IX. LiOTRICHUS
(1) On pourrait dire plus exactement : angles postérieurs creusés en dessus et marqués du côté interne d'une petite carène qu'on peut prendre facilement pour un talus du sillon basilaire latéral qui est nul chez les espèces de ce groupe. Cette carène, très distante du bord latéral externe, lui est à peu près parallèle.
(2) L'insecte doit être considéré la tête placée dans sa 'position normale, car une mauvaise préparation peut, en la rendant exserte ou rabatt'ie en dessous, modifier considérablement le recouvrement de la bouche et du menton.
ches la Q, deuxième et Iroieième articles petits et de
longueur tubégale VII. Orithale*.
Antennes simples dans les deux sexes.
*[> Deuxième et troisième articles des a ntennes de longueur subégale; pointe prosternale fortement décline au delà des hanches antérieures; angles postérieurs du pronolum non ou indistinctement carénés ; mésosternura très étroit entre les hanches intermédiaires . . V. Pakasomis.
~-[- Deuxième et troisième articles des antennes de longueur manifestement inégale ; pointe prosternale dirigée en arrière et sensiblement horizontale au delà des hanches antérieures.
X Articles intermédiaires des antennes fortement dentés, plus ou moins aigus à l'angle inférieur.
* Articles à dents aiguCs; angles postérieurs dupronotum longs et robustes; dessus du corps faiblement pileux ; sutures prosternalee étrof tes, simples.
. Pointe prosternale brièvement atténuée immédiatement derrière les hanches antérieures ; antennes épaisses, profondément dentées ; articles larges à la base, les deuxième et troisième formant ensemble une longueur égale ou parfois inférieure à celle du quatrième ; sutures prosternales sinuées en forme d'S. Pronotum un peu plus large que long, sommet des angles postérieurs muni d'un faisceau de poils relevé et dirigé brusquement en dehors XIV. Pittonotus.
.. Pointe prosternale longue derrière les hanches antérieures, et là aussi large qu'entre les hanches. Antennes très profondément dentées, comprimées, deuxième et troisième articles formant ensemble une longueur supérieure à celle du quatrième ; sutures prosternalee presque rectilignes sur la plus grande partie de leur longueur. Pronotum plus long que large, sommet des angles postérieurs non muni d'un faisceau de poils distinct, portant seulement quelques poils couchés et dirigés en arrière relon l'axe
de l'angle III. Nkopristilophus *.
** Articles à dents peu aiguës ; sutures prosterna-
les larges, doubles, mais à la ligne interne peu
marquée ; angles postérieurs du pronotum courts
vi larges ; pointe prosternale au delà des hanches antérieures ayaut comme largeur le quart de
celle du prosternum. Dessus du corps couvert de
poils dirigés en dÎTers sens, d'un aspect chatoyant,
généralement dénudé en certains points, c« qui
produit des marbrures de la couletr foncière . . II. Prosternoîç. XX Articles intermédiaires des antennes faiblement et obtusément dentés ; dessus du corps non ou médiocrement pabescent.
* Mesosternura entre les hanches intermédiaires à peu près de moitié aussi large que ces hanches. Sutures prosternales étroites dans toute leur Ion-
gueur, insensiblement plus larges en arrière. Angles pdBtéiieurs du pronotum carénés. Ongles des tarses postérieurs échanerés en dedans dans les trois quarts postérieurs ou presque dès la
base IV. Selatosomob.
** Mesosternum entre les hanches intermédiaires . ayant le quart de la largeur de ces hanches. . Sutures prosternales étroites, non dédoublées, ni élargies en arrière. Ongles des tarses postérieurs échanerés dans les trois quarts postérieurs. — Angles postérieurs non carénés ; dessus du
corps glabre V|. Calambcs (i).
= Angles postérieurs du pronotum carénés ; dessus du corps asseï densément pubesoent. X, Poiîmxitbs. .. Sutures prosiernales dédoublées et graduellement élargies en arrière. Ongles des tarses pos térieurs échanerés seulement dans leur moitié postérieure. Dessus du corps presque absolument glabre, à pubescence éparse et courte,
non apparente XU' Uypogancs.
XXX Articles intermédiaires des antennes subfiliformes, près de deux fois plus longs que larges ; troisième article plus court que te quatrième du tiers de la longueur de celui-ci, formant avec le deuxième une longueur légèrement supérieure à celle du qua» trième. Sutures prosternales étroites, non élargies en arrière. Desaus du corps. revêtu d'une pubescence courte et médiocrementjéparse II. Mktanuml-s.
(Groupe I. CALOSTIRUS Thoms.)
A. Elytres d'un rouge pourpre (I).
a. Stries des élytres profondément creusées sur toute l#ur longueur.
-|- Les troisième et septième interTalles des stries fortement surélevés et caréniformes sur toute leur longueur (3); pubescence de la tète et du pronotum rouge, rarement grisâtre, dense et asseï longue, formant des marbrures chatoyantes ; élytres seulement deux fois plus longs que lar-
ges/ pris ensemble I. purpureui.
7*1' Les troisième et quatrième intervalles' des stries seulement surélevés à la base (4) ; pubescence ds la télé et du
(1) II existe déjà chez les Dytiscides un nom de genre analogue (Coelambui), créé par Thomson pour désigner certains Uydroporut ; mais il offre une étymologie différente. \
(I) On rencontre des spécimens dont la coloration rouge est légèrement affaiblie on teintée de ferrugineux, soit par défaut naturel de coloration, soit par un long séjour en collection. Les caractères qui suivent suffiront pour éviter toute erreur.
3) Par exception excessivement rare, les intervalles sont faiblement surélevés, le cinquième est également un peu surélevé à la base, la est pubescence rousse. (é) Ces intertaUes sontparfois indistinctement surélevés.
ÉLÀTÉRIDES. — ELATERINÎ. 79
pi-uttoluin noire. Iras rarement grisâtre, peu épaisse, assez longue, ne formant pas de marbrures chatoyantes; élytres doux fois et un quart plus longs que larges pris ensemble. 2. Zenii * b. Stries des élytres beaucoup moins fortement creusées, sau- Tent affaiblies sur le disque. Le troisième interTalle seulement surélevé à la base ; pubescence du pronotam fine, noire, peu épaisse, ne formant pas de marbrures chatoyantes; élytres pris ensemble seulement deux fois plus longs
• que larges 3. htemapttru» *.
fi. Elytres de couleur ochracée. Los troisième et quairièfne intervalles des stries plus convexes à la base. . a. Tête et pronotum à pubescence grise, courte et fine, peu épaisse, ne modifiant que très peu ia couleur foncière et •• formant pas de marbrures chatoyantes bien distinctes. Elytrts
d'un jaune ferrugineux avec l'extrémité noire 4. iulphuripenniê.
b. Tête et pronotum à pubescence jaune, longue et serrée, plus
grosse, formant des marbrures chatoyantes 5. coilaueui.
1. purpureos Poda, Ins,*Mu8. GraRC, 41, 1761. — Schrank, En, 1ns. Austr., 187, 1781. — Seidl., Faun. Trams,, 187, 1788. — hœniaiodes Fabr., Gen, Ins., 235, 1777. - Oliv., Ent., II, 31, 40, 52, pi. 1, f. 6, 1790.-Germ., Zeits.^nt,, IV, 54, 1843. - Cand., Mon., IV, 95, Ï8ft3.-Seidl., l, c.-istriacus Scop., Ent, Cam.,94, 289, f. 289, 1763. — sanguineus ^\i\z., Abgek. Gesch. Ins., 53, t. 6, i. 9. 1776.— âulcatus Razoum., Hist, Nat., I, 162, t. 3, f. 7, 1789 (1).
Subdéprimé, peu allongé, ovalaire; coir, avec les. élytres d'un
beau rouge sanguin, rarement ochracés ; dessus de la tête, du pronotum et deTéeussou recouvert par de longs poils rouges ou parfois d'un gris roussâtre, épaîs, couchés en divers sens et formant des marbrures chatoyantes ; pubescence du dessous du corps fine et d'un gris roussâtre, celle des élytres parfois aussi de cette couleur, mais généralement du beau rouge de la teinte foncière, à reflet pourpré ou jaune doré.
Tète déprimée, densément et fortement ponctuée, marquée de trois impressions longitudinales, quelquefois peu accentuées. Antennes pectinées cf , très fortement dentées 9^ ^ partir du 3® article inclus, celui-ci plus long que le 4^ le ^^ très petit, subglobuleux. Pronotum convexe, fortement rétréci en avant, faiblement en arrière, avec les côtés très faiblement arrondis ; densément et assez finement ponctué, légèrement caréné en avant, marqué on arrière de deux impressions et relevé sur le milieu de la base en une sorte de petite bosse obtuse, échancré vis-à-vis de l'écusson; carène
(i) Le C. flavus Gredler, Kœf. 7ir., «226, 1863: « nigro-picea, eapite prothoraeequê /tavo-totnentoiii, elytrii pallidê flavii, pilU concotoribtu », m'est encore inconnu, et je n'ai pas la certitude qu'il se rapporte comme Tariété à cette espôce. Il n'est signalé que du TyreL
80 FAUNE GALLO-llfiÉNANB.
marg^inale traochanle ; angles postérieurs petits, divergents, concaves, non carénés et tronqués au sommet Elytres bien plus larges que le pronotum, rétrécis en avant et en arrière, presque parallèles vers le milieu, seulement deux fpis plus longs que larges pris ensemble; largement rebordés latéralement, avec les 3« et 7* intervalles fortement relevés en forme de carène; stries peu profondes, interrompues par des rides et marquées de très gros points de couleur brun foncé, intervalles finement pointillés. Pattes et antennes noires. — Long., 8,5-14; larg., 3-5,3 mill.
p. Identique auf type, mais avec la pubescence de la têle, du pronotum et des élytres d'un gris roussâtre.
.^f. 3* et 7^ intervalles des stries des élytres assez faiblement surélevés en lorme de côte, le 3® surtout sur le tiers antérieur, le 7<* plutôt en arrière vers le milieu, le 5* aussi légèrement surélevé à Ja base; pubescence de la lête, du pronotum et des élytres rousse (parumeoslatus) .
Au printemps, en battant les bouleaux ou autres arbres, parfois aussi sur les fleurs de pommiers, de poiriers et d'ombellifères, dans les bois humides.
Toute la région gallo-rhénane (AG).
Belgique (Z)ie^z); Nassau (v. ^ei/den) ; Rennes (B/euse) ; environs de Paris (Lacordai7*e) ; Chennevières-sur-Marne (S.et-0.) (Clair); forêt d'Armain vil 1ers {Bonnaire) ; Rouen ; Falaise ; Grande-Chartreuse; Hautes- Alpes, Briai]çon,Monetier,Rochecourbe; Puy-de-Dôme, Saint-Germain-rHerm ; Cantal, Saint-Flour: Barèges (Fauvel) ; Valais (Siierlin); Reims (/-ajoye); Avallon (Bcdel) ; Montluçon (Pesfre) ; Amplepuis, Chamonix [A. Tliolin); Entre Deux-Guiers (Planet); Gap (du Brossa^); la Salvetat (Chalaiide); lac de Gaube (v, Kiesenxi^etter); le Canigou ; Durbon; Lyon(Carret) ; Boscodon {Abeille de Perrin) ; Clermont-Ferrand t Royal ! Riom ! Brout-Yernet !
Var. p. Gà et là avec le type: Moldavie {A. Montandon). — Var. f. Gavarnie (D"" Puton).
M. A. Fauvel m'informe qu'il a vu une autre variété à pubescence du pronotum noire, sauf quelques places brunes, trouvée aux Eaux-Chaudes (Basses-Pyrénées), par M. Nicolas.
Aussi en Suisse et Moldavie.
Cette espèce manque en Grande-Bretagne, Scandinavie et Danemark; mais elle s'étend fort loin à l'Orient, etCandèze dit en avoir vu un exemplaire de l'Himalaya.
La larve a été décrite par Th Beling [Deuts. Ent. Zeits., 26i,
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 81
1883). Elle estd'unbrun jaunâtre sale, passant au rougeâtre avec le segment anal portant au sommet une échancrure plus ouverte eu arrière que la moitié de son diamètre.
2. Zenll * Rosenh., Thiere Andal., 138, 1856. — Kiesw., Nnt, Inê. Deuts., IV, 280, 1858. - Gredier, Kœf. Jir., 225, 18, 1863.
De forme un peu plus élancée que le précédent ; élytres entièrement d'un beau rouge pourpre vif, avec l'extrême pointe parfois légèrement enfumée à l'angle apical ; pubesceuce longue, hérissée, d'un noir profond, rarement ghsâlro ou brunâtre; rameaux des antennes du cT aussi longs ou très légèrement plus longs que chez le purpureus. Pronotum moins convexe, plus allongé, nettement plus long que large, fortement rétréci en avant et faiblement arqué sur les côtés chez le c? ; aussi long que large et en ligne plus arquée sur les côtés chez la Ç; généralement sillonné dans toute sa longueur. Elytres plus longs et rétrécis en arrière en forme plus acuminée; intervalles régulièrement cl légèrement convexes, les 3^ et 4° généralement surélevés à la base ; stries fortement creusées dans toute leur longueur. ^ Long., 9,3-15,5 ; larg., 2,8-4 mil).
Aberr. Pronotum marqué en arrière et près de la base de deux fossettes arrondies bien marquées, symétriquement placées de chaque côté du sillon médian.
Voisin du purpureus^ mais très distinct par les intervalles des stries des élytres régulièrement convexes sur toute leur longueur, sauf les 3^ et 4<^ seulement un peu surélevés à la base ; sa forme générale est plus élancée, surtout chez le c^*. Par la couleur de la pubescence, il se rapproche de Vliaernapterus, mais il en diffère beaucoup par les stries des élytres plus fortement et plus régulièrement creusées sur toute leur surface, par une pubescence plus grosse et plus longue, et ensuite par une forme générale assez différente, acuminée en arrière, et le pronotum plus étroit en avant et beaucoup plus long ; les rameaux des antennes du ri sont aussi un peu plus longs.
En somme, c'est une espèce propre, qui ne peut être rangée comme variété du sulpliuripennis^ ainsi que Kiesenwetter et Gredier l'avaient fait. Il arrive que les 3^ et 4^ intervalles des stries des élytres ne paraissent pas sensiblement plus élevés à la base; nais les autres caractères suffisent à la distinguer.
Tyrol méridional, Roveredo (Rosenhauer).
Revue d'Entomologie. — Mars 1894. 7
Signalé seulement de cette localité. Mes exemplaires m'ont été généreusement donnés par M R. Oberthur.
3. hœmapterus * IWiçi., Mag. Ins., 13, 20, 4807. — Germ., Zeits. Ent,, IV, 55, 2, 1843. - Cand., Mon., IV, 96, 1863. - Seidl., Faun. Transs., 187, 1888.
Forme et coloration du purpureus^ mais plus brièvement arrondi en arrière ; pubescence de la tête, du pronotum et de récusson noire, très fine et courte, nemodiflant pas la couleur foucièrf^ et ne formant pas de marbrures chatoyantes. Tète déprimée, fortement et densément ponctuée, indistinctement tri-impressionnée. Antennes comme chez l'espèce précédente, mais un peu moins longues. Pronotum un peu plus long que large chez le cf, aussi large ou presque aussi lar$re que long chez la Ç, convexe, densément e^ ûnemenl ponctué, légèrement caréné en avant, sillonné en arrière, échancré vis-à-vis de Técusson, assez nettement rétréci en avant et en arrière, arrondi sur les côtés, même chez le c" ; angles postérieurs petits, courts, divergents, concaves, non carénés et tronqués au sommet. Elytres plus larges que le pronotum, deux fois plus longs que larges, moins fortement rebordés latéralement, très légèrement élargis depuis la base jusqu'au delà du milieu. Intervalles ûnement pointillés, le 3<^ surélevé seulement à la base-, stries peu profondes, marquées de points assez forts à fond teinté de brun seulement sur les stries externes, à peine ridées transversalement; intervalles finement pointillés. Pattes et antennes noires. — Long., 8,S-10,5; larg., 3-4 mill.
p. Extrême pointe des ^ytres noire ou légèrement enfumée.
Cette espèce lare se rencontre, d'après M. le D** Seidlitz, dans toute l'Europe méridionale, depuis le Portugal jusqu'en Transylvanie. Je la possède aussi du Caucase central (C. Rost) et de la Sierra Guadarrama (Standing er)-^ elle parait plus spéciale à la Péninsule hispanique. Il est possible qu'on la rencontre dans les Pyrénées françaises ou sur les confins d'Italie.
4. sulphuripennis Germ., Zeits. Ent., IV, 55, 4, 1843. — Cand., Mon., IV, 98, 1863. — Seidl., Faun. Trams., 187, 1888.— af finis Lap., Hist. JSat. Col,, I, 239, 1840. — apicalis (Ziegl.) Germ., l. c.
Large et subdéprimé comme les précédents; noir, les él y très d'un jaune ferrugineux avec l'extrême pointe noire ; pubescence de la tête, du pronotum et de l'écusson très fine, courte et grise; celle
ÉLATÉRIDES. — ELATEWNI. 83
du dessous da corps semblable, mais à reflets rouss&lres au moins sur l'abdomen ; celle des élytres toujours de la couleur foncière, flave sur la partie flave, noire sur la partie noire de Textrémité. Tête déprimée, bi-impressionnée de chaque côté en forme d'angle ouvert largemeul en avant, le milieu légèrement convexe, dansément et fortement ponctuée, surtout en arrière et sur les côtés. Antennes comme chez l'espèce précédente. Pronotum convexe, assez finement et densément ponctué, rétréci à peu près également en avant comme en arrière, arrondi sur les côtés, indistinctement caréné en avant, subsillonné en arrière, échancré vis-à-vis de /'écussou, légèrement soulevé à la base vers le milieu de l'échancrure; bords latéraux en carène tranchante; angles postérieurs petits, très divergents, creusés en dessus, obliquement tronqués au sommet. Elytres plus larges que le pronotnm, légèrement élargis en arrière dès la base jusqu'au delà du milieu, prenant ensuite une forme acaminée en se rétrécissant en arrière, assez'largement rebordés sur les côtés; intervalles finement pointillés, légèrement ridés en travers sur les côtés des élytres; le 3^^ et le i° surélevés à la base; stries bien marquées, à points de médiocre grosseur à fond brunâtre. Pattes^ et antennes noires — Long.,9-lâ; larg., 3-4,3 mill.
Cette espèce se dislingue très facilement du C. cas/aneus par la finesse et la couleur de la pubescence du pronotum, ainsi que par la teinte toujours plus foncée des élytres.
Au printemps, sur les sorbiers et les pommiers en fleurs, le bouleau, le pin, etc.; zones subalpines (1«300 à 1,706 m.); mai, juin, septembre (TR).
. Fosges {Puion)\ Valais {Stierlin) ; Grenoble, Gap ; Les Dourbes (Abeille de Perrin) : Entremont {Planel); Monl-Pilat; Grande- Ci)artreuse (Bertkoleij); Hau tes- Alpes, Rochecourbe ; Saint-Martin- Lantosque (Fawre/); Basses-Alpes {Azam); Gavarnie, Sarré, Ossau, Canigou {Pandellé) ; Lac Bleu de Lesponne {de Bonvouloir) ; Vernet-les-Baius (D' Grenier).
Aussi en Piémont, Tyrol, Andalousie et dans les montagnes de l'Europe méridionale jusqu'à Francfort-sur-le-Mein; en Italie, Grèce et Asie Mineure.
Obs. Le C. testaceipennis Mots. {Schrenck Beise , II, 109, 138, t. 7, f . 18, 1860) est la variété à élytres entièrement flaves du C Boeberi Germ .
5. castaneuB Linn., Syst. Nat,, éd. 10, 405, 1758. ~ 01iv.,^n<., II, 31, t . 3, f. -25, et t. 5, f. 51, 1790. — Germ., Zeits. Eut., IV, 55, 1843. — Cand., l^on,, IV, 97, 1863. - Seidl., Faun. Transs.,m, 1888. flavopectinicornis Deg., Mém. Ins., IV, 153, 1774.
Très légèrement moins large que les précédents, de forme acnminée en arrière. Noir avec les élytrcs d'un beau jaune d'or et la pointe apicale noire. Pubescence de la tête, du pronotum et de l'écusson assez longue, épaisse et jaune, couchée en divers sens et formant des marbrures chatoyantes; celle du dessous du corps d'un noir brunâtre et celle des élytres de la couleur foncière de ceux-ci. Tête bi-impressionnée, fortement et denséraent ponctuée. Antennes comme chez les espèces précédentes. Pronotum convexe, densément et assez finement ponctué, plus fortement rétréci en avant qu'en arrière, moins fortement arrondi sur les côtés^ indistinctement caréné en avant, courtement subsillonné en arrière, soulevé à la base au milieu de l'échancrure située en face de l'écusson: carène latérale tranchante ; angles postérieurs courts, divergents, creusés en dessus, tronqués au sommet. Elytres plus larges que le pronotum, subparallèles jusque vers le milieu, rétrécis en arrière en forme acuminée, assez largement rebordés sur les côtés : intervalles éparsément pointillés, le 3*^ et le 4^ surélevés à la* base; stries bien marquées, à points brunâtres de médiocre grosseur. Pattes et antennes noires. — Long., 9-12,5: larg,., 3-4 mill.
Sur les fleurs de pommiers, d'ombellifères, de rosier, sur les graminées^ d'avril à fin juillet (AR).
Strasbourg [Leprieur) ; Gerardmer [Deladerrière) ; tout le bassin de la Seine ! Rennes {Bleuse) ; Saint-Germain-l'Herm (Fauoel)\ Gusance {Muneret) ; Autun (Fauconnet) ; Morbihan, Grandchamp (Le Tuaui) ; Ardennes, Escombres (Hénon) ; Puy-de-Dôme [Sénac); Valais (Stierlin)'^ Hautes-Alpes (Fauvel); Basses-Alpes, Siron (Pestre).
Aussi dans toute l'Europe jusqu'en Suède, Finlande australe et Sibérie occidentale. Cette espèce n'est pas mentionnée dans la •Fâuna Lapponica de Zetterstedt et parait manquer dans les Pyrénées (Pandellé).
La larve a été décrite par Schiœdte (Nat. Tidsèkr., III, 6, 5âl, t. 8, f. 40, et t. 10, f. 4, 1870).
Ohs. Le C, apicalis Gory, fondé sur un exemplaire de fausse provenance (Sénégal), se rapporte, selon Germar, à cette espèce {Zeits. An*., IV, 55, 1843).
(Groupe 2. PROSTERNON Latr,)
1. tessellatus Linn., Syst. Nat., éd. 10, 406,20, 4758 {nec Fabr.). — Mûll., Faun. FHd., 47, 466, 4764. — Schiœdl., Danm. Bupr, og Elat,, 308, 30, 4865. - Seidl., Faun. Trams., 484, 4888 (Tactocomus). - holosericeus 0\., Ent., Il, 31, 27, t. 3, f. 33, et t. 7, f . 69,
ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 85
1790 (1). — Germ., Zeits. Ent., IV, 68, 1, 1843. — Cand., Mon,, IV, 148, 1863. — unduiatiis Schaff., Icon,, t. 4,f. 7, 1766. — Herbst, Arch., V, 111, 8, 1784. - bifasciatus Kùst., Kœf, Eur,, h, 10, 38, 1847.
Assez court, ovalaire, un peu acuniiné en arrière .; d'un noir brunâtre; recouvert en dessus par une pubescence assez longue, grise ou rousse, coucbée en divers sens et à reflets chatoyants, dense à certains endroits» plus clairsemée ou manquant à d'autres, ce qui produit sur les téguments des marbrures foncées assez irréguliëres qui peuvent se distinguer ainsi sur chaque élytre : la première située sur le premier tiers en forme de bande fortement arquée, la convexité en avant; la deuxième vers Je milieu, ovalaire, çlacée dans le sens de )a longueur, parfois pubescente en son centre; la troisième sur le tiers postérieur, légèrement oblique de dehors en dedans et en arrière, on simplement transversale, généralement assez irrégulière et en zigzag; pubescence du dessous du corps dense, courte et une, également rousse. Antennes d'un noir brun foncé, pattes brunes, tibias et tarses plus clairs, souvent ferrugineux.
Tête déprimée en avant, fortement et densément ponctuée. Antennes courtes, n'atteignant pas les angles postérieurs du pronotum ; 2» article court, subglobuleux, le S^ obconique, un peu moins long que le 4^, celui-ci et les suivants larges, triangulaires, arrondis à Tangle externe. Pronotum plus large que long, fortement rétréci en avant et peu en arrière, arrondi sur les côtés vers le milieu; bord antérieur échancré-sinué de chaque côté; convexe, légèrement caréné en avant, densément et assez fortement ponctué; angles postérieurs courts, larges, obtus, carénés, non divergents. Elytres plus larges que le pronotum, rétrécis courtementà la base, élargis en arrière* à partir des épaules jusque vers le milieu, rétrécis ensuite jusqu'au sommet en forme subacuminée, leur bord externe relevé ; stries fines, bien marquées: intervalles finement mais rugueusement pointillés. — Long , 10-12; îarg., 3,8-4,5 mill.
La Ç se fait remarquer par une forme un peu plus courte, le pronotum plus convexe et les antennes beaucoup moins robustes avec des articles encore plus fortement arrondis à l'angle externe.
§. Marbrures des élytres réduites à deux bandes: celles-ci disparaissant parfois presque complètement (bifasciatus Ktist.).
(1) La figure donnée par OlÏTier {t. 3, f. 33) et reproduite par Herbst {Kœf., x t. 168, f. 5, 1806) est très mauraise, surtout comme dessin; on a de la peine à reconnaître l'insecte, principalement dans l'ourrage de Herbst, où le coloris par trop clair achèTo de le dénaturer. La deuxième figure d'GIÎTier {t, 7, f, 69) est bien meilleure; il en est de môme de celle d'Herbsl {Kœf., X, 41, t. 161, f. 9), qui représente le même insecte sous le nom d'£. unAulatu».
86 FAUNE GALLO-RIIÉNAXE.
'ur divers arbres cl arbustes, surtout les pins on fleur, et, selon Gandèzo, le coudrier; plaines et montagnes ; mai, juin.
D'après r« bservalion de M. Ruperlsbergcr (Ver/i, zooL bot. Ges. Wien, XXIV, Sitzb., p. 5. 1874), traduite par M. Dubois (Soc Linn. Nord, Fr., IV, 372,1878), plusieurs exemplaires de cet'ie espèce, ainsi que de VA. sjaetandicus (tesselatus Fabr.) ont été rencontrés par l'auteur de cette note sur une souche dxsier, les uns attachés à des chrysalides de Liparis salicis, les autres réfugiés à l'intérieur des coques vides de ces mêmes chrysalides ; 'le jour suivant, un tiers des chrysalides avait déjà disparu, tant il^ les dévoraient avec avidité. Cette espèce aurait donc, à l'état parfait, des appétits aussi carnassiers que les larves de tant d'autres Elatérides qui recherchent une nourriture animale parmi les dépouilles des larves d'autres insectes vivant dans le même milieu et vont même jusqu'à attaquer les larves vivantes de constitution moins robuste.
Toute la région gallo-rhénane (C).
Aussi dans toute l'Europe, jusqu'en Suède. Finlande, Laponie, Transcaucasie et Turcomanie. La variété çà et là avec le type.
La larve a été décrite par Schiœdte (Nat. Tidsskr., III, 518, t. 9, f. 10-ii, 1870), par Rupertsberger (Verh. Ges. Wien, XXIV, 5, 1874) etparBoiing(Deu^ç. Ent. Zeits., 278, 1883.)
Obs. De celte espèce se rapprochent beaucoup : 1*> P. chrysocomus Germ. : « thorace transverso, lateribus rotundato, an%ulis posticis su6divaHcatis, De Hongrie ». Selon Gandéze: « Plus grand, plus densément pubescent, la pubescence d'un jaune doré présentant des marbrures d'un dessin différent par la façon dont elle est disposée, les angles postérieurs du prothorax sensiblement divergents ». Long. 14 ; larg. 4,25 mill.;— 2<» P, nubilipennis Germ.: « Thorace carinato, antrorsum rotundato, elytrls ferr^ugineis . De la péninsule Hispanique. » De forme plus raccourcie et plus convexe; élytres d'un brun rougeâtre, gibbeux à la base entre l'écusson et le calus humerai et assez souvent ferrugineux sur cette partie surélevée, ainsi que sur le calus humerai. Long. 9-14; lai g., 3,5-4 mill. Il se rencontre aussi en Russie méridionale. Candèze dit que la coloration foncière des élytres se rapproche exactement du P.fallax Say, des Etats-Unis; je n'ai pas encore vu d'exemplaires à élytres entièrement rougeâtres ; — 3* ^. seHceus Gebl.: « Thorace subquadratQ, lateribus obtuse rotundato. Des Monts Altaï et de Barnaul en Sibérie ». Selon Candèze : « De forme plus allongée et plus déprimée, son prothorax assez fortement rétréci à la base, enfin avec les élytres offrant leur plus grande largeur au delà, du milieu. Du Kamtchatka et des îles Alécu tien nés. » 11 se distingue surtout par son pronotum généralement un peu plus long que large. —Long., 6,5-13,5; larg., 4-5 mill.
ÉLATÉRIDES. — ELATERTNI. 87
Groupe 3. NEOPRISTILOPHUS * , — Pristilophus Kiesw., nec latr.)
1. depresBUS * Germ., Faun. Ins. Eur., VII, t. 9, 4817 (4). — Fisch., Ent. Rus., II, 202, pi. 23, f. 2, 4823. — insilivus Germ., Im. sp. riov., 44, 72, 1824. - Kiesw., Nat. Im. Deuts., IV, 301, 4858. — Jacq. Duv., Gen., III, 128, t. 30, f. 448, 4860. - Gand., Mon., IV, 138, 18G3. — Seidl., Faun. Transs., 484, 4888. — var. Gougeïeti Fairm., Soc. Ent. Fr. CLI, 4859.
Déprimé, subparallèle, d'un noir profond, légèrement brunâtre sar le métathorax et l'abdomen, revêtu d'une pubesceuce rude et couchée, brune ou grisâtre, qui donne à la couleur foncière un aspect mat. Antennes et pattes d'un bran rougeâtre. passant parfois au brun foncé. Tête déprimée, légèrement excavée en avant, à ponctuation très grosse et réticulée. Antennes n'atteignant pas les angles postérieurs du pronotum $, les dépassant légèrement c" ; â« article court, obconique ; le 3* de forme plus allongée, presque de moitié plus long, formant avec celui-ci une longueur dépassant à peine celle du 4°; celui-ci et les suivants largement triangulaires, fortement dentés en scie aiguë. Pronotum plus long que large, rétréci en avant et très légèrement en arrière; légèrement arrondi sur les côtés vers le milieu, parfois subparallèie, médiocrement convexe, légèrement sillonné au milieu, couvert d'une ponctuation dense et très grosse, réticulée sur les côtés; angles postérieurs longs et aigus, légèrement divergents, parfois un peu courts, moins aigus et dirigés en arrière, fortement carénés : bord antérieur légèrement écbancré de chaque côté, carène latérale tranchante. Elytres médiocrement convexes, arrondis à la base, légèrement rétrécis sur le quart antérieur, curvilînéairement et obtusément atténués en arrière à partir du premier quart, légèrement élargis à la hauteur de ce point, médiocrement rebordés ; stries b]>en marquées et assez fortement ponctuées; intervalles peu convexes, pointillés fortement et denséroent à la base, éparsément au delà, rugueusement ridés en travers. Taille très variable. — Long., 13,5-24; larg., 4-7,5 mill.
(1) Ce nom doit aToir la priorité et Toici pourquoi : La mémo année que Germar représentait dans Fauna VElater depressus (Megerle), Schœnherr, dans le troisième Tolume de sa Synonymia Iiuectorutn, réunit à cette espèce VE. lœvigatu» Uerbst. En 1834, dans Insectorum species novœ, Germar parle de cette réunion et ajoute que l'insecte décrit lui parait tout autre et qu il se rapporte à une espèce de l'Amérique septentrionale. Ebranlé par l'opinion de Schœnherr, il baptise de nouveau son insecte soms le nom de E. inaitivuif nom qui doit tenir le second rang, puisqu'il ent reconnu que VE. lœvigatus licrbst n'est autre que Melanactes piceus Deg. De son cAté, Fischer, dans son Entomographiey le décrit en quelque? lignes et )e représente assez bien, toujours avec l'indication: Megerle.
p. Angles postérieurs du prcnotuin dirigés en arriére, n. oins longs et moins aigus; ponctuation générale un peu moins dense ; antennes et pattes brunes ^v. Gougeleii Fairni.).
Le cS est moins large et généralement plus petit qne la Ç. Les différences dans la forme des angles postérieurs du pronotum ne sont pas constantes.
Hongrie, Banat ; Transylvanie; Galice; Italie, Turquie. (Groupe 4. SELATOSOMUS Sttph.)