‹ Faune Gallo-RhénaneChapitre 5 sur 29 · II. ADELOCERA · texte numérisé non relu

II. ADELOCERA

Latreille, Règn. anim., II, 401, 1829. — Lacord., Gen. Co't.^ IV, 140, 1857. -Jacq. Duvai, Gen. III, 125, 1860. — Candèze, Mon., I, 47, 1857. — ^^eidlifz, Faun. Trans., 182, 1888.— A gri/pnws Eschs., Thon Arch,^ II, 33, part., 1829. —Lacord., Faun. Ent. Paris, l^ 635, 1835. — Elater Auct.

Corps couvert de poils squameux en forme d'écaillés acuminées, arquées, le plus souvent largement ovales, de couleur sombre ou claire, répandues uniformément sur la surface du corps, formant parfois des bandes et des marbrures claires qui affectent des formes souvent assez définies. De forme allongée, comme écrasée et déprimée sur le dos. Tête médiocre, assez inclinée et enfoncée dans le prothorax, presque plane sur le verlex, marquée en avant sur le front d'une forte dépression triangulaire dont le sommet serait situé près du vertéx. Carènes sus-antennaires élevées, se prolongeant obliquement en avant sans se joindre et en s'atténuant jusque près

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du bord antérieur extrême du front. Ce dernier peu élevé au-dessus de la racine de l'épistome. Epistome court, arrondi en avant. Palpes à article terminal sécuriforme. Antennes encore plus courtes que chez les Laicon, se logeant sans se recourber dans les sillons prosternaux. 2" Article très petit, annulaire ou brièvement obcoconique, le 3° aussi ou plus grand que le 4° et de même forme. Ceux-ci et les suivants triangulaires, plus larges que longs, obtusément dentés en scie, avec leur côté inférieur plus ou moins convexe. Dernier article ovalaire, parfois légèrement échancré près du sommet. Pronotum généralement marqué longitudinalement en son milieu d'un large sillon évasé ; bord postérieur relevé sur une très petite étendue en face de Técusson ; ordinairement plus long que large, rétréci en avant avec les angles antérieurs saillants, les postérieurs médiocres, toujours très courts. Sillons prosternaux profondément creusés jusque vers les hanclies de la première paire ; sillons tarsaux généralement peu visibles, parfois seulement aussi marqués que les sillons fémoraux de la base des flancs prothoraciques. Mentonnière développée cachant la bouche en entier. Ecusson en forme de mitre ou ogival, le plus souvent échancré de chaque côté. Elytres longs, à peine élargis sur les côtés dans leur milieu, généralement déprimés sur le disque, densément ponctués, marqués tantôt de stries ponctuées bien distinctes avec les intervalles plus finement pointillés, tantôt couverts de points de même grosseur et sans stries bien distinctes. (Les espèces de la faune gallo-rhénane offrent seulement cette dernière conformation.) Lames des hanches postérieures médiocrement mais sensiblement élargies er^ dedans. Pattes peu allongées, contractiles, les cuisses creusées longitudinalement en dedans pour la réception des tibias. Tarses de la longueur des tibias, simples, comprimés, le premier article de la longueur des deux suivants réunis, 2°, 3° et k^ diminuant graduellement de longueur. Ongles simples.

Les Adelocera se rencontrent dans les vieilles souches d'arbres et semblent avoir des habitudes nocturnes, car je ne les ai jamais rencontrés en dehors de leur retraite habituelle ; on les prend aussi sous les écorces des bois morts. Quelques espèces étrangères à notre faune se trouvent parfois sous les pierres, ce qui semblerait indiquer que leurs larves ont les mêmes mœurs que celles des Lacon,

Perris distingue la larve des Adelocera de celle des Lacon par « le mamelon anal grand et libre, se mouvant comme une soupape sous le dernier segment, celui- ci ^ crénelures latérales aiguës, sa face dorsale parsemée de petits granules. » (V. Larves de Col., i877.) La première phase citée pour la larve du Lacon murinus L. s'applique également à celle des Adelocera,

A. Pronotum htgc le rebord latéral en carène saillante dans loule sa longueur; angles postérieurs non carénés, emboîtant la base des élytres. (S.-G. Adeloeera in $p.)

a. Corps couTert d'écaillés, de la couleur foncière, largement otalaires, acuminées, entremêlées assez régulièrement d'écaillés claires de même forme.

•]• Brun foncé arec les élytres rouge&tres, écailles claires d'un beau jaune d*or, brillant; sillon du pronotum accompagné de chaque côté d'une ou deux impressions arrondies, celle placée sur le côté sur le tiers autérieur toujours bien visible, t. lepidoptera

-j*-j* Noir do charbon, écailles claires d'un blanc d'argent; sillon du pronotum sans impressions arrondies 1 . punctata.

b. Corps couvert d'écaillés de la couleur foncière entremêlées d*écaille8 claires formant des marbrures ou des fascies.

•j* D'un noir foncé. Ecailles de forme courte, ovalaire, les claires d'un jaune chamois, passant parfois au cendré, envahissant le pronotum presque en entier et formant sur lea élytres une bande transversale en zigzag au-delà du milieu, ainsi que quelques autres taches disséminées. Angles postérieurs du pronotum assez aigus, petits et divergents. Sillon médian du pronotum accompagné de chaque côté par deux

impressions plus ou moins marquées 3 ftt8ci%'.a .

•j**!* D'un brun rougeàtre avec le prothorax généralement plus clair. Ecailles de forme lancéolée, longuement acuminée, les claires d'un jaune chamois, envahissant le pronotum presque en entier et formant sur les élytres une bande transversale épaisse aTant l'extrémité ainsi que quelques autres marbrures peu compactes près de la base. Angles postérieurs du pronotum obliquement tronqués dirigés en arrière ou même un peu rentrants. Sillon médian du pronotum accompagné de deux

impressions plus ou moins marquées 4. quercea.

fi. Pronotum avec le rebord latéral en carène saillante, interrompue en arrière un peu au-delà du milieu ; angles postérieurs comprimés latéralement et fortement carénés, n'emboîtant pas la base des élytres. (S.-G. Danoêotna Thoms.)

Système de coloration et taille de VA. fatciata Lin. Angles postérieurs du pronotum légèrement obtus, dirigés en arrière et recourbés en dedans, venant porter dans une fossette située en avant et sous le calus humerai des élytres. Ecailles courlement ovalaires 3. eon$per»a.

1. punctata Herbst, Beschaf. Berl. Ges. 316, t. 7, f. 1, 1779. — carbonaria Schrank, Enum, Ins. Austr., 18i, 343, 1781.— Oliv., Ent,^ II, 31, 24, t. II, fig. H, 1790. — alomaria Fabr., Ent, Sffst. SuppL, 139, 1798. — Lacord., Faun. Ent. Par., I, 635, 1, 1835. - Cand., Mon., I, 51,1857. — Seidl., Faun. Transs., 183,1888. — pulverulenta Panz. Ent. Gemi., I, 235, 5, etc.

En entier d'un noir profond, revêtu d'écaillés, larges, ovalaires, acuminées, noires, mélangées d'autres d'un blanc argenté, brillantes, éparsement distribuées. De forme parallèle assez brièvement arrondie en avant et en arrière.

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Tête très fortement et deasément ponctuée, impressionnée en avant et sur le vertex en forme d'angle. Pronotum couvert également d'une très grosse et dense ponctuation, marqué en son milieu d'un très large sillon allant en s'évasant en arrière dans la direction des angles postérieurs. Ces derniers courts et divergents, légèrement recourbés en dessous ; élévation ante-scutellaire petite, arrondie, bien marquée ; sillons tarsaux à peu près nuls. Ecusson plan. Elytres de la largeur du pronotum, à peine élargis audelà de la base, assez courtement arrondis en arrière, déprimés sur le dos, très ponctués, à stries bien visibles seulement sur les côtés du disque de chaque élytre. Dessous du corps parsemé d'écailles de la même façon que le dessus. — Long. , 13-20 ; larg. , 4-6 mill.

Assez commun dans le Midi de la France, moins commun dans rOuest, très rare dans TEst et le Nord. Il vit dans les souches ou sous les écorces en décomposition du pin maritime ou du pind'Alep, surtout ceux qui ont subi un commencement de carbonisation; aussi dans le saule et le peuplier de Hollande (Tholin^ Ckobaut), les cerisiers, les chênes et les châtaigniers cariés (Pandellé).

Rhône (Cl. Rey) ; Savoie (de Germiny j coll. Fauvel) ; La Seyne (A. T ho lin, Pestre) ; forêt de Bagnols et surtout la vallée du Blavet, Draguignan (C. Azam) ; Hyères, terreau de palmiers ; Marseille, Rognac (De/a r^u es, Abeille de Perrin); Cannes, ile Sainte-Marguerite (Warnier) ; Montpellier, dans le bois de saule (Jaquelin Duval, Lareynie); Montélimar, troncs d'aulne, février {Fauvel) \ Nyons (Ravoux); Landes (Goberl); Avignon, sous les écorces de saule, en mars (Chobaut) ; Toulon, en automne et presque toute Tannée, dans les souches de pin (Bossavy) ; Var, Ollioules (Litardiôre) ; Hautes-Pyrénées, Tarbes, Maubourguet, de mars à juillet (Pandellé) ; Ossau (L. Dufour).

Prusse {Bach)\ Suisse, Schaffhouse (Slierlin): Italie, Alpes de Turin (G/u/(a7u'j; Mont Jerru, Laconi (A, Dodero) ; Moldavie, Cruce, Brostenii (A. Montandon).

Commun en Algérie sous Técorce des chênes-lièges (Théry) ; Boghar, La Calle, Stora, Philippeville (Lucas) ; Batna, Saïda (Ern. Olioier). Aussi en Asie-Mineure, Kisilgye-Aole, sur les ormes (LedeVj Fairmaire).

La larve de cette espèce a été décrite et figurée par M. Lucas (Ann, Soc. Ent. France, 238, pi. IV, f. Jl, 1852), ensuite par Perris (Ins. Pin marié. : Ann. Soc. Ent. Fr.^ p. 140, pi. V, 228- 232, 1834) et par Schiœdte (Nat. Tisdsskr, VI, 3° part., 504, tab. 5, f. 8 et 9). Elle vit dans les vieilles souches d'arbres résineux, où Ton rencontre Tinsecte à l'état parfait.

Obs, Lacordaire le cite certainement par erreur dans la Faune des environs de Paris.

2. lepidoptera Gyll., Ins. Suec.y I, 379, 5, 1808. - Cand., Mon. I, 52, 1857.— Seidl., Faun. Transs., 183, iSfiS. — chrysoprasa Herbst, Kaef., X, 18, 29, t. 159, f. Il, 1806. — cht^sospersa Scidl., (nec Herbst) Faun. Transs., 183, 1888. — Grafii Schmidt, Faunus, I, p. 83, 1832.

D'an brun foncé avec les élytres rougeâtres, revêtu d'écaillés de la couleur foncière entremêlées d'écaillés d'un beau jaune doré, éparsement distribuées, ne formant aucune tache ou fascie. Gomme chez l'espèce précédente, les écailles ont une forme largement ovalaire acuminée. De même forme que A. punclata. Tête et pronotum ponctués de même; ce dernier marqué longitudinalement en son milieu d'un large sillon s'élargissant en arrière, accompagné de chaque côté dans le tiers antérieur d'une impression arrondie ; on en remarque généralement une autre moins apparente sur le tiers postérieur et celle-ci est alors un peu plus rapprochée des bords du pronotum ; angles postérieurs petits, aigus au sommet, divergents ; élévation antéscutellaire moins arrondie et moins accentuée. Sillons tarsaux assez fortement creusés. Ecusson ogival, plan. Elytres conformés comme chez l'espèce précédente, un peu moins parallèles sur les côtés. — Long., i4-i7; larg., 4-5 mill.

Cette espèce est rare et spéciale aux contrées montagneuses et septentrionales de l'Europe et de l'Asie. M. Candèze cite un exemplaire de la collection de M. de La Ferlé-Sénectère qui a été pris au pied du Mont-Blanc. M. Fauvel la possède du Valais (Stierlin), et la collection Grenier en renferme un exemplaire provenant des Eaux-Bonnes.

Suisse, Schaffhouse (S/ieWin); Bohême [Herbst) \ Prusse (Bach) ; Suède (von Kiesenwetter) ; Moldavie, Cruce (A.ATontandon) ; Sibérie (Abeille de Perrin) ; Suède, Gourlande, Transsylvanie(Sefrf/i/-s').

Dans les souches de pin décomposées.

3. iasciata Limi., Syst. Nat. Ed. 10, I 406, 18, 1758. — Lap., Hist. Nat. CoL,.l, 247, 3, 1840. - Cand., Mon., I, 53, 1857.- Seidl., Faun. Transs. j 182, 1888. — inaequalis Degeer, Méni. Ins., IV, 148, 1774. — taeniata Panz., Ent. Gei^ni., 236, 1795; Faun. Gemi., h. 76, f. 5.

Noir, revêtu d'écaillés de même couleur, larges, ovalaires acuminées entremêlées d'autres écailles jaunes chamois ou blanc cendré épaissement disséminées sur certaines parties du corps et for-

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mant sur d'autres des taches ou fascies irrégulières, sur la tête, sur les côtés du pronotum et autour des impressions du disque, sur le calus humerai des élytres, sur le aiilleu et les côtés des segments abdominaux, sur la poitrine ; formant enfin au-delà du milieu des élytres une bande en forme de Z renversé et quelques autres petites marbrures vers l'extrémité. Front marqué d'une forte impression angulaire. Pronotum sensiblement rétréci en arrière, assez convexe, fortement ponctué, creusé longitudinalement en son milieu par un large sillon impressionné au milieu et s'élargissant en arrière. Ses angles postérieurs petits assez aigus et divergents. Ecusson en forme de mitre légèrement concave. Elytres à peu près parallèles seulement dans leur premier tiers, rétrécis ensuite curvilinéairement en arrière à partir de ce point, déprimés sur le dos, stries bien visibles que sur les côtés du disque, sillons tarsau^ nuls ou inlistinots. — Long., i4-i8; larg., 4,5-6 mill.

Dans les vieilles souches et sous les é forces des pins ou sapins; juin à septembre (TR).

Alpes Vaudoises (Champenois); Valais, Zinal (Fauccl) ; Grande- Chartreuse ; Savoie, Saint-Gervais (Abeille de Perrln) ; Alpes- Maritimes (Fauconnet); Eaux-Chaudes (Fauoel); Cauterets, Salnt- Lavy, Aragnouet, de 1,200 à i,700 m. (Pandellé) ; Cauterets, lac de Gaube (Noual/iier ^ Bleuse) ; Saint-Martin-Lantosque (Pic).

Suisse, Schaffhouse pas rare, région subalpine de 3,000 à 5,000 m. (Stierlin).

Elle habite surtout l'Europe septentrionale et la Sibérie. Zetterstedt rapporte qu'on la rencontre en juin et août, en Laponie. Je l'ai reçue de Russie, Gragdouka (Tschitsc/iérine) , des Garpathes et de Cruce, Moldavie (Montandon). Silésie, Prusse, Wurtemberg (Bach) \ Suède et Finlande (Seidlilz).

Sa larve a été décrite par Perris (Larves de Col., i09, 203. i877.)

4. quercea Herbst, Fuessly Arch., V, 113, t. 27, f. 11, 1784.

— quercina Gmel., Linn. Syst. îslat.j I, 4, 1912, 74, 1789. — varia Oliv., Ent. H, 31, p , 32, 40, t. 3, f. 26; t. 7, f. 03, 1790. — Lacord., Ifaun. Ent. Par., I, 635, 1835.— Jacq. Duv., Gcn., III, pi. 29, f, 144.

— Cand., Mon., I, 55, 1857. — Seid)., Faun. Transs., 183, 1888. — guercMS Seidl., Faun. Balt. I'» éd., 110, 1872.

Allongé, parallèle, d'un brun rougeâtre avec les élytres un peu plus foncés ; revêtu d'écaillés de la couleur foncière, longuement lancéolées, aiguës, comme celles de L. murinus, entremêlées d'autres d'un jaune chamois éparsement distribuées et formant des mar-

brures sar la tète, le pronotam, le dessous da corps et la base des élytres, ceux-ci ornés en plus sur le tiers postérieur d'une large bande jaunâtre transversale ou légèrement oblique. Front profondément et anguleusement excavé en avant. Pronolum fortement ponctué comme la tête, plus long que large, longitudinalement canaiiculé en son milieu, marqué de chaque côté de deux impressions arrondies, Tune près des angles antérieurs au niveau des yeux el près du bord antérieur, l'autre vers le milieu des côtés du pronotum, près du bord latéral ; angles postérieurs petits, divergents, légèrement et obliquement tronqués au sommet ; côtés peu arqués, subsinueux en avant du milieu ; sillons tarsaux nettement creusés. Ecusson oblong, courtement et régulièrement arrondi au sommet. Elytres de la largeur du pronotum ou un peu plus larges, parallèles dans près des deux tiers antérieurs, curvilinéairement atténués en arrière, déprimés sur le dos, présentant de faibles traces de stries en dehors de la dépression sur les côtés, couverts de gros points sur toute leur surface. — Long., 9-i2 ; larg., 2,8-3,5 mill.

Dans rintérieur des vieux chênes el surtout des châtaigniers attaqués de carie sèche.

Toute la région gallo-rhénane ; avril à juillet (AR).

Sos (Abeille de Perrin) ; Saint-Chamond (Tholin) ; Limoges (Bleuse) ; Montluçon (R. P. Pestre) ; Sarthe, forêt de Bersay (du Brossay) ; Moulins (E. Olivier) ; Gannat (Desbrochers) ; Sainte- Thérence (Des Gozis) ; Landes (Goberl) ; Dieuze (Leprieur) ; Fontainebleau (Ph . G nouvelle) ; Mazières-en-Gâtine (Litardière) ; Gompiègne (Léoe illé) : Lozère, Eaux-Bonnes, Pau (Fauvel) ; Hautes-Pyrénées, Tarbes, Magnoac (Pandellé) ; Brout-Vernet, forêt de Saint-Didier en Rollatî Bourges, forêt de St-Palais!

Aussi dans le reste de l'Europe: Reppen près Francfort-surrOder (Herbsé) ; Soden en Taunus, Francfort-sur-le-Mein (von Heyden); Berlin (Tschitscherine) ; Silésie, Wurtemberg, Magdebourg, Heidelberg (Bach) ; Suède (Gyllen haï) ; Transsylvanie (Seidlitz).

La larve a été décrite par Guérin (Soc. Ent. Fr., GIV, i845) et par Blisson (Ibid,, i846, 65 et XXXL)

5. conspersa Gyll., 1ns. suec.^ I, 377, 3, 1808. — Lap. Hist. nat. Ins. I, II, 257, 2, 1840.--Cand. Mon., I, 54, 1857. — Seidl., Faun. Transs., 183, 1888.

D'un système de coloration analogue à celui de l'A. /ascia^aLinn., mais il est bien distinct par la forme des angles postérieurs du pro-

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notum. D'un noir brun, recouvert d'écaillés ovalaires acumlnées, de la couleur foncière mélangées d'autres de couleur jaune chamois clair, formant des marbrures et une tache en Z incliné, comme chez l'A. fasciata. Tête moins fortement impressionnée; pronotum fortement rétréci en arrière au-delà du milieu, comprimé sur les côtes à partir de ce point jusqu'au sommet des angles postérieurs, ceux-ci fortement carénés, obtus, dirigés en arrière et même recourbés en dedans, n'emboîtant pas la base des élytres, mais venant se loger dans une petite impression située en avant et au-dessous du calus humerai ; sillons tarsaux à peu près nuls. Ecusson subpentagonal, plus large à la base. Elytres plus fortement impressionnés à la base entre le calus humerai et l'écusson, parallèles dans leur première moitié, curvilinéairement atténuée en arrière. Tarses un peu plus larges et robustes que chez l'A. fasciata L., légèrement arqués. — Long., 15-17 ; larg., 5-6 mill.

Dans les souches de pin décomposées (TR).

Valais, route du Simplon, à Bérisal (Fairmaire^ Puton),

Allemagne (Kraatz); Suisse, Schaffhouse, de 4,000 à 5,000 m. (Stierlin).

Parait plus spécial à la Sibérie, la Suède, la Finlande, la Laponle, où il est assez rare.

Tribu IL — ELATERINI.

AGRIOTES

Eschs., Thon. Arch,, II, 34, 1829. — Lac, Faun. Ent, Par., I, 669, 1835.-a\nd., Mon., IV, 358, 1863. - Jacq. Duv., Gen., III, 133, 1860. — Seidl., Faun. Trams., I, 188, 1888. — Schwarz, Deuts. Ent. Zeitt.y 81,1891. —Cataphagus Steph., lll, Brit. Ent., III, 185, 1830.

Corps pubescent, de forme allongée, parfois courte et trapue, généralement épaissie en avant sur le prothorax. Insectes de couleur sombre, passant du noir au testacé, les élytres ayant une propension à prendre une couleur moins foncée que le reste du corps. Tête large, très inclinée, presque verticale, convexe, profondément enchâssée dans le prothorax; bouche inférieure. Front épaissi, convexe, tronqué en avant, souvent plus ou moins excavé au-dessus de l'épistome en forme de gouttière. Carènes sus-antennaires rele-

vées, s'effaçant ensuite en avant vers le point où elles devraient se continuer pour se rejoindre et former une carène frontale (qui est alors nulle dans ce genre); «e prolongeant par exception jusqu'au b'ord antérieur de la troncature du front. Epistome convexe, largement arrondi en avant. Palpes à article terminal obliquement sécuriforme. Antennes de longueur médiocre, dépassant peu les angles postérieurs du pronotum, grêles, à articles peu dentés en scie, les articles 2 et 3 obconiques, toujours plus étroits que le 4<^; celuici et les suivants plus larges, arrondis à Tangle interne et plus ou moins longuement subtriangulaires, le dernier ovalaire. Les antennes de la Ç sont généralement plus courtes et composées d'articles moins élargis, plus allongés ; leur pubescence est moins fournie et moins dressée, surtout vers le sommet des articles. Le premier article généralement fortement échancré au sommet pour la réception du deuxième ; le dernier ovalaire, acuminé, non échancré près de l'extrémité. Pronotum très convexe, parfois légèrement élargi et assez fortement épaissi en avant, marqué longitudinalement en son milieu, surtout en arrière, d'un sillon évasé, la crête ou carène latérale infléchie en avant et en dessous, souvent presque dès la base, parfois interrompue en son milieu, atteignant le dessous de l'œil (i) ; sillons basilaires latéraux assez prononcés; angles postérieurs surmontés d'une carène parfois peu apparente à cause de la densité de la pubescence et souvent subparallèle à la crête latérale; angles antérieurs fortement infléchis. Sillons prosternaux creusés en avant sur une petite étendue. Prosternum muni d'une courte mentonnière, recouvrant cependant à peu près complètement les pièces buccales ; pointe prosternale infléchie. Fossette mésosternale à bords généralement tranchants et relevés. Métathorax marginé en avant par un sillon qui contourne souvent les angles antérieurs et s'étend sur les côtés et en arrière jusque près des angles postérieurs, parallèlement à la suture des épisternes. Lames des hanches postérieures dilatées plus ou moins dans leur partie interne, mais jamais très brusquement et ne formant pas une expansion anguleuse. Pattes médiocrement allongées, avec le premier article des tarses aussi long ou presque aussi long que les deux suivants réunis. Ongles simples.

Les Agriotes à l'état adulte se rencontrent au sommet des graminées, sur les feuilles des arbustes, sur les fleurs des ombellifères,

(1) Cette conformation caractérise principalement le genre Agriotes. La largeur de la tête, la forme du front et des ongles peuTent être aussi d'un grand secours pour distinguer de suite les espèces qui ont un faciès et une coloration analogues, mais ne rentrent pas dans ce groupe.

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au pied des arbres, dans le terreau et le gazon, etc. Leurs larves sont rhizophages et causent parfois de grands dommages à nos cultures de céréales, comme l'ont écrit plusieurs auteurs des plus anciens. Gyllenhall (Ins. suec, I, 429, i808) rapporte à propos de VE, segetis Bjerk (lineatus Linn.) l'observation faite par Bjerkand {Act. Holm., 284, 1739) et dit: « Larva germinationem Tritici, Secalis, Hordei, graminum copiosedestruit, agrlcolis perquam noxia. » Ces larves ont une forme qui rappelle sensiblement celle de&Elater (Ampedus Germ.) ; on les distingue par leur couleur pâle, leur surface lisse et presque imperceptiblement pointillée, par Fabsence des callosités transversales et striées de la base des segments, par une grande longueur des sillons latéraux et surtout par les deux faux stomates aréoles de brun de la base du dernier segment. (Y. Perris, /. c.)

I. Crêtes sus-antennaires te redressant en arant, atteiguaiit

distinctement le bord antérieur du front et se confondant are^

lui au point de jonction '^S.-G. ectinus Eschs.)

II. Crêtes sus-antennaires s'eflfaçanten avant, n'atteignant pas le

bord antérieur du front (S.-G. AaniOTES insp.)

(Groupe i. ECTINUS ESCHS. (1). )

i. aterrimus Linn., Faun, »uec.y 726, 'éd. 2, 1761. — Lac, F^un, Ent. Par., I, 675, 1835,— Cand., Mom., IV, 392, 1863. — Seidl., Faun. Trams,, 188, 1888. — Schwariz, Deuis. Ent. Zeits., p. 88, 1. 1, fig. 7, im.—obscurus Herbst KsRf., X, 43, 49, pi. 161, 11, 1806 (nec 01.). — atratus Illig., Mag. Ins., IV, 100, 63, 1805. — nudus Kiist., Kasf. Eur., XXVII, 84, 1853.

Allongé, d'un noir profond, peu luisant, pattes et antennes de la couleur du corps ou d'un rougeâtre plus ou moins obscur; pubescence brune, courte, assez dense, mais ne modifiant pas la couleur

(i) Le sous-genre Eetinus n'a pas, -à mon avis, une bien grande valeur, attendu qu'en examinant seulement la série des Agriotet d'Europe et confins, on remarque certaines espèces qui s'en rapprochent beaucoup par la conformalion de la tête et par leur aspect général. Ne s'en faut-il pas de bien peu que le vulgaire A. elongatut Marsh, appartienne à ce groupe? En étudiant le petit A. pallidulut Illig., principale, ment le C^i on trouve encore que la coupe d'Eschschollz a une assez médiocre importance. Toutefois, chez les deux espèces que je viens de citer, le» crêtes sus-antennaires, tout en arrivant très près du bord antérieur du front, ne parviennent jamais à se relier nettement avec celui-ci.

foncière. Tête convexe, couverte d'une ponctuation forte et serrée; carènes sus-antennaires atteignant le bord antérieur du front, ce dernier peu profondément creusé en gouttière en dessous. Antennes avec le 2^ article légèrement plus long que le 3^^ ; longueur de ces deux articles réunis supérieure à celle du 4^ ; celui-ci et les suivants dentés en scie. Pronotum notal)lement plus long que large, à peu près parallèle sur les côtés vers le milieu, dilaté et épaissi en avant, brusquement arrondi au sommet ; sillon longitudinal devenant plus accentué et plus élargi à mesure qu'il se rapproche de la base, se prolongeant en avant parfois jusqu'au bord antérieur ; fortement et densément ponctué de gros points ombiliqués pour la plupart, marqué parfois d'une petite impression ponctiforme ou d'une petite plaque lisse de chaque côté du sillon médian vers la limite du premier tiers antérieur; angles postérieurs longs, divergents et fortement carénés. Ëlytres plus larges que le pronotum ; pris ensemble, deux fois et deux tiers plus longs que larges ; parallèles sur les côtés au moins dans la première moitié ; obliquement rétrécis en arrière, finement, mais très nettement ponctués striés ; intervalles aplanis, densément ponctués. Ç forme un peu plus trappue, antennes légèrement plus courtes et moins dentées. — Long., Ii-i5; larg., 3-4 mill.

p. Pattes et antennes d'un brun rouge sombre.

On distinguera facilement cette espèce de Velongatus Marsh, par sa pubescence courte, brune, ne modifiant pas sensiblement la couleur foncière, mais surtout par les crêtes sus-antennaires qui atteignent le bord antérieur du front.

Dans les bois ombragés, en fauchant ou en battant. Assez répandu dans les parties septentrionales de la région gallo-rhénane ; très rare dans le Midi (1).

Belgique : Munsterbilsen (Faute/) ; Anvers, Deurne, Eeckeren, Postel (Dietz)\ Strasbourg (ÎFauvel); Sedan (T^arnie?*) ; Reims {Lajoyé); Nord, Raisme (Deladerrière) \ Somme^ bois de Gentelles (Carpentier) ; Mesnil-le-Roi, Sèvres, Saint-Gobain (de Gaulle); Fontainebleau (Fauvel) ; Compiègne {E. Masson) ; Lyon (Pandellé)*^ Saint-Martin-de-Lantosque [Peragallo)\ Saint-Cyr-sous- Dourdan [Chrétien)''^ Gers {Gavoy). .

Danemark (C/i. Demaison)'^ Nassau, Weilburg (D** Schenck);

(i) La Tarlélé volhyniensU Fisch {Enl. ttuts., II, 202, pi. 23, f. 3, 1823), non signalée dans noire faune, parait spéciale à la Russie: Podolie, Volhynic, Ukraine, etc. Elle est d'un rouge te6tacé sur les eûtes du prolhorax en dessus et en dessous, les derniers segments abdominaux (diffusément vers leur milieu), les élylres, les pattes et les antennes.

ÉLATÉRiDES. — ELATERINI.

Francfort-sur-le-Mein (D"" L. von Heyden); Suisse: Schaffhouse (/)•• Stierlin).

La larve a été décrite par Sshlœdte : Nat, Tidsskr,, IIl, 6, 115, t. 8, f. 1, 1870.

Obs. Gyllenhal ({. c.) dit que cet insecte est indubitablement VE, ater^ rimus de Linné; mais la phrase de !a Fauna suecica {Thorax scabritisculus, Elytra profundius striata cavilatibus quasi crenu/a(t«) me laisse quelque doute à ce sujet et je me demande si YElater visé ne serait pas le Melanotus niger Fabr. — Quant à YE, niger Degeer (/n»., IV, 15i, i% c'est ÏAthoûs hwtus Ilerbst. Je partage absolument Tavis de M. Schwarz (L c), qui assimile VA. nudus Kûst. à l'espèce que nous venons de décrire. L'A', obscui^s 01. {Ent,, II, 29, 35, pi. 8, f. 76, 1790) se rapporte à Velongatus Marsh.

(Groupe 2. AGRIOTES in sp.)

A. Quarl externe des lames des hanches postérieures peu rétréci (parfois même élargi en dehors), d'une largeur plus grande que celle des épislernes métalhoraciques ou subégale à celle-ci. a. Articles 2 et 3 des antennes notablement plus longs réunis qup le 4*.

-{• Pronotum assez visiblement élargi et épaissi en arant, manifestement plus long que large dans les deux sexes; sillon margino-latcral du mélathorax creusé presque jusqu'aux angles postérieurs ; 2' article des antennes TÎsiblement plus long que le 3*.

X Taille grande (13-14 mill.); ponctuation de la surface du

pronotum grosse, serrée, profonde, peu distinctement ombi-

liquée, même sur les côtés ; pubcscence grise ou roussà-

tre assez longue et serrée, modifiant la couleur fonciùre.

XX Taille petite (6-7 mill.) ; ponctuation do la surface du

pronotum assez fine, espacée, profonde et non ombiliquéc ;

pubescence rousse, peu serrée, ne modifiant pas la couUur

foncière.

•^•^ Pronotum non sensiblement élargi et épaissi en avant sur le

premier tiers.

X Pronotum assez nettement plus long que large, surtout chez le CJ*; sillon margino- latéral du métathorax atteignant presque les angles postérieurs de ce segment ; flancs prothoraciques couverts d une ponctuation peu profonde, mais large et ombiliquée; deuxième et troisième articles des antennes subégaux.

* Disque du pronotum couvert d'une ponctuation ombiliquée comme sur les côtés et sur les flancs du prothorax ; bord antérieur du front, vu de dessus, à peu près rectiligne. ** Disque du pronotum couvert d'une ponctuation moins grosse, moins rapprochée et non ombiliquée , bord antérieur du front, vu de dessus, assez visiblement échancré.

Bévue d*Entonwlogie, — Mai 1893.

2'. elongatut.

S.acuminatut'

^. gallicut.

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