‹ Faune malacologiqueChapitre 8 sur 142 · UE LS · texte numérisé non relu

UE LS

rateur aussi dangereux, soupçonné de vouloir du mal aux finances de la République Haïtienne: il n’eut même pas la permission d’emporter des vivres avec lui et il dut faire, comme cela, une marche de quatorze heures, par une chaleur accablante et en n’ayant pour tout réconfort que de l’eau et quelques bananes, trouvées sur la route, Aux Gonaïves, il rencontra des Européens et notamment des compatriotes, à qui il était recommandé et en compagnie desquels il oublia ses misères passées en féêtant ioveusement avec eux le nouvel an 1888. Il n’eut pas non plus trop à se plaindre de laccueil de la population noire et, pendant un séjour de quelques semaines, il put faire, dans cette localité, qui est très riche, au point de vue zoologique, une excellente récolte de Reptiles et de Mollusques. Au reste, il est à remarquer que les populations noires du littoral Haïtien, par suite de leurs relations plus fréquentes avec les Européens, sont moins ignorantes et plus imprégnées de civilisation que celles de l’intérieur, avec lesquelles on retombe en pleine sauvagerie, ou peu s’en faut. Des Gonaïves, le voyageur se rendit, par mer, à Port-au-Prince, la capitale Haïtienne ; il y séjourna huit jours, et, dans son exploration des environs, il recueillit de nombreux Mollusques, parmi lesquels figurait le rare Helix bizonalis de Deshayes. De là, il partit, sur une barque Haïtienne, pour Les-Cayes, où il passa quelques jours ; puis il visita successivement l’Anse d’Hainault, où il recueillit de belles Cylindrelles (notamment le Cylindrella crenata, Weïinland et Martens, et le €. eximiu, Pfeiffer) et des Cyclostomacés intéressants ; Jérémie, riche localité, déjà précédemment explorée par Weinland, et où se trouvent le Cylindrella Strohmi, Maltzan, qui n’est guère qu’une variété du Cylindrella Guigouana, Petit, le

Page 1