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On a donné au lièvre Je nom suivant par plaisanterie

GAOUO, CAOUÉ, m. [excaudatum] pays messin, recueilli personnellement.

c'est-à-dire celui qui n'a pas de queue. (Il en aune si petite !) C'est aussi une plaisanterie de chasseurs que de dire :

Faire faire le manchon à un lièvre,

c'est-à-dire le rouler. (Journal des chasseurs, P' vol. , p. 14.)

7. — Le mâle, et spécialement le vieux mâle, prend le nom de :

BOUQUIN (Oi ^* français.

c'est-à-dire celui qui est comme le bouc, lascif et batailleur. En effet, les lièvres mâles, à l'époque du rut, se livrent entre eux de terribles batailles et laissent sur le sol piétiné de nombreuses touffes de poils.

C'est ce qu'on appelle le :

Bouquiuage.

On emploie aussi le verbe dotiqiciner, en parlant des lièvres au moment de leurs amours.

Cf. To buck (môme sens), Hundred of Longsdale, Peacock.

Cf» Rammler = lièvre mâle et matou et rammlen= bonooiner, allemand.

En vénerie on appelait autrefois le lièvre en rut :

Lièvre au rat.

Lièvre en amour.

Lièvre en chaleur.

Lièvre qui bouquine. , Lièvre qui bourdit.

Jean de Lignéville, édité par Michelant, p. 1 et suiv.

8^ — Voici les autres termes de vénerie relatifs au lièvre, que l'on trouve dans Jean de LignéviUe :

Viandia d'un lièvre = la nourriture d'un lièvre.

Le lièyre a viande = le lièvre a mangé.

Lièvre qui hasle » lièvre qui a couru et à qui les flancs battent.

Crottes ou repères du lièvre =s son fiente ou excréments.

Porhuer un lièvre =^ crier après un lièvre, le monstrer aux

hommes et aux chiens.

Le pas du lièvre = c'est une herbière comme un petit sac qu'il

a au corps, qui reçoit ce qu'il mange, lequel il faut nettoyer ou jeter dehors, car si les chiens mangent ce qui est dedans, cela leur fait mal et les dégouste.

(1) Bonqnin ^ leacherous, lasclvious. — Bouquiner = to be lasclvious, eotgrave.

Le sault du lièvre = e^est un petit os qui est à la jointure de

la cuisse, au devant à celle du milieu:

Le forhu du lièvre » c^est les tripailles du lièvre et Therbière

bien nettoyée.

Jean de Lignéville, édité par Michelant, p. 1 et suiv.

9. — Quand le lièvre est sur le point d'être forcé, son dos arqué décrit un axe convexe ; on dit alors qu' :

n porte la hotte.

Chasse iUustrée, t. 2, p. 115.

10. — Quand le lièvre poursuivi est harassé de fatigue, il ne va plus en ligne droite, mais fait des circuits autour des . chiens jusqu'à ce qu'il soit pris, on dit qu' :

11 est mis au rouet. Cotgrave.

Le lièvre se relaisse, quand étant chassé il se couche soit pour se reposer, soit pour faire faire un défaut aux chiens.

11. — On a remarqué que le lièvre serré de près par les chiens courants et sentant ses forces faiblir, retourne au canton où il a son gîte et où il a été lancé ; c'est là qu'il se fait prendre. D'où l'expression proverbiale :

11 est comme le lièvre qui revient mourir en son gîte (i).

Cf. Le proverbe vénitien : Bl lievro va sempre a morir ne la so tana.

Reinsberg-Duringsfeld, 1. 1, p. 358.

12. — Quand le lièvre a choisi un endroit pour son gîte, s'il n'est pas dérangé, il y reviendra infailliblement ou en tout cas ne s'en éloignera guères ; de là, le proverbe :

Le lièvre revient toujours à son gtte,

c'est-à-dire, dit Leroux, DictUmnaire comique, que tôt ou tard on attrapera un homme à une maison certaine.

(1) En Proensa soi tornatz — morir, cum lebres en jatz. (P. Vidal dans Raynouard) c*est-à-dire : En Provence, je suis retourné mourir comme lièvre en gîte.

En allemand, on dit : Wo der hase gesetzt ist, wHl er hleiben.

: 13. — Quand un lièvre se dresse sur ses deux pattes de derrière, on dit qu' :

n fait la chandeUe U fait le chandelier

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