‹ Faune Gallo-RhénaneChapitre 8 sur 29 · melanehoiieut · texte numérisé non relu

melanehoiieut

k. Troisième article des antennes risiblement plus court que le quatrième; antennes dépassant les angles postérieursdu pronotum de toute la longueur d'un article ches le cf

B. Troisième article des antennes distinctement plus long que le

quatrième, surtout chez la Q ; antennes courtes dans les deux sexes, n'atteignant jamais les angles postérieurs du pronotum ; stries des élytres interrompues et les interTalles marquis çà et là de ndes transversales gibbcuses 6. rugoêug,

C. Troisième article des antennes de la longueur du quatrième ou indistinctement plus long. Antennes courtes dans les deux sexes.

a. Téguments distinctement pubescents.

-j- De forme très épaisse, pronotum et élytres fortement con- ▼exes. Pronotum plus large que long, Iransversal, chez la Q. Profil général du dessus considérablement arqué, non déprimé vers le milieu 9. latu».

-j-*|- Déforme peu épaisse, déprimée; pronotum modérément convexe, légèrement plus long que large (i); élytres déprimés ou subdéprimés. Profil général du dessus faiblement arqué, déprimé vers le milieu.

X Pronotum nettement sillonné en son milieu, faiblement conrexe, déprimé surtout eu arrière ; pubescence généralement grise, plus rarement roussàtre. — Long., i3-15 mill. 1. impretitu. XX Pronotum non ou à peine distinctement sillonné en son milieu, médiocrement convexe ; pubescence généralement rousse, rarement grise. — Long., lO-ii mill t. nigricoruit.

b. Téguments glabres ou presque complètement glabres.

jf Pronotum transversalement et distinctement impressionné à

la base.

X Elytres courts, assez nettement plus larges que longs dans les deux sexes; assez densément ponctués et distinctement rugueux sur toute leur surface, sauf parfois sur les deux premiers intervalles. Pronotum fortement et très densément ponctué, généralement plus mat que les élytres Forme gé-

(i) On su rend compte de ces proportions en examinant l'insecte placé la télé en avant et dans une direction perpendiculaire & l'observateur, puis face à droite ou face à gauche, parallèlement à celui-ci. Dans le second eas, le pronotum paraîtra souvent plus large que dans le premier ; il faut donc avoir recours aux pointes du compas comme je l'ai indiqué (p. 35).

ÉLATÉRIDES. — KLATERINI. 89

nérate plus lir;;^. plus épaisse dans les deux sexes que

dans Posp^cu HUÎTanle i. amplicullU (1)-

XX Eiyli'us seulement deux fois plus larges que longs oa à peine plus larges; peu deasément ponetués, non distincleinenl rugueux, ou 1res raremenl rugueux et seulement sur les intervalles externes ; pronoturo finement et éparsement ponctué, brillant comme les élytres, rarement dcnsément et fortement ponctué, mais alors seulement sur les côtés, tros rarement tout le disque. Forme générale moins épaisse et

moinn large, surtout chez le C^ 5. œneun

-[*■}* Pronotum indistinctement impressionné à la base.

X Téguments unicolores, d'un beau noir; pronotum fortement atténué sur la moitié antérieure et en ligne presque droite, et très fortement rétréci au-devant des angles pos- \

lérieurs 8. globicoHi».

XX Tégumenli de couleur variée; pronotum non ou à peine rétréci en arrière, brièvement arrondi en avant, faiblement arqué sur les côtés vers le milieu 7. eruciatui.

i. impressus Fabr., Ent, Syst,, 1,2, 223, 32, 1792,— Germ. ZeitSy Ent., IV, 71, 9, i8i3. - Gand., Mo^., IV, 1(>0, 1868. - Seidl., Faun., Transs,, 185, 1888, —rufipes Schilsky, Deuts. Ent. Zeits., 187, 1888.

Large, déprimé, élargi légèrement en arrière au delà du milieu ; d'un bronzé obscur, recouvert d'une pubescence rude, clairsemée, couchée en divers sens, ne formant pas de marbrures distinctes, d'un gris argenté ou parfois rousse, assez fugace. Antennes et pattes de la couleur du corps, ces dernières parfois rougefttres ; parfois aussi la bouche, la mentonnière, le premier article des antennes, le logement fémoral des pattes sur Ja base des flancs prothoraciques, ainsi que la partie inférieure de la pointe prosternale, sont d'un rouge ferrugineux; les articulations des fémurs marquées de la même teinte. Tête déprimée, obtriangulairement

(4) Les variétés de cette espèce et de la suivante (aeueu*) sont parfois très dilTicilet à déterminer lorsque les caractères deviennent moins accentués. On peut alors recourir à l'examen des nervures inférieures des ailes membraneuses ; mais les différences que nous y rencontrons sont-elles toujours bien constantes ?

X Cellule lancéolée (ou sous-médiane) des ailes inférieures brièvement contractée, c'est-à-dire que la nervure qui la limite inférieurement est tangente, en un point de son milieu, à la nervure anale. . amplicolli* •

XX Cellule lancéolée (on soui-médiane) non contractée, divisée par une nervure transversale oblique ; c'est-à-dire que la nervure qui la limite inférieureraent est manifestement distante, au point le plus rapproché, de la nervure analej et qu'elle est divisée en ce point par une nervure transversale aenett*.

Ob$. Pour ce qui regarde la structure des ailes, on consultera avantageusement le Gênera de Jacquelin Duval (t. I), ainsi que le Species de» Hyménoptères d'Europe, d'André (t. I, texte et pi. IV;.

90 PAUIfE GALLO-RHÉNANE.

inipressionuée, forlemeut et densément ponctuée. Antennes coartes, n'atteignant jamais les angles postérieurs du pronotum; 2* article court, obconlque ; ie T deux Tois aussi long, obconique, de la taiflle du 4^^ ; celui-ci et les suivants faiblement et obtusément dentés. Pronolum aussi long que large, sensiblement déprimé, fortement rétréci en avant à partir du milieu a^; plus large quelon;^', subparalièie seulement rétréci aux angles antérieurs, plus convexe sur le disque Ç; fortement etdensément ponctué, réticulé ou rugueux sur les côtés, ponctuation plus éparse sur ie disque, nettement canaliculé ; angles postérieurs robustes, carénés, divergents. Elytres médiocrement convexes, déprimés sur le dos, surtout chez le cf, plus larges que le pronotum, sensiblement élargis sur les (ôtés au delà du milieu, rétrécis en arrière en forme acuminée, surtout chez le cr^ ; stries fortes, marquées de gros points ; intervalles convexes, éparsément pointillés. 9 P^us épaisse, moins déprimée sur le dos, angles postérieurs du pronotum plus larges, un peu plus courts, un peu moins divergents, avec l'extrémité recourbée en arrière, articles des antennes plusjgréles. — Long., 13-14,8; larg,, 4,5-5 mill.

p. Pattes d'un brun ferrugineux ou rougeâlres (rufipes Schils.)

Région alpine ou subalpine, sur les pousses et les écorces de sapins, aussi sur les graminées, en juin et juillet (R).

Nassau (u. f/e?/de?0 ; Vosges (Pu /on) ; Strasbourg {Chevrolat)\ Haut-Rhin , Giromagny iPourclioi) \ Jura, lac de Joux (Fauue/); Monts du Forez, Montoncel (Ern. Olivier) ; Basses-Alpes, Faillefeu (Pestre) ; Mont Pilât (Carre/); Embrun; Boscodon; Grande-Chartreuse {Abeille de Perrin) ; Savoie {D^ Sénac): Valais, SImplon, Sierre (Fauvel) ; Mont Rosa [Slierlin)'^ lac Gampex près Martigny (Pic).

En Tyrol, Suisse. Piémont, Scandinavie, Russie boréale, Laponie, Ecosse, Irlande.

Manque dans les Pyrénées.

Obs, Germar, Kiesenwetter, Redtenbacher et Seidiitz rapportent à cette espèce VEl. asruginosus 01-, des environs de Paris. Or, j'estime que celui-ci n'est autre que E. pilosus Leske, à en juger par la figure de V Entomologie d'Olivier. Le S. inipressus Fabr. n'a jamais été pris dans la région de Paris .

2. nigricornis Panz., Eaun. Gem\.^ h. 61, n» 5, 1799. — Seidl., Faun. Transs.^ 185, 48><8. — metallicus Pa>k., Faun. Suec.^ III, 19, 22, 1800. - Steph., III. Brit., IH, 267, 7, 183().-Germ., Zeits. Ent., IV, 71, 8, 1843. - Gand., Mon,, IV, 159, [\m.-nitidulus Lee, Ann^ Phil. Trans., X, 438, 10, 1853.

ÉLATÊniDES. — ELATÊRINI. 91

Peu allongé, subfléprimé, d'un bronzé obscur, recouvert d'une pubescence rousse ou parfois grisâtre, rude, clairsemée, coucUée en divers sens et formant sur le pronotum quelques fascies clialoyantPS peu appréciables. Premier article des antennes, le pins souvent aussi le 2» et les pattes d'un ferrugineux clair, les tarses généralement reiubrunis; le bord postérieur de l'éplmère prolhoracique parfois ferrugineux vers le milieu. Tête légèrement convexe, indistinclement impressionnée en avant, fortement et peu densément ponctuée. Antennes assez courtes, 2° article court, robuste, obconique; le 3^ seulement une fois et quart aussi long, do la longueur dn 4<^; celui-ci et les suivants médiocrement et obtusèment tentés. Pronotum aussi long que large, faiblement déprimé, fortement rétréci en avant h partir du milieu en ligne médiocrement arquée chez le cf : plus large que long, plus convexe, plus fortement arqué sur les côtés et plus brièvement rétréci en en avant chez la ^; fortement et peu densément ponctué sur toute sa surface, faiblement sillonné en son milieu; angles postérieurs courts, assez robustes, légèrement divergents, carénés. Elytres à peine plus larges que le pronotum^ faiblement élargis sur les côtés vers le milieu, médiocre^ ment convexes, légèrement déprimés sur le dos; stries bien marquées, médiocrement ponctuées; intervalles légèrement convexes, éparsement pointillés. 9 ^ pronotum plus convexe et plus brièvement rétréci en avant, avec les angles postérieurs plus courts. — Long , 10 12; larg., 3,3-4 mill.

Régions froides et humides ; sur les herbes ou les jeunes pousses de chêne, de bouleau, de coudrier, etc., dans les bois ombragés Mai à juillet.

Toute la région gallo-rhénane (AR).

Amiens, bois de Gentelles (Le Corrcur)\ Roye, bols de Braquemont (06erf); Reims (W^a?'Ji/"er) ; Senonches {Scdillot); Bondy [Lacordaire); Moncoulant (Vcrriet-Litardière) \ Calvados, forêts de Touques et de Cinglais; Beauvais ; lac de Grandlieu [Fauvcl) ; Nantes ' Plel de Churckecille)] Fontainebleau {Bonnaire) ; Sir ashouT% {Chevrolal) ; Vosges:Grahde-Charlreuse(.46ez7/edc* Perrin), Valais (Slierlin)\ Limoges {Blouse); Yonne, bois de Chassigny (Bedt'O; Mont Pilât (Car /7>/); Entre-Deux-Guiers [Planet); forêt de Dreuille (Dcs6roc/i<'?'s); Gérilly (E. Olivier); Montluçon (des Gozis); Bourges! Sairl-Didier-en-Rollatî Marcenat I Brout- Vernet! Bellenaves!

Toute l'Europe septentrionale et moyenne jusqu'en Finlande ; aussi en Amérique septentrionale. M. Montandon m'en a donné un exemplaire de Saiut-Pierre-Miquelon. '

3. meUncholicuB Fabr., SuppL Ent, Syst.y 1^^,179^. — Payk., Faun, Siiec, III, 17. 20, 1800. — Germ., ZeiU,, IV, 80, 26, 1843. - Cand., 3fo»., IV, 139, 18(53. — Seidl., Faun. Transs., 185, 1888. - Ç^ alpestris Mén., Cat, rais., 155, 625 (1832). — ^ pt'ofugus Fald., Nouv, Mém. Soc. Mat. Moscou, IV, 176, 159, 1835. —robustus Stierl., Mitth. Ent. Schw,, h, 9, 49,1887.

Snbparallèle, médiocrement allongé, brillant, noir avec les élytres d'an bronzé cuivreux, bleuâtre ou verdâtre, parfois seulement d'un noir brillant ; presque absolument glabre en dessus, bord antérieur du pronotum cilié ; pubescence du dessous courte, fine, grise on légèrement roussâtre. Antennes et pattes noires ou brunâtres. Ces dernières parfois d'un rouge ferrugineux. Téie déprimée, impressionnée en avant, couverte de gros points, très denses et confluents sur la partie impressionnée. Antennes dépassant les angles postérieurs du pronotum de toute la longueur d'un article chez le c*, courtes et ne les atteignant pas chez la Ç; 2<^ article court, obconique ; le S^ une fois et demie aussi long et de même forme, formant avec le ^^ une longueur un peu plus grande que celle du 4S celui-ci et les suivants obtusément dentés en scie, oblongschez le cj, obtriangulalres chez la Ç. Pronotum aussi long que large, légèrement plus long et subparallèle chez quelques d*, convexe, brièvement rétréci en avant, peu sensiblement au-devant des angles postérieurs, peu arqué sur le milieu des côtés, nullement ou à peine sillonné en arrière, sillon parfois seulement indiqué par un petit espace allongé, brillant, dépourvu de ponctuation, celle-ci moius grosse que celle de la tête, mais cependant forte et assez dense; angles postérieurs robustes, fortement carénés, divergents, peu aigus au sommet. Ëlytres un peu plus larges que le pronotum, assez fortement convexes, très faiblement élargis en arrière vers le milieu, longuement atténués jusqu'au sommet, parfois subparalièles ; stries fortement creusées et ponctuées, intervalles nettement convexes, finement et éparsément pointillés, quelquefois marqués de quelques rugosités. — Long., 12-14; larg., 4-5 mill.

p. Taille plus grande (long., 16; larg., 5 mill.) et plus épaisse, pronotum plus large que long, fortement arrondi en avant 9' (robusiusy Stierl.).

Y- Pattes d'un rouge ferrugineux.

Cette espèce est très facile à distinguer par sa forme parallèle, ses élytres profondément fririés, à intervalles nettement convexes et surtout par la conformation des articles des antennes [cS 9) ^^ '^ longueur de celles-ci, la forme oblongue des articles (6). La 9 ^^^

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 93

en outre plus large, ptas épaisse, à pronotam plas court et plus convexe.

Pelouses des régions subalpines et alpines (1,800 à â,400 m.), sons les pierres ; mai-Juillet (R).

Simplon Stierlin) ; Mont Genis, Roncbes, La Ramasse (Fauvel)\ Digne (Faaconnet)\ Gavarnie, Eaux-Bonnes, Ganigou (Pa)^de//é}; Pyrénées•Orienlales, Stagnais, les Gastalets (Xambeu), Laponie, Scandinavie, Russie du Nord, Suisse, Piémont, Sibérie, Caucase. Aussi en Turliestan : Namagan (Reitter),

Les variétés, peu importantes, se rencontrent çà et là avec le . type. Le dauricus Mann, (in litl.), do Sibérie orientale, ne se dislingue, selon Candèze, que par sa grande taille.

Ohs, VE. scabriœllis Eschs. (Entom.,eH. 40, 1822), du Kamtschatita : noir, avec le pronotum à reflets bleuâtres peu distincts, très densément ponctué^ surtout sur les côtés, qui sont légèrennent pubescents de gris, couvert de rides transversales, courtes et nombreuses; élytres lisses, d'un vert métallique noirâtre, avec les intervalles couverts d'un pointillé fin peu distinct et les stries seulement formées par de petits points ; antennes un peu plus longues que le prothorax, noires; pattes d'un noir brun ; tars«s bruns; long., 6 raill. ; pardlt former une espèce propre ou tout au moins une variété. Dans tous les cas, il ne peut se rapporter exactement au melancholicus Fabr.

4. ampllcollis Gei m., Zeits., IV, 80, 1843.-Cand.,Àfon,, IV, 155, i"863 . — Seidl . , Faun. Transs . , 185, 1888. — pyrseneus Lap . , HUt . Ins . , 11,2*1, 1840.-iuspu6rM Duf., Act. Soc. Linn, Bord., XVII, 326, 1851.

Très court, très légèrement déprimé ; d'un noir peu luisant, généralement mat sur la tête et le pronotum, souvent avec un léger reflet métallique violacé ou bleuâtre sur les élytres et le dessous du corps; glabre en dessus, à pubescence Une, épaisse et d'un gris roussâtre sous le dessous du corps; bord antérieur du pronotum cilié ; antennes et patte-s d'un noir brun. Tète déprimée, médiocrement impressionnée sur le front, couverte d'une ponctuation très forte et dense, rugueuse en avant et sur les côtés. Antennes assez courtes, avec le 2« article près de deux fois plus long que large ; le 3<^ de même forme, mais bien plus allongé, légèrement plus long que le 4®; celui-ci et les suivants obtriangulaires, obtusément dentés en scie à l'angle externe. Pronotum très densément et fortement ponctué, généralement mat, mais parfois brillant, manifestement plus large que long, assez convexe, légèrement déprimé chez le -J, aussi long que la moitié des élytres, élargi sur les côtés un peu en

94 FAUNE GALLO-RHÉNANK.

avant du milieu, forlemeot rétréci sur le tiers antérieur: fortement impressionné à la base, sillon médian à p.eine marqué, plus accentué en arrière, et parfois seulement indiqué par un espace linéaire brillant dépourvu do ponctuation ; angles postérieurs très robustes, divergents et fortement carénés. Elytres élargis en arrière depuis la base jusqu'au delà du milieu, ensuite brièvement rétrécis jusqu'au sommet, plus larges que le pronotum; stries fortement creusées, médiocrement ponctuées ; intervalles convexes, assez fortement et éparsément pointillés, transversalement ridés sur toute la surface des élytres, sauf parfois les deux ou trois premiers, qui ne le sont que très indistinctement. 9 Pl^^ épaisse, à pronotum plus convexe.

p. Pronotum un peu moins densément et fortement ponctué, intervalles des points luisants, y. Pattes d'un ferrugineux sombre.

Cette espèce se distingue surtout par la très dense ponctuation du prothorax, généralement mat; par les stries des élytres très profondément creusées, les intervalles très convexes, rugueux et ridés transversalement. Elle est toujours de couleur noire, avec les élytres légèrement teintés de bleuâtre ou de violacé, et les caractères tirés des nervures des ailes peuvent servir aussi à la distin • guer des variétés de Vœneus,

Alpes et Pyrénées, zone alpine, sur les pins à crochets {Pinus uncinaia) ou sous les pierres: juin-juillet (AR),

Simplon (Jacquet); Gap*, Bayard; Digne; Saint-Martin-Lantosque {Fauvel)\ les Bourbes (Verriet-Litardière) ; Faillefeu {Pesire)\ Grande-Chaitreuse [Abeille de Perrin)\ Mont Ventoux (Chobaui)\ Frais de Mollo, Vernet les-Balns (©. Kiesenwetler)'^ Barèges, Ria (Xambeu) : La Preste, Costabonne (Nadar); Canigou {Fauvel) ; la Massane, lac d'Espingo [Pandellé) ; Bagnèfes, Val d'Ossau {Du four),

Suisse, Piémont, Grèce, Syrie, Monts Ariianus.

Les exemplaires syriens ont la ponctuation encore plus forte et dense que ceux des Alpes ou des Pyrénées.

Obs, A cause de la forme raccourcie de ses élytres, nous rapprochons de cette espèce le S. caucasiens Ménet., du Caucase, qui n'en est pour nous qu'une variété, tandis que, pour les mêmes raisons, nous trouvons qu'il s'éloigne de Vœneus, la ponctuation étant un caractère très variable dans ce groupe.

5. œneus Ljnn., Syst, Nat.yéd. 10, 406, 21, 1758. - Oliv., Ent.,

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 95

II, 31, 24, 28, pi. 8, f. 83, 1790.- Mûll., Faun. FHd., 17, 167, 17(i4.

— Germ., Zeits. Ent., IV, 81, 28, J843. - Giod., Mon,, IV, 153, 1863.

— Seidl., Faun. Transs.^ 185, 1888. — œneus-niflpes Deg., Mém, Ins., IV, 149, 8, 1774. — germanus Linn., Faun, Suce, éd. i,207, 730,1761.

— cœruleus HerhsU Arch,, V, 111, 10, 178i. — nitens Scop., Ent, Caiyi,, 91, 279, 1763.- cyaneus Marsh., E^ni. jBri t., 388, 1802. — viridinitens Voët, Cat. CoL, 117, t. 44, f. 23, 1806.

Large, mais de forme moins raccourcie et plus déprimée que l'espèce précédente, très brillant, très rarement m&t, passant du noir légèrement cuivreux ou violacé au bronzé cuivreux, vert, bleu on violet sur toulo la surface du corps ou seulement 9iir les élytres, sur le pronotum ou sur l'abdomen. Pattes noires on brunâtres, souvent avec de légers reflets métalliques, ou ferrugineuses avec les tarses et une partie des tibias obscurs ; antennes d'un noir brun, fort rarement ferrugineuses. Tète déprimée et médiocrement impressionnée en avant, densémenl et fortement ponctuée. Antennes assez courtes, 2^ article assez petit, obconlque; le 3<^ de même forme, mais environ une fois et demie aussi long, de même longueur que le 4°. celui-ci et les suivants obtriangulaires, obtusément dentés en scie à l'angle externe. Pronotum finement et peu densement ponctué sur le disque, plus fortement sur les côtés, presque toujours fortement déprimé ; médiocrement impressionné à la base, longuement rétréci en avant à partir du milieu, ou parfois seulement sur le tiers antérieur; sillon médian faible, visible surtout en arrière, parfois indiqué sur le disque par un espace linéaire brillant, imponctué ; angles postérieurs robustes, divergents, recourbés en arrière à leur sommet, fortement carénés. Elytres beaucoup moins courts que chez l'espèce précédente, manifestement plus de deux fois plus longs que le pronotum, 'légèrement plus larges que lui ; dilatés sur les côtés depuis la base jusqu'au delà du milieu, rétrécis ensuite en arrière en forme légèrement acnminée ; stries bien marquées, mais moins profondes et moins fortement ponctuées; intervalles faiblement convexes ou presque pians, finement pointillés, non ridés transversalement, si ce n'est sur les côtés des élytres. — Long., 11-16,5; larg., 4-6 mill.

p. Taille grande, forme particulièrement élargie et déprimée, surtout sur le pronotum, généralement d'un bronzé cuivreux obscur, parfois légèrement teinté de verdâtre ; pattes noires.

Y. Taille moyenne, forme déprimée, couvert principalement sur les élytres d'une pubescence grise, éparse, courte et fine, peu visible ; pronotum presque mat, densément ponctué sur le disque, rugueusement sur les côtés; stries des élytres profondément creu-

sëes, intervalles rngneax, transversaleœeDl ridés sur toute la surface de cenx- ci, sauf parfois sur les trois premiers; d'un bronzé Terdâtre obscnr, pattes noires.

B. Taille petite ou moyenne, forme normale, pronotum presque mat, densément ponctué sur toute sa surface, strics des élytres assez profondément creusées, intervalles 4-9 transversalement ridés et angnlenx, d'un bronzé verdàtre ; élytres parfois d'nn noir violacé, pattes bmnes.

Aberr, Sillon médian dn pronotum accompagné en arrière de denx impressions ponctif ormes, situées une de chaque côté, parfois encore accompagné de deux autres placées plus en avant (impressui Marsb.)-

11. Candèze (/. c, p. i55) dit que cette espèce varie extrêmement, soit par la coloration des téguments et des pattes, soit par la ponctuation prothoracique et la profondeur des stries ; les formes extrêmes diffèrent même assez pour paraître former des espèces distinctes et ce n'est que lorsqu'on a sous les yeux une série nombreuse d'individus de diveis pays qu'on s'aperçoit qu'il existe entre eux tous les degrés possibles. 11 ajoute que la variété la plus remarquable qu'il ait vue porte sur un exemplaire de la collection de Wesmaël, qui l'avait récolté lui-même en Belgique; il est d'un vert bronzé obscur avec une tacbe humérale bien limitée et une autre diffuse vers l'extrémité des élytres, d'un testacé pâle.M.Bedel possède dans sa collection uu exemplaire provenant de Reynosa, de coloration foncée avec les élytres marquées d'une petite tacbe bnmérale ferrugineuse et d'une teinte roussâtre en arrière, le long de la suture. Evidemment il s'agit, dans les deux cas, d'un défaut de coloration accidentel.

On ne peut, en outre, décrire tontes les variations de couleur que subissent les téguments. Linné a d'abord décrit les sujets à pattes ferrugineuses (Syst. nat., éd. 10, 1758; Faun, Suec, éd. 1, 1746). On est convenu de rapporter au type les individus à pattes ferrugineuses sans distinction de coloris des téguments. La var. germanus Linn. porte alors sur les individus à pattes foncées mentionnés par Linné {Faun, Suec, éd. i et 2, 1761). Faisant peu de cas de la coloration, nous nous sommes attachés à faire connaître surtout les variations relatives à la forme, à la ponctuation et à la rugosité du pronotum on des élytres, variations qui peuvent causer de fausses déterminations.

Sur les pelouses des pâturages élevés, au vol ou sous les pierres; régions subalpine et alpine, juin et juillet (C).

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 97

Répandu dans les Vosges, les Alpes, le Forez, l'Auvergne et les Pyrénées. Très rare en dehors des montagnes. Belgique, Bercbem, Galmpthout, Deurne (Dietz); Nassau ir. Heyden) ;Uoui Pilât (Berthôley) ; Bellenaves, Les Colettes {E. Olivier) ; Brout-Vcmet; UD seul !

Var. p. Basses-Alpes (Azam, Piel de Churcheville) ; Briançott (Xambeu) ; Italie, Boscolungo (Dodero),

Yar. y. Alpes (Croissandeau).

Var. §. Hérault, Saint- Pons {Vauloger de Beaupré) ; Mont Venionx (C kobaut) ; Simplon {Jacquet).

Les variétés de coloration se rencontrent çà et là avec le type. Répandu aussi dans toute l'Europe jusqu'en Finlande et Sibérie. J'en ai vu un spécimen à pattes noires et à coloration d'un bronzé verdâtre provenant de Nidji-Novogorod. En Sibérie, il est beaucoup plus déprimé et élancé, avec la ponctuation prothoracique plus dense, les pattes ferrugineuses, les antennes brunes, la pubescence grise, fugace, très courte, éparse snr les élytres, plus serrée et plus apparente sur le pronotum (puberulus Gand.).

La larve a été décrite par Schiœdte (Nat. Tidss., 111, 6, 519, t. 8^ t. 8 et t. iO, f. 2, 1870) et par BeViug (Deuts. Ent: 7et7s., 204, 1883). Elle est d'un jaune brunâtre très pâle, l'échancrure anale plus large que longue, ouverte en arrière et tout àfait pareille à celle de S. œneus. De Bonvouloir l'a signalée comme ayant commis de grands dégâts dans une planche d'œiilets. Perris l'a trouvée en nombre avec nymphes et insectes parfaits dans les montagnes du Guadarraroa, sous les pierres profondément enfoncées.

6. rugosus Germ., Faun, Ins. Eur., XVIIl, tab. 1'/, 1817. — Lap. Hist. Ins. CoK, I, 241, 10, 1840. - Redt., Faun. Austr., éd. 1, a08, 1849. ~ Cand., Mon., IV, 156, 1863. - confluens Gebl., Ledeb. Beise, II, p. 3,80, 1830.

Médiocrement allongé, très faiblement élargi en arrière au delà du milieu des élytres, celles-ci fortement convexes ; le pronotum de forme déprimée. D'un noir brillant avec les élytres d'un bronzé cuivreux rouge, violet ou verdâtre; antenqes et pattes noires, ces dernières parfois brunâtres ou d'un ferrugineux sombre. Pubescence fine, éparse, fugace, grise, généralement peu visible; dessous du corps et parfois le pronotum plus nettement pubescents. Têlo largement déprimée sur le front, peu nettement impressionnée, très fortement et irrégulièrement ponctuée. Antennes avec le 2**

Hevue cPFnlcr.iologie. — Avril 1894. 8

article obcouiqac, peu rétréci à la base ; le 3<> de même forme, pins allongé, un pou plus de une fuis et demie aussi long que le i^ et manifestement plus long que le 4<^ ; celui-ci et les suivants obtasémeni dentés en scie. Pronoliun médiocrement convexe, le pins souvent subdéprimé, surtout cliez le /. très fortement et très densèment ponctué, rugueux surtout sur les côtés, un peu plus large que long, non ou à peine rétréci eu arrière, rétréci seulement en avant sur le quart ou le tiers antérieur, faiblement arqué sur les côtés, souvent parallèle, assez visiblement caréné en avant, sillonné en arrière sur le prolongement de cette carène, ensuite légèrement caréné et relevé à la base vis-à-vis de Técusson, ce sillon ou cette carène parfois effacés et indiqués par une ligne brillante dépourvue de ponctuation ; angles postérieurs fortement carénés, robustes non on à peine divergents. Elytres légèrement plus larges que le pronotum sur leur partie la plus large, légèrement élargis depuis la base jusqu'au delà du milieu, ensuite rétrécis en ligne faiblement arquée jusqu'au sommet, fortement convexes ; stries très profondément creusées, marquées de points allongés et comprimés, interrompues çà et là principalement par des rides transversales gibbeases ; intervalles convexes, éparsément et assez fortement pointillés, le 3^ plus large et plus élevé que les autres à la base. 9 un peu plus large avec l'abdomen plus épais et les articles des antennes moins robustes. — Long., 12-14; larg., 4,5-5.5 mill.

^. Stries dorsales des élytres non interrompues ; ponctuation prothoracique beaucoup moins grosse et moins serrée, une sur tout le disque ; pronotum brillant, généralement bronzé, de la couleur des élytres et à peine sillonné en son milieu : pattes roiigeâlres ou brunes, (var. Carreti.)

Bien distinct de Vœneus par le 3^ article des antennes nettement plus long que le 4(),'par sa forme générale plus épaisse, plus parallèle, et, chez le type, par les rides transversales et gibbeuses qui interrompent les stries des élytres et la grosse et dense ponctuation du pronotum.

Sous les pierres et sur le gazon, dans les Alpes ; région alpine jusqu'à 2,500 ra.; juillet (R).

Valais; mont Rose, mont Aloro (Da nie/); Saint- Bernard (iVadar); mont Cenis,Ronches; Hautes-Alpes,col de l'Ëcbaudat (Fauvel); Savoie, Pralognan, col de la Vauoise (Bertlioley); plan du Loup (Carrei)] Isère, Chanrousse. Belledonne (Jacquet)^ Allevard, les Sept-Laux [Guédel),

Manque dans les Pyrénées.

Aussi en Suisse, Piémont. Caucase, Sibérie et Amérique boréale.

La variété est fort rare : Savoie, La Vanoise (Carret).

ÉLATÉRIOES. — ELATERINI. 99

7. cruciatnsLinn., Syst, Nat., éd, X, 404, 1758.- 01., f:nt.,231,

32,41, pi. 4,f. 40, 1790. — Jacq. Duv., Gen., 111,128, pi. î^i, f. 151,

1860. -Cand., Mon., IV, 169, 1863.-Seidl., Faun. Trams., 185, 1888.

— pulcher Lee, Am. philos . Trans., X, 440, 17, 1853.— var. festivus

Lee, Report Expl. Mis sissipi, XII, p. III, 46, 1857.

Assez large, légèrement dilaté en arrière au delà du milien. D'un noir assez brillant avec deux petites taches sur les crêtes stsantennaires, deux larges bandes longitudinales en dessus et en dessous du prothorax n'atteignant pas les côtés (les bandes rouges des flancs prothoraciques souvent interrompues en leur milieu), la marge externe des segments abdominaux, le segment anal en partie ou en totalité d'un ronge tcstacé. Elytres d'un jaune légèremetit ferrugineux avec la suture, une large bande transversale située au delà du milieu et se continuant en arrière, sur les côtés, jusqu'au sommet, par une autre bande marginale, une tache allongée partant du calus humerai sans toucher aux côtés et s'étendant en arrière jusqu'à la bande transverse, noires. Pattes et antennes d'un rouge ferrugineux, cuisses rembrunies. Pubescence courte, grise et éparse sous le dessous du corps ; à peu près nulle sur les élytres et le prouotum, épaisse sur l'écusson. Antennes assez courtes, le 2<» article petit, obconique, le 3° allongé plus de deux fois aussi long que le 2" et de même longueur ou indistinctement plus long que le 4^^ celui-ci et les suivants obtrlangulaires et obtusément dentés en scie. Pronotum convexe, plus large que long, assez fortement rétréci en avant sur le quart antérieur, à peine en arrière, faiblement arqué sur les côtés, très fortement et très densément ponctué, surtout latéralement, légèrement et assez brièvement caréné en avant, sillonné en arrière, angles postérieurs longs, déliés, divergents, subtronqués ou obtus au sommet, très fortement carénés. Elytres plus larges que le pronotum, assez fortement rebordés, élargis en arrière depuis la base jusqu'au delà du milieu, ensuite rétrécis jusqu'au sommet en ligne médiocrement arquée; stries fortement creusées et ponctuées ; intervalles convexes, finement ridés et éparsément ponctués; 2 P^^s large et plus épaisse; articles des antennes moins larges, angles du pronotum moins longs et plus larges. — Long., 9,5- 13 ; larg., 3,5-5 mill.

p. Tache huméralc plus étroite n'atteignant pas la bande transversale; celle-ci réduite et bien souvent ne se prolongeant pas en arrière en une bande marginale obscure [fcstivvs Lee.)

Certains exemplaires ont le devant du front rouge et les bandes du pronotum beaucoup plus larges et forlemenl dilatées du côté

interne, un peu avant la base et avant le sommet; chez d'autres, c'est la couleur noire qui domine et élargit toutes les taches, de façon à ne laisser que quatre points tostacés et une bande supra-épipleuiaie d'un jaune testacé.

Sur lo coudrier, le chêne, le hêtre ; rarement sur les pins et les graminées ; aussi sous les pierres ; mal, juin (R).

Nassau {o, Hef/den)\ Strasbourg (Lemoro); Douai; Compiègne; Rouen; Fontainebleau /^ Fa ut?e/j ; Somme, bois de Rampval, près Mers (Carpentier); Elbeuf ; Saverne (Lcprieurj; Reims (Lajoije)\ forêts de Hallate et de Chantilly (LéveilléJ ; Senlis (Tholin); UonUvLçon (dei Gozis); Cosnc-sur-rOËil (Desb rochers )\ Voiron (Fauvel).

Aussi dans l'Europe du Nord et du Centre jusqu'en Autriche et dans le Nord de l'Asie et de l'Amérique.

8. globicollis Germ., ZeiU., IV, 79, 24, 1843. — Kiesw., Nat.y IV, 297, 1858. — Cand., Mon., IV, 147, 1863. — Seidl., Faun, Transs., 185, 1888. - spJtœrothorax Reitler, Wien. Ent. Zeit., IX, 265, 1890.

Court, très fortement élargi en arrière au delà du milieu ; d'un noir profond brillant; dessous du corps, surtout l'abdomen, cuisses et tibias brunâtres, tarses et antennes d'un brun ferrugineux ; deux, premiers articles de ces dernières et genoux ferrugineux. Pubescence brune, courte et très éparse, fine et couchée, peu visible, mais cependant répandue sur toute la surface du corps. Tête légèrement convexe, fortement ponctuée. Antennes avec le 2« article court, obconique, le 3® de même ferme, deux fois aussi long, de la taille du 4®, celui-ci et les suivants oblriangulaires, larges, faiblement et obtusément dentés en scie. Pronotum transversal, très fortement rétréci sur un peu plus de la moitié antérieure, en ligne très faiblement courbée ; fortement, mais alors irrégulièrement arqué sur les côtés, assez convexe, éparsément et assez finement ponctué, surtout sur le disque ; légèrement sillonné en arrière et relevé à la base en face de l'écusson ; angles postérieurs courts et resserrés à la base, obtus au sommet, fortement divergents et surmontés d'une carène assez forte et rapprochée du bord externe. Ëlytres plus larges que le pronotum, de forme ovalaire, élargis dès la base jusqu'au delà du milieu, ensuite régulièrement arqués jusqu'au sommet, assez fortement rebordés, subdéprimés sur le dos; stries bien marquées et ponctuées, intervalles médiocrement convexes, rugueusement pointillés.— Long., 10,5-11 ; larg., 4-4,5 mill.

Distinct surtout par sa forme ovalaire, sa belle couleur noire,

ÉLATÊRIDES. — ELATERINI. 101

son pronolum transversal, fortement rétréci en avant en ligne faiblement arquée et les angles postérieurs de celui-ci rétrécis dès la base et fortement divergents.

Marche et montagnes de Saxe {v, Kiesenwetter) ; Géorgie russe (Germar); Russie méridionale (coll. Sénac); aussi au Caucase.

Obs. La plupart deg auteurs ont voulu assimiler celto espèce au L. profugus Fald.; or, la taille, la couleur des élytres, etc., indiquent nettement que l'espèce de Falderman n'est pas le globicollis Germ., mais plutôt la Ç du melancholicus F'abr. Falderman Ini-mémefait, d'ailleurs, ce rapprochement. On ne peut le rapporter davantage à ïalpestris Mén. pour des raisons analogues.

9. latuB Fabr., Syst. El , II, 232, 58, 1801 (l).-Germ., Zeito., IV, 77, 20, 1813. — Cand., A/on., IV, 162, 1863. - Seidl., Faun. Trams., 185, 188. ^ pectinicomis FonrcT . , Ent. Par,, 31 , 7, il^. ^ gernianus 01., Ent., II, 31, 24, pi. 2, f. 12, 1790. - var. saginatus Mén., Cat. rais., 154, 623, iSS^.—gravidus Germ., l. c, 78.— var. pastictis Mén., l. c, 155, 624. - milo Germ., L c, 78, 23.

Court, épais, fortement convexe, médiocrement brillant, d'un noir bronzé sur toute la surfacedu corps, passant au cuivreux, vert, bleu ou violet somhre. Pubescence grise ou rouss&tre, parfois assez dense, modifiant légèrement la couleur des téguments, mais sans former de taches ou de marbrures. Antennes brunes avec les trois ou quatre premiers articles parfois ferrugineux; pattes généralement brunes, plus rarement rougeâtres ou flaves. Tète médiocrement convexe, largement impressionnée anguleusement sur le front, fortement et peu densément ponctuée. Antennes avec le %^ article obconique, le 3® de même forme, à peine deux fois anssl long, de la taille du 4° ou insensiblement plus long; ce dernier et les suivants élargis et obtusément dentés. Pronolum plus largo que long, nettement transversal, brièvement rétréci sur le tiers antérieur en ligne arquée chez la 9; moins élargi, fortement rétréci sur la moitié antérieure en ligne très peu arquée chez le d* ; légèrement rétréci en arrière, fortement convexe, fortement et densément ponctué, ponctuation plus serrée sur les côtés, légèrement sillonné, ce sillon parfois visible seulement en arrière, légèrement relevé à la baseisn façade l'écusson ; angles postérieurs étroits, resserrés à la base, très fortement carénés, divergents, obtus ou obliquement tronqués

(i) L'Slater latu» Sulzer (Getch. Int., 53, t. 6, f. 8, 1776), que incnlionne GoCze (Ent. Beitr., 567, 32), est un 6u{5reslide [Bvpreati» ruttica Fabr.) selon Schœnhcrr (1817).

an sommet. Elytres pins larges qne te pronotnm, très convexes; presque parallèles, très faiblement élargis en arrière sur les deux tiers antérieurs chez le J ; obovalaires, élargis en arrière jnsqn'an delà du deuxième tiers ctiez Ja 9 'j ensuite cnrvllinéairement rétrécis jusqu'au sommet; stries bien marquées, mais peu profondes; intervalles à peu près plans on très légèrement convexes, finement rngueux et assez densément pointillés, le 3' légèrement surélevé à la base. 9 Pl^^ obèse, à pronotum et élytres plus larges et plus arqués sur les côtés. — Long., i0,5-i7 ; larg.. 4,2-7.5 mill.

p. Plus brillant : intervalles des stries des élytres plus nettement aplanis, moins rugueux et couverts d'un pointillé moins serré. Taille généralement supérieure (saginatus Mén.).

y. Moins brillant; densément pubescent; intervalles des stries des élytres plus rugueux, presque mats, plus densément pileux et pointillés.^Taille souvent inférieure {pasticus Mén.).

ô. Comme le type, mais avec les pattes entièrement rougeâtres ou d'un flave pâle.

Sur les arbustes, le gazon au bord des chemins, dans les prairies ; printemps, été. Plus rare en montagne, où il semble souvent remplacé par le S. œneus.

Tonte la région gallo-rhénano (TC).

Les variétés se rencontrent çà et là avec le type : var. ^. Jura, Arc-sous-Montenot {Chobaut); Puy-de-Dôme, Courgoul!.— Var. y. parait étrangère à notre faune : Espagne (De Laplanche) ; Russie méridionale [Tschitschérine); Caucase {Desbrochers). — Var. 8. Brout-Vernet î Escorial (Puton).

Cette espèce habite toutes les contrées du centre de l'Europe, le Caucase, la Sibérie (Candèze), et même la Syrie [Delagrange) ; elle manque dans les Iles Britanniques (Fowler).

La larve a été décrite par Perris {Larces Col., 4 77, pi. VII, f. 209-212, 1877). Cet auteur et Th. Beling la disent semblable à celle de Vaeneus,

(Groupe 5. PARANOMUS Kiesw.)

1. guttatuB Gerrn', Faun. Ins. Eur., fasc. 21, t. 5, 1817,— Redt., Faun. Austr.y éd, 1, 310, 1849.— Jacq. Duv., Gen,, 111, pL 31. f. 152, 1860. — Cand., Mon., IV, 176, 1863. - Seidl., Faun. Tran8s.,\m,

Court, ovalaire, très convexe, d'un noir légèrement bronzé, assez

F.LATÊRIDES. — ELATERTNI. 103

brillant, avec les trois premiers articles des antennes, les tibias et les tarses, les extrémités des cuisses, les épipleores des élylres, la marge externe et trois lacbes sur ceux-ci d'un testacé clair : la i^^ tache basilaire, petite, arrondie, la â<^ souvent absente, placée d peu près sur la même ligne que la i^^ et la 3<^, se reliant obliquement avec la marge externe, qui est généralement testacée; la 3<^ subapicale, arrondie, plus grande, reliée à la marge externe par un petit épanoui3sement anguleux de celle-ci, analogue à celui qui relie la â^. Ces taches varient souvent par défaut, jusqu'au point ouïes élytres deviennent entièrement noirs, sauf Tépipleure qui. de la base au sommet, demeure toujours d'un teslacé plus ou moins clair. Pubescence très fine, assez courte, couchée, grise on roussâtre, assez dense sur toute la surface des téguments, mais très fugace. Tète convexe, assez densément ponctuée; antennes longues, dépassant les angles postérieurs du pronotum, le 2® article obconique, le 3<^ de même forme et de longueur subégaie, le 4° à peine plus long : celui-ci et les suivants élargis et obtusément dentés. Pronotum transversal, très convexe, surtout chez la Ç; assez finement et densément ponctué, fortement rétréci en avant, en ligne très arquée et sur le tiers antérieur chez la 9) ^^ li^tie faiblement arquée et h partir de la moitié chez le d* ; angles postérieurs courts et larges «^ la base, très aigns an sommet chez le C' , dirigés en arrière, non ou indistinctement carénés. Elytres plus larges que le pronotutD, ovaiaires, élargis en arrière depuis la base jusqu'au delà du miiien, ensuite assez réguiièremont arqués jusqu'au sommet ; stries faiblement creusées, irrégulièrement ponctuées, elTacées souvent en grande partie et alors visibles seulement en avant et en arrière ; intervalles plans ou faiblement convexes> selon la force des stries, couverts d'une ponctuation à peu près aussi forte et dense que celle du pronotum. C' un peu moins large, légèrement acuminé en arrière, à pronotum moins fortement convexe, un peu plus rétréci en avant; antennes un peu plus longues. — Long., 5,5-5,6; larg., 2,2-2,5 mill.

p. Elytres marqués de deux taches, l'une basilaire, très petite, l'autre subapicale. arrondie et large, y. Elytres marqués seulement d'une tache apicale. 5. Elytres concolores.

Régions alpines (TR).

Brïsinçon {Abeille de Perrin).

Styrie, Transylvaniii, Carpathes, Hongrie méridionale.

Les variétés se rencontrent avec le type dans les montagnes de l'Europe méridionale.

Cette espèce vit peut-être, comme le P. costalis Payk , de Laponie, dans les troacs de pins ea décomposition.

(Groupe 6. CALAMBUS Mots.)

1. bipuBtulatUB Linn., Syst, NcU,, éd. 12, I, 652, 9, 1767. - 01., ^n^, II, 31, 49, 69, pi. 2, f. 13,1790.— Cand., A/o»., IV, 166, 18(9.-Seidl., Faun.Jran**., 185, 1888.— feiniocuiatiwFourcr., Eut. Par.J, 38, 1785.punctatus Voet, Cat, Syst. Col., II, 118,t. 44, f. 22,1806. —var. scmiflavus Fleisch., Wien.Ent. Zeil., 235,1886.— /7ave«cen« Schilsky,DcMt«. Ent. Zeits., 190, 1888.— var. teaebricans Buyss., Le Coléopt., 18, 1890.

De petite taille, large et déprimé ; d'nn noir brillant avec une tache humérale subarrondie rouge sur les élytres, cette tache, parfois très large, diminue au point de disparaître complètement ; pubescence noire, à reflets parfois gris on roussâtres, clairsemée, Une et peu apparente. Antennes brunes avec les trois ou quatre premiers articles ferrugineux ; tibias, tarses et une partie des cuisses testacés. Tête médiocrement convexe, faiblement marquée sur le front d'une impression triangulaire dont les angles seuls sont le plus souvent indiqués par trois petits enfoncements arrondis, Tnn près du vertex, les deux autres en avant, médiocrement et éparsément ponctué. Antennes courtes, 2^ article assez court et subglobuleux, le 3^ obconique, presque exactement de la taille du A^, celui-ci et les suivants élargis, obtriangulaires, peu dentés en scie. Pronotnm plus large que long, assez convexe, finement et éparsément ponctué, assez fortement arqué sur les côtés, fortement rétréci en avant et en arrière ; angles postérieurs rétrécis à la base, arrondis au sommet, non carénés, divergents, l'extrémité dirigée en arrière. Elytres ovalaires, courts, plus larges qoe le pronotnm, s'élargissant en arrière jusqu'au delà du milieu, assez régulièrement arqués jusqu'au sommet, assez fortement rebordés, légèrement déprimés sur le dos; stries fines, bien marquées, peu fortement ponctuées ; Intervalles convexes, éparsément et assez fortement pointillés. 9 légèrement plus épaisse, à pronotum plus convexe et élytres rétrécis en arrière en ligne plus courbe. — Long., 7-8; larg., 2,5-2,8 mill.

p. Tète et pronotum noirs, élytres testacés (semiflavus Fleiscb.) Y. Tête et' pronotum ferrugineux, élytres testacés. B. Elytres entièrement noirs, sans tache humérale (ienebricans Buyss.). «

Dans les futaies de chêne, sous la mousse, les lichens ou les ëcorces, où la larve vit et se transforme.

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 105

Presque toate la faune gallo-rhénano (AC) ; plas rare dans les Alpes et les Pyrénées; manque dans la région or.éditerranéenne.

Aussi dans TEarope moyenne et septentrionale, jusqu'en Scandinavie.

Les variétés sont très rares. Var. ^: Toulouse, bois en grume de PArsenal {Gannat)'^ Klbing el Courlande {Candèze). Var. y: Angoulême (Fauue/); Sos {Bauduer). Var. 8; Limoges (Debernard).

La larve est déprimée, assez large, graduellement élargie jusqu'an delà du milieu, hérissée sur les côtés de très longs poils épars et fauves, d'un lestacé pâle en dessous, d'an brun mairon en dessus, avec le bord .marginal et trois bandes longitudinales de taches d'un blanc jaunâtre, l'une sur le dos, les deux autres de chaque côté : dernier segment entièrement brun en dessus, flave sur le repli iaiéral; tête et premier segment d'un brun rougeâtre ; segment anal faiblement convexe en dessus, sa face marquée de rides obliques allant de l'extérieur à la ligne médiane, bordé latéralement par quatre dents arrondies au sommet, portant une grande échancrure arrondie, plus profonde que large, et terminée par deux prolongements allongés, non biiobés, arrondis au sommet. Mamelon anal large, enfermé dans un rebord en demi-cercle.

Elle babite sous les minces écorpes, la mousse et les lichens des arbres, principalement dans les futaies de chêne, où elle vit de détritus d'animaux, et ses allures carnassières laissent supposer qu'elle y fait la chasse aux petits insectes de différents ordres. Son aspect bariolé attire de suite l'attention.

(Groupe 7. ORITHALES Kiesw.)

1. serraticornis Payk., Faun, Suce, 21, 1800. — Cand.,Afori., IV, 102, 1863. — Seidi., Faun. Tranas., 186, 4888. -- C- sevrico^-nis Herbst, Ksef.y X, 100, 117, t. 167, f. 7, 1806. — $ parvulus Herbst, A'œ/'., X, 98, 115, t. 167, f. 5, e, 1806.- $ longulus Gyll.,/m. Suec, U 399, 28, 1806.

De petite taille, médiocrement allongé, d'un noir brun ou châtain, légèrement bronzé, brillant surtout sur le pronotum ; abdomen souvent ferrugineux, principalement sur le disque; pronotum généralement de teinte plus foncée que les élytres ; pubescence brune ou roussâtre, courte, couchée, excessivement fine et peu apparente sur le dessus du corps. Tête médiocrement convexe, anguleusement et faiblement impressionnée sur le front, assez densément et fortement ponctuée, carènes susanteunalres longues et

106 FAUNE GALLO-R0ÉNANE.

robustes, occnpaut les quatre cinquièmes de la largeur du front. Antennes avec les V et d** articles très petits: allongées, dépassant les angles postérieurs du pronotum de trois articles, courteioent pectinées à partir du 4<* article, celui-ci beaucoup plus long que les t*^ el 3^ réunis ciiez le c^ ; courtes, iratteiguant pas les angles postérieurs du pronotum, seulement fortement dentées Jes â^ et 3*^ articles un peu moins courts (beaucoup moins larges que chez le d"), le 4<> pas plus long que les 2<^ et 3<^ réunis chez la Ç* Pronotum aussi long que large et assez fortement convexe cbez la 9« légèrement plus long et moins convexe chez le J*. assez fortement et densément ponctué, brièvement rétréci en avant, faiblement arqué sur les côtés, subparallèle chez la Q, faiblement rétréci eu arrière; angles postérieurs très développés, ai^us et légèrement divergents, moins longs et dirigés en arrière chez la 9i ^^^^ carénés, couverts d'une ponctuation râpeuse. Elytres plus larges que le pronutum, faiblement rétrécis à la base, parallèles sur les deux tiers antérieurs, curviiinéairement atténués jusqu'au sommet, assez convexes; stries faiblement creusées, mais assez fortement marquées par des points allongés ; intervalles plans et rugueusement pointillés. ^ très distincte par ses antennes, et sa forme plus convexe et plus parallèle. — Long., 6-7 , larg , 1,8-2,2 mill.

p. Elytres d'un brun châtain plus ou moins ferrugineux.

Forêts des montagnes, dans les troncs d'arbres décomposés (TR). Allemagne centrale et septentrionale^ Carpathes, Suède, l«inlande, Laponie.

Obs, Cité de Haguenau et de Genève dans les Catalogues Wencker et Stierlin; mais ces localités paraissent fausses.

(Groupe 8. UAPLOTARSUS Steph.)

A. Protilernum faiblement souloTé entre les hanches do )a première paire ^ nJTeaa de eurfacc de la pointe prosternale médiocremenl abaissé.

a. Pronotum mat ou presque mat, très densément et flnemonl ponctué, Bubdéprimé chez le CS, ' assez fortement arqué latéralement

sur la moitié antérieure chez la Q ; élylrcs parfois teslacés. . . 1. incanttt,

b. Pronotum brillant, peu densément ponctué, nellemenl contexe et faiblement arqué sur les côtes dans les deux sexes î. tibieltus.

B. Proslernum assez forlement soulcTé entre les hanches de la première

paire ; niteau de surface de la pointe prostcrnale fortement et a8Bez brusquement abaissé au delà des hanches. Pronotum brillant, éparsément ponctué, très allongé chez le C , peu con- Texe, rétréci en ligne presque droite presque dès la base, impressionné latéralement à la limite du tiers antérieur 3 airgustuluf.

1. incanuB Gyll., ln$, Suec, IV, 358,1827.— paf/îpesPayk. , Faun, Suêc, III, 14, il, 4800 (nec Fskbr.), — quercus Gyll., Ins. Suec., I, 397, 26, 1808 (nec OJ.)- - Germ., Zeits., IV, 64, 24,1843. - Gand., Mon,, IV, 447, 4863. - c?. Steph., ///. BrU., III, 272, 4, 4830. - Seidl., Faun. Trams,, 486, 4888. — Q rtifipes Steph., l. c, 272, 3.— Chjllênhali Reiche, Ann. Soc. Fr., GIX, 4860. — var. ochropterus Steph., l. c.,272, 2. — testaœus Steph., l. c, 271, 4. — Jacq. Duv., Gen., m, 428, pi. 30, f. JoO, 1860.

De petite taille, allongé, parallèle, d'an noir brun à reflets d'un bronzé olivâtre; pronotum mat on presque mat.Elytres soit de celle couleur avec les épi pleures d'un rorrngineax sombre, soit entièrement te&tacés clair ; mandibules, tibias et tarses testacés ; parfois les pattes entièrement-claires ou rembrunies sur les cuisses, ou ontièreineut de la teinte du corps avec les articulations, l'extrémité des tibias et les articles des tarses en partie ferrugineux ; antennes d'un noir brun avec lé 1^'' et souvent aussi le 2® article plus ou moins rougeâtre; pubescence trèd flne, très dense el couchée, grise ou rousse. Tète faiblement convexe, à ponctuation assez dense et ombiliquëe, indistinctement impressionnée sur le front. Antennes ^'atteignant pas les angles postérieurs du pronotum, les articles intermédiaires seulement un peu plus longs que larges ; le i^ très court, obconique; le ^° allongé, presque deux fois plus grand, obtriangulaire, indistinctement plus long que le 4^ ou de longueur subégale, mais toujours de largeur moindre. Pronotum plus long que large, rétréci à la base en avant des angles postérieurs et plus fortement au sommet, mais en ligne faiblement arquée à partir du tiers postérieur ; un peu moins atténué en avant chez la 9 ; médiocrement convexe, couvert d'une ponctuation fine, excessivement dense, espacée seulement sur le milieu du bord antérieur -, angles postérieurs larges et robustes, légèrement arrondis au sommet, généralement assez divergents, surmontés d'une carène subparallèle au bord externe. Ëlytres légèrement plus larges que le pronotum, parallèles jusqu'au delà du milieu, ensuite eu rvl linéairement atténués, légèrement élargis en arrière et plus courtement atténués chez la Ç ; stries fines bien marquées et assez fortement ponctuées, intervalles très faiblement convexes, couverts d'un pointillé rugueux. 9 plus longuement parallèle et plus large par rapport à la longueur. — Long., 7,3-9; larg., 2-3 niill.

^. Elytres d'un testacé clair ou ferrugineux pâle, les pattes entièrement teslacées ou brunâtres, avec les tibias généralement plus clairs {ochropterus Steph.).

Les exemplaires concolores se distinguent très facilement de

l'espèce suivante par la densité de Ja ponctnatton da pronotau, qui donne à celui-ci un aspect mat caractéristique^ et par leur forme générale moins convexe, surtout sur le pronotum.

Sur les graminées dans les prairies tourbeuses et sur les pelouses des montagnes arides; sur les arbres (1) dans les bois ; avril à juillet (AR).

Belgique, Munsterbilsen; Calvados, Percy, Mouen, Bayeux, bois de Quesnay et du Vcrnay^ Garviile; Orne, Saint-Fraimbauit-sur- Plsse ; Côtes- du-Nord, Plounérin (Faur.cl) ; Lille (Sénac): Amiens (Bonnaire) : Abbeville (Marcotte) ; Nord, Raismes {De/aderrière); Paris (Lacorrfatre) ; Rethondes près Compiègne {Bedel)\ Beauvais (Léveillé): Meudon (Leprieur); mont VW^l (Berthoiey): Vosges, Jura {Puton)\ Dijon (Lemoro)-^ Nassau, monts Taunus (von Heyden); Genève (Grenier) ;

Aussi dans l'Europe septentrionale et moyenne jusqu'en Laponie et au Caucase.

La variété est plus rare : Munsterbilsen ; bois du Quesnay {Fautel)\ Liège {Dumoni): Nord, Raismes(De^a(ierrîére);Dieuze(Leprtear) -, Nassau (L. von Heyden) ; Angleterre.

Obs, Comme je l'ai expliqué (Ann. Fr., CCXII, 1887), Reiche a confondu cette espèce avec ÏElater quereûs d'Olivier, qui est un Lirtionius. Lacordaire {Fn, Paris) l'assimile également à l'espèce d'Olivier, mais il la décrit assez exactement et la range parmi les Ludius.

% tibielluB ^ Chevr., Rev. ZooL, 352, 1865. ~ nivicola Kiesw., Berî. Zeits., 391 1865.

De petite taille, allongé^ subparallèle, convexe, d'un noir bronzé obscur; pronotum brillant, épipleures des élytres et pattes ferrugineux, ces dernières souvent rembrunies sur les cuisses; antennes d'un noir brun avec les deux ou trois premiers articles d'un ferrugineux en totalité ou en partie ; pubescencc cendrée on roussâtre, fine et coucliée. Tète légèrement convexe, sans impression distincte sur le front, à ponctuation assez grosse et ombiliquèe- Antennes n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs, même chez le J ; 2<^ article petit, snbglobuleux, le 3* triangulaire, aussi

(1) Zetlerstedl ^FauN. Int. Lapp., t48,1828) fail observer que le nom de quercus est impropre, attendu que l'insecte ee trouTo dans différentes contrées de Laponie. où le chêne n'existe pas; M. le D' Puton m'a fait également remarquer qu'il ne l'a jamais rencontré sur le chêne. La coiifusion s'explique par ce fait que GyllenbaL Herbat et autres, ont mal interprété U description et la figure d'Olivier, qui visent le Limoniu* du même nom, très abondant sur le chêne en Provence.

ÉLATÉRIDES. — ELATERINÎ. 109

loDg qae le 4<^, mais moins élargi, celai-ci et les suivants au»si larges que longs, les derniers moins courts. Pronotnm nettement plus long que largo, assez fortement convexe dans les deux setes, à ponctuation assez dense et fine, médiocrement arqué sur les côtés, rétréci en avant sur le tiers antérieur citez le d*, assez brièvement chez la Ç; faiblement rétréci au-devant des angles postérieurs ; ceux-ci largos, robustes, arrrondis au sommet et peu fortement carénés, à peine divergents dirigés en arrière. Elytres légèrement plus larges que le pronotum, assez convexes, subparallè" les jusqu'au delà de la moitié, atténués ensuite on ligne plus ou moins courbe selon le sexe; stries assez fortement creusées et m ar^ qaées de points arrondis de médiocre grosseur ; intervalles plans, couverts d'un pointillé épars et rugueux. 9 P'^**^ convexe, plus longuement parallèle et plus brièvement atténuée aux extrémités, souvent plus grande. — Long., 7-9; larg., 2-2,6 mill.

Très voisin de Vangustulus, il s'en distingue par son prônotum non impressionné et non siuué sur les côtés à la limite du tiers antéiieur et par ses antennes moins longues, n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs, même chez le /.

Espagne (Madrid^ Sierra de Guadarrama, La Giranja).

Obs. La description de Chevrolat est antérieure de quelques mois à celle de von Kiesenwetter .

3. angtrstulus Kiesw., Nat.^ IV, 291, 13, 1858. — Cand., Mon, IV, 174,1863. - Putoni Deshv . , Ann. Soc. Fr,, CXVIII, 1873.

\ De petite taille, allongé, atténué aux extrémités, d'un noir faiblement bronzé ou bleuâtre : pattes et antennes brunes, tibias et tarses teslacés, épipleures des élytres d'un ferrugineux sombre; deux ou trois premiers articles des antennes obscurément ferrugineux au sommet; pubescence d'un gris argenté ou légèrement roussâtre. Tête faiblement convexe, indistinctement impressionnée sur le front, couverte d'une ponctuation peu serrée, grosse et ombiliquée. Antennes assez longues, atteignant et dépassant mênje un peu le sommet des angles postérieurs du prothorax ; 2® article court, obconique, un peu plus long que large ; le 3° subtriangulaire, de la taille du 4», mais un peu plus étroit, les suivants un peu plus longs que larges. Pronotnm très allongé, fortement rétréci en avant presque dès la base et en ligne presque droite, légèrement rétréci au-devant des angles postérieurs, impressionné et sinué latéralement à la limite «lu tiers antérieur, faiblement convexe, largement e" obsolètement sillonné en arrière ; ponctuation fine,

peu serrée, assez esparéc sur le disqnn : nngies postérieurs larges et longs, oblus an sommet, ixiédiocrcujeui divergeuls» surmontés d'une carène subparallèlc au bord exUrne, rssez faible, parfois peu visible. Elytres allongés, un peu plus larges que le proi^otum, subparallèles jusqu'au delà du milieu, atténués ensuite en ligne subacuminée, assez convexes; stries bien marquées, médiocrement mais densément ponctuées ; intervalles à peu près plans, couverts d'un pointillé rugueux et peu serré; 9 inconnue. — Long., 7-7,5; largeur j i,8-2 mill.

Comme le disent von Kiesenwetter et Candèzc, il reproduit assez bien les fortnes du Limonius parvulus Panz. 11 diffère de VH. HbieUus par ses antennes plus longues, à articles intermédiaires (4-6) assez nettement plus longs que larges, par le pronotum très longuement atténué, peu convexe, éparsément ponctué sur le disque, enfin par une forme générale plus allongée et plus atténuée aux extrémités, ainsi que par une pubescence moins fine.

Sur les graminées des montagnes élevées et arides, rarement sur les sapins; juin, juillet (TRj.

Belgique, Baraque Michel {Candèze) ; Nassau (v. Heyden); Mont-Dorc (Sénac) ; Puy Mareilh ! Grande-Cascade ! roc de Çuzeaul Cantal, le Lioran {Puton)\ Grande-Chartreuse {Chambovet).

Harz, Saxe (Erzgebirge).

(Groupe 9. LIOTRICHUS Kiesw.)

1. affinisPayk., Faun. Suec, III, 12, 15, 1800. — Kiesw., Nal., IV, 289, 10, 1858.-Cand., A/on., IV, 119, 1S63.-Seidl., Faun. Tianss., 1 86, !888. — Var. erytkropus Fisch., Ent. Boss,, II, 203, t. 24, f. 1, 1823. — : sibiructfs Germ., Jns, sp. nov., 58, 93, 1824.

Allongé, assez brillant, d'un noir plombé ou bronzé, parfois légèremenl bruiiâtre; épipleures des élylres d'un brun ferrugineux sombre ; pattes brunes avec les tibias et les tarses rougeàtres, parfois entièrement de cette dernière couleur ; antennes brunes, légèrement rougeâtres aux articulations, derniers articles parfois d'un ferrugineux sombre ; pubescence grise, fine, courte et couchée, ne modifiant guère la couleur foncière. Antennes filiformes, longues, dépassant le sommet des an«,Mes postérieurs du pronotum de deux arlicles chez le c^. l'alteignant seuUment clicz la Ç; 2° article ubconiquc, une fois et demie plus long que large, le 3<'oblriangii-

ÉLAtÊ«!DES. — ELATBRINI. 111

laire, près de deux fois plus Ion», égal au i^\ celui-ci et les suivants oblongs. Pronotum plus lôirg' que large, rétréci en avant en ligne très faiblement arquée âulr la moitié antérieure et légèrement au-dovant des angles postérieurs, côtés assez fortement arqués chez la Ç; méillocreiiient convcté, marqué sur les côtés un peu en avant du milieu d'une impression arrondie, parfois diffuse et bien souvent effacée; dcnsément et très finement ponctué, faiblement et irrégulièrement sillonné; angles postérieurs robustes, larges et aigus, fortement et longuement carénés et légèrement divergents. Etytres allonge», convexes, légèrement élargis en arrière jusqu'au cTelà du milieu, acnminés en arrière ; stries bien marquées en simples sillons non ponctués; intervalles convexes, éparséinent pointillés. 9 P'°^ gf&cde, beaucoup plus large, à pronotum beaucoup plus arrondi sur les côtés vers le milieu. — Long., 10,2-13; iarg., 3-4 mill.

p. Pattes entièrement rougeâtres (erythropus Fiscb.).

Cette espèce est très remarquable par les stries des élytres non ou indistinctement ponctuées. Od la distingue de suite du P. œratus par ce caractère, par les antennes, par sa teinte noire non ou à peine métallir|ue, etc.

Pelouses et forêts de pins des hautes montagnes; juin, Juillet (TR).

Vosges (Puion) ; Mont Rosa ; Genève (Stierlin) ; Albertville (Abeille de Perrin) ; Mont Pilât (Chobaut); Mont-Dore, sommet du Sancy! Le Lioran iFauvel).

Aussi dans les montagnes de l'Europe moyenne et boréale jusqu'en Laponie et en Sibérie. M. Montandon Ta pris dans les Garpathes, sur le Pinus mughus, à â,400 m. d'altitude.

Variété ^. avec le type; aussi en Sibérie (Barnaul).

La larve a été décrite par Beling (Deut, Ent. Zeits.^ 176, 1S83). D'un brun jaune avec l'intersection des segments plus claire; Téchancrure anale grande, courte, deux fois aussi large qae longue ; les deux pointes terminales courtes, larges, obtuséroent bidentées, la dent interne un peu plus petite que l'externe qui est arquée en dessus ; disque des segments abdominaux finement ou insensiblement ridé et ponctué. Elle vit en terre.

(Groupe 10. POEMNITES)

i. aeratus Muls. Guillb., Op. Ent., VII, 99, 1856. - Desbr., Ann, Soc. jPr.,209, 1865.

Allongé, de forme acnr.iiaôe aux extrémit«^s chez le c^, snbparallèle, assez obtuse et plus oonvexe cuez la Ç ^ médiocrement brillant, d'un noir bronzé cuivreux on olivâtre ; pattes brunes avec les articulations et les tardes rougeâtres ; antennes brunes avec les trois premiers articles d'un ferrugineux obscur ; pubescence d'un gris cendré ou légèrement roussàtre, fine, courte, couchée et peu épaisse, ne modilianl guère la teinte foncière. Tête assez convexe, peu distinctement impressionnée sur le front, couverte d'une ponctuation grosse et dense. Antennes atteignant le sommet des angles postérieurs du proqotum chez le C, ne les atteignant pas chez la 9^ 2^ article obconique, le 3^ un peu plus long et obconique, formant ensemble une longueur bien supérieure à celle du 4^, le 4** un peu plus long que le ^^, subtriangulaire, faiblement et obtuséroent denté en scie ainsi que les suivants. Proinotnm médiocrement convexe, nettement plus long que large, assez fortement rétréci en avant sur les côtés en ligne faiblement arquée et presque dès la base chez le cf ; beaucoup plus convexe, à peine plus long que large, subparallèle, rétréci en avant sur la premi^re moitié, brusquement aux angles antérieurs chez la ^\ couvert d'une ponctuation assez grosse, peu serrée ; angles postérieurs longs, rétrécis, obtus au sommet, divergents, surtout chez le c^ , surmontés d'une carène faible et courte, parfois peu distincte ; obsolètement sillonné sur le disque, plus distinctement et plus largement en arrière. Elytres légèrement plus larges que le pronotum ou de largeur égale, élargis en arrière jusqu'à la limite du deuxième tiers inclus, atténués ensuite enli|^ne assez courbe chez la 9 \ subparallèles jusque vers le milieu, ensuite atténués en forme acuminée chez le S ; stries bien marquées, peu profondes, mais fortement ponctuées ; intervalles plans, rngueusement pointillés. — Long., 9,5-13 ; larg.. 2,6-3,8 mill.

Cette espèce, qui offre la teinte du niijvicornis, se fait remarquer par sa forme étroite, subcylindrique, qui n<3 permet de la confondre avec aucune autre. La ^ ^ le faciès de certains Athoûs et est facile à reconnaître par les caractères indiqués. Elle est généralement plus grande que le d^ et beaucoup plus lare.

Pelouses des montagne'. ; au vol ou courant à terre au soleil; parfois en battant les sapins ou en fauchant sur les airelles dans les mêmes régions; lin juin, premiers jours de juillet (TR).

Monts du Forez, Montoncel [E. Olivier)'^ Mont Pilât [Rty); Orcival (Pcô/re) : Pionsat (3/a?7//e?e/); sommet ûu Puy-de-Dônu; et du Sancy ! Le Lioran; vallée de la Jordanne (/''./ uue/).

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 113

(Groupk 11. METANOMUS Buyss.)

1. montivagus Hosh., Beitr, Ins. Faun. Eut\, ï, 15, 1847. — Kiesw., ATa^, IV, 290, 11. 1858. -Cand., Mon., IV, 134, d863.-Seidl., Faun. Transs., 18G, 1888. —acutus Muls. Rey, Op. Ent., VI, 20, 18rï5.

Allongé, légèrement acuminé aux extrémités, peu convexe et peu briilaDt; brunâtre, avec les élytrcs. les flancs et les bords du prothorax, parfois même celui-ci en entier^, dernier segn^ent de l'abmen, parfois aussi l'avant-dernier, tibias et tarses, parfois même les pattes en entier, d'un testacé ferru$;ineux : antennes brunes, avec les deux ou trois premiers articles ferrugineux en partie ou en totalité, les suivants obscurément rougeâtres à la base; pubescence fine, coucUée, peu dense, ne modiûant pas la couleur foncière. Tête faiblement convexe, portant sur le front une impression triangulaire^ large, légèrement relevée en son milieu, plus marquée en avant près des carènes susantennaires : celles-ci très distantes, ce qui rend le bord antérieur du front très large. Antennes longues, subfiliformes, dépassant nettement de trois articles le sommet des angles postérieurs du pronotum chez le i' ; 2° article obconique, le 3* de même forme, mais plus allongé, formant avec le 2^ une longueur un peu supérieure à celle du 4'*, celui-ci et les suivants oblongs, à peine dentés en scie. Pronotum un peu plus long que large, faiblement arqué sur les côtés vers le milieu, rétréci en avant sur le tiers antérieur ou sur la première moitié, mais alors plus faiblement et en ligne presque droite, faiblement rétréci en arrière au-devant des angles postérieurs; médiocrement convexe, à ponctuation une assez éparse ; indistinctement sillonné au milieu ; angles postérieurs longs, étroits et très aigus au sommet, divergents, assez fortement carénés. Elytres plus larges que le pronotum, faiblement convexes, surtout sur le dos, légèrement rétrécis à la base, subparallèles jusqu'au deh\ du milieu, curvilinéairement rétrécis en arrière en forme légèrement acuminée; stries fines, mais bien marquées, très faiblement ponctuées: intervalles plans, finement ridés sur les côtés, surtout en avant, assez densément couverts d'un pointillé rugueux. Pattes très allongées et peu robustes, tarses presque aussi longs que les tibias, ongles déliés, échancrés sur les trois quarts de leur longueur ; Ç inconnue.— Long., 10-12 ; larg., 2,6-3,2 mill.

Cette espèce rappelle la forme de VH. cinctus Payk. , et sa couleur testacée, peu brillante, ainsi que la longueur de ses pattes et

ïievue d'Entomologie. — Mai 1894. 9

114 PAtmE riALLO-HHÉiCANfi.

de ses anteanes, lui donnent un faciès d^Athoïis : Rosenhauer Tavait rangée parmi ses Pristilophus.

En battant les sapins et autres arbres, dans les hautes montagnes (TR)..

Mont Pilât (coll. Godart-Aryod; OUier), Alpes du Piémont, du Tyroi, de Styrie, d'illyrieet de Transylvanie.

Qbs. J'ai reçu en communication de M. Gambey un exemplaire de cette espèce, provenant de l' Altaï, sous le nom (ÏAthoiis Gebleri. VAthoûs Gebleri Gebl. {Bull. Afosc, XX, 4t2, 1817) serait-il identique? La description de Fauteur me laisse trop de doutes pour que j'ose proposer cette synonymie.

(Groupe 12. HYPOGANUS Kiesw.)

1. ciactus Payk., Faun. Saôc.,111, 10, 1800. — Kiesw., Nat.^ IV, 299,23, 1858.-Gand., Mon., IV, 107, 18G3. - Seidl., Faun. Transs., 185, 1888. — inunctus Lac, Faun. Par., I, 642, 7, 1835.

Allongé, très longuement obovalaire, plus obtus chez la 9; ooir brillant; élytres d'un brun ferrugineux avec Tépipleure d'un testacé rougeâtre clair, parfois en entier de cette couleur, ou même testacés ; pattes avec les cuisses le plus souvent rembrunies, tibias et tarses d'un testacé ferrugineux ; antennes brunes, avec les deux ou trois premiers articles d'un ferrugineux sombre, parfois en entier de cette couleur, d'autres fois avec les six ou sept derniers articles testacés; palpes d'un testacé pâle. Pubescence excessivement Une, courte, éparse et couchée, grisâtre, presque nulle en dessus, moins éparse sur l'abdomen, imperceptible à l'œil nu, ce qui donne à cette espèce un aspect glabre. Tête légèrement convexe, assez fortement mais irrégulièrement et triangulairement impressionnée sur le front, cette impression souvent très affaiblie et parfois à peine marquée chez la Ç, généralement trifovéolée chez le J; ponctuation grosse, irrégulièrement disséminée, juxtaposée au-dessus des crêtes susantennaires. Antennes courtes, atteignant tout juste le sommet des angles postérieurs du prouotum chez le c\ en atteignant à peine la base chez la Ç ; 2^ article obconique, le 3° nettement plus long, de même forme, égal au 4<^ ; celui-ci et les suivants subtriangulaires, peu allongés, faiblement et obtusément dentés en scie. Pronotum aussi long que large, assez convexe, surtout chez la $, plus fortement rétréci au sommet qu'à la base, assez régulièrement et fortement arqué sur les côtés, longiludinalement sillonné, couvert d'une ponctuation très espacée et iine, parfois espacée en arrière sur le disque; angles postérieurs larges à la base, rétrécis et allongés au

ÉLAtÉRlDÈS. -^ ËLATERINI. 415

sommet, très aigus et très divergents, surtout chez le J", longuement et fortement carénés. Ëlytres allongés, plus lar>?es que le pronotum, convexes, légèrement rétrécis à la base, subparallèles jusqu'au delà du milieu chez !e d*, très légèrement élargis chez la Ç, ensuite rétrécis en ligne plus ou moins courbe, selon le sexe; stries bien marquées, assez faiblement ponctuées, surtout sur le disque; intervalles légèrement convexes, couverts d'un pointillé épars excessivement (in, souvent imperceptible. 9 P'^^ grande, plus convexe et proportionnellement plus- large et moins atténuée aux deux extrémités. - Long., 8,6-12: larg., 2,5-3,5 mill.

Remarquable par son aspect glabre, sa forme allongée, son pronotum convexe, fortement arqué sur les côtés, avec les angles postérieurs étroits, aigus et divergents, longuement carénés; ne peut se confondre avec aucune autre

Dans le bois décomposé du noyer, du châtaignier, du chêne, du hêtre et surtout du saule, où il se transforme dans les couches extérieures, aussi sous la mousse ou les lichens des mêmes arbres: de mars à juillet (AR).

Belgique, Deurne, Austruweel {Dietz)\ Nassau (o. Heyden)\ Hesse (Scriba)\ Lille {Abeille) \ Rouen {Grenier)*, Paris (Lacorclaire) ; Somme, bois de Gentelles ; Calvados, Bures, Falaise ; Orne, forêt d'Ecouves (Fauvel) ; Tinchebray (Ouibert) ; Fontainebleau {Léveillé) ; Fontenay-aux-Roses (Bonnaire) ; Vosges (Puton) ; Haut-Rhin, Bellevue {Pourchol); Mont Pilât (fîe?'//io/3i/) ; Valais (Stierlin); Modane {Faiicnnnet); Grenoble, Eybens (Piancl); Rhône, Dardilly {Carrei) ; Creuse, Saint-Vaury (de Bury); Autuu [Champenois); Limoges (B/ease) ;'Pionsat (Mangercl)'^ Moulins, Cosnes-sur-rCEil, Gannat (Desbrochers); Monts du Forez, Montoncel (E. Olivier); Puy-d(;-Dônie, Gourgoul ! Saint-GenèS'Champanelle! Bourges, forêt de Saint-Palais! Brout-Vernet î

Aussi en Europe centrale et septentrionale jusqu'en Finlande.

La larve a été décrite par Schioedle [Nal. Tidss.y III, 519, t. 8, f. 7 ; t. 10, f. 1, 1870), par Rupertsberger {Verli. Ges. Wien, 835, 1870) et par Beling (Deuts. Ent. Zeits., 204, 1884). Elle est déprimée, d'un jaune pâle, avec chaque segment marqué en dessus de quatre taches brunes, les latérales atténuées en arrière, seglu^KLprothoracique en grande partie brunâtre, ainsi que la tête et le segment anal ; finement et irrégulièrement ridée et ponctuée ; hérissée de très- longues soies, éparses et rousses, disposées par série et en ligne de diaquo côté sur la base r'es segments et sur le rebord latéral de ceux-ci ; segment anal avec les côtés fortement relevés, armés de trois petiles dents obtuses, assez profondément

ridé en dessus et inaniaé de qaelqaes gros points irrégulièrement disséminés, écliancrure terminale plus large que longue; ses deux prolongements bifurques en pointes de longueur égale, arquées en dedans et relevées, Texterne (celle de dessus) plus large et fortement arrondie au sommet, l'interne en pointe relevée à l'extrémité.

(Groupe 13. ACTENICEHUS Kiesw.)

1. Bjœlaadicus Miill., Faun. Frldr., 17, 170, 176t. — Schiœdtc, Kroy. Tidss,, III, 554, 1865. - Seidl., Faun, Transs., 186, 188S. tessellatus Fabr., Sysi. Ent.^ 211, 11, 1775 (nec Linn.). — Oliv., Ent., 11,26, pi. 3, f. n, 1790. - Cand., Mon., IV, 104, 1863. — nubilus Schrank, Baier. Beis,, 46, 1786. — Var. assiniilis Gyll., 1ns. Suec.^ 1,394, 21, 1808. — cuprescens Lee, Amer, phil, Trans., X, 444, 1853. — Vai\ viridis Say, Ann, Lyc, I, 255, 1825. — Var. miaans Germ., Zeits,, IV, 62, 17, 181^.

. Assez grand, allongé, épais, acuminé en arrière, surtout chez le c"*, d*un bronzé obscur cuivreux, parfois verdâtre, très rarement d'un bleuâtre sombre; antennes noires, articulations des caisses et parfois les tibias, très rarement les épipleures des élytres et les tarses, d'un ferrugineux sombre, ongles rougeâtres. Pubescence assez longue, couchée, assez grosse et dense, brune et grise, ou entièrement d'un brun roussâtre, irrégulièrement disséminée par places, formant sur les élytres par la réunion des poils d'une même teinte des marbrures grises assez nombreuses, arrondies on irrégulières ; parfois la pubescence grise, disséminée d'une façon continue ou moins interrompue sur les intervalles pairs, donne à ceux-ci une teinte claire qui forme autant de bandes plus ou moins continues; plus rarement, la pubescence entièrement d'un brun roussâtre et régulièrement dispersée ne forme aucune marbrure. Ecusson densément couvert d'une longue pubescence d'un gris argenté. Tête faiblement convexe, irrégulièrement impressionnée aur le front, le milieu de celui-ci marqué d'un sillon court, accompagné de chaque côté par une impression de forme mal définie, à ponctuation grosse et rapprochée, surtout sur le front. Antennes courtes, n'atteignant pas le sommet des angles postérieurs du pronotum chez le cJ, encore plus courtes chez la $; 2® article très petit, subglobuleux, presque aussi large que long, le 3^ deux fois plus long, triangulaire, de la taille du 4<^, mais moins large, celuici et les suivants courts et larges, assez profondément dentés. Pronotum plus long que large, assez fortement convexe, surtout chez la 9i légèrement canaliculé, fortement rétréci sur le cinquième

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 117

anlérieiir, médiocrement arque scir les côtés, faiblement rétréci au-devant des angles postérieurs, à ponctuation ^^rosse et dense, ombi liguée et réticulée sur tes côtés ; angles postérieurs robustes, longs, fortement carénés, divergents, recourbés en arrière à leur extrémité. Elytres allongés, plus larges que le pronotum, légèrement rétrécis à la base, subparallèles jusqu'au delà de la moitié cbez le c?, très faiblement élargis chez la Ç, curvilinéairement atténués en forme acuminée; stries assez fortement creusées et ponctuées sur les côtés, affaiblies et faiblement ponctuées sur le disque; intervalles convexes sur les côtés, presque aplanis sur le disque, couverts d'un pointillé dense et de grosseur irrégulière. Ç P^^^ grande, plus large, moins acuminée, plus convexe. — Long., 42-17; larg., 4-5,5 mill.

p. Pubescence grise sur les intervalles pairs, ceux-ci formant des bandes claires plus ou moins continues, intervalles impairs pubescents de brun (assimilis Gyll.).

y. Pubescence disposée comme chez la variété précédente, mais avec la couleur foncière des téguments d'un bronzé vert-gai (oiridis Say).

8. Pubescence plus courte, d'une seule teinte, d'un brun roussâtre ou grisâtre, également disséminée sur toute la surface des elytres (micans Germ.).

Dans les bois humides et ombragés, sur les herbes et les arbustes ; souvent aussi dans les prairies marécageuses sur les carex et les renoncules en fleurs ; mai-juin (AR).

Somme (Obert) ; Eure, marais Vernier; Calvados, Percy, Louvigny, Fontenay-le-Marmion, Carville; Orne, Saint-Bômer ; Aube, Villechétif ; Finistère, Ploujean ; Charente, Lignères; Cantal, Le Lioran, Saint-Floiir ; Hautes- Alpes, Briançon, Monetier, mont Genèvre; Basses-Alpes, Les Bourbes (FautJeZ); Reims (IFar ?i ter); Besançon (De/agran/7e) ; Compiègne, Fontainebleau (Bonnaire); Limoges {Bleuse) ; Valais {Stierlin) ; Grande-Chartreuse, route de Voiron (Abeille de Perrin); Savoie, Entre-Deux-Guiers (V. Planet) ; Ain, les Echeyx (Carnet) \ Avallon [Bedeï)\ Salins (D^ C/iobaul)\ Allier, forêt de Dreuille (Desbrochers) ; Cerilly; monts du Forez, Montoncel (E. Olivier) ; Montluçon (Pestre) ; Brout- Vernet ! Saint-Didier-en-Rollat! Bourges, prairie des Iles ! Hérault, la Salvetat (J. Chalande); Pyrénées-Orientales, Ria [Xambeu).

Europe tempérée et montagneuse jusqu'en Finlande. Aussi en Sibérie et dans l'Amérique du Nord.

Var. p. Avec le type, mais plus rare : citée aussi de l'Amérique du Nord. Var. y. Ch&\i\\e (de Gaulle) \ Saint-Etienne (Chamôoce/);

Salins {Chobaut); Nantua {Guillebeait): aussi dans rAœérique du Nord. Var. 0. Chaville (de Gaulle) \ Bourges. Mazières, bords du canal! Carpathes, Portugal et Amérique du Nord.

La larve a été décrite par Schiœdte [Nat, Tidss,, 111,521,1870). par Rupertsberger (Verh. Ces. Wien, XXIV, 5, 1874) et par Beling {DeuLEnt. Zeiis., 272, 1883). Elle est d'un brun jaune, le disque des segments non ridé ou strié en travers, les rebords du segment anal avec trois dents très larges à la La^c; Téchancrure anale circulaire, à peu près fermée, les deux pointes qui Tencadrent se terminant par deux dents de même grandeur, d'un brun foncé au sommet.

06s. L'A. Paulinoî Desbr. (Ann. Ent. Fr., CXVIII, 1873) est très voisin de la var. S ; les types que j'ai vus n'en diffèrent que par le pronolum plus fortement et plus largement sillonné et par les éhtres plus profondément striés, avec les intervalles plus convexes, le dernier article un peu plus long que le pénultième et longuement ovalaire, caractère qui n'est pas spéciaWi ces individus, mais en général au 3* de l'espèce ,

(Groupe 14. PITTONOTVS Duv.)

1. Theseus Gorm., Relsch. Daim., '218, '200, t. 10, f. 5, 1817. - Kiesvv., Berl. Ent, Zeits., 19, 1859. — Cand., Mon., IV, 436, pi. 5, f. 8, 1863.

Grand, épais et convexe, large, mais de forme atténuée en arrière; d'un noir peu brillant, avec le dessous du corps d'un brun foncé; pattes et antennes d'un ferrugineux sombre, ces dernières avec la partie inférieure (qui forme la denticulation), et souvent aussi le sommet de l'angle supérieur de chaque article d'un ferrugineux testacé ; pubescence d'un brun rougeâtre, assez fine, dense et couchée, très fugace, donnant aux téguments une légère teinte brune. Tète médiocrement convexe, non impressionnée sur le front, couverte de gros points assez rapprochés sur les côtés, espacés sur le (îisque. Antennes atteignant à peine le sommet des angles postérieurs du pronotum chez la $, ne le dépassant que d'un article chez le c?; 2° article large, court, obconique ; le 3° de même forme, plus long d'un tiers de la longueur du 2*>, formant avec celui-ci une longueur égale à celle du 4^, celui-ci et les suivants trapus, subtriangulaires, larges à la base, fortement dentés chez le cf, à dents plus courtes chez la Ç; extrémité du dernier article en forme de faux article. Pronotum un peu plus large que long, faiblement arqué sur les côtés, assez brièvement arrondi aux angles antérieurs, fortement rétréci en avant depuis la base chez le cf,

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 119

sabpâraliè]e chez la Ç: assez fortement convexe, couvert d'une ponctuation grosse el profonde, très dense sur les côtés, moins serrée sur le disque, très faiblement ou indistinctement sillonné en arrière, ce sillon parfois seulement indiqué par un petit intervalle allongé dépourvu de ponctuation; angles postérieurs robustes, assez divergents, surtout chez le c", recourbés en arrière au sommet, fortement carénés et portant à leur sommet, en face de l'extrémité de la carène, un faisceau de poils raldes et longs, brusquement dirigé en dehors. Elylres plus larges que le pronotum chez le rS, de même largeur chez la Ç, assez fortement arrondis aux épaules, curvilinéairem&nt atténués en arrière depuis la base chez le cf, seulement au delà du premier tiers et en ligne plus arquée chez la Ç; stries faiblement creusées, marquées de gros points arrondis et assez rapprochés; intervalles plans, couverts d'un pointillé gros, dense et rugueux. — Long., 23-25; larg., 7-8 mill.

Environs de Draguignan. un exemplaire sur des arbustes {Marmottan). Selon M. Abeille de Perrin, deux autres exemplaires auraient été capturés jadis dans la même région par M. l'abbé Fournier.

Cette espèce, découverte en Daimatie, habite aussi les lies de la Méditerranée et les pays qui la bordent, surtout en Orient; elle remonte jusqu'en Hongrie méridionale {Desbrochers).

Obs. Le P. Sinwni Stierl. (Mitth, Schw., V, 511, 1879) qui se trouve en Syrie, en Asie-Mineure et en Grèce, est si voisin de cette espèce que M. le I)r Candèze l'y a réuni {Cat. Méth. Elat., 204, 1891). Nous ne le distinguons que par sa taille un peu moindre, par le dessous du corps et les pattes, surtout les cuisses, plus rembrunis et principalement par les2« et 3« articles des antennes beaucoup plus larges et courts, ensemble moins longs, que le ^.

(Groupe 15. CORYMBITES in sp.)

Â. Antennes longuement pectinées chez le j*, avec les rameaux les plus grands au moins deux fois aussi longs que les articles qui les portent ; fortement et longuement dentées chez la Q. a. Elylres généralement sinués sur la suture près du sommet, terminés en pointe très aiguë ; les plus grands rameaux des antennes du (^ manifestement plus de deux fois plus longs que les articles.

•j- Elytres d'un jaune d'ocre généralement assez clair, parfois brunâtre, ornés d'une tache apicale allongée, bronzée, de la couleur du pronotum et s'atténuant souvent jusqa'au point de

disparaître complètement i- virens.

W Elytres entièrement bronzés comme le pronotum, la teinte passant au cuÎTreux, au tert et parfois au Tiolot pourpre, t ♦ 3. Heyeri,

b. Elytres à suture généralem«nt recliligne jusqu'au sommet, celuii'i non terminé en pointa très aiguë ; les plus grands rameaux dos antennes du ;)* d'une longueur seulement un peu supérieure ou subégale au double de celle des articles ; entièrement et toujours d*un bronié vert ou légèrement cuivreux ; pronotum de

même couleur i. pectiHicorni».

U. Antciinos assez brièvement pectinées chez le S, rameaux les plus

grands de longueur subégale ou seulement un peu plus longs que

les articles qui les portent; médiocrement ut brièvement dentées

chez la O. Êlytros d'un jaune d'ocrc plus ou moins clair avcr ii*

tieri» postérieur d'un bronzé foncé cuivreux ou verdàtrc, dn la luiulu

du pronotum, souvent envahis par la couleur foncée au point de ne

présenter qu'une tache lostacéc diffuse près de la base ou méuic

du passer en entier à la couleur bronzée, cuivreuse, pourpre ou

verte; calus humerai toujours plus ou moins largement bronzé. . 4. cupreus.

I. -virons Schrank, Schr. herl. Ges. Nat,, fl, 317, 1781. — ctistaneus Scop., Ent, Caim., 1)3. 286, 1763. — Seidl., Faun, Transs., 187, 1888. — œneicollîs Oliv., Joufn, Uist. Nat., I, 264, 3, pi. 1i, f. 3, 1792. — Cand. Mon., IV, 94, 1863. — tignatus Panz., Faun. Get'm., 77, 5, 1801.- Lap., Hist.Nat. CoL, I, 238, 2, 1840.— vircscens Gme\., Linn, Syst. Nat., I, IV, 1906, 1789. — KendalU Kirby, Faun., hor. Amer., IV, 149, t. 2, f. 7, 1837.— Var. ^. inœqualis Oliv., Ent,, II, 21.23, pi. 5, f. 57, 1790. -Fabr., Ent. Syst , 221,23, 1792. - aulictis Panz.., Faun. Get^t., h. 77, 6, 1801. — Kiesw., I^at. 1ns. Deuts,, IV, 281,1858.-Jacq. Duv. Gen., III, pi. 30, f. 149, ::\ 1860. — anchorago Rand., Bost. Journ. Nat. Hist., II, 5, 1839.

Allongé, de profil arqué, acnminé en arrière, d'un bronzé vert parfois bleuâtre ou légèrement cuivreux, élytres d*un jaune d'ocre assez clair, ou d'un jaune ferrugineux, avec une tache apicalebronzée, allongée, fusiforine, ne touchant ni à la suture ni au bord marginal, si ce n'est parfois au sommet sur une faible longueur, cette tache parfois peu marquée on nulle ; antennes et pattes noires, ces dernières avec les cuisses bronzées et les tibias et les tarses souvent brunâtres: pubescence grise ou roussâtre, clairsemée, fine et rare sur les élytres, beaucoup plus longue, plus grosse et plus abondante sur la tête et les côlés du pronotum. Tète aplanie, à ponctuation très grosse, dense et ombiliquée, crêtes susantennaires courtes, relevées au-dessus des loges antennaires en un caius brillant, large et arrondi. Antennes très longuement pectinées à partir du troisième article inclus chez le J; rameaux les plus longs très nettement plus de deux fois plus longs que les articles qui les portent, le S** plus petit, subglobuleux, aussi large que long: le 3^ de taille deux fois plus grande, subégal au 4^ ; seulement très fortement dentées chez la 9 ^ partir du 3<^ article inclus, à dent longue et aiguë, 2® article obconique, plus long que

ÉLATÉRIDES. — ELaTERINI. 121

large, le 3" deux fois plus long que le 2^très longuement subtriangnlaire, de taille un peu supérieure à celle du 4<^ (i). Pronotum médiocrement convexe, surélevé longitudinaleroent de chaque c6lé du sillon médian, celui-ci profond et large, plus accentué et plus profond en arrière un peu au delà du milieu ; plus long que large, fortement arrondi sur les côtés aux angles antérieurs, rétréci à partir de l'a hase en ligne presque droite et non ou à peine rétréci au-devant des angles postérieurs chez le J, légèrement rétréci audevant de ceux-ci et subparallèle sur les côtés chez la Ç; couvert d'une ponctuation ombiliquée, très grosse et très dense; rebords latéraux amincis et tranchants. Elytres assez allongés, plus larges que le pronotum, subparallèles sur le tiers antérieur, atténués en arrière en ligne plus ou moins faiblement arquée selon le sexe, non conjointement arrondis au sommet, mais terminés séparément en une pointe très aiguë ; stries fortes, marquées surtout sur les côtés de gros points serrés et aréoles de brun; intervalles convexes, légèrement rugueux, densément pointillés; 9 P'^^ grande, plus large et plus convexe. — Long., 14,5-20; larg., 4,3-5,6 mill.

p. Elytres d'un jaune d'ocre clair ou ferrugineux sans trace de tache apicale (inopgua/is 01.). ' '

Sous les pierres des prairies subalpines, souvent au vol; mai à juillet (R).

Valais, Loeche (Bugnion): Doubs,Beaume-les-Dames (Mun^re/); Pontarlier {Puton)\ Mont Genis; Modane; Grande-Chartreuse; Gap; Briançon;Faillefeu (Fauvel) ; Boscodon (Abeille de Perrt'i); Saint-Pierre-d'Ëntremont, col de la Gharmette [Planet); Saint- Martin-Lanlosqne (Carre/).

Aussi en Piémont, Suisse, Allemagne, Autriche, Tyrol, Garpathcs. Manque dans les Pyrénées (Pandeilé)

La larve a été longuement décrite par Beling [Ûeut. Eut. Zeils.^ 265, 1883).

Obs. Le Kendalli Kirby [Ctenicertis) n'est intéressant que par la couleup noire de la tête, des antennes, du pronotum et du dessous du corps, par les pattes couleur de poix et la tache discoïdale de rextrén?ité des elytres également noire. L'auteur décrit une Ç et ja figure de la planche montre des elytres concolores sans taches. Sous le nom de anchwago (Corynibites)^ Randall a décrit des individus J à antennes noires ou empourprées, tète, prothorax, poitrine et abdomen cuivreux, elytres

(1) J'ai rencontré un spécimen Q avec le S* article presque trois fois plus long que le S*, et de tailU très supérieure a celle du i* ; celte conformation est exceptionnelle.

teslacés avec la tache discoïdale lancéolée de l'exlrémité des élylres d'un cuivreux pourpre; ils se rapportent sans aucun doute à notre var. fi.

Il n'est pas dit dans ces auteurs que la suture soit colorée d'une façon différente que chez les spécimeps d'Europe.

2. pectinicornis Linn., Si,st. Nat., éd. 10. 1,406,22.1758.- Payk., Faun. Suec, III, 9, 11, ISOO. - Gorin., Zeits. Knt., IV, 59, 11, 1843. - Cand.. Jbon., IV, 90, 18()3.-Seidl.. Faun. Transs., 187, 1888. - œneo'pentinicomis De?., Môm. Ins., IV, 145, t. 5, f. :^, 1774. IJabellicotmis Voét, Cat. Syst. Col., II, ^20, t. 45, 81, 1806,

Allongé, moins atténué en arrière que le précédent, surtout chez la Ç. En entier d'un vert bronzé brillant, parfois légèrement cuivreux; antennes et pattes noires, ces dernières avec les cuisses bronzées, parfois les tibias et les tarses brunâtres; ongles ferrugineux; pubescence grise ou roussâtre, très fine, courte et assez éparse sur les élytres, plus longue, moins fine et plus épaisse sur les côtés du pronotum. Tête aplanie, faiblement mais très largement impressionnée triangulairement sur le front, couverte d'une ponctuation grosse, dense. Antennes très longuement pectinées chez te \ les rameaux les plus grands seulement aussi longs ou légèrement plus longs que deux fois la longueur des articles qui les portent; le 2« très court, subglobnleux, aussi long que large, le 3? légèrement plus long que le 4<^ ou snbégal ; fortement dentées en scie à dents médiocrement longues et médiocrement aiguës chez la Ç; 2<» article court, obconique, plus long que large; le 3® très longuement subtriangulaire, plus d'une fois et demie aussi long que le 2°, de taille légèrement supérieure à celle du 4«. Pronotum plus long que large, convexe, largement et fortement soulevé longitudinalement de chaque côté du sillon médian, rétréci en avant en ligne presque droite depuis la base et arrondi assez brièvement aux angles antérieurs chez le c^: subparallèle et beaucoup plus convexe chez la Ç, couvert d'une ponctuation grosse, très dense sur les côtés et peu distinctement ombiliquée, peu serrée et moins grosse sur le disque; angles postérieurs longs et robustes, divergents, fortement carénés, un peu moins longs et moins divergents chez la Q. Elytres plus larges que le pronotum, subparallèies sur le premier tiers, rétrécis en arrière en ligne médiocrement arquée, conjointement arrondis au sommet, non terminés séparément par une pointe très aiguë; subparallèles jusqu'au milieu chez la Cet rétrécis en ligne beaucoup plus arquée: stries assez fortes, marquées par des points assez rapprocliés et de moyenne grosseur sur les côtés, beaucoup plus petits sur le disque; intervalles convexes.

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 123

parfois très légèrement rugraleux, éparsément pointillés ; Ç p)as grand -, plus obtuse, plos convexe.

Régions montagneuses, sur les pelouses et au vol ; souvent sur les fleurs d'ombellifères ; juin-juillet (AR).

Nassau, mont Taunus (v. Heyden)\ Valais (8iierlin)\ Vosges, Gérard mer (Delugin) ; Haut-Rhin, vallée de Rosemont iPourchol)\ Pontarlier (Fauconnet) ; Savoie ; Grande-Chartreuse, col de la Ruchère; Hautes-Alpes, Boscodon (Fauvel) ; Haut-Morvan {Champenois); Salins (C/ïo6au/) ; Mont Pilât (Berthoiey) ; Pyrénées- Orientales, Le Vernet; Hautes-Pyrénées (Pnndellê) ; Luchon (C/t^mpefiois): Saint-llartin-Lantosque ( Vi7/ârd) ; Allier, Monts du Forez, la* Madeleine (Ern. Olivier) \ Montoncel! Puy-de-Dôme, pied du Sancy, au-dessus du mnrnis de la-Oore !

Aussi dans les montagnes de l'Europe septentrionale et moyenne et dans le Nord de l'Asie.

La larve a été décrite par Schiœdte {Xat. Tidsskr.^ IH, 521, t. 8, f. 10 et t. 10, f. 4, 1870), et par Bellng (Deuts. Ent. Zeits., 268, 1883;.

Obs. Indiqué à tort par Laporte (Hist. Nat. Col., I, 238, 184<>) comme des environs de Paris. Le taupin brun cuivreux de Geoffroy (£'. pecti^ nicornis Fourcr.) est le S. latus Fabr.

3. Heyeri Saxesen, Isis, 805, 1808.— Kicsw., Nat. Ins. Deuts., IV, 282, G, 1S58. - Caiid. Mon., IV, 91, 1863. - Seidl., Faun. Tratiss,, 187, >)888.— Ç eroaticus Germ., Zeits. Ent., IV, 50, 12, IHi'i.

Allongé, de forme un peu plus étroite et bien moins épaisse que le précédent et de taille un peu moindre. D'un vert bronzé teinté de cuivreux ûu de violet pourpre sur le pronolum et souvent aussi sur les élytres ; antennes et pattes noires, cuisses de la couleur du corps, ongles rougeâlres. Pubescence grisâtre, très fine, courte, indistincte sur les élytres, plus perceptible sur les côtés du pronotum. Tête très largement impressionnée triangulairement sur le front, couverte d'une ponctuation grosse et médiocrement î^errée. Antennes très longuement pectinées chez le d',à partir du troisième article inclus, rameaux les plus grands nettement plus de deux fois plus longs que les articles qui les portent; le 2° très court, plus large que long; le 3° deux fois plus long, subégal au 4° ; fortement dentées en scie chez la Ç, dents très longues et très aiguës, 2« article obconique plus long que large, le 3® un peu plus de deux fois plus grand, très longuement subtriangulaire, de taille un peu supérieure à celle du 4®. Pronotum plus long que large, faiblement

124 FADNE GALLO-RHÉNANE.

convexe, médiocrement soulevé longitndinalement de chaque côté do sillon médian, surtout chez la 9> fortement arrondi sur les côtés aux angles antérieurs, rétréci graduellement en avant en ligne presque droitedès la base chez le f^ subparallèle on beaucoup moins rétréci chez la Ç, couvert d'une ponctuation ombiliquée très grosse et très densd sur toute sa surface ; angles postérieurs très longs, très aigus dans les deux sexes, fortement carénés et divergents. Ëlytres plus larges que le pronolum, subparallèles presque jusqu'à la moitié, ensuite atténués en arrière en ligne plus ou moins arquée selon le sexe, non conjointement arrondis au sommet, généralement terminés en pointe très aiguë ; stries fortement creusées, marquées de points de médiocre grosseur sur les côtés, beaucoup plus petits et allongés sur le disqae ; intervalles convexes, fortement ruguleux et légèrement ridés en travers, éparsément pointillés ; 9 plus grande, plus large, à élytres plus convexes. — Long. 14,5-16,5; larg., 4,5-5 mill.

Cette espèce, colorée comme les variétés £ et Ç du cupreus^ en est très distincte par la longueur de la pectination des antennes du d*. la force de la dentelure de celles de la Ç, la forme acuminée de l'extrême pointe des élytres, la dense ponctuation et la faible convexité du pronotum, l'aspect mat de celui-ci, la plus forte rugosité des intervalles des stries des élytres, enfin les angles postérieurs du pronotum très longs et aigus. Pour les mêmes raisons on la séparera facilement du pectinicornis^ qui d'ailleurs ne passe jamais au bronzé violet pourpre.

Gomme les précédents, parfois sur les arbres; mai à juillet (TR). Nassau, Dillenburg [von Ilcyden).

Aussi dans la Forêt-Noire (Saxesen) et dans l'Europe centrale et méridionale jusqu'en Piémont et dans les Carpathes.

4. cupreus Fabr., Syst. Ent., 212, 15, 1775. — 01., Ent,, II, 38, 50, pi. 5, f. 5(), 1790. - Germ., Zeits. Ent., IV, 57, 7, 1843. -Cand., Mon., IV, 92, 1863.-Seidl., Faun. Tmnss., 187, 1888. — Var./mmeralis Duf., Excurs. vall. Ossau, 42,215, 1843.— Var. œruginosus Fabr., Suppl. Ent. Syst., 139, 42, 1798. — chalyhens Sowerby, lirit. Miscell., pi. 72, 1800. - Sleph., ///. JJrit... III, 200, 3, 1830. - Var. pyrenasus Charp., Ho)'. Entom., 189, 1825. — KiesenweUeri CK. Bris., Soc. Ent. Fr., 375, 18G6.

Assez allongé chez le c\ épais et assez obtus chez la Ç. D'un bronzé foncé cuivreux, passant au vert, au violet pourpré et même au noir légèrement métallique avec la moitié ou les deux tiers antérieurs des élytres d'un jaune ochracé ; calus humerai toujours

ÉLATÉRIDES. — ELATERINI. 125

plus OU moins largement bronzé; parfois la partie testacée des élytres occupe près des quatre cinquièmes antérieurs, parfois au contraire elle est réduite à une tache très diffuse près de la base, ou disparait même jusqu'au point où les élytres deviennent entièrement bronzés. Pubescence grise ou brunâtre, très fine, très courte, espacée et imperceptible snr les élytres, plus longue et plus apparente sur les côtés du pronotum. Tète légèrement convexe, peu distinctement impressionnée sur le front, densément et fortement ponctuée. Antennes assez brièvement pectinées chez le c? à partir du 3° article inclus, les rameaux les plus longs de longueur subégale ou légèrement supérieure à celle des articles qui les portent; le 2<) petit, subglobuleux, presque aussi large que long, \e^° à peine deux fois plus long, égal au 4^ ; dentées en scie beaucoup moins profondément que chez les espèces précédentes, à dents courtes, non allongées et médiocrement aiguës; 2^ article obconiq-ue, un peu plus long que large, le 3® une fois et demie aussi long que le 2^, égal an 4<^. Pronotum plus long que large chez la 9^ assez convexe, fortement et largement surélevé de chaque côté du sillon médian, fortement arrondi sur les côtés aux angles antérieurs, rétréci en avant en ligne presque droite à partir de la base chez le c?, subparallèle chez la 9 ; ponctuation grosse, très dense sur les côtés, généralement beaucoup moins serrée sur le disque, parfois assez dense sur toute sa surface; angles postérieurs fortement carénés, assez longs et divergents chez le c?; plus courts et moins divergents, paifois même assez longuement recourbés en arrière au sommet chez la Ç. Elytres un peu plus larges que le pronotum, subparallèles presque jusqu'au milieu, rétrécis en arrière en ligne plus ou moins arquée selon le sexe, conjointement arrondis an sommet, non terminés en pointe très aiguë ; stries assez fortes, marquées de points de médiocre grosseur sur les côtés, plus petits sur Je disque et aréoles de brun sur la partie testacée ; intervalles convexes, légèrement rugueux, éparsément pointillés. Ç obtuse aux extrémités avec le pronotum et les élytres plus convexes.— Long.,

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