I. LAGON
Lap., Silberni. Bev., IV, 39, 183G (1). - Germ., Zeils. Ent., II, 260, 1840. - Cand., AJon., l, 90, 1857; Catal. méth., X et 47, 1891. - Jacq. Duval, Gênera, III, 125, 1860. — Seidl., Faun. Trans., 39, 1888. — Agrypnus Esch., Arch. Thon, II, 32, par^ 1829.-— Lacord., Faun. Ent, Par. y I, 634, 1835. — il rfe/orera Lalr., Bègn. anim,, II, 401 part. 1829. — Brachylacon Motsch., Etud. Ent., 1853. — Archontas Goz., Rech, esp. typ., 23, 1886.— Etaler Auct.
Obs, Nous ne citerons en tête de chaque genre et de chaque espèce que les principaux auteurs qui ont traité plus spécialement notre faune ou qui ont apporté le plus de correction dans la synonymie ; une indication complète ne saurait trouver place que dans une monographie.
Corps revêtu d'écaillés piliformes ; de forme ovalaire, trapue. Tête petite, enfoncée dans une échancrure du prothorax, inclinée en avant. Front généralement concave, sans caiène frontale, se prolongeant jusqu'au bord antérieur de la troncature ou jusqu'à la naissance de l'éplstome, anguleusement impressionné vers le vertex, les côtés de cette impression se dirigeant parallèlement en avant à partir de la hauteur des antennes. Epislome court, arrondi en avant. Bouche dirigée en avant. Article terminal des palpes sécuriforme. Antennes courtes, notablement comprimées, se re.
(i) Comme le dit M. Candëze (l. c, p. X), si l'origine de ce aom, dû à de Caslelnau, est entachée de quelque irrégularité, il faut reconnaître que le genre a été caractérisé avec détails par Germar {l. c), et qu'il n'était pas utile de créer un nouveau nom. L'El. murinut Linn. devait assurément élrc compris dans Vetc. entrevu par deCaslelnau, attendu que le caractère principal attaché à ce gQïiv^ (antenne* courtes à articleê tramvenaux, corselet dépourvu de tubercule au milieu du bord postérieur) s'appliquait encore plus exactement à cet insecte qu'aux El. atomarius, varius et fasciatus, etc., réunis dans la suite au genre Adelocera. L'El. cœnosus Hope (Cand.) du Népaul, qui le précède dans le travail d'Eschscholtz, devait aussi y être compris, et M. Candèze l'a maintenu également dans le genre Lacon.
Il convient de remarquer que Laporte de Caslelnau, «près avoir créé le genre Lacon en 1S36, et avoir dit qu'on devait y placer les E. atomarius, varius, fasciatus, etc.. de Fabricius, n'en tient pas compte lorsqu'il écrit son Uist. Nat. des Insectes. Il ne rapporte même pas en synonymie le nom qu'il avait créé et range ces Elatérides tous le nom générique de Agrypnus Eschs.
courbant pour se loger dans les sillons prosternaux ; articles SI et 3 petits, subglobuleux, presque de même taille, le 3° même un peu plus court, le 4° et les suivants triangulaires, plus larges que longs, obtusément dentés en scie, le dernier largement ovalaire, échancré légèrement au sommet Pronotum plus large que long, un peu moins large que les élytres; sillons prosternaux très profonds raccourcis, ne recevant les antennes que recourbées sur elles-mêmes ; base des flancs prothoraciques canaliculée dans toute sa longueur pour loger les cuisses de la première paire ; sillons tarsaux généralement assez marqués disparaissant parfois chez des espèces étrangère» à notre faune ; mentonnière très développée, avancée en avant et venant fermer la bouche. Elytres larges et courts, élargis sur les côtés vers le milieu ; stries peu marquées, intervalles plans ; épipleures marquées en avant d'une large fossette dans laquelle viennent se loger au repos les genoux des pattes de la deuxième paire. Epinières mésolhoraciques impressionnées de la même façon et pour le même motif. Pattes rétractiles, cuisses canaliculées intérieurement pour la réception des tibias ; tarses simples, comprimés, diminuant graduellementde longueur du premier au quatrième. Ongles simples.
A. Bords latéraux du prothorax non crénelés ; corps densémenl rerétu
en dessus d'écaillés piliformes de deux teintes 1. tnurinui.
B. Bords latéraux du prothorax crénelés ; corps éparsement revêtu en
dessus d'écaillés piliformes d'une seule teinte 1. crenicolli*.
1. murinus Linn., Syst, Nat.,\^ Ed., p. 406, 19, 1758. — Olivier, Ent., II, 31, p. 25,29, t. 2, f. 9. a. b, 1790. — Lac, taun. Ent. env. de Paris, I, 636, 3. — Jacq. Duval, Gênera, III, t. 29, f. 145, 1860. — Gandèze, Mon. l, p. 114, 1857. — thoracicus Scop., Ent, Carn., p. 92, 282, 1703. — nebulosus Razoum., Hist. nat., I, p. 161, 1789. — ruftpes Degeer, Ins, IV, p. 150, 10, 1774. — Kokeili Kûst, Kœf. Eur,, II, fasc. 6, 1845. — miicoreus Le Conte, Anier, phil, Trans, X, p. 491, 1853.
Ovalaire, d'un brun noir, avec les tarses, les palpes et les antennes rougeâtres, i^^ article de ces dernières de la couleur du corps. Densément recouvert de poils squamiformes longuement lancéolés, serrés et couchés, courts, bruns, cendrés, roux et blanchâtres, formant des marbrures variées par la juxtaposition d'un certain nombre de poils de la même couleur. Front impressionné en avant, crêtes sus-antennaires relevées. Pronotum plus large que lonj, rétréci en avant, fortement et densément ponctué, marqué sur le disque en arrière d'un sillon médian et de deux latéraux, entre chacun desquels on remarque une gibbosité bien mar-
ÉLATÉRIDES. — ADELOGERINI. 21
quée dont le sommet perd bien souvent par le frottement les poils qui le recouvrent. Bord antérieur fortement échancré pour la réception de la tête; angles postérieurs divergents, tronqués au sommet, munis d*une petite carène rapprochée des bords laté raux, assez courte et peu visible ; sillons tarsaux assez marqués. Elytres convexes, plus larges que le pronotum, élargis dans leur milieu ; stries assez fines, peu profondes et ponctuées. Dessous du corps marbré comme le dessus. — Long., ii-17; larg., 4, 5-7 mill.
Toute la région gallo-rhénane (TC).
Commun aussi dans toute TEurope jusqu'en Suède et Norwège, moins abondant en Laponie (Zetterstedt) ; se rencontre jusque dans les provinces qui avoisinent le Caucase et en Sibérie. 11 se trouve plus spécialement dans les prairies où vit sa larve ; il vole au soleil et est reconnaissable à ses ailes d'un jaune roux. Il varie notablement de taille, de marbrures et de coloration. On trouve des exemplaires d'un gris clair, d'autres très foncés et mari^rés de couleur plus vive.
Le L. Kokeili Kûst., comme le dit fort bien von Kiesenwetter (/. c), est fondé sur des individus (deCarniol), fortement développés et chez lesquels la pubescence est enlevée au niveau des saillies mamelonnées qui sont placées au-devant de la base du pronotum, saillies qu'on rencontre presque toujours chez les autres individus, mais qui sont bien plus visibles ici à cause de la disparition de la pubescence. Le L. mucoreus Le C, de l'Amérique du Nord, a été rapporté à cette espèce.
La larve, essentiellement rhizophage, a été décrite par Westwood {IntrocL, I, 237, fig. 24, 21, 22, 1839) et par Schiœdte (Nai. Tidsskr., VI. 507-511, tab. 6, f. 2-8, 1870). Perris (Larves de Coléoptères, 185, 1870) lui donne comme caractères principaux : « Dernier segment concave en dessus, anus placé entre deux crochets à l'extrémité d'un mamelon anal volumineux, dépourvu d'autres spinules. Mamelon anal peu libre, muni sur les côtés de granules cornés surmontés d'une soie ; dernier segment à crénelures latérales obtuses, sa face dorsale marquée de deux sillons longitudinaux et de rides ondulées» symétriquement disposées. »
2. crenicollis Menetr., Cat. rais,, 156, 1832. — Fald. Nouv.mém. Mosc, IV, 166, 1835. — Cand. Mon,, I, 139, t. 2, f. 13, 1857.
Court, large, déprimé, d'un noir brun, couvert de poils squamiformes, petits, étroits et clairsemés, d'un roux cendré ou brunâtres, d'une même couleur sur toute la surface du corps. Tarses, palpes et
22 FAUNE GALLO BHÉNANE.
antennes rougeâtres, le i^^ article de celles-ci de la couleur du corps. Front aplati, arrondi en avant. Crêtes antennaires non surélevées. Pronotum plus large que long, fortement arqué sur les côtes et fortement rétréci en avant et en arrière, fortement échancré au sommet ; déprimé, fortement ponctué, sillon médian indiqué seulement en arrière, en forme d'impression longitudinale ; carène latérale crénelée ; angles postérieurs courts, tronqués, surmontés d'une carène qui longe le rebord latéral sur les trois quarts de la longueur et devient également crénelée. Sillons tarsaux nuls ou indistincts. Elytres déprimés, courtement ovalaires ; stries faiblement creusées, mais marquées par de gros points irrégulièrement enfoncés ; intervalles plans, portant chacun deux rangées de points presque aussi gros que ceux des stries et donnant naissance à un poil squamiforme. Dessous du corps plus densément squameux. — Long., iO-12; larg., 3,5-4,8 mill.
Cette espèce, facile à distinguer de la précédente, n'a été signalée qu'une seule fois dans les limites de la faune gallo-rhénane. (Soc, Ent. Fr.y 1886, Lxxxiiij.
Alpes-Maritimes, vallée de la Vésubie (Croissandeau).
Cette espèce, abondante au Caucase, se rencontre dans les autres provinces méridionales de la Russie qui avoisinenl la Mer Noire ; elle se preùd aussi en Italie, aux environs de Gênes (A . Dodero).