VIII. Gen. Hercyna Treit. Dup
N° H. Atralis. Hub. 27.
Treit. - Dup. - Hub. Beitr — Heyden Cat. 26-2. —
Her.-SchC n° 23.
Cette espèce est commune sur les Sous-Alpes , le long des haies et des taillis pierreux
exposés au soleil, à la fin de juin et au commencement de juillet. Ne s'élève pas au-dessus
de la limite des bois (Lah). Les Alpes; assez commune (Rothb.). — En se fanant elle prend
une couleur brune.
N° 12. PoIIinalis. W. V.
Hub. 29. — Hub. Beitr. — Treit. — Dup. — Heyden. C. 258. Her.-Schf. n" 26.
B i g u 1 1 a (Noctua) , Esp.
Çà et là dans les taillis et les haies des environs de Lausanne en mai et juin. Assez rare. Se pose sur les feuilles et s'y étale au soleil (Lab.). Rare dans le canton de Berne (Rothb). Assez rare dans les environs de Zurich Zeller).
N° 13. Pyrenaealis. Dup. Sup. 82.
Her.-Schf. n° 29.
Simplonialis, Anderg. — Her.-Schf. f 31 34. — Heyden. C. 229. Rupestralis, Hub. Verz.
Les hautes Alpes au-dessus de Brigg. Je l'ai reçue de M. Anderegg. Alpes de l'Engadine (Frey.). Rare.
La dénomination de py renaelis a été aussi appliquée par Duponchel h une espèce de son genre P y r a u s t a , elle devrait donc céder la place à simplonialis; mais l'une n'est pas mieux choisie que l'autre. Pyr. pyrenaelis pourrait bien avoir reçu ailleurs un autre nom. Dans l'incertitude, conservons le plus ancien.
N" 14 Ru pi cola lis. Hub. 139, 198-200.
Treit, — Dup. Heyden. C. 231. - Her.-Schf. n" 32. Phrygialis. Hub. 42. — Heyden. C. 232.
S e r i c a 1 i s. Hub. 43. Heyden. C. 230. Cette espèce est extrêmement commune sur toutes les Alpes, au-dessus de la limite des bois. Elle se pose de préférence sur les chemins et sur les pierres, les ailes étendues au grand soleil. Il n'est pas aisé de l'obtenir très-fratche ; car elle s'agite beaucoup, à la manière des hesperies. Sa teinte normale est le gris bleuâtre, très-soyeux et marbré de noir et de verdâtre. La femelle est un peu pius grande que le mâle ; son vol est plus lourd. Le mâle s'enfuit rapidement dès qu'on l'approche. Ce papillon, comme plusieurs de ceux des Alpes, se réfugie sous les pierres sitôt que le soleil se cache.
N° 15- Holosericeali s. Hub. 112.
Dup. 217. — Treit. — Dup. — Heyden. C. 228. Var. Rupicolalis. Her.-Schf. n" 32.
Cette espèce, extrêmement voisine de la précédente, ne peut cependant pas être envisagée comme une simple variété. Le dessin et la forme générale sont, il est vrai , les mêmes de part et d'autre; mais les teintes sont constamment différentes. Les parties gris-bleuâtre dans rupicolalis sont brun-rougeâtre dans holosericeali s. La frange de la première est d'un noir-gris dans sa moitié interne et d'un gris-blanchâtre dans l'externe, en sorte que, mêmes aux inférieuresla séparation des deux moitiés est mal tranchée. Dans holosericealis la moitié externe est d'un blanc roussâtre et l'interne d'un noir-brun foncé aux supérieures. Aux inférieures la différence des deux moitiés est très-tranchée , car l'externe y est d'un blanc pur. H o 1 o s ericeali s habite exclusivement la grande chaîne des Alpes centrales, tandisque sa congénère se trouve sur toutes les Alpes. Ces deux espèces vivent à côté l'une de l'autre sans se confondre: holosericealis a le vol plus lourd et se laisse plus aisément approcher. Jamais je ne pus observer le moindre passage de l'une des espèces h l'autre. On ne peut admettre ici l'effet d'iniluences locales.
La question serait sans doute tranchée par l'éducation des chenilles; mais celles-ci passent probablement une grande partie de leur vie sous la neige ; car le papillon vole sur les hautes Alpes en juillet et en août, en sorte que l'œuf doit être à peine éclos que déjà les neiges surviennent. — Hautes Alpes centrales depuis Chamounix à l'Engadine.
N" 16. Alpest ralis. F.
Hub. 135. — Treit. — Dup. — Her.-Schf. n" 33. — Heyden. C. 233.
Rupestralis. Hub. 201 — 203.
Assez rare sur les hautes Alpes de toute la Suisse; plus fréquente en Valais (Lah. — Rothb.). Elle se pose aussi sur les pierres et les sentiers, en plein soleil, comme les précédentes. Son vol est moins vif et moins soutenu ; elle est facile à saisir. Lorsqu'elle est fraîche, elle est d'un noir luisant foncé , tacheté de blanc-bleuâtre. Elle ne tarde pas à prendre au soleil une couleur brun-terne.
N" 17. Anclereggialis. Leder.
Hub. sup. f. 124—126. — Heyden. Cat. 234. S c a b r a I i s. Eversm.
Cette espèce , extrêmement voisine de la prédécente , n'a été prise jusqu'ici en Suisse que dans les Alpes au-dessus de Brigg par M. Anderegg.
Ressemble extrêmement à alpestralis fané, en sorte qu'au premier moment il est difficile de l'en distinguer. Cependant les supérieures sont un peu plus étroites. La bande grise de la marge, en dessous, est mal limitée et lavée (^disposition mal rendue dans la ligure 125 de H.-S.). Les rayes et les taches, d'un gris olivâtre, sont plus étroites et moins marquées que dans sa voisine.
N° 18. Helvelicalis. Anderegg.
Hub. sup. f. 127, 128.
Cette espèce, extrêmement rare, n'a été trouvée jusqu'ici que sur les Alpes voisines de Brigg, en Valais, par M. Anderegg.
Elle ressemble beaucoup à la précédente , mais est d'un tiers plus grande. Le dessin des supérieures est plus confus. Leur fond est d'un gris-brun, soyeux, tacheté de blanc-bleuâtre. Les inférieures sont presque noires, surtout h la périphérie. La frange est gris-noir, mouche-
tée de blanc aux supérieures; blanche et lisérée de noir en dedans, aux inférieures. Le dessous est d'un blanc sale, très-soyeux, bordé d'une large bande noire tout autour. Sa frange est limitée par une ligne de points blancs très-visibles aux inférieures. Les pattes sont blanches dessous. Un gros point discoïdal noir, aux supérieures, en dessous.
Cette espèce, ainsi que la précédente, rappelle quelque peu le genre Sarrothripa.