‹ Faune populaire de la FranceChapitre 108 sur 164 · Proverbe · texte numérisé non relu

Proverbe

C'est une bonne prise que d'un jeune loup.

Ck)TGRAVE.

Il n^y a pas de méchant lièvre ni de petit loup.

Pays messin, recueilli personnellement.

c'est-à-dire tout lièvre est bon à prendre, et délivrer le pays d'un loup, lors même qu'il est petit, est toujours un bienfait.

25. — Les loups ne se battent guères entr'eux et ne s'entre-dévorent pas ; de là, les proverbes :

•~ Les loups ne se maagent pas entr'eux

— Loup ne maage chair de loup.

Reinsberg-Duringsfeld, t. II, p. 390.

— Lou loup que minye de toute carn, sinon que de la soue.

(Béam, Reinsberg-Duringsfeld, id.)

Cf. Lnpo non mangia dl Inpo, italien. (Reinsberg-Duringsfeld, id.) — Ein wolf ttifist âen andem nicht, allemand.

26. — Cependant quand la famine arrive, le loup devient terrible, aussi bien pour son semblable, que pour l'homme. De là les proverbes :

Quand le loup mange son compagnon.

Manger manque en bois et buisson.

(Meurisr, Très, des Sentences^ XV* siècle, cité par Leroux de Lincy.

Mauvaise est la saison quand un loup mange Pautre.

Ck>T6RAVE.

11 fait mauvais aller au bois quand les loups se mangent Pun Pautre. Cotgrave.

<— La famine est bien grande quand les loups s^entremangent.

Cf. Le proverbe allemand : ' Wtnii eln wolf den andern firisst, Ist luniger- Bofh Im walde.

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