fossé (Pcndellé). — Var. p. Mont- Louis (D' Chobaut).
Doit avoir les mômes mœurs que ses congénères longicornis et lœoigatus. RR.
Obs. — Il nous a fallu de longues et patientes recherches pour établir l'identité de cette espèce, qui est confondue dans toutes les collections avec ses deux voisines de forme et de coloration analogues. Enfin, grâce à la complaisance de M. le professeur Bouvier, j'ai pu étudier la collection Dufour au Muséum de Paris et reconnaître les caractères de cette espèce. L'unique type de Dufour est en triste état ; mais comme il conserve encore une patte postérieure et une portion d'antenne, il n'en demeure pas moins précieux. Ce type présente une aberration du front, qui est échancré de chaque côté de la partie médiane, offrant ainsi un très petit avancement denti forme obtus.
19. longicornis Cand., Mèni. cour, Belg., XVII {Elat, nouo., I), 50, 1864. — coarctatus Dej., Cat, éd. 3, 101, 1837?
398 FAUN8 GALLO-RBBNANE
c^*. Tailla généralement assez gi-nnde. Forme générale très allongée et parollôle presque semblable à celle de A, filiconùs Duf. D'un roux ferrugineux clair, parfois avec la tète et le pronoliuii plus foncés. Pubescence rousse, fine, assez dense, courte, plus longue et fugace sur le pronotum. Front largement impressionné sans délimitation triangulaire bien accentuée, fortement abaissé en avant, limité en son milieu en forme d'angle très ouvert, obtus au sommet, couvert d'une ponctuation très grosse, ombiliquée, très dense et môme réticulée. Antennes filiformes, très longues, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 4 articles, rarement de 4 1/2; atteignant presque en arrière la limite antérieure du deuxième tiers de la longueur des élytres ; 2' article obconique, plus de deux fois plus long que large ; le 3° obtriangulaire, une fois et demie plus long que le 2* ; le 4° un peu plus large que le suivant, peu distinctement élargi près de la base, les suivants régulièrement oblongs. Pronotum peu brillant, couvert d'une ponctuation de médiocre grosseur, ombiliquée, moins serrée sur le disque, convexe, nettement plus long que large, de forme rectangulaire, aussi large à la base qu'au sommet, indistinctement sillonné, brièvement et faiblement arqué sur les côtés vers le milieu, plus fortement sinué au-devant des angles postérieurs qu'en avant; angles antérieurs bien marqués, un peu avancés en avant, les postérieurs courts, très aigus, très divergents, non carénés. Elytres plus larges que le pronotum, trois fois plus longs que larges, parallèles jusqu'au-delà du milieu, ensuite graduellement arqués en arrière, modérément convexes, stries fines, mais bien creusées, marquées de gros points allongés ; intervalles plans, tout an moins les premiers, couverts d'un pointillé assez gros et assez dense. Tarses avec les articles non munis de sole bien appréciable, le 4* article plus long que la moitié du précédent. — Long., 15-17; larg., 3,6-4,3 mill.
2 De forme très distincte de celle du (f ; pronotum très développé, aussi long que large, assez régulièrement arqué depuis le sommet jusque vers son rétrécissement au-devant des angles postérieurs, cenx-ci courts, aigus et très divergents. Antennes n'atteignant pas ou à peine le sommet des angles postérieurs du pronotum. — Long., 10-17 ; larg., 2,5-5,2 mill.
Cette espèce, bien voisine de A . Jilicornis Duf. par sa couleur claire, sa taille et son aspect général, s'en distingue nettement par ses antennes plus courtes, ne dépassant généralement le pronotum que de 4 articles, n'atteignant pas le milfeu de la longueur des élytres et surtout par le 4* article des tarses plus long que la moitié
ÉLATÉniDES. — BLATERÎNI 399
(la précédent ; ses élylros sont aussi plus fortement striés. Les proportions de longueur des antennes servent aussi à différencier la 9 de ces deux espèces. Une comparaison analogue le fera séparer des plus grands exemplaires du lœoigntus Duf., mais ce dernier a les élytres toujours nettement plus courts et la couleur générale plus foncée.
Mai-juin ; mais se rencontre plus facilement l'hiver en terre, sous les aiguilles de pins ou de sapins amoncelés au pied des arbres ou soub les grosses pierres enfoncées, où la larve doit être transformée dès l'automne. R.
Pyrénées -Orienta les : la Massane ; Pic des Quatre Termes ; la Preste (V. Mayet) ; (1) Col de las Bigues ; Boscnègre; Belage ; Mirailles, sous une pierre ; col de Tourn, en terre {Xafiibeu)(2); Bagnèrea-de-Bigorre: col de Lhéris en juin (coll. Grenier- Léociilè ) \ Eaux-Bonnes (coll. Heiclic et Grenier) ; Pyrénées (L. Fuel) ; la Massane, en mai (Sietti).
20. lœvigatus Duf. Ad. Soc. Linn. Bord, XVII, 327, 851.— Desbr. Mitth. Scliw. Ent. Ges., 371, 1871. — sylcaticiis Muls- Guillb., Op. Ent., VI, 23, 1855. — Cand., Mon., III, 461 (t. 5, f. 17, Ç) 1860.— Stierl., Mittli. Scluo. Ent. Ges., VII, Heft 9, 45, 1886. — Var. lœoistriatus Duf., in nnisco. — Vfxv. pyrcnœus Cand. yMém. cour. Belg. XVII, Eiat. noue, 50, 1864.
Forme analogue à celle de l'espèce précédente, mais avec les élytres proportionnellement plus courts, couleur générale d'un châtain plus ou moins clair, souvent très rembruni sur la tête et le pronotum. — <y. Taille moyenne, forme générale subparallèle, parfois légèrement élargie sur lés côtés jusqu'un peu au-delà du milieu. D'un châtain plus ou moins rougeàtre avec le pronotum souvent plus foncé. Pubescence rousse, très fine, assez dense, plus longue sur le pronotum. Front largement impressionné, fortement abaissé en avant, limité en forme d'angle très ouvert obtus au sommet, couvert d'une ponctuation grosse, dense et ombiliquée.
(i) Cette espèce a été mentionnée sous le nom de fUicomis Cand. par M. V. Mayet dans sa Contribution à La Faune ent. des Pyr.-or. (Miscell. ent , vol. XI, p. 4, 1902) et nous avons vu surtout par l'examen de ses tarses et de S6S antennes qu'elle se rapporte exactement à VA. longioornis.
(i) Elle est généralement confondue avec le syloaticus M.-G., et c'est sous ce nom que, d'après nos anciennes déterminations, M. Xambeu l'a signalé des Pyrénées-Orientales (/îeoue Unn., n«' âVu, 63, 4904).
400 FAUNE GALLO-BHÉNANE
Antennes longues, mais ne dépassant guère le sommet des angles postérieurs du pronotum que de trois articles, loin d'atteindre en arrière la limite ontérieuie du 2* tiers de la longueur des élylres ; 2' article obconique, plus de deux fois plus long que large, le 3' de longueur intermédiaire entre le 2* et le 4% celui-ci de môme longueur que le suivant, mais plus large et élargi surtout en son milieu du côté externe ; les autres assez régulièrement oblongs. Pronotum peu convexe, brillant, couvert d'une ponctuation de médiocre grosseur, plus espacée sur le disque, ombiliquée sur les côtés, un peu plus long que large, de forme rectangulaire, longaementet nettement arqué sur les côtés, la portion la plus élargie située sur le tiers antérieur parfois presque carré ; brièvement rétréci au devant des angles postérieurs, ceux-ci courts, aigus, fortement divergents, non carénés ; indistinctement sillonné si ce n'est très obsolètement en arrière près de la base (1). Élytres plus larges que le pronotum, notablement plus courts que chez l'espèce précédente, seulement 2 fois et 2/3 plus longs que larges, faiblement et graduellement élargis jusqu'au delà du 2* tiers, ensuite curvilinéairement rétrécis en arrière, modérément convexes, stries fines, peu profondes, marquées de gros points peu profonds; intervalles convexes, couverts d'un pointillé dense et ruguleux. Tarses non munis de sole appréciable; le 4* article plus long que la moitié du 3'. — Long., 11,5-13 ; larg., 3,5-4,2 mill.
$ . De forme très distincte de celle du d*. Pronotum généralement moins arqué sur les côtés que chez l'espèce précédente, par exception subparallèle vers le milieu, moins rétréci en arrière au devant des angles postérieurs ; ceux-ci plus courts et souvent moins aigus. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum, le dépassant souvent de près de la moitié du dernier article. — Long., 11,5-13,5 ; larg.^ 3,5-5 mill.
Var. p. Cinq premières stries des élytres très affaiblies, peu marquées; intervalles couverts d'un pointillé plus espacé et moins ruguleux {lœoistriatus Duf.)
Var. y. cf. Pronotum presque carré, avec les côtés parallèles, insensiblement arqués, plus longuement rétrécis en -arrière au devant des angles postérieurs (pt/renœus Cand.) (2).
(1) On rencontre de légères variations dans la largeur de la partie excavée qui borde la crête latérale du pronotum et on trouve tous les passages entre les exemplaires les plus étroitement rebordés et ceux qui le sont le pias (V. fortimargo Reitt. m litt.).
(2) On rencontre parfois des exemplaires qui ont le front si largement obtus en son milieu que celui-ci paraît plutôt de forme arquée que de forme anguleuse ob'tusément arrondie au sommet, mais ce n'est pas le cas babituer
ÉLATERIDES. — ELATËRINI 401
Aberr. î. Bord antérieur dn front assez régulièrement arqué sur toute sa partie médiane.
Aberr. 2. Bord antérieur du front limité en forme d'angle ouvert, fortement tronqué au sommet, le milieu de la troncature muni d'un petit avancement en forme de dent obtuse.
Aussi variable de forme et de coloration que 1'^. pollens Muls.- Guillb.
Bien voisin de A, longicornis Cand.,il en demeure cependant nettement séparé par les élytres toujours plus courts ; les antennes à articles moins oblongs et moins allongés ont également des proportions différentes. Enfin sa couleur générale est habituellement plus foncée et chez certains exemplaires, le pronotum et la tète passent au brun obscur. Sa taille est le plus souvent moindre. Les stries des élytres plus prononcées et les intervalles convexes sont encore des caractères qui peuvent le faire distinguer par un œil exercé.
Même mœurs que l'espèce précédente, dans le fouillis des aiguilles de pins et sapins, au pied de ces arbres ; surtout en juin. Parfois sous les grosses pierres profondément enfoncées. R.
Aude : forêt d'En-Malo au-dessus d'Axat (Gacoy) ; Tarbes, vers 1700", 3 mai au 26 juillet, dans les bois, sous les feuilles, les herbes, la mousse, au pied de divers arbres ; Pau, Eaux-Bonnes (Pandellé) ; le Vernet-les-Bains {ooni Bruck, de Uhagon) ; Canigou, (FaaceO; Formiguères {Puel)\ à la Jasse des Cortalets (Xanibeu); Pyrénées centrales {oom Bruck, coll. Mayet); Lhchon : port de Vôna^ne, la Picade {Lajoye, Clermont); Lbéris, près Bagnèresde-Bigorre (D' Grenier, coll. Léoeillè) ; Gavarnie ; Lestelas, la Quillane (G. Sèrullaz) ; Barèges (Pèlissier) : Cauterets (D' Normand) ; Grande-Chartreuse ; M* Pilât (Pic) ; environs de S^-Jeande-Luz (Croissandeau)»
Aussi en Engadine (Stierlin), mais n'est pas compris dans la Faune des Coléoptères du Valais de M. le chanoine E. Favre.
Les variétés çà et là avec le type.
Obs. — J'ai vu le type $ du lœoigatus Desbr. (collection de Uhagon) et il se rapporte exactement à l'espèce de Dufour. Quant au type de Dufour, il n'existe plus et a dû être dévoré par les anthrènes comme tant d'autres insectes de cette collection, avant qu'elle eût été léguée au Muséum. L'étiquette : lœoistrlatàs seule reste comme témoin de la distinction que Dufour avait faite pour les exemplaires faiblement striés.
Reoue d'Entomologie, — Décembre 1905. 30
402 FAllNi: GALLO-RHlîlNANE
21. emaciatus Cand., Mon., III, 451, 1860. — flaccscens^^Uh.- Guiilb., Op. eut., VI, 25, 1855 (1). — var. cachccticus Cand., l. c, 455, $, 1860. - pallidipennis Deshv., UAb., VII, 110, 1870 (2). subfuscus Sliei'l., Mitth. Schw, ont. Gcs.^ Col. Helcet., 44, 1887.
Of*. Taille un peu au-dessous de la moyenne. Forme générale assez allongée, assez longuement rétrécio en arrière. En entier d'un roux ferrugineux ou très pâle, mais le plus souvent rembruni sur la partie postérieure de la tête, le disque du pronotum, le milieu du prosternum, la plus grande partie du mesosternum et des segments abdominaux. Pattes, épi pleures et bord réfléchi des élytreà toujours d'un testacé bien plus pâle que le reste; antennes de même couleur que les élylres. Pubescence fine, rousse et assez dense, ne modifiant guère le brillant des téguments. Tête peu convexe, couverte de points ombiliqués, peu serrés, de médiocre grosseur, marquée d'une impression triangulaire, large, très faible, peu marquée et irrégulièrement creusée, front limité en avant en une ligne peu arquée. Antennes subfiliformes, pas très longues, ne dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum que 2 1/2 articles; 2° et 3* articles obconiques, assez allongés, égaux, formant ensemble une longueur supérieure à celle du 4% celui-ci est donc beaucoup plus long que le 3', deux fois plus large au sommet, peu ou pas denté, les suivants de même forme, graduellement plus étroits. Pronotum plus, long que large, très peu convexe, subparallèle sur les deux tiers antérieurs, rétréci sur le dernier tiers au-devant des angles postérieurs, souvent sinué ou légèrement arqué vers le milieu; couvert d'une ponctuation de moyenne grosseur, ombihquée et assez serrée; angles postérieurs larges à la base, assez courts et très divergents ; ailes entothoraciques très fortement développées, assez larges et arrondies au sommet en arrière du mucron. Elytres plus larges que le pronotum, modérément convexes, parallèles jusque vers la moitié, ensuite rétrécis en arrière en ligne peu arquée ; stries fines, marquées de gros points arrondis, rapprochés ; intervalles peu convexes, couverts d'un pointillé assez gros, peu serré. Tarses avez le 3" et le 4* articles munis d'une sole courte difficile à distinguer. — Long., 7,5-10,5; larg., 2,5-3 mill.
9 . De forme assez différente de celle du c?, surtout par le pro-
(1) Il existait déjà un Àthous flaoesceris Eschs. {Mém. Acad. Pétersb., VI, 480, 1818 et Arch, Thon, 33, 17, 1829^ du Caucase.
(2) Il existait aussi un Àthoiis palUdipennnis Mannh. {Bull. Mosc, 11,344, 18i3) de nie Sitka ; mais il nous reste inconnu.
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 403
notnm qui est notablement plus convexe, arqué sur les côtés ; élytres plus convexes, légèrement élargis depuis la base jusque vers le milieu ; antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum et ne le dépassant tout au plus que de la moitié du dernier article. Articles des tarses sans sole distincte. — Long., 8,5-10,5 ; larg., 3-3,5 mill.
p. Pronotum rembruni largement, bordé seulement de ferrugineux ; tète avec le front seulement rougeâtre en avant; dessus du corps rembruni de même, la plupart des segments plus ou moins étroitement bordés de ferrugineux, les flancs protboraciques demeurant toujours entièrement rougeâtres {cachecticus Cand.).
D'aspect frêle et translucide, de couleur généralement très pâle, 1 il se distingue facilement du subfuscus Mûll. par son pronotum [ quadrangulaire chez le c5*, parallèle sur les deux tiers antérieurs, ( plus fortement rétréci en arrière au devant des angles postérieurs; I par ses élytres notablement plus longs dans les deux sexes, plus faiblement striés, mais surtout par les articles 2 et 3 des antennes de longueur égale, le 3' notablement plus court que le 4*. Les ' articles des tarses sont plus grêles et le 4* article bien plus court.
De fin mai à juillet, en battant les sapins, mais semble vivre de préférence sur les Salicinées, surtout sur Sallx grandifolia Sei-., qui abonde dans toute la partie élevée de la chaîne du Jura et les Alpes calcaires du Dauphiné (AR.),
Valais: Chandolin, Martigny ; Albertville, Embrun, Boscodon,
Devez (Faucel)\ Grande -Chartreuse (Mulsant^ Guillebeau);
Saint-Jullien-de-Raz (Serullas) ; Mont Pilât (Bertholetj) ; Berisal ' (D* Puton) ; Hautes-Alpes: Durbon, Serres (Lombard); Briançon, ; Digne (Abeille de Perrin) Siron (de Petjeriinhoff) ; Seyne (Pic) ; , Saint-Martin-Vésubie (A. Groucclle); l'Authion, Thorenc, Mont j Agel (Sainte- Claire- De cille) ; Abondance ; Séez, Lanslebourg i (Pic) ; Chamonix (coll. Gacogne-Donsel) ; Mont Genève (Xambeu) ; f environs de Grenoble, SaintNizier, Villard de Lans, Petite Mou-
cherolle (D' Guédel).
, Suisse : lac Chambon. Morgins (Pic) ; Lesyn (Sietti) ; lac Noir
Ide Fribourg (Puton), Montagnes de Sicile (Bellier de la Chamgnerie) : colL Reiche.
— Musée de Genèce.
Obs. — 1» L'écusson est parfois caréné ou soulevé longitudinalement, mais le plus souvent il est complètement aplani.
2« Ce que M. Argod m'a communiqué sous le nom de A .Jlaeescens Muls.-Guillb. de Besançon (collection Godart) est une $ da mttatus Fabr. var. Jllicti Buyss., qui a du être confondue par Godart luimôme avec VA.flaoescens vrai qu'il ne savait pas reconnaître. Dans la collection Desbrochers nous avons trouvé sous ce nom uae $ dont la détermination est exact et porte l'inscription: dedU Godart: mais le d* que celui-ci lui avait adjoint est un diffonnis Lac. ; l'an et l'autre ne portaient pas de localité.
3* Les quatre exemplaires de Jlaoescens M. G. de la collection Gascogne-Donzel, de la Grande-Chartreuse, que M. Villard a eu l'obligeance d'examiner selon nos indications, ont le 4« article des tarses comme chez l'emacia^t^^ Cand. et sont flaves.Iis se rapportent sans aucun doute à l'espèce de Candèze. Un autre exemplaire muni d'un petit papier noir est assurément, selon M. Villard, un mttatus Linn. Quant à l'exemplaire de Chamonix cité dans la description, il a été introuvable dans la collection Gacogne^ à moins que ce soit celui-là. Dans la collection Rey, les deux Atiious Jlavescens M.-6. sont également des emaciatus Cand.
22. subfuscus O. MûU., Faun, ins. Frid., 17, 1767. - Gyll., Ins. suec, I, 411, 1808. — Sahlb., Ins.fenn., I, 139, 1834. — Lac, Faun, ent. Par,, 644, 1835. — Kiesw., Nat, Ins. Deuts., IV., 327, 1858. — Cand., Mon., III, 453, 1860. — Thoms., Skand. Col, VI, 85, 1864. — Schiœdt., Kroy., Nat. Tidsskr., III, 559, 1865.- Seidl., Faun. hait,, éd. 1, 117, 1875. — Id., Faun, transs,, 192, 1888. - Fowler, Col. Brit. Isl., IV, 101, 1890. — tricolor Gmel., éd. Linn., 1, 1917, 1789. — analis Fabr., Ent. Syst., I, 320, 1792. — Redtb., Faun. austr., éd. 1. 296, i849. — Bach, Kœferf,, II, 31, 1854.linearis Payk., Faun. Suec, III, 3, 1800. — dilutus Illig., Mag.y VI, 4, 1807. — montanus Cand., Mon., III, 464, 1860. — Stierl., Miith. Schw. ent, Ges. Col. Heh. 45, 1887.
d Taille au-dessous de la moyenne. Assez allongé, fortement rétréci en avant et assez longuement atténué en arrière. D'un brun foncé sur la tête, l'écusson, la plus grande partie de la surface du pronotum et du dessous du corps. Pourtour du pronotum, parfois seulement les angles antérieurs et postérieurs, la mentonnière, le pourtour des flancs prothoraciques, une tache diffuse sur le milieu du metasternum et de la suture des deux premiers segments abdominaux, ainsi que la partie interne des hanches postérieures, le pourtour des segments de l'abdomen et les deux derniers entièrement ou presque entièrement ferrugineux. Elytres d'un châtain clair ferrugineux; parfois tête et pronotum entièrement de cette couleur en dessus et en dessous. IMttes de la couleur des elytres, rarement d*un châtain foncé. Antennes d'un châtain ferru-
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 40S
gineux avec les trois premiers articles plus clairs, très rarement d*un noir brun foncé. Pubescence fine, très courte, assez dense. Tête modérément convexe, couverte de points de moyenne grosseur et peu rapprochés, impressionnée seulement contre le rebord du front ; celui-ci aminci et légèrement abaissé au milieu, épaissi et relevé sur les côtés, limité en ligne assez régulièrement arquée. Antennes peu ou pas dentées, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de deux articles ; 2* article plus court que le 3', celui-ci beaucoup plus étroit que le 4% mais de très peu plus court ; articles intermédiaires dilatés inférieurement en ligne courbe, les derniers graduellement moins larges. Pronotum brillant, couvert d'une ponctuation espacée, de médiocre grosseur, plus long que large, modérément arqué sur les côtés, plus rétréci en avant qu'en arrière, assez convexe, angles postérieurs courts, aigus, divergents, ailes entothoraciques développées, tronquées carrément au sommet. Elytres assez convexes, allongés, plus larges que le pronotum, parallèles sur leur première moitié, ensuite assez longuement atténués en arrière ; stries modérément creusées, marquées de gros points ; intervalles convexes, fortement et éparsément pointillés. Tarses diminuant très régulièrement de longueur, les 2', 3* et 4" articles munis d'une sole assez apparente, celle du 4* un peu plus forte. — Long., 8,5-9,5 ; larg., 2,3-2,5 mill. $ Plus large et plus convexe, pronotum bien plus large et plus conxexe, beaucoup moins rétréci en avant, élytres atténués en arrière en ligne plus arquée ; antennes atteignant tout juste le sommet des angles postérieurs du pronotum; 3' et 4' articles des tarses avec la sole peu apparente. Taille généralement plus avantageuse. — Long., 8,2-10,5; larg., 2,5-3 mill.
p. Comme le type, mais avec les élytres d'un châtain foncé et la suture ferrugineuse ; les angles antérieurs et postérieurs du pronotum très brièvement ferrugineux.
Y- En entier d un brun noir, à reflet plombé, avec l'épipleure et le repli élytral, les fémurs en partie ferrugineux ; dessous du corps entièrement foncé; antennes de même couleur avec l'extrême sommet des trois premiers articles ferrugineux.
8. Comme le type, de teinte un peu moins claire sur les élytres î l'extrême sommet des angles antérieurs et postérieurs seulement ferrugineux ; antennes entièrement noires avec l'extrémiié du premier article étroitement teintée de ferrugineux ou les trois premiers articles entièrement pâles,
e. En entier d'un testacé ferrugineux en dessus et en dessous, parfois le disque du pronotum légèrement assombri.
Remarquable par sa forme allongée et épaisse, subcylindrique, il se distingue de ïemaciotus Cand. par une couleur plus foncée, une forme plus convexe, le 2* article des antennes visiblement un peu \jIus court que le 3% et ce derniei* presque de la taille du 4*, par les articles des tarses diminuant de longueur d'une façon très régulière et par les 3" et 4' également munis d'une sole bien visible chez le cT, On pourrait le confondre avec certaines variétés du rittatus Fabr., mais la forme du front, le 4' article des tarses et la lamelle du 3° chez cette dernière espèce le feront reconnaître aussitôt ; de même que sa ponctuation prothoracique espacée et l'aspect brillant du pronotum, la forme du front et la constitution des tarses ne permettent pas de le confondre avec le puncticollis Kiesw.
Dans toutes les zones froides et tempérées de la faune gallo^ rhénane, excepté dans les Pyrénées, sur le Salix caprea, souvent en battant les sapins.
Somme : bois de Faloise (Delaby); Calvados: forêts de Cinglais, de Cerisy, de Touques, Ouilly-le-Basset, Carville; Orne : Saint- Fraimbault-sur-Pisse (Faucel),
Valais, régions inférieure et subalpine (Siievlln). Danemark, Allemagne, Suisse, Autriche, Moldavie, Italie, Russie septentrionale, même en Espagne, en général dans toutes les régions froides et tempérées de l'Europe. Très rare dans les Iles Britanniques.
Var. y. : Mont-Pilat (Guillebeau) ;
Var. 8. : Haute-Savoie, Mégève (de Gaulle).
Les autres variétés çà et là avec le type.
La larve a été décrite par Schiœdte (Naturh, Tidsskr,, VI, 526, lab. IX, f. 13-14, 1870.). Analogue à celle de V hœmorrhoidalis Fabr. ; mais distincte par le dernier segment abdominal beaucoup moins ridé transversalement et par les ramures postérieures bien plus longues ; l'échancrure anale en ogive, au lieu d'être en arc de cercle surbaissé, et tant d'autres caractères fort bien représentés sur la figure qu'en donne l'auteur. — Décrite aussi par Beling '^(Deuts. ent. Zeits,, 2S9, 1883). Vit dans la terre, sous le gazon, principalement en forêt; aussi sous les troncs d'arbres et les débris de branches pourries.
23. Zebei Bach, Kœferf., II, 32, 1852. - Cand., Mon., III. 459, 1860. — Seidl., Faun.balt., éd. 1, p. 117, 1875. — Stierl., Miiih. Schw. ent Ges., VII; Col. Helo., 44, 1887. — biformis Redtb.,
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 4î9
Foun. ausir,, éd. 2, p. 493, 1858. — Icucophaeus Kiesw., Nat. Ins. Deuts.y IV, 321, 1858 {nec Lac). — vestitus Muls.-Guillb., Op. ont., vu; 79, 1856 (cerislm.).
"b- De taille moyenne, forme allongée, assez fortement atténuée en avant et en arrière. Noir à reflets plombés ; elytres parfois d'un brun ferrugineux ; la suture aussi foncée que le reste de leur surface ; pointe postérieure de l'épipleure marquée d'une tache linéaire ferrugineuse assez vive qui se continue plus ou moins atténuée sur le repli de l'élytre; segments- abdominaux bordés latéralement de ferrugineux, les derniers aussi postérieurement; angles postérieurs du pronotum souvent rougeâtres. Antennes brunes avec le sommet du premier article généralement rougeâtre; pattes noires ou d'un brun foncé avec l'extrême sommet du fémur rougeâtre, tibias et tarses de couleur moins foncée. Piibescence grise ou roussâtre, fine, très courte sur les élytres, bien plus longue sur la tête et le pronotum. Tête faiblement, mais très largement et anguleusement impressionnée, couverte de points de moyenne grosseur, très rapprochés et ombiliqués ; bord antérieur du front limité en ligne longuement arquée, très légèrement anguleux en son milieu. Antennes peu dentées, à articles médians assez larges, dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de ^ 1/2 articles ; 2' article beaucoup plus court que le 3', celui-ci de moitié moins large an sommet que le 4', et de taille à peu près intermédiaire entre celle du 2' et du 4*, celui-ci et les suivants élargis fortement depuis la base, avec l'angle inférieur fortement arrondi. Pronotum biillant, très -nettement plus long que large, les côtés légèrement arqués parfois notablement plus étroit au sommet qu'à la base, couvert d'une ponctuation de moyenne grosgeur, assez rapprochée, ombiliquée seulement sur les côtés, en avant; marqué surtout en arrière d'un sillon longitudinal médian généralement peu indiqué; angles postérieurs assez courts, larges à la base, non rétrécis, légèrement divergents; ailes entothoraciques peu élargies, relevant le sommet de l'angle en forme de petit niucron. Elytres allongés, parallèles jusqu'au delà de la moitié, ensuite graduellement arqués en arrière; stries fines, parfois très affaiblies sur le disque, marquées de points relativement petits ; intervalles très peu convexes, finement et éparsement pointillés. Tarses diminuant graduellement de longueur, sole peu distincte, brièvement crensée. — Long., 10-13 ; larg., 3-3,5 mill.
$. De forme assez dissemblable, plus épaisse et plus obtuse que le c?, surtout sur le pronotum; antennes courtes, atteignant tout juste le sommet des angles du pronotum. Taille analogue.
p. El y très d'un châtain ferrugineux, pattes de même couleur, tibias et tarses de teinte un peu plus claire ; bord antérieur et angles postérieurs du pronotum ferrugineux.
y. Comme le type, mais avec une tache ferrugineuse diffuse à la base et principalement aux épaules, se fondant en arrière.
Ressemble à première vue à certaines variétés foncées du lineatus Vill., mais s'en distingue nettement par ses tarses diminuant graduellement de longueur et sans sole bien apparente ; Texamen des tarses le distingue facilement de certains bicolor Gœze ; enfin on ne peut le confondre avec Volbiensis M. -G., dont le 3* article des antennes est aussi long que le 4* et les stries des élytres nettement et profondément creusées avec les intervalles très convexes, etc.
Dans les pâturages des montagnes, régions inférieure et subalpine, en juin-juillet. Rare dans la région gallo-rhénane.
Valais : Simplon, Chandolin ; Mont Genis, Albertville (Faucel); Berisal (D' Puion) ; Savoie : Samoens, Voirons (C arrêt) ; Abondance, Seez, Saint-Maurice (Pic) ; Col de Tête-Noire, Sierre {Abeille de Perrin) ; Vallorcines, Martigny, Orsières, Saint- Bernard, Ravoire (Faore) ; Loëche (Bugnion) ; Sion, sur les sapins (Liniger) ; Val Ferret (Rœtser) ; Pyrénées-Orientales : pâturages au-dessous de 1.000 ■: la Preste, Coslabona (Mai/et).
Piémont, Alpes du Tyrol, Bohême, Silésie et Saxe.
Aussi en Espagne. Les variétés ça et là avec le type.
Cette espèce n'est pas comprise dans la liste des Elaterides des gouvernements de Moscou ou de Saint-Pétersbourg par M. Ivanov.
Noté de Narbonne dans la collection Godart-Argod sous le nom de cestitus M. -G. ; mais cette provenance doit être fausse.
24. Godarti Muls.-Guillb., Op. EnL, VI, 75, 1856. - Cand., Mon., III, 457. — quercus Duf., Aci. Soc, Linn. Bord,, XVII, 25, 1851. — leucophœas Dej., Caé., éd. 3, 102, 183, 1833 (nec Lac.], — Var. varensis Reitt., Bestinvn.-Tab., LVI, 50, 1905 (1).
(1) M. Reilter (/. c.) distingue le type par les palpes clairs, les antennes branes avec la base transparente et les pattes flaves ; il établit la var. oarensis Schw. m lut. par les élytres pins foncés, les palpes et les antennes brunes, la base de ces dernières rarement claire et les jambes ferru?:ineases. Or, nous pensons que le typ« visé par la description de Mulsant et Guillebeau porte précisément sur les exemplaires les plus foncés comme élytres et ceux-ci ont parfois malgré cela les pattes entièrement flaves. L'espèce, très abondanle dans les Pyrénées et en Espagne, nous a démontré que ses variations sont infinies ; aussi n'avonsnous indiqué que celles relatives a la coloration du pronotum, de la tête et des élytres, qui est elle-même assez mal délimitée.
ÉLATBRIDES. — BIATBRINI 409
<f. Taille aa-dessoas de la moyenne, forme courte, épaisse, robuste, atténuée en arrière. Noir-brun assez luisant^ avec les élytres brunes ou d*un brun châtain, les épi pleures et le bord externe testacé ; la suture souvent ferrugineuse ; pattes et trois premiers articles des antennes en totalité ou en partie ferrugineux ; suture du côté interne des flancs prothoraciques, parfois extrême sommet des angles antérieurs et postérieurs du pronotum^ pourtour de Tabdomen bordés de ferrugineux. Pubescence d'un cendré roussâtre, fine, courte, assez dense. Tête très peu distinctement et anguleusement impressionnée, couverte de points assez gros, rapprochés et ombiliqués; bord antérieur du front légèrement abaissé en son milieu, presque tronqué, limité en ligne très faiblement arquée, formant parfois un léger coude en son milieu. Antennes très peu dentées, courtes, ne dépassant tout au plus le sommet des angles })ostérieur3 du pronotum que de 1/2 article ; 2* article obconique, assez allongé, le 3* obconique, moins long que le 4*, celui-ci et les suivants assez larges au sommet, avec l'angle inférieur fortement arrondi. Pronotum brillant, nettement plus long que large, longuement arqué sur les côtés, rétréci assez fortement au sommet et au devant des angles postérieurs, régulièrement convexe, longitudinalement etobsolètement sillonné en son milieu, ce sillon le plus souvent seulement visible en arrière ; couvert d'une ponctuation de médiocre grosseur, assez dense sur toute sa surface ; angles postérieurs courts, fortement carénés, robustes, légèrement divergents, faiblement échancrés près du sommet, ce qui fait paraître celui-ci dirigé en arrière. Elytres relativement courts, seulement deux fois et 1/5 plus longs que le pronotum, régulièrement convexes, subparallèles jusque vers la moitié, ensuite curvilinéairement rétrécis en arrière ; stries fines, mais bien marquées, garnies de points de médiocre grosseur ; intervalles légèrement convexes, couverts d'un pointillé assez gros, rugueux. Tarses simples, sans sole distincte. — Long., 6,5-8,5; larg., 2-2,8 mill.
9 * De forme analogue, un peu plus large, plus convexe et plus obtuse, généralement de taille plus grande ; antennes encore plus courtes, n'atteignant pas les angles postérieurs du pronotum. — Long., 8,5-11 ; larg., 2,6-3,3 mill.
p. Elytres d'un châtain ferrugineux, pattes d'un ferrugineux clair, cuisses parfois rembrunies.
Y*. Gomme la variété précédente, mais avec la tête et le pronotam châtains, seulement un peu plus clairs que les élytres.
410 FAUNB GALLO-RHÉNANE
Cette espèce a l'aspect d'un petit hœmorrhoidalis Fabr., mais elle est remarquable par la brièveté de ses élytres par rapport à la longueur du pronotum, par les angles postérieurs du pronotam fortement carénés et par les articles des tarses de longueur décroissante.
Région méridionale occidentale, très commun dans les Pyrénées. De mai è fin juillet, selon Taltitude ; disparaît à la fin de juillet. Sur les châtaigniers, les mélèzes, les sapins, les achilléesen fleurs. Nous Tavons pris une fois en abondance sur le Robinia pseudo-acacia L., ce qui est d'autant plus singulier qu'on ne trouve généralement aucun insecte sur cet arbre originaire d'Amérique et introduit seulement en France en 1635.
Aude : Montagne Noire; Puivert ; Narbonne ; Fonfroide {Maj/et)', Carcassonne ; Ariège ; la Loubatière, Mas-Gab-dis, forêt de Fanges (Gacoi/); Ria ; Prades, à la Foun del Faldj (Xambeu); Argelès (Z)' Normand) ; la Massa ne, Prats-de-Mollo, la Preste, pâturages des sommets au-dessus de 800", sous les pierres (Mat/et)] Port-Vendres (Z)' Chobaut) ; Belesta, Tarascon (Puel); Arles, Perthus, Collioure (Aube) ; Bagnères-de-Bigorre, Eaux-Bonnes (Fauoel\\ Tarbes et toutes les Hautes -Pyrénées en montagne (Pandellé) ; Lourdes, Canigou (Carret) ; Vernet-les-Bains, Banyuls (/)' Puton); abondant à Luchon, aux environs de la cascade de Montauban I Salut I Campan I Ariège: Ussat.!
La var. p, plus rare que le type: Prades (rfe Bury); Argelès (Z)' Normand) ; Perpignan (Z)' Grenier) ; Luchon I Très commune en Espagne.
La var y* paraît spéciale aux Pyrénées espagnoles, çà et là avec le type.
25. Olbiensis Muls.-Guilb., Op, Ent., VII, 93, 1856. - Cand., Mon., III, 458, 1860. - Du Buyss., Soc, RnL Fr,, Bull, 50, 1888.- Var. hispidus Cand., /. c. 474, 1860 (ccrisim.),
cf. Taille moyenne, forme allongée, parallèle, assez épaisse. Noir peu brillant, élytres parfois brunâtres ; sommet des mandibules et du premier article des antennes rougeàtre ; tibias et tarses châtains, épipleures des élytres brunâtres. Pubescence d'un gns cendré parfois roussâtre, dense, courte, très rude et divariquée. Tête très fortement excavée er> avant, sans impression anguleuse bien marquée postérieurement, bord antérieur du front tronqué et longuement éçhancré au milieu, en forme de bourrelet épais ;
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 411
ponctuation très grosse, très dense, très nettement ombiliqnée. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de la longueur de deux articles ; 2' article court, obconique, un peu plus long que large, le 3* obtriangulaire, presque deux fois plus long, un peu plus court que le 4*. Pronotum subcylindrique, assez convexe, marqué d*un sillon longitudinal médian généralement bien marqué ; couvert d'une ponctuation grosse, très dense, et nettement ombiliquée, moins serrée sur le disque ; angles postérieurs très larges, obtus> dirigés en arrière au sommet. Ecusson assez fortement convexe longitudinalement, généralement marqué, au moins en arrière, d'une carène lisse. Ely très assez allongés, subparallèles sur les deux tiers antérieurs, ensuite curvilinéaiiement rétrécis en arrière ; stries profondes, marquées de gros points espacés ; intervalles convexes, couverts d'un pointillé fort dense et rugueux. Tarses sans sole bien distincte, celle du 3* article à peine indiquée, celle du 4' peu développée. — Long., 8-10,2 ; larg., 2-2,8 niill.
$. De môme forme, mais plus obtusément arrondie en avant et en arrière, plus parallèle, plus épaisse, pronotum beaucoup plus convexe ; antennes n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs, l'atteindrait avec la longueur d'un article en plus. Taille généralement plus grande.
p. Elytres longitudinalement et diffusément rufescents en leur milieu sur une partie ou sur la totalité de leur longueur.
y. Elytres entièrement d'un ferrugineux plus ou moins obscur {hispidus Cand.).
Remarquable par ses elytres fortement striés, ô intervalles convexes, sa forme allongée, parallèle, la grosse ponctuation ombiliquée de sa tôte et de son pronotum, et aussi par son écusson longitudinalement convexe et caréné généralement en arrière, si ce n'est sur toute sa longueur. Son aspect mat, sa grosse, courte et rude pubescence servent aussi à le reconnaître. Très voisin de A. Chaniboceti God., il s'en distingue seulement par sa forme plus longuement parallèle, sa taille toujours moindre, ses antennes un peu plus courtes.
Paraît spécial à la région méridionale orientale. Vit, selon M. Abeille de Perrin, sur Asteriscus spinosus Gren.-Godr., plante rameuse, velue, de la famille des Synanthérées, qui remonte jusqu'à Valence, Alais, Montauban, Moissac, Lectoure, Agen et Bordeaux. En juin-juillet. AR.
412 FAUNE OALLO-RHÉNANE
Avignon : Follard (D' Chobaut) ; Basses- Alpes : Digne, les Dourbes (Warnier); Gréoulx (Puton); Riez (Fauoel); Escalangon (de Peijerimhoff)\ Hautes-Alpes : Serres (Lomôarrf) ; Nice (/)' Grenier); Cannes {C arrêt) ; Montagnes du Var, Draguignan (Champenois)-^ Sainte-Baume, Marseille: la Penne {Abeille de Perrin); Fréjus (Aube) ; Bouches du- Rhône : lez Camoins (Fagniez) ; Hyôres; Pignans (Fauoel)
La variété à élytres rufescentes rare, çà et là avec le type.
0Ô5. — Nous pensons que VAthous hispidus Cand., de Provence : ufronte excavata^ margine antica emarginatay utrinque angulata; antennis nigris^ articulo tertio quarto subœquali. — Long., 8 ; lat., 2 mill. » ne peut être autre chose que Volbiensis oar. p. En effet, Candèze dit dans sa description avec plus de précision : « Front fortement excacé, rugueusement ponctué, son bord antérieur saillant^ redressé^ largement échancré au milieu et formant une saillie anguleuse de chaque côté de Vèchancrure, .. Presque mat ; pubescence grise, assez longue, assez dense et subhérissée. La $ difïère à peine du d* ».
26. ChambovetiGod.. Ann. Soc. Agr. Lyon, XV, 409, 1868. id. in Muls. Op. ent., XIV, 99, 1870. — basalis var. a, Cand., Mon., III, 472, 1860.
cf. Taille moyenne, forme allongée mais assez large, déprimée, longuement atténuée en arrière, noir mat, avec les élytres souvent teintés de châtain par places ou sur toute leur étendue. Sommet des mandibules et articulations du premier article des antennes rougeâtres ; bord de la mentonnière, suture prothoracique, pourtour des segments abdominaux étroitement bordés de ferrugineux, épipleures et bord réfléchi des élytres de teinte plus claire que la partie avoisinante, pattes d'un châtain ferrugineux avec les fémurs plus foncés. Pubescence d'un gris cendré ou roussâtre, courte, assez rude et dense et assez divariquée. Tête marquée d'une forte impression triangulaire plus profonde en avant; couverte d'une ponctuation très grosse, très dense et nettement ombiliquée; bord antérieur du front tronqué, assez nettement échancré et soulevé en dessus eu forme de bourrelet peu élevé. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 2 1/2 articles, le 2' médiocrement court, obconique, le 3* obtriangulaire, brusquement élargi au sommet, à peine moins long que le 4% nettement moin's de deux fois plus long que le 2*. Pronotum large, subdéprimé, peu distinctement sillonné au milieu, longuement rétréci en ligne presque
ÉLATERIDES. — ELATERINI 413
droite depuis la base, peu ou pas sinué au devant des angles postérieurs; ceux-ci assez larges et obtus, dirigés en arrièreau sommet, couvert d'une ponctuation grosse, très dense et nettement ombiliauée sur toute sa surface. Ecusson modérément convexe, longitudinalement caréné, mais le plus souvent avec une courte carène en arrière près du sommet, parfois même sans trace de carène. Elytres subparallèles sur la première moitié, ensuite curvilinéairement et longuement atténués en arrière, subdéprimés ; stries fines, nettement creusées, marquées de points rapprochés de médiocre grosseur, contigus ; intervalles faiblement convexes, presque plans, couverts d'un pointillé très dense et rugueux. Tarses avec le 3* et le 4* article munis d'une sole assez courte, mais très distincte. — Long., 10,5-11,5; larg., 3,2-3,6 mill.
$. De forme très dissemblable, beaucoup plus large, plus convexe ; élytres élargis sur les côtés, la partie la plus large située au-delà du milieu ; antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronolum ; intervalles des stries des élytres convexes.
B. Elytres teintés de châtain d'une façon diffuse, longitudinalement près de la base, on en arrière, ou sur toute leur surface.
Se rapproche par sa forme générale et surtout celle de la $ , de Vherbigradus Muls., mais s'en distingue par la forme du front qui est échancré et dont les angles font légèrement saillie en avant, par le 4* article des tarses nettement plus long et garni d'une sole très distincte ; par les antennes bien plus fortes et plus longues. Il se sépare de l'A. olbiensis Muls.-Guillb. par sa forme générale bien plus large, plus atténuée en avant et en arrière, subdéprimée, les antennes plus longues, une ponctuation prothoracique moins grosse et plus dense sur le disque, par les stries marquées de points bien gros, contigus et les intervalles plans ou presque plans chez le cf.
En juillet en fauchant sur les herbes (RR.) Mont-Pilat (Chainbooet) ; Ardèche, près du monastère de N.-D. des Neiges (GuillebeaUj Carret) ; Lozère : Villefort (Sainte- Claire- De cille).
La 9 généralement sous les pierres; M. GuîUebeau l'a prise plusieurs fois accouplée en fauchant, sur les herbes.
Obs. — Nous avions jadis (An/i. Soc. Ent. Fr.^ p. CXXXIII, !887), pris cette espèce pour une variété sombre de Vherbigradus, mais nous avons vu depuis cette époque un nombre suffisant d'exemplaires pour nous convaincre qu'il s'agit ici d'une espèce propre, ainsi que Ta reconnu de son c6té M. Reitter. Godart le rapprochait de V olbiensis à cause de son écusson caréné ; mais en réalité, c'est avec Vherbigradus qu'il a le plus d'analogie.
27. herbigradus Muls.-Guillb., Op. eat., VI. 26, 1855. basalis Cand., Mon., III, 472, 1860.
o^, Taille moyenne ; forme large, déprimée et courte. D'un châtain foncé, mat, avec les élytres d'un châtain clair ; l'épipleure, le dernier intervalle sur la plus grande partie de sa longueur et l'extrême base des élytres entre l'écusson et le calus humerai ainsi que le premier intervalle d'un testacé pâle. Antennes brunes avec les articulations ferrugineuses; pourtour des segments abdominaux, bord de la mentonnière et des flancs prothoraciques, genoux, tibias et tarses en partie également ferrugineux. Pubescence courte sur les élytres, assez longue sur la tête et le pronolom, rousse, assez rude. Tête avec une impression triangulaire assez profondément creusée ; bord antérieur du front tronqué largement, très peu ou pas échancré, son milieu seulement abaissé assez fortement ; ponctuation grosse, très dense et ombiliquée. Antennes courtes, dépassant le sommet des angles postérieures du pronotum de 1 1/2 article ; 2' article, court, obconique, à peine plus long que large, le 3* de taille intermédiaire entre le 2' et le 4', les suivants larges et peu dentés. Pronotum large, modérément convexe, un peu plus long que large, obsolètement sillonné en son milieu dans toute sa longueur, très faiblement et longuement rétréci en avant en ligne presquedroite depuis la base ; couvert d'une ponctuation grosse, très serrée sur toute sa surface et ombiliquée; angles postérieurs obtus, larges, robustes, peu divergents, légèrement échancrés près du sommet ; ailes entothoraciques développées, arrondissant le sommet. Ecusson régulièrement et longitudinalemont convexe, sans traces de carène. Elytres courtes et larges, subparallèles sur le premier tiers ou la première moitié tout au plus, ensuite curvilinéai rement atténués en arrière ; stries fortement creusées, marquées de points assez gros et rapprochés; intervalles faiblement convexes, rugueusement pointillés. Tarses avec les 2' et 3' articles munis d'une sole courte, peu apparente, celle du 3* plus prononcée. — Long., 8,5-12 ; larg., 2,5-3,2 mill. .
9 . De forme très dissemblable, beaucoup plus large et plus convexe; élytres élargis sur les côtés, la partie la plus large au delà du milieu. Antennes courtes, n'atteindraient le sommet des angles postérieurs qu'avec une longueur de deux articles en plus. Sillon longitudinal médian du pronotum plus marqué. Taille beaucoup plus grande. — Long., 13-14; larg., 4-4,2 mill.
p. Comme le type, mais avec les élytres en entier de la couleur de la suture ou de la tache basilaire.
ÊL4TCUOES. — iUkTERiXt ll3
Cette espèce îj" el i se d.sî;nsi:e netieinect in C\a^*1'Oc^u par la forme des antennes e< Jes articles des tarses.
Jaia et jaillet, pays de ::.on:.4gT2e. en fauchant sar les herbes et les airelles sons bois : acssi i-n bâît-tr.t les pins. AR.
Rhône: Iseron. Mont-Piiat M'f'srnt. Gr.;..fr:,v ; TArir^nlière (Chanrion) ; Ardt^he : Notre-I>anie-des-Xeigçs ^Carf-ct ; Moiauipise(Pûr^; Clermont {D^ Br »^s'im : S3int-Germain-i"Herm,Monl~ Dore; Canlal : vallée de la Cere • Frr/rW»; Lozère Ec:'*^(, coti, Checrolat'Fleatiaax: : Meyraeis, Caosse noir iVUîard ; Mont* Lozère (D' Puion* : MenJe ; le Plan il (liinsm'^r) ; Saint-Romainen-Gier (D* Chobaui) ; Monts du Forei, l'Avoine î (£*. 0/iri>ri ; Briançon {D' Grenier^ ; Hérault, plateaa de Lanac fiy -Sc»/i<irV
La var. p. Dans le Caasse noir à Meyruels f'Viiiiir.i).
Obs. — La var. a .Candèze, / c, 472 « entièrement d un noir mat, leinle modiflée par un-^ é[>aisse et rude pul>e^cence grise , son front plas fortement bianguleux, paraissant même comme bidenté en avant » ne nous parait pas autre chose que l'A. Chamboreri God. Le type existait peut-être dans la collection Ecoffet ; mais nous ne l'avons pas va dans la collection Chevrolat-Fleutiaux.
28. flavipennis Cand., Mon., III, 473, 1860. — Var. deiphinas Reiche, Soc. eni. Fr.^ 384, 1869. — circumthictus Redtb., (nec Mén.) Faua. ausU\, éd. 2, 493, 1858. — Cand., Mon., III, 465, 1860 ipartim). — meLinodcfes Kiesw., Xat. Ins. Dents. ^ IV, 323, 1858 (nec Muls.-Guillb.). — Var. Laecrgnei Reiche, /. c, 384, 1869.
$. Taille moyenne; forme large, déprimée. D'un noir brun, mat, avec les élytres testacés, ornés d'une mince bande noire le long du bord externe qui i-este blanc, souvent avec les 2* et 3* intervalles des stries diffusément enfumés sur une partie de leur longueur, parfois jusqu'à rextrémilé. Varie en prenant des bandes noires beaucoup plus larges ; varie encore en offrant sur le pronotum de chaque côté une large bande ffave latérale et souvent aussi une autre très étroite sur le sommet ; segments abdominaux souvent bordés aussi de ferrugineux, parfois même en partie testacés. Pattes d'un châtain foncé avec les tarses et les articulalions ferrugineuses, parfois entièrement testacées comme les élytres. Antennes brunes avec le sommet des articles plus ou moins ferrugineux. Pubescence rousse, courte, dense et rude; plus longue sur la tête et le pronotum. Tête largement, anguleusement et peu profondément impressionnée ; bord antérieur tronqué, légèrement et longuement échancré, les angles de la troncature peu ou pas proéminents ; densément couverte de gros points ombi-
liqués. Antennes courtes, robustes, faiblement dentées, ne dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum tout au plus que de un article ; 2% 3' et 4' de longueur croissante; les deux premiers réunis formant ensemble une longueur qui dépasserait celle du 4' de la moitié de celle de ce dernier. Pronotum large, modérément convexe, un peu plus long que large, faiblement et longuement rétréci en ligne presque droite depuis la base^ peu distinctement sillonné au milieu sur toute sa longueur, couvert d'une ponctuation assez grosse, ombiliquée et très dense sur toute sa surface; angles postérieurs obtus, dirigés en arrière, échancrés nettement près du sommet, l'échancrure formant un petit mucron ; ailes entothoraciques médiocrement larges au sommet. Ëlytres assez courts, subparallèles jusqu'au-delà du premier tiers, ensuite curvilinéairement atténués en arrière ; stries bien marquées, mais peu profondes, marquées surtout par les points de médiocre grosseur et allongés ; intervalles plans, rugueusement pointillés. Tarses avec les 2*, ^^ et 4' articles munis d'une sole, celle du 3' assez développée. — Long., 10,5-11,5; larg., 3-3,5 mill.
$ . De forme très dissemblable de celle du c?, beaucoup plus plus large et plus convexe ; elytres élargis sur les côtés, la partie la plus large au-delà du milieu. Pronotum rétréci au devant des angles postérieurs, ceux ci divergents, obliquement tronqués ou échancrés près du sommet. Antennes courtes, n'atteindraient le sommet des angles postérieurs du pronotum qu'avec la longueur de trois articles en plus. Taille bien plus grande. — Long., 12-15; larg., 4-5 mill.
p. Comme le type, mais élytres parés en outre d'une bande brune suturale plus ou moins large, effacée en arrière, le premier intervalle restant ferrugineux ; souvent avec les élytres presque envahis complètement par la couleur noire et la couleur testacée fortement rembrunie (delphinas Reiche).
y. Comme la variété précédente, mais de teinte généralement plus claire, le pronotum orné de chaque côté d'une large bande latérale fiave, et parfois aussi d'une autre très étroite sur le bord antérieur ; bord des flancs prothoraciques, de la mentonnière et des segments abdominaux ferrugineux; pattes ferrugineuses avec les fémurs souvent rembrunis (Laeergnei Reiche) (1).
(i) Bien que cette coloration ne soit pas indiquée dans la description de Reiche, nous avons adapté le nom de Laoergnei aux exemplaires qui portent une bande flave sur les côtés du pronotum, .en nous basant sur lé type de Lucques de la collection de cet auteur ; les deux autres exemplaires, celui éti-
ueté : Toscane, l'autre : Italia, ne pouvant pas .être distingués convenablement qda delphinas.
ÉLATÉRIDKS. — ELATERINI 417
8. Comme le type, mais beaucoup plus pâle, les parties les plus foncées des ôlytres et du dessous du corps d'un ferrugineux rougeâtre et les parties claires des élytres d'un jaune plus pâle, bandes foncées presque nulles; pronotum largement marginé latéralement de flave, et étroitement de ferrugineux plus clair que le reste sur le bord antérieur.
Remarquable par sa forme large et trapue, ainsi que par les diverses colorations par lesquelles elle passe du type aux variétés. Son front tronqué, non arrondi, ses antennes courtes et les articles de ses tarses serviront à la distinguer des espèces qui ont avec elle quelque ressemblance.
Plus spécial au Piémont, il a cependant été rencontré dans l'Isère, à Allevard (Var. delphinas) par M. Lavergne de lu Barrière. Il se rencontre aussi dans d'autres parties de l'Italie et jusque dans lu Carniole. AR.
Obs, 1. — Nous possédons de la collection Desbrochers-Sénac, un individu d* de la var. y. provenant de Carniole, déterminé par von Kiesenwetter comme étant un A. circuniductus Mén. Il doit correspondre en efïet aux exemplaires qu'il cite de Dalmatie et d'Autriche, peut-être même de Grèce ; mais ce n'est pas l'espèce de Ménetriés, qui demeure différente par son front nettement arrondi, par sa forme toujours beaucoup plus courte et plus obtuse. Nous rapportant à Candèze, nous avions aussi assimilé à tort {Soc. Ent. Fr., Bull. 171, 1890) les A. delphinas et Lacergnei de Reicho au circuniductus Mén. [flacipennis Cand. var.), tandis que c'est au circuinductusKQdXh. qu'ils doivent se rapporter.
Obs. 2. — La $ de l'A. Laoergnei Reiche, de Lucques^ est bien un diffornus Lac. $ . •
Obs. 3. — L'Athous parallelus Dej., d'après la collection Ghevrolat- Fleutiaux, mis en synonymie de A. circuniductus Mén. par les auteurs, n'est autre qu'un delphinas d^^ de Lombardie; dans cette collection c'est aussi le même insecte de Lombardie qui couvre l'étiquette du castanescens M.-G.
29. pallens Muls.-Guillb., Op, ent., VI, 24, 1855. — Stierl., Mitih. Schto. ent. Ges., Heft. VII ; Col. Helo. 45, 1887. — Var. me/a/iot/eres Muls.-Guillb., /. c, 22, 1855, $. — aqnatus Reiche, Soc. Ent. Fr., 367, 1869 cT. - fallax Desbr., L'Abeille, VII, 115, 1870. — Var. quadricolUs Desbr., /. c, 134, 1870.
d*. En entier d'un châtain ferrugineux avec les ôlytres de teinte plus claire; pattes et antennes pâles; tête et pronotum générale-
Reoue d'Entomologie, — Janvier 1906. 31
ment d'un ferrugineux obscur plus clair au bord onlérieur et postérieur ot parfois môme sur les côtés; souvent les angles antérieurs et postérieurs seuls plus clairs; plus rarement la têle et le pronotum sont de teinte identique à celle des élytres. Ceux-ci souvent d'un châtain sombre avec les epipleures, le bord externe et le premier intervalle d'un ferrugineux clair. Dessous du corps souvent brunôtre avec le bord des segments ferrugineux. Pubescence fine, courte et rousse. Tête anguleuseinent, largement et assez profondément impressionnée; front abaissé au milieu, trapéziforme, c'est-àdire avec le bord antérieur largement tronqué, peu ou pas échàncré au milieu, la ligne de troncature formant avec les côtés du front deux angles non saillants (1); ponctuation médiocrement grosse, serrée et ombiliquée. Antennes assez grêles, ne dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum que de 2 1/2 à 2 3/4 articles ; 2' article assez allongé, trois fois plus long que large, le 3' un peu plus long, de longueur intermédiaire entre le 4* et le 2*. Pronotum modérément convexe, obsolètement sillonné en son milieu ; couvert d'une ponctuation médiocrement serrée, assez grosse et ombiliquéo ; presque carré à peine plus long que large; généralement à peine rétréci en. avant sur les côtés, ceux-ci en ligne presque droite ou à peine arquée, peu ou pas rétréci au devant des angles postérieurs qui sont courts, larges, généralement un peu divergents, fortement échancrés près du sommet qui forme alors un petit mucron ; ailes entothoraciques atténuées au sommet en ligne presque droite. Elytres parallèles un peu au-delà, de la première moitié, ensuite curvilinéairement rétrécis en arrière ; stries fines, marquées de points allongés, serrés et relativement fins surtout sur le disque ; intervalles plans, parfois légèrement convexes, finement et non densément pointillés. Tarses à articles tous nettement creusés au sommet en forme de sole, surtout le 3° et le 4*. -:- Long., 10-12,5; larg., 3-3,5 mill.
2 . Gibbeuse, de forme très différente de celle du J, très convexe et obtuse. Pronotum de forme variable, rétréci généi'alement vers la base à partir du milieu ; la moitié antérieure des côtés tantôt rectiligne, tantôt en ligne courbe ; angles postérieurs de forme variable, tantôt assez aigus, tantôt très obtus, l'échancrure et le mucron du sommet parfois peu visibles. Stries des élytres plus fortes, intervalles souvent convexes et plus fortement pointillés.
(1) Il arrive parfois de rencontrer des individus qui ont le front non exactement tronqué, mais avec un petit avancement pins ou moins large et plus ou moins accentué au milieu du bord du front. Un œil exercé ne peut voir eu cette variation qu'une ditTormité accidentelle qu'il est bon de signaler en passant.
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 419
Pubescence bien plus courte et moins dense. Antennes assez courtes, n'atteindraient le sommet des angles postérieurs qu'avec une longueur de deux articles en plus. Ecusson parfois gibbeux. —
Var. p. Gomme le type, mais avec la tête et le pronotum plus fortement rembrunis^ parfois les élytres également châtains plus ou moins foncés, avec la suture et le bord infléchi ferrugineux; les angles du pronoLum, parfois une étroite bordure sur le bord antérieur et plus rarement sur tout son pourtour d'un brun rougeàtre. (inelanoderes ^Î.-G.)
Var. y. Gomme le type, entièrement teslacé, parfois d'un rufescent assez vif sur toute sa surface ; pronotum un peu moins convexe, nullement rétréci en avant, à peu près exactement carré (quadrlcollis Desbr.) (1).
Var. 8. Gomme le type, mais avec les stries des élytres plus fortement ponctuées et les intervalles plus ou moins convexes, surtout chez la 9 •
Varie notablement de forme tant chez le J* que chez la 9 ; certains exemplaires sont plus obtus, plus larges, plus déprimés ou plus convexes, plus longuement atténués ou plus parallèles avec les stries des élytres plus ou moins affaiblies, mais tous se rattachent évidemment à une seule et môme espèce. La forme tinpèzoïdale de son front ne permet pas de confondre les plus grands exemplaires foncés de la var. p. avec les Dejeani Gast. de la plus petite taille auxquels ils ressemblent beaucoup.
Le type paraît moins répandu que la var. p. qui se rencontre çà et là avec lui ; aussi n'avons nous attaché qu'une minime importance à cette vai^ation de couleur assez mal limitée. Assez commun dans les Alpes françaises aux premiers jours de juillet et même de juin aux premiers jours d'août selon l'altitude, sous les pins ou en battant au parapluie les branches de ces arbres. Paraît avoir des mœurs à demi crépusculaires.
Grandc-Ghartreuse (Mulsanty Guillebeau) ; Mont Pilât {Abeille
(4) L'A. quadricoilis Desbr. nous paraît être plutôt une anomalie qu'une variété ; en effet souvent ces exemplaires ont le bord antérieur du front déformé ; la partie médiane au lieu d'être régulièrement tronquée, offre de chaque côté une sinuosité plus ou moins régulière avec un léger avancement arrondi, formant le juste milieu du front.
de PeiTin) ; Briançon (Mulsanty Godarl) ; Col de Thures, le Qaeyras (Carret) ; Allevard (Anceij) ; Saint-Jullien-de-Raz (Scndlas) ; la Sallette (Perret) ; Ghaiiiprousse ; Saint-Nizier près Grenoble à 1.000 ■ ; la Saletto ; Villard-de-Lans àl.700 ";col de l'Arc; Taillefer à 2.000 ■ ; Uriage, cascade de l'Ours ière (D' Guédel); camp de la Sapine (Xanihcu) ; le Monetier (Agnus) ; Croix-de-Champrousse, Uriage (Puel) ; Hautes- Alpes : Durbon, Saint-Paul, Maurin, Lente-en-Royans, la Grave en-Oisans (Villardi; le Lans ' (Perret) ; Briançon (Guillebeau) ; Serres {Lombard) ; Mont Genèvre (Fauoel) ; Basses-Alpes : Faillefeu (Mulsanl) ; Blayeul, Colmara, forêt de Monier, Escalarégon (de Pcj/erimhqff); lesDourbes, Larche {Lombard) ; Vercors {Argod); Mont Ventoux (D' Cfiobaut); Alpes-Maritimes : Saint-Martin-Vésubie (Abbé Clair) ; Mont Agel, à 950 ■, en fauchant souh les pins sur le versant nord de la montagne, au-dessus de Gobio ; paraît sortir à la tombée du jour, vers cinq ou six heures du soir ; Thorenc, au nord de Grasse, dans les mêmes conditions (Sainte- Claire- Deoille) ; Alpes du Valais, très rare (Stierlin).
Les variétés ça et là avec le type.
Obs. — VAthous melanoderes M.-G., cité par Xambeu dans son Catalogue des Pyrénées-Orientales, est une 9 de Kiesenwetteri, ainsi que nous avons pu nous en rendre compte par la communication qu'il a bien voulu nous faire. Nous endossons volontiers la responsabilité de cette fausse indication, si nous avons jadis commis cette erreur de détermination. Jusqu'à présent cet espèce est absolument étrangère aux Pyrénées.
30. eavifrons * Redtb., Faun, austr., éd. 2, 493, 1858. - Reitt., Bestimm.'Tab., LVI, 66, 1905. — pallens Kiesw., Nat, Ins. Deuts., IV, 324, 1858. — Cand., Mon,, III, 465, 1860, part.
Bien voisin du pallens M.-G. dont il offre la forme et une coloration analogue, mais de taille généralement moindre. Distinct par son front plus abaissé en avant avec la ligne de troncature fortement échancrée, ce qui rend les angles proéminents. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 3 articles nettement ; le 3" article de la longueur du 4". Tarses avec tous les articles creusés assez nettement en sole, le 3' avec une lamelle mieux caractérisée que chez les autres. — Long., 10-10,6; larg., 2,8-3 mill.
Sa coloration habituelle est celle-ci : tête châtain avec la partie postérieure et les côtés du front ferrugineux ; pronotum de même couleur, marginé tout autour de ferrugineux pâle ; flancs protho-
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 421
raciques, mentonnière et presque tout le prosternum, sauf le milieu, testacé pâle ; tous les autres segments du dessous du corps marginés plus ou moins largement de même couleur; élytres entièrement pâles. Nous n'avons jamais vu d'exemplaires avec la coloration foncée des élytres d'e certains exemplaires de la var. p du pallens.
? De forme très différente de celle du o^, large, gibbeuse, élargie en arrière ; les antennes courtes n'atteindraient le sommet des angles postérieurs du pronotum qu'avec la longueur de 2 articles en plus comme chez le pallens.
Cette espèce a été confondue par von Kiesenwetter, Candèze et Seidlitz avec le pallens. Elle lui ressemble énormément ; mais ayant vu beaucoup d'exemplaires de ce dernier, nous trouvons, comme M. Reitter, que ceux qui proviennent d'Autriche, de Piémont et d'Allemagne constituent une espèce propre.
Nous possédons un exemplaire de Carniole, déterminé par von Kiesenwetter comme A. pallens ; c'est un caoifrons Red t., espèce étrangère à la faune gallo-rhénane. Les exemplaires de Russie méridionale cités par Candèze (/. c. 463) appartiennent sans doute à une autre espèce.
31. dlfformis Lac, Faune ent. Par., 640, 1835. — Cand., Mon., ni, 467, 1860. - Stierl., MUth. Schw. ent. Ges., VII, Heft. 9, 44, 1887. — Fowler, Col. Brit. IsL, IV, 100, 1890. - Laoergnei Reiche, Soc. Ent. Fr., 384, 1869, $ .— interstitialis Desbr., L'A/;et7/e, IX, 366, 1873, 9. — cacas Waterh., Cat. Brit. Col., 52, 1852 cT (nec Germ ). — var. ci/lindricollis Muls.-Guillb., Op. ent., VII, 82, 1856. — var. Boncoaloiri Reiche^ Soc. Ent. Fr., 386, 1869.
(f. Taille moyenne. Forme générale parallèle, allongée, brièvement rétrécie en avant et en arrière. D'un brun ferrugineux peu luisant, presque mat, avec les élytres généralement marqués d'une bande testacée diffusément limitée, partant du calus humerai et §e dirigeant en arrière généralement jusqu'à l'extrémité qu'elle envahit, suture et bord externe très étroitement teintés de couleur pâle sur la moitié d'un intervalle; pourtour du pronotum et segments du dessous du corps marginés de testacé; pattes et antennes de couleur pâle. Pubescence courte, fine, rousse, demidressée sur les élytres. Tête peu convexe, largement impressionnée en avant en une forme angulaire sans délimitation marquée; bord antérieur du front largement abaissé en son milieu, limité en ligne arquée, assez régulière ; ponctuation grosse, dense et nettement
ombiliquée. Antennes longues, filiformes, dépassant nettement les angles postérieurs du pronotura de 3 1/2 articles ; 2' article largement obconique, plus long que large ; le 3* large, plus long que le 2*. de la moitié de la longueur de ce dernier, le 4' beaucoup plus long que le 3', un peu plus court que les deux précédents réunis, assez large delà base ; les suivants de plus en plus parallèles. Pronotum peu convexe, marqué d'un léger sillon longitudinal en son milieu , plus long que large ; généralement presque carré, mais parfois beaucoup plus allongé ; de forme très variable, rarement rétréci au devant des angles postérieurs, le plus souvent à peine sinué au devant de ceux-ci ; les côtés généralement en ligne presque droite, parfois élargis en ligne longuement arquée vers le milieu, rarement sinnés sur la limite du tiers antérieur; bord antérieur légèrement échancré derrière les yeux, ce qui rend les angles avancés ; angles postérieurs longs et assez larges à la base, légèrement divergents, brièvement échancrés au-dessous près du sommet, ce qui met en relief un petit mucron ; ailes entothoraciques très développées, très larges, et s'arrondissant jusqu'au sommet ; ponctuation assez dense, plus grosse et plus serrée sur les côtés où elle est ombiliquée. Elytres presque 3 fois plus longs que larges, et plus exactement 3 fois et 4/5 de fois plus longs que larges, assez allongés, parallèles sur la première moitié, largement arrondis en arrière dans leur ensemble, modérément convexes ; stries fines mais bien creusées, marquées de gros points ; intervalles convexes, rugueusement pointillés. Tarses avec les articles 2, 3 et 4 munis d'une sole bien développée, surtout le 3' et le 4*. — Long., 9,5-12 ; larg., 2,5-3,5 mill.
$ . De forme très difïérente, large, gibbeuse et obtuse. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum, de 1/2 à 1 article entier, selon la dilatation des côtés du pronotum et le relèvement de la tête. Pronotum de forme assez variable; parfois assez fortement rétréci près de la base ; angles postérieurs courts et très larges ; ailes entothoraciques également développées. Ecusson convexe. — Long., 11,5-13,5 ; larg., 3,8-4,8 mill.
p. Comme le type, mais entièrement d'un ferrugineux clair.
Y- Gomme le type, mais plus foncé, élytres et pronotum entièrement ou presque entièrement d'un châtain foncé, le pronotum généralement de teinte plus foncée que les élytres avec le bord antérieur, la base et les angles postérieurs ferrugineux ; élytres souvent avec une tache humérale ferrugineuse diffuse.
8. Pronotum rétréci à la base au devant des angles postérieurs, ceux-ci plus divergents, plus aigus, abstration faite des ailes ento-
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 423
thoraciques ; coloration du type, mais généralement plus pâle, un peu plus brillant, dé forme moins robuste (Boncoufoiri Reiche).
6. Comme le type, mais avec le pronotum très allongé, subparailéle ou plutôt graduellement rétréci en avant, à peine arqué sur les côtés, légèrement sinué sur la limite du tiers postérieur; antennes gardant cependant les mêmes proportions de longueur avec le pronotum (cylindricollifi Guillb.).
Ahei'r. — Pronotum marqué de deux ou quatre impressions symétriquement disposées.
Très variable de forme et de coloration dans les deux sexes. Le (f est très dictinct de celai du sltui^UicoUis Desbr. par la longueur de ses antennes, dont les articles intermédiaires et suivants sont beaucoup plus aHongés et plus parallèles. Quant à la $ , on n'a pour la distinguer sûrement de celle de sinuaticollis que la différence assez notable de la ponctuation qui est plus grosse et plus dense ; les stries des élytres plus profondes, les intervalles plus convexes, plus fortement pointillés et enfin le i" article des tarses muni d'une sole appréciable.
De la fin de mai aux premiers jours de juillet, selon les contrées. Sur les graminées, les hièbles, le Galiuni oeruni en fleurs et autres plantes basses, généralement dans les lieux arides. AC.
Finistère: Morlaix (Hereé) \ Morbihan: Plouharnel, au printemps, sous les pierres'des murs en terre (Dcdel) ; Parthenay (coll. Z)' Guédel) ; Loire-Inférieure, forêt de Touffon, Bignon, Bouaye ; la Chapelle-su r-Erdre ( Plel de ('Jmrcheoillé) ; Boui-gneuf ; Charente- Inférieure : L'Houmeau ; Charente: Lignères {Faucel) \ Ondon, Saint-Herblain {Pèneau)\ Muine-et -Loire: Saint-Rémi-la-Varenne (R. du Bftf/sson) ; Meigné {D' Baillot) ; Gironde : Saint-Martinde-Laye, près Guitres (Fottgére) ; Bordeaux (Vauloger) ; Créon, les Docks (Gonrguechon) ; Talence {Braquehaye) ; Deux-Sèvres : Saint- Maixent (coll. Desbrochers) ; Rodez (Guf/esse) : Sos (Battduei') ; Gimont (Delhnrni de Larcenne) ; Tarn : Albi (D' Sicard); Toulouse, Port Garaud, pont d'Empalot, premiers jours de juin, c? et $ en plein jour en fauchant sur les graminées, hièbles et Gctlium en fleurs I Ariège : Mas-d'Azil (D' Puton) ; Ussat-les -Bains , Bezieis (Marqaet) ; Aude : Rennes-les-Bains, Bugarach, Puivert; Saint-Geniès (L. Gacoij) ; Aix (D^ Grenier); Lente-en-Royans (Villard); Hyères (Lombard) ; Nîmes (Mc/igaud) ; Lot : Marcilhac (Sèrullas) ; Mende, Lodève (Minsnier) ; Lourdes (Fagniez) (1) ;
(1) Cité à tort sous le nom de filioornU Duf. {Soc. ent. Fr. bwW., Î59, 1903).
424 FAUNB GALLO-RHÉNANE
Ile de Ré ; Angoulôme ; Cévennes ; Landes ; Gers : Bouzon ; Saint- Girons (Fauoel) ; Hautes-Pyrénées, assez commun en plaine et en montagne {Pandellè).
Obs, — !• C'est grâce à M. L Villard que nous avons pu savoir ce qu'était devenu le type du cf/lindricollis M. -G. La collection de Perroud est passée entre les mains du D' Perroud, mort il y a quelques années, mais un autre de ses fils, mû par un sentiment de piété filiale, a repris et conserve la collection de son père. M. Ch. Perroud, avocat à Lyon, a bien voulu nous faire la communication de ce type et nous avons pu nous rendre compte qu'il se rapporte bien à une variation de cette espèce, ainsi que nous le supposions.
2* Pendant longtemps, nous avons cru voir dans l'A . Boncouloiri Reiche une espèce propre, mais des exemplaires pins nombreux de localités différentes nous ont prouvé qu'il n'y a là qu'une légère variation de l'espèce. M. de Bonvouloir a bien voulu nous en donner deux types authentiques, nous avons vu ceux du musée de Genève et nous avons pris nous-mêmes l'insecte à Bagnères-de-Bigorre, au Bedat et à L'Héris. Les angles postérieurs du pronotum varient notablement selon la forme de ce segment et nous retrouvons des différences aussi appréciables chez bien d'autres espèces très connues, telles que le Dejeani.
3" Quant au type de Lacordaire, il est probable qu'il ne vient pas des environs immédiats de Paris. Selon M. Bedel, cet auteur a fait ses descriptions surtout sur la collection de Dejean et en partie sur celles d'Aubé et de Chevrolat. Dans ces deux dernières qui ont été mises à notre disposition, la première par M. Léveillé, la seconde par M. Fleutiaux, nous n'avons remarqué aucun indice de l'examen de Lacordaire.
32. escorialensis Muls.-Guillb., Op. ené., VII, 71, 1856. - Kiesenwetteri Schauf., Isis^ 199, 1862 ; Nunq. oéios., 333, 1875 ?
'. Forme générale longue et parallèle. D'un roux ferrugineux, mat, passant parfois au châtain rougeâtre; raôtathorax et segments abdominaux rembrunis généralement dans leur milieu, les bords plus clairs. Pattes et antennes de teinte plus claire que les élytres. Pubescence très courte, rousse et dense. Front fortement impressionné, le milieu fortement abaissé, les côtés ou crêtes susantennaires relevés ; vu de face, il est limité en forme d'angle très ouvert très fortement arrondi au sommet, couvert d'une ponctuation assez grosse, très dense et omhiliquée. Antennes longues, subfîliformes, n'atteignant pas le milieu des élytres, dépassant les angles postérieurs du pronotum de la longueur de quatre articles; 2* article petit, brièvement obconique, à peine plus long que large, 3* largement triangulaire, à peu près deux fois plus long que le 2", nettement moins long que le 4*, celui-ci et les suivants largement
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saboblongs, médiocrement allongés avec Tangle externe assez vif, et plus prononcé que l'angle interne (ou supérieur). Yeux globuleux, assez petits et saillants. Pronotum assez petite peu ou pas plus long que large, modérément convexe, sillonné longitudinalement dans toute sa longueur ou par places, couvert d'une ponctuation très grosse, dense et ombiliquée sur toute sa surface ; assez fortement échancré au sommet, de chaque côté en arrière des yeux, ce qui rend les angles antérieurs saillants, légèrement arqué sur les côtés et d'une façon peu constante, plus rétréci au devant dos angles postérieurs, ceux-ci divergents, allongés, développés et larges jusque près du sommet, celui-ci précédé extérieurement d'une échancrure qui forme une petite dent dirigée en dehors ; ailes entothoraciques très développées. Elytres bien plus larges que le pronotum ; assez allongés, subparallèles ; très légèrement élargis au delà du milieu ; deux fois trois quarts plus longs que larges ; stries fortement creusées et ponctuées; intervalles nettement con~ vexes, couverts d'un pointillé assez gros, dense et ruguleux. Tarses postérieurs avec les cinq articles formant ensemble une longueur équivalente a celle des tibias ; articles 2, 3 et 4 creusés en sole peu profonde. — Long., 9,5-13,5; larg., 2,7-3 5 mill.
$ . De forme très différente de celle du c^, gibbeuse, large et obtuse. Elytres atténués en arrière, légèrement élargis au delà du milieu; intervalles fortement convexes, côtelés; stries profondes. Pronotum pas plus long que large, parfois seulement plus allongé, couvert d'une ponctuation analogue à celle du r^.un peu plus grosse et un peu plus épaisse, avec les angles postérieurs constitués de même, larges jusqu'au sommet, celui ci marqué aussi par une petite dent aiguë. — Long., 12-13; larg., 4-4,6 mill.
Remarquable par la grosse ponctuation du pronotum et par la forme des angles postérieurs de celui ci : par la conformation et les proportions des articles des tarses postérieurs. La longueur de ses antennes et de ses elytres et la petitesse du pronotum lui donnent un aspect spécial qui tranche avec les autres espèces gallorhénanes.
La 9 , peu répandue dans les collections, a une certaine analogie de forme et de taille avec celles des diff'orniis et tomentosus ; mais la forme des angles postérieurs du pronotum et les proportions des . articles des antennes et des tarses feront nettement distinguer entre elles ces espèces.
Se rencontre seulement dans les Pyrénées-Orientales, et apparl-ient surtout à la faune espagnole. De mai à juillet. R R.
Pyrénées-Orientales : environs de Fillols, le long du ^torrent, en amont de ce village ; Coubezet, sur les graminées {Xanibeu) ; Vernet-les-Bains (Non); Collioure (coll. Aw6é-Lé«?et7/é; D' Normand) ; Cerdagne (Carret).
Obs. — !• A côté de cette espèce vient se placer l'A . procerus Illig., qui est propre à l'Espagne et demeure bien distinct par ses antennes excessivement longues^ dépassant les angles du pronotum de la longueur de cinq articles^ par ses élytres nettement trois fois plus longs que larges et enfin par ses tarses démesurément allongés ; les cinq articles des tarses postérieurs formant ensemble ane longueur supérieure à celle du tibia de toute la longueur du dernier article. Des caractères si tranchés ne permettent pas de confusion.
Au môme groupe appartient l'A. elongatus Bris., dont il nous faudrait revoir le type pour nous assurer s'il n'est pas identique à Drocerus Illig. Reitter ( Bestimni.-Tabell., LVI, p. 57, 1905) l'assimile à Pleonomus strictus Cand., mais la figure de Candèze nous montre un insecte qui a des antennes bien courtes, un pronotum bien rétréci en avant et ne représente guère V elongatus.
2» C'est sous le nom de melanoderes Muls. que M. Xambeu a signalé la $ de cette espèce [Reçue linn., n« 240 ; Faun. ent. Pyr. Or.f p. 65, 1904).
33. circumscriptus Cand., Mon., III, 466, 1860. — Kiesw., Nat. Ins. Deuts., IV, 715, 1863. - Ecoffeti Reiche, Mat. CoL Fr., 80, 1863. — slnuaticollis Desbr., UAb., VII, 112, 1870.
cf. Taille moyenne. Forme générale assez allongée, parallèle en son milieu, longuement atténuée en avant et en arrière. Presque mat ou peu brillant ; d'un brun foncé avec les élytres généralement marqués d'une bande ferrugineuse pâle partant de la base et du calus humerai et s'étendant en arrière plus ou moins large jusque vers le milieu de l'élytre, se rétrécissant alors et s'épanouissant ensuite au-delà jusqu'au sommet, parfois réduite au calus humerai et s'effaçant souvent dans son milieu, ou se réduisant à une tache humérale, disparaissant même complètement et laissant le premier intervalle sur la suture et le repli externe de teinte ferrugineuse; bord du front et les segments du dessous du corps bordés de ferrugineux; base etsommet du pronotum, parfois môme les côtés, étroitement ferrugineux. Chez lesexemplaires les plus foncés, les ailes entothoraciques et l'extrême sommet des angles postérieurs du pronotum seulement ferrugineux. Varie en outre en s'éclaircissant au point de passer en entier au ferrugineux pâle. Antennes généralement d'un châtain ferrugineux avec le sommet des articles plus foncé, parfois entièrement d'un châtain foncé, et entièrement ferrugineux
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI 427
chez les exemplaires les plus clairs; jamais d'un noii- franc. Pattes brunâtres avec les genoux, les tibias en partie et les tarses ferrugineux; le plus souvent entièrement testacées. Pubescence rousse, courte, assez fine. Tête très largement impressionnée, la délimitation anguleuse à peine marquée, front fortement abaissé en son milieu, les crêtes sus-antennaires relevées, limité en avant en forme arrondie, sinuée de chaque côté ; ponctuation grosse, ombiliquée et dense sur toute sa surface. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 2 1/2 articles ; 2' article obconique, au moins deux fois plus long que large, le 3' visiblement plus long que le 2' et beaucoup plus court que le 4*. Pronotum de forme un peu variable, modérément convexe, généralement assez allongé, nettement sinué ou rétréci en avant sur le premier tiers au-delà des angles antérieurs qui alors deviennent proéminents, longuement rétréci dans son ensemble de la base au sommet, brièvement arqué vers le milieu sur les côtés, faiblement rétréci au devant des angles antérieurs, plus ou moins impressionné de chaque côté du disque au niveau de la sinuosité des côtés ; obsolètement et longitudinalement sillonné sur toute sa longueur; couvert d'une ponctuation assez grosse, ombiliquée et dense sur toute sa surface; angles postérieurs assez longs, aigus et légèrement divergents au sommet ; ailes entothoraciques, assez développées, mais peu larges au sommet. Elytres relativement courts, un peu plus de 2 1/2 fois plus longs que larges, parallèles sur la première moite; stries bien creusées, marquées de points assez gros; intervalles légèrement convexes, rugueusement pointillés. Tarses avec les articles 2 et 3 creusés en sole, ©elle du 3* un peu plus développée ; le 4* à peine creusé. — Long., 8-11 ; larg., 2,5-3 mill.
$. De forme très différente; large, gibbeuse, obtuse, brillante. Antennes dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum de 1/2 article ou ne l'atteignant pas selon la convexité des côtés du pronotum. Celui-ci de forme un peu variable, généralement assez fortement arqué sur les côtés vers le milieu, et assez régulièrement convexe; ailes entothoraciques bien développées, mais atténuées au sommet. Ecusson convexe. — Long., 8,5-11,6; larg., 2,6-3,5 mill.
p. Comme le type, mais avec la bande ferrugineuse interrompue en son milieu, y. Bande ferrugineuse indiquée seulement en avant ou seulement [ sur le calus buméral.
S. Bande ferrugineuse complètement disparue, élytres entière-
ment foncés avec le premier intervalle et le repli externe seul ferrugineux.
S. Comme le type, mais avec la teinte ferrugineuse envahissant plus ou moins les élytres, la tète et le pronotum d'un châtain clair.
^. Encore plus clair, entièrement testacé en dessous et en dessus, les parties hal)ituellement foncées à peine indiquées par une teinta moins pâle.
Très variahle de coloration comme l'espèce précédente, il s'en distingue facilement par ses antennes toujours plus courtes, à articles notablement moins allongés, les intermédiaires moins parallèles^ moins larges près de la base et par ses élytres bien plus courts et le 4* article des tarses à peine creusé. Elle se distinguera facilement de Vausiriacus Desbr. par la brièveté du 3* article des antennes et la couleur toujours moins foncée de celles-ci.
A été pris au Mont-Dore par M. Desbrochers, qui le décrivit sous le nom de A. sinuaiicollis^ et retrouvé plus tard en nombre parle môme auteur, dans la forêt de Ghâteauroux. C'est surtout à M. L. Mesmin, que nous devons la connaissance de cette espèce, qu'il a observée à l'époque de l'accouplement. Nous ne pouvons donc mieux faire que de relever les intéressants détails qu'il nous a communiqués : « Trois années de suite (la première avec M. Bleuse, la seconde avec M. Degors), nous avons pris en quantité cette espèce du 15 mai au 10 juin ; le fort de l'éclosion était du 22 au 25 mai et nous la prenions de 6 h. i/2 à la nuit. Vers trois heures de l'après-midi, j'en ai observé quelques-uns immobiles sur les graminées, les antennes reployées. Aux heures du soir les o^ se donnent beaucoup de mouvement, voltigeant d'herbe en herbe, leurs antennes sont frémissantes et tendues en avant ou vers le sol, et ils scrutent tous les points de l'horizon pour saisir les émanations des $. Aussitôt qu'un c? en sentait une, c'était un redoublement d'activité et de frétillement des antennes ; il n'y avait qu'à lesuivre et il vous conduisait sûrement à une $ , qui quelquefois avait autour d'elle un bon nombre de concurrents. Parfois cela formait une masse compacte de 20 à 25 màlès se bousculant. Aussitôt la $ solidement accouplée, les autres mâles se dispersaient à la recherche d'une autre $ . Généralement la femelle se tient à terreau pied du gazon et c'est à terre qu'elle était assaillie, mais aussitôt accouplée, le mâle l'entraînait parfois en grimpant sur une herbe jusqu'à une hauteur de sept à huit centimètres et toujours la $ se trouvait la tète en bas, pendant que la tête du mâle était dirigée vers le sommet de l'herbe, les antennes pendantes de chaque côté
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du corps ; celles de la $ appliquées à la base sur la suture prosternale. ». M. Bedel a rencontre aussi cette espèce en fauchant le soir les graminées dans une châtaigneraie.
Forêt de Châteauroux (Desbrochers) ; Indre-et-Loire, Camp du Ruchard, dans les landes, sur les graminées; Aurillac (F«mc<?/); Tours, Meigné, Civray (i)' Baillot) ; forêt de Loches, Perrusson {Méquignon) ; Langres (Lombard); Vienne : Adriers, Morthemer, Prouzat, Saint-Junien-les-Combes (Mcsmiti) ; Ribagnac, près Ainbazac (Alluoud^ Bedel); Lozère (Ecoffet, colL Reiche); Rhône : l'Argentière (Chanrion) ; Creuse : Saint-Vaury (de Buri/) ; Corrèze : environs de Vie d'Ussel (de Peyerimhoff),
Aussi en Styrie (Guillebcau).
Ohs, — Nous n'avons pas vu de types de Candèze ; mais en lisant attentivement sa description, il n'y a pas de doute que c'est cette espèce qu'il a décrite sous le nom de civcuinscriptus. Candèze se trompe en assimilant son espèce au melanoderes Kiesw., qui n'est autre sûrement que le circuinductus Redtb. [flacipennis Cand. var. delpkinas Reiche.). Nous avons mis tous nos soins à établir cette synonymie ainsi que la suivante, et nous ne pensons pas nous être trompé ; car les descriptions ont suffi pour nous renseigner.
34. austriacus Desbr. * in mus, et Buyss., Soc. Ent. Fr. BulL, 182,1890(1). - circumductus Cand. (nec Mèn.), Mon., III, 4Ç5, \%m(pavtim).
o^. De la coloration de l'espèce précédente, mais nous n'avons jamais vu d'exemplaires entièrement ferrugineux ; la tête, le pronolum et le dessous du corps demeurent toujours d'un noir brun foncé, chaque segment souvent marginé de ferrugineux ; pronotum avec les angles postérieurs et une étroite marge au sommet et sur les côtés d'un ferrugineux obscur. Antennes toujours noires, rarement brunâtres avec le sommet des trois premiers articles ferrugineux chez les exemplaires à élytres le plus clairs. Taille généralement plus avantageuse. Tête médiocrement impressionnée, la
(0 Nous avions identifie jadis cet insecte au ctroumscrtptus Cand. {Soc. Ent. Fr. Bull., 30, 1888), puis nous avons rectifié notre détermination {l. c, 182, *890), en i'assimilant au circumducius Cand. {nec Mén.) auquel il est déflniliyement bien identique. C'est par une fâclieuse distraction que nous avons écrit {l. c, 50, 1888) : circumscriptus Cand., en parlant d'un cotype de von Kiesenwetter, puisqu'il portait l'étiquette circumductus Mén. Or, comme nous l'avons du plus haut, il n'est autre que la var. y du flacipennis Cand.
déliinilalion triangulaire marquée souvent par des impressions à chaque angle; front peu ou pas abaissé en son milieu, limité en avant en ligne faiblement arquée, parfois presque trapézoïdal; les crêtes sus-antennaires de peu plus relevées que la crête médiane ; ponctuation assez grosse, ombiliquée, modérément serrée. Antennes courtes, ne dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum que de 1 1/2 article ; 2' article plus long que large ; 3* de la longueur du 4% beaucoup plus étroit près de la base, mais presque aussi large que lui au sommet. Pronotum de forme un peu variable, plus long que large, graduellement rétréci de la base au sommet en ligne peu arquée ou presque droit, très peu ou pas sinué en avant ôur les côtés, assez régulièrement convexe, faiblement sillonné longitudinalement ; ponctuation assez dense, de médiocre grosseur; angles postérieurs larges, légèrement divergents, peu distinctement échancrés près du sommet; ailes entothoraciques assez développées, larges et arrondies au sommet. El y très assez allongés, subparallèles sur la première moitié, 2 3/4 de fois plus longs que larges : stries assez bien marquées, garnies de points rapproches de médiocre grosseur; intervalles légèrement convexes, rugueusement pointillés. Tarses à articles 2, 3 et 4 assez nettement creusés en sole, le 1" très légèrement au sommet.— Long.. 9,5-12,6 ; larg., 3-3,6 mill.
9. De forme très différente, large, gibbeuse, obtuse, brillante; élytres notablement élargis en arrière graduellement jusqu'au delà du milieu. Antennes courtes, n'atteindraient le sommet des angles postérieurs du pronotum qu'avec la longueur de deux articles en plus. Ecusson convexe — Long., 11-12 ; larg., 3-4 mill.
p. Elytres presque entièrement flaves ; pattes brunes avec les articulations et les tarses ferrugineux.
Y» Elytres et pattes entièrement flaves, trois premiers articles des antennes en partie ferrugineux.
Malgré sa coloration analogue, ne peut guère se confondre avec l'espèce précédente, par la longueur de ses antennes et de ses élytres et aussi par son front de forme beaucoup moins arquée. Distinct des variétés de A.flaolpeanis par ses élytres plus allongés, par ses antennes moins courtes et son front non distinctement trapézoïdal, plus excavé, non abaissé en avant, non échancré, ni bien rectiligne sur sa partie médiane qui est généralement longuement arquée ; rebords du front toujours bieri plus épais et 3' article des antennes de longueur égale à celle du 4°. La ponctuation de la
ÉLATRRIDES. — ELATERINI 431
tète et du pronotum est aussi moins grosse et moins dense, surtout chez la $ .
N'a pas encore été rencontré dans les limites de la faune gallorhénane. Paraît spécial à la Garniole et à la Styrie. Doit exister dans bien des coUeelions avec des déterminations impropres.
35. castanescens. Muls.-Gulllb., Op, ent., VI, 27, 1855. — Cand., Mon,, ÎII, 480, 1860. — Desbr., L'Ab., VII, 116, 1870, $. — fuscicornis Muls.-Guillb., Op. Eut., VII, 67, 1856, Ç. — Var. Peragalloi Reiche, Soc. Ent. Fr., 2il, 1864, c\
d". Taille assez grande. Forme générale médiocrement allongée. Noir, avec les élylres d'un châtain ferrugineux, passant parfois au châtain flave assez clair, parfois au châtain très foncé; suture et bord externe des élytres de teinte plus claire sur un intervalle seulement. Angles postérieurs du pronotum parfois teintés de ferrugineux. Antennes entièrement noires, ou parfois d'un noir brun avec les trois premiers articles de teinte plus foncée ou encore avec la base des articles d'un ferrugineux sombre. Pattes brunes avec le sommet des articles ferrugineux, les tibias et les tarses souvent en entier de cette couleur. Dessous du corps noir avec les segments généralement étroitement bordés do ferrugineux. Pubescence grise ou roussâlre, souvent assez dense, courte et assez fine. Tête très faiblement impressionnée, l'impression parfois presque nulle, toujours mal limitée; bord antérieur du fiont limité en ligne courbe, sans aucun coude au milieu, sinué de chaque côté en dedans au devant des crêtes sus-antennaires ; ponctuation médiocrement grosse, dense et ombiliquée. Antennes peu longues, dépassant seulement les angles postérieurs du pronotum de -2 1/2 articles ou presque trois ; 2" article court, légèrement plus long que large, le 3* obconique, un peu moins long que le 4% de môme largeur que lui au sommet, mais fortement et graduellement élargi de la base au sommet, le 4' oblong, plus large au sommet que vers Ic^ base. Pronotum de forme légèrement variable, modérément convexe, longitudinalement sillonné au milieu, aussi large que long, ou parfois à peine plus long ; subparallèle, brièvement rétréci aux angles antérieurs, angles postérieurs larges, courts, légèrement dirigés en dehors vers la base, échancrés en dessus près du sommet, celui-ci aigu et dirigé en dehors en forme de mucron ; ailes entothoraciques obliquement atténuées au sommet ; ponctuation médiocrement grosse, dense et ombiliquée. Elytres assez courts par rapport à
leur largeur, deux fois et deux tiers plus longs que larges, subparallèles sur la première moitié; stries fines, peu creusées, les trois ou quatre premières souvent effacées, marquées par des points allongés, peu grOs; intervalles plans, densément et rugueusement pointillés. Tarses avec les articles très nettement creusés en sole, les 3' et 4' très fortement et munis de chaque côté de lamelles très apparentes, bords postérieurs de Texcavation de la sole abruptes, rectilignes sur ces deux articles ; sole graduellement moins creusée sur le 2' et le 1" article. — Long., 12-14,5 ; larg., 3,4-4,3 mill.
9 . De forme très différente de celle du cr^, large, gibbeuse, obtuse, à peu près glabre. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du pronotum, le dépassant même légèrement du bout du dernier article, parfois avec le pronotum un peu moins court, alors elles ne l'atteindraient qu'avec la longueur d'un article en plus. Même système de coloration que le c/*, teinte souvent plus claire, mais toujours la tète, le prothorax et le dessous du corps sont noirs ou noirâtres ou au moins de coloration nettement tranchée avec celle des élytres. Ecusson modérément convexe. Élytres progressivement élargis jusqu'après le milieu, à stries fines, peu profondes. — Long., 13,5-17 ; larg., 4,5-5,5 mill.
Var. p. (f. Elytres d'un ferrugineux fiave, généralement plus courts et plus larges que chez le type ; pubescence parfois plus dense sans être plus longue (Peragalloi Reiche).
Var. y. 9 . Pronotum d'un châtain ferrugineux plus ou moins clair comme les élytres ; tête souvent un peu plus foncée. Dessus du corps noir ou noir-brun au moins sur le milieu du métathorax et des segments de l'abdomen (rubiyinosus).
Var. 8. 2 • Elytres d'un châtain foncé ainsi que le pronotum.
Var. e. c/' 9- Elytres d'un châtain très foncé, presque noirs; cJ pubescence grise ou légèrement roussâtre, très dense (luciuosas).
Distinct du Dejeani Lac. par la forme de son front, le 3' article des antennes assez visiblement plus court, la couleur noire du dessous du corps qui tranche toujours nettement avec celle des élytres ; ses antennes noires, plus courtes, à articles intermédiaires moins allongés ; et aussi par la longueur des tarses pris ensemble par rapport à celle du tibia plus courte. Distinct encore du frigidus M. -G. par son front limité eu ligne courbe et non en forme d'angle arrondi au sommet. La 9 se reconnaîtra en outre entre celle des espèces affines par ses élytres moins profondément striés.
Localités élevées des Hautes et Basses-Alpes et des Alpes-Mari-
ÉLATÉRTDES. — ELATERINI 433
tîmes. En fauchant sur les graminées sous les pins et les noisetiers. Pas rare dans ces régions où il paraît assez localisé. De juillet aux premiers jours d'août.
Basses-Alpes: Faillefeu {R. P. Pestre, R. P. Mulsant); Allos,Le Cheval-Blanc (dePeycrimhoff') ; Digne (Bcllierde la Chaoigncrie); Colmars (Villard); Alpes-Maritimes: Saint-Martin-Vésubie; forêt de Turini (Pic, Guérf/ ; Abhè Clair; coll, Aubè-Lèoeillè) ; le Quartier de Beuil vers 800 " (Gaoojj); Le Tournairet, Thorenc, en fauchant sous ]es pins, paraissant sortir à la tombée de la nuit, vers cinq ou six heures du soir ; L'Authion, entre la Vésubieet la Roya^ vers 1.600 à 1.800 • ; Entraunes (Sainte-Claire-Deoille),
La var. ^. sur les sommets couverts de neige des Alpes-Maritimes, en août, sur le Pinus laricio (Pevagallo) ; col du Vars (P. Guerry) ; la Miniera (Solari).
La var. y. Gap (Faucel) ; Faillefeu (R, P. Pcstre) ; Saint- Martin-Vésubie (Abhè Clair ^ coll, Aubé-Léoeillé),
La var. o. Saint-Martin-Vésubie (A. Michard).
La var. e. Alpes- Maritimes : col de Mulinès, fin juillet ( de Peyerinihoff) \ forêt de Turini, l'Authion (Sainte- C laire-DeoiÙe) ; canal de Venanson (Pic) ; Le Quartier de Beuil (Gaooy) ; Basses- Alpes (colL Argod).
Obs. — 1* Mulsant et Guillebeau ont décrit l'espèce des montagnes du Beaujolais, mais cette indication est certainement fausse, d'après le type authentique de Guillebeau qui porte l'étiquette : Basses- Alpes et d'après la description des antennes (dessous nou\ antennes noires, etc.). Nous trouvons seulement surprenantes les dimensions indiquées, môme pour le Dejeani auct. — Connaissant les bons rapports qui existaient entre le fils du célèbre entomologiste lyonnais, le R. P. Victor Mulsant, et le R. P. Pestre, qui chassaient dans les Basses-Alpes, nous sommes persuadés que l'insecte donné à Mulsant provenait de Faillefeu et non du M' Pilât.
2* VA. PeragalloL Reiche, comme nous l'avons dit (Soc. Ent. Fr., bull. 171, 1890), est identique à l'A. castanescens M. -G. typique, et l'individu que Reiche prenait pour une $ est un d* de forme plus courte, plus pubescent, qui représente une variété dont l'analogue (v. oblongicollis Desbr.) se rencontre chez lefrigidus.
36. frigidus Muls.-Guillb., Op. ent., VI, 21, 1855. — Cand., Mon., III, 479, 1860.
o^. Taille grande. Forme générale assez large. Noir ou noirbrun foncé avec les élytres d'un châtain généralement foncé, mais de teinte variable ; la base, la suture et le bord externe et les épi-
Reoue d'Entomologie. — Janvier 1906. 32
pleures ferrugineux sur la largeur d'un seul intervalle ; suture et bord externe parfois de la couleur du reste des élytres, souvent l'extrême bord de la base des élytres et le sommet des angles postérieurs du pronotum ferrugineux. Antennes d'un brun sombre, avec les trois premiers articles plus foncés, ceux-ci rougeâtres par exception, tarses ferrugineux. Bord postérieur des segments abdominaux plus ou moins étroitement bordé de ferrugineux. Varie en passant parfois en entier au ferrugineux, même sur le métathorax, l'abdomen et les antennes. Pubescence forte, dense, d'un* gris roussfttre, assez courte. Tête faiblement impressionnée, impression sans délimitation indiquée; front abaissé en avant, en forme d'angle très ouvert, à côtés à peu près rectilignes, parfois très légèrement courbés, fortement arrondi au sommet; ponctuation grosse et très dense, ombiliquée. Antennes peu longues, ne dépassant le sommet des angles postérieurs du pronotum que 2 1/2 articles; 2* article court, un peu plus long que large, le 3* très largement obconique^ au moins aussi large que le suivant au sommet et un peu plus court que lui ; le 4* subparallèle, élargi dès la base, les suivants nettement moins larges à la base. Pronotum de forme variable, généralement à peine plus long que large, modérément convexe, sillonné longitudinalement, faiblement arqué sur les côtés; légèrement et graduellement rétréci en avant ; généralement peu rétréci au-devant des angles postérieurs ; ceux-ci larges, peu divergents, souvent échancrés près du sommet qui forme alors un petit mucron plus ou moins saillant , ponctuation grosse, assez dense et régulière, ombiliquée. Elytres proportionnellement larges, subparallèles sur la première moitié, ensuite longuement arqués en arrière, seulement deux fois et demie plus longs que larges ou à peine plus longs; stries assez fines, modérément creusées, garnies de petits points allongés, rapprochés ; intervalles légèrement convexes, couverts d'un pointillé dense, rugueux et assez fin. Tarses avec les articles fortement creusés en sole, avec l'expansion de la sole encore plus développée que chez l'espèce précédente. — Long., 13-16; larg., 3,7-5 mill.
$ . De forme très distincte de celle du cf, grosse, large, obtuse, gibbeuse, à peu près glabre ; colorée comme le a^, mais souvent d'un châtain clair sur la tête, le pronotum et les élytres; la coloration noire du dessous du corps tranchant toujours avec le reste de l'insecte et surtout la teinte des élytres ; stries des élytres fines, faiblement creusées ; intervalles plans ou à peine convexes. Antennes atteignant le sommet des angles du pronotum. Front limité en avant comme chez le d, — Long., 13,7-20; larg.> 4,8- 7 mill.
BLATiRIOES. — ELATERI2«I 135
Var. p. o*. El y 1res d'an châtain clair, de forme beaacoap plus large et courte, généra iement pins pabescents; pronotani à peine plus long qae large, parfois avec les deax premiers articles des antennes d*an roogeâtre clair (ohlongicollû Desbr.).
Var. y. $. Prouotum, souvent aassi la tète, d'an châtain rongea tre comme les élytres, dessus du corps d'an bran foncé, métathorax et bords des s^ments abdominaux souvent rougeâtres (cognatus),
Var. 8. cf. Elytres d*un noir foncé comme le pronotum, généralement suture et bord externe foncés. Antennes entièremeni noires ou châtain avec les trois premiers articles foncés {saturatior).
Var. 6. cT. En entier d'un châtain ferrugineux, même sur les antennes et le dessous da corps. Taille plus avantageuse (ca/mctnif^).
Cette espèce est si voisine de la précédente qu'il est souvent bien difiBciie de l'en distinguer, lorsque le front devient un peu plus obtusèment arrondi au sommet ; ses élytres sont généralement plus profondément striés. Les autres caractères sont les mêmes et sans la forme du front qui semble indiquer qu'il y aurait d'autres caractères qae nous n'avons pu découvrir, nous en aurions fait volon* tiers une variété du castanescens. Ce que nous avons observé pour A. canus Duf.. en le rétablissant comme espèce, nous engage à faire de même pour le frigidus. On distinguera facilement la var. £. de VA. Dejeani Lap., dont elle se rapproche beaucoup, par la coloration uniforme, en examinant les antennes qui sont moins longues et avec le 3' article plus court que le 4*, moins étranglé vers la base ; les tarses dans leur ensemble forment une longueur moindre. Le front est aussi moins anguleux.
Alpes- Maritimes : Thoreno, Entraunes, l'Authion ( Sainte- Claire- Deoille); l'Authion, forêt de Turini (de Peyerimliqff'); Saint-Martin- Vésubie (Abeille de Perrin] ; Basses-Alpes : Failiefeu (Mulsanty Guillebeau, R, P. Pestre) ; Allos (G, Sèrullaz) ; Le Cheval-blano (de Peyerimhqff') ; Hautes-Alpes, 2 (coll. Gtalleheau-de Fréinin* ville) ; Gap (Faucel),
La var. p. Alpes-Maritimes, vallon du Borréon ; Saint-Martin* Vésubie, sur les noisetiers, en juin (Peragallo),
La var. y. Basses-Alpes (DaimeJ; Failiefeu; Hau tes- Alpes : Gap (Fau'uel).
La var. 8. Saint-Martin- Vésubie (Michardy Pic) ; l'Authioii (Sainte-Claire-Deoille) ; Var : Carcès (Hustache).
Le var. e. Alpes-Maritimes : Col du Rozet, Mont-Agel {Sainte- (lairc-Dccille).
Obs. — Dans la collection Guillebeau-de Fréminville, la $ de Faillefeu qui est piquée i la môme épingle sous le d* , correspond au castanescenSf alors que le cf est un frigidus typique. Est-ce en vue d'indiquer que ce couple a été pris m copulâ ? A ceux qui pourront récolter dans les Alpes un nombre suffisant d'exemplaires de nous dire s'il y a véritablement deux espèces, où une seule variable. En pays de montagne, le brouillard arrive généralement vers quatre heures du soir et c'est à la faveur de cette demi-clarté que la $ paraît sortir de sa retraite. Pour la môme raison, les jours brumeux ou humides doivent être également favorables à la rencontre de la$, restée toujours rare parce qu'on ne la cherche pas aux heures si avancées de la journée ou parce qu'on ne se promène guère comme elle par le mauvais temps. Les o* d'Athous niandibularis Duf , que nous avons observés dans les Pyrénées, le jour, au sommet des graminées ou appliqués sous le revers des feuilles des hautes fougères, ne sont-ils pas là à un poste d'observation attendant que la brise leur apporte les effluves d'une 9 sortant du dédale des rocailles, bruyères ou autres végétaux inextricables ? Si jadis nous avions été mieux informés sur les mœurs de ces insectes, il est probable que nous aurions pu résoudre la difficulté.