IX. Gen. B o t y s. Latr
(Ennychia, Pyrausta, Scopula, Botys; auctor.)
ScopulaetBotysne peuvent pas former deux genres distincts; il n'en est pas de même, à mon avis, d'Ennychya et surtout de Pyrausta; mais il est très-difficile de diviser le genre Botys sans arriver à un morcellement plus fâcheux que le groupement que l'on cherche à éviter.
N" 19. Nigralis. F.
Hub. 26. — Treit. — Dup. — Her.-Schf. n° 36. — Heyden. C. 263. A été prise jusqu'ici à Dattlikon sur l'Irchel, en août [Zurich] (Bremi); près de Gelterkinden (Dr. Menzel); sur une alpe du Weggithal (Schwytz), à la fin de juin, 4500' (P. Frey.) ; dans la vallée d'Engelberg et les Grisons (C. Zeller).
N° 20. Anguinalis. Hub. 32.
Treit. — Dup. — Wood. 789. — Her.-Schf. n" 39. — Heyden. Cat. 252.
Fascialis. Schrk.
Assez commune partout (Rothb.). Peu rare autour de Lausanne. Se pose souvent sur les chemins et se promène dans l'herbe , en plein soleil , à la fin de mai et en juin. Seconde apparition en août. Se prend aussi dans les Alpes, en juillet (Lab.). Assez rare près de Zurich (P. Frey.).
N" 21. Cingulalis (ta). Lin.
W. V. — Hub. 30. — Treit. — Dup. — Wood. 788. —
Her.-Schf. 40. — Heyden. C. 251.
Les mêmes lieux et à la même époque que la précédente ; mais plus rare (Lab.). — Sur
le Zurichberg et l'Uto; assez fréquente (Bremi). Commune autour de Zurich (P. Frey.).
Près d'Aarberg ; assez rare (Rothb.). A la fin de juillet dans l'Engadine , près Samaden ,
5200' (P. Frey.).
N° 22. Octomaculalis. Treit.
Dup. — Wood. 797 (ta). — Her.-Schl. n" 43. — Heyden. C. 254. 0 (tom acu lata. Lin. (Noctua.)
Guttalis. W. V. — Hub. 75. — Cuit. — llub. Beitr. Atralis. Fab.
T r i g u 1 1 a. Esp.
Les taillis et les haies dans les endroits montagneux; fréquente dans les Sous-Alpes vaudoises (Lab.). — Assez rare dans le canton de Berne et sur le Jura (Rothb.). — Les montagnes et les basses- Alpes des environs de Zurich; l'Uto; l'Irchel; pas rare (Bremi). — Fin de juin et juillet.
M. Bremi m'écrit que M. KiinzH a recueilli decempunctalis Mann sur le Schnebelhorn; n'ayant pas pu voir cette espèce en nature, je suis resté dans le doute.
iT 23. Punicaealis. W. V.
Treit. — Dup. — Zell. Isis 1847. — Her.-Schf. I. 103, 104, n" 47. — Heyden. C. 209. — Wood. 794. Ç Porphyralis. Hub. 36. — Schr.
Punicalis. F. — Devill.
Deux apparitions, l'une en avril et en mai, l'autre en juillet et en aoiit. Pas rare dans toute la Suisse; au bord des bois. Préfère les lieux ombragés et humides, où se trouve la mentha sylvestris. Varie assez peu. Dans quelques exemplaires mâles la racine des inférieures est tachée de jaune. La frange , surtout aux inférieures, est d'un blanc-roux à l'extrémité. Ce caractère s'efface promptement par le vol.
Dans la femelle la bande jaune des inférieures se termine à une certaine distance des deux bords.
W 24. Porphyralis. W. V.
F. — Treit. — Dup. sup. 82. - Hub. sup. n" 48, I. 101, 102. — Heyden. C. 211. — Wood. 796.
Coccinalis. Hub. 37.
Je n'ai trouvé cette espèce qu'une seule fois dans les Alpes vaudoiscs , à la hauteur de 5000', au commencement de juillet. Je ne l'ai rencontrée nulle part dans les collections suisses. MM. Frey et C. Zeller l'indiquent, le premier à Zurich, le second dans le Tessin.
Ressemble beaucoup à punicealis, mais s'en distingue immédiatement par son fond violet-foncé, marbré de violet-clair. Les taches jaunes, plus petites que celles de cette der-
ilière , sont aussi plus paies : l'extrémité de la frange est d'un blanc p u r. En dessous les parties claires sont plus larges que dans punicaealis et d'un blanc sale tirant sur le rose. Un petit point d'un blanc roussAtre placé vers l'angle postérieur des antérieures, mais qui n'est pas toujours visible, n'existe pas dans les espèces voisines.
N° 25. Purpuralis. Lin.
Fab. — Treit. — Dup. — Wood. 793 , 794. — Her.-Schf. n° 49, f. 105, 106. — Heyden. C. 206. — Hub. 35. — Zell. Is. 1847.
Punicaealis. Hub. 34.
Moestalis. Dup. 224, f. 9.
Cette espèce varie beaucoup, et presque autant que caespitalis. La femelle diffère davantage du mâle que chez les deux précédentes; elle est constamment plus petite, plus brune et moins tachée de jaune. Les individus qui volent se décolorent bientôt et prennent un fond noir.
5 J'ai recueilli dans le Tessin, au mois de juillet, quelques individus plus grands, d'un rouge plus vif, avec des taches jaunes plus grosses, une raie de même couleur bien marquée aux quatre ailes, le long de la frange. Celle-ci est bordée de jaune-vif et non de blanc-sâle comme dans les nôtres. Je n'ai pas cru devoir ériger cette variété en espèce; sa femelle ne diffère que par un peu plus de jaune sur le milieu des ailes. Le fdet jaune, parallèle h la frange, se trouve aussi indiqué chez quelques individus pris à Lausanne. La coloration de la frange est probablement un effet du climat.
Moestalis Dup. n'est qu'une femelle figurée comme un mâle.
Deux apparitions dans l'année; l'une en mai, moins abondante; l'autre en juillet et en août. Espèce européenne, partout commune, que je n'ai cependant jamais rencontrée sur les Alpes élevées. Paraît 15 jours environ après punicaealis; plus commune qu'elle. Préfère les lieux chauds, les bords des fossés où croissent les ment ha ro tundifol ia et hirsu ta. Ostrinalis est extrêmement voisine de purpuralis; mais en diffère cependant par des caractères qui me paraissent suffisants pour l'admettre comme espèce. Je ne l'ai rencontrée jusqu'ici nulle part en Suisse. P h aen i c e a 1 i s F. v. R. n'y a pas été prise non plus.
N° 26. Caespitalis. F.
W. V. — Treit. — Dup. — Wood. 791, 792. — Hub. 39. — Zell. Isis 1847. — Her.-Schf. n" 53. — Hevden. C. 213.
Ç ?Sordidalis. Hub. 40.
Var. lutermedialis. Dup. 234. — Her.-Schf. f. 25.
Très-commune partout sur les pâturages et le long des chemins. Dans les lieux chauds elle paraît d'abord en avril et en mai, avec les premiers jours du printemps, puis, une seconde fois , dès le milieu de juillet jusqu'à la fin de l'été. L'apparition du printemps est moins abondante que celle de l'été. S'élève sur les plus hautes montagnes où elle est très-abondante à la fin de juin et au commencement de juillet; elle y vole en essaims, contre le vent et en plein soleil.
L'iniluence des localités est assez peu marquée. Les individus pris sur les alpes sont généralement un peu plus petits. Ceux du printemps m'ont paru moins nettement dessinés.
L'iniluence des sexes est très-prononcée. La femelle est constamment plus petite et plus fortement dessinée; les bandes jaunes plus larges, ressortent davantage sur un fond plus foncé. Le mâle a un fond plus uni et plus clair; on trouve des individus qui n'ont aucun dessin aux supérieures , une seule ligne jaune , très-fine , le long de la marge des inférieures. Les deux lignes foncées qui limitent la frange s'effacent parfois presqu'entièrement, aux supérieures surtout. Le point discoïdal des supérieures disparaît quelquefois ; tantôt il est noir, tantôt brun, tantôt ocellé.
Le dessous varie encore plus que -le dessus. La taille peut atteindre celle de purpur a 1 i s.
N" 27. Sanguinalis. Lin.
F. — W. V. — Hub. 33. — Treit. — Dup. — Zell. Isis 1847. — Her.-Schf n" 55. — Heyden. C. 197. Haematalis. Hub. 178?
Cette espèce propre à l'Europe méridionale se trouve çà et là en Suisse, mais partout très-rare. Je l'ai prise une fois, en août, à Paudex près Lausanne (Lab.). Environs de Zurich (Bremi) et de Bienne, au pied du Jura (Kothb.); Rare. Près d'Aoste (C. Zeller).
N° 28. Aenealis. W. V.
F. — Hub. 46. — Treit. — Dup. — Wood. 826. — Her.-Schf. n^ 61. — Heyden. C. 77.
Rufimitralis. Hub. 120.
Nigralis. Schrk.
Cette espèce n'a été prise jusqu'ici que dans le Jura bernois : le Chasseron (Rothb.). Toujours rare. Les individus reçus d'Autriche ont une couleur plus claire.
N' 29. Rhododendronal is. Dup. 235. f. 3.
Her.-Schf. n" 63 , f. 1 12, 1 13. — Heyden. C. 131. insolatalis. H.-S. deul. ins.
S u I fu r a n a (Tortrix). Mus. Schiff. — Hub. 1 62. — Guénée, Cat. (Aphelia). Pas très-rare sur toutes les Alpes élevées; vole sur les pâturages en plein soleil, dès la lin de juin au commencement d'août. Il est fort douteux que la chenille vive sur le rhododendron , car le papillon ne recherche point cet arbuste. La femelle est plus petite que le mâle et a les ailes supérieures coupées plus carrément et plus aiguës au sommet ; disposition qui se retrouve dans plusieurs espèces des Alpes. Je l'ai prise à la fin de juin sur les Alpes vaudoises et le 23 juillet sur la Furca. M. Zeller l'a prise aussi dans le Haut-Valais et M. Frey dans l'Engadine.
Il est surprenant que Guénée ait rapproché cette espèce de Tort. Gouana et l'ait placée dans sa tribu des Aphélides. Les figures de Her.-Schf. sont inexactes. Le mâle (112) est trop petit, et le sommet des supérieures trop aigu. Les dimensions de la femelle sont bonnes, mais l'angle externe des supérieures est trop acuminé. Dans l'un et l'autre sexe, la couleur de l'insecte frais est le jaune-souffre tirant sur le vert.
N° 30. M u r i n a I i s. Fisch. v. Rosi. l. 92. f. 3.
Heyden. C. 76. — Her.-Schf. n° 6.5.
Cette espèce découverte pour la première fois par M. Anderegg , n'a été jusqu'ici décrite et figurée que par Fischer von Rôslerstamm. Je l'ai vue, sans désignation de localité, dans la collection de M. Rothenbach : elle provenait des Alpes. M. Couleru la possédait, aussi sans nom, et l'avait probablement reçue de Meyringen. L'un des individus portait une petite éclaircie blancheâtre en dehors du nœud des supérieures. On doit la rapprocher d'elutatis, dont elle a le faciès et l'ombre du dessin. Je n'ai vu jusqu'ici que des mâles. Très rare.
N" 31. Literalis. W. V.
Hub. 86. — Treit. — Dup. — Wood. 798. — Her.-Schf. n" 67. — Heyden. C. 158.
Reticularis. Lin.
Argentalis. F.
Très-commune sur les prairies un peu humides; surtout dans les montagnes et sur les Alpes. Dans la pleine elle paraît en mai, puis une seconde fois en juillet. Dans les montagnes elle vole en juin (Bremi, Rothb., Lab.). M. Frey la dit rare près de Zurich.
N" 32. Urticalis ((a). Lin.
Fab. — W. V. — Hub. 78. — Treit. — Dup. — Wood. 805. Her.-Schf. n" 69. — Heyden. C. 115.
Assez commune, le long des haies, où croît l'ortie; en juin et juillet (Rothb., Lab.).
N° 33. Repandalis. W. Y.
Her.-Schf. n" 70.
Pallidalis. Hub. 115. ^ Treit. — Dup. — Wood. 818. — Heyden. Cat. 106.
Pas rare, dans les environs de Lausanne en mai une première fois, puis une seconde en juillet. La chenille vit sur les verbascum thapsus, lychnytis, etc., dont elle ronge les fleurs et l'extrémité des tiges, en se logeant sous le duvet qui les recouvre. Celles qui passent l'hiver restent enveloppées dans une coque mince, sans se transformer jusqu'en avril; alors seulement elles se crysalident et naissent trois semaines plus tard (Lab.). Paraît rare dans le reste de la Suisse.
N° 34. Terrealis. Treit.
Fisch. V. R. t. 75, f. 4. — Frey. 456. — Her.-Schf. 71. — Heyden. C. 118. — Dup. Cat.
Cineralis? Hub. 66.
Cette espèce, habituellement confondue avec la suivante, se prend çk et là à la même époque, mais beaucoup plus rarement. Je l'ai prise près de Lausanne et de Villeneuve; je l'ai reçue de M. Rothenbach sous le nom de glabralis; elle a été recueilhe près de Burgdorf par M. Heuser. — Les individus de Vienne ne diffèrent pas des nôtres.
Cineralis Hub. f. 66, reproduit plutôt cette espèce-ci que la suivante. Les femelles que j'ai vues sont aussi grandes, pour le moins, que le mâle; celles de fus ca lis sont plus petites que lui.
Certaines individus sont tellement ombrés de brun-noirâtre que le dessin disparaît en entier sous lui.
Le vol de terrealis est vif, rapide et très-irrégulier; ce qui la rend difficile à saisir.
N" 35. Fuscalis. W. V.
Illig. — Treit. — Wood. 827. — Her.-Schf. n" 72. — Heyden. Cat. 104. — Dup. Cat.
C i n n e r a 1 i s. F. — Dup. hist. Glabralis. Hub. 65?
Espèce très-fréquente sur les montagnes, un peu moins dans la plaine. Se plaît dans les taillis, les grandes herbes et sur les prés humides. En mai et en juin. — Paraît 3 à 4 semaines plus tard dans les montagnes. — Le dessin est parfois h peine visible. — Femelle plus petite que le mâle, avec le sommet des ailes plus arrondi.
N° 36. Pulveralis. Hub. 109.
Treil. — Dup. — Curt. — Wood. 826. — Her.-Schf. n" 7-3, f. n, 18. — Heyden. Cn" 65.
Partout rare et isolée. A Paudex, près Lausanne, en juillet (Lab.); près d'Aarberg (Rothb.). Environs de la Neuveville (Couleru). Paraît préférer, en Suisse, le lieux chauds; vole parmi les taillis herbeux.
N° 37. Croc ea lis. Hub. 71 et Verz.
Fisch. V. R. t. 75, f. 2. — Treit. sup. — Dup. Cat. (non Dup. hist.). — Her.-Schf. n" 74. — Heyden. C. 103. Verbascalis. Wood. 824.
Assez rare en Suisse. Je l'ai prise plusieurs fois h Paudex , près Lausanne , en juin et en juillet, dans les lieux ombrés et humides, au milieu des herbes. M. Rothenbach l'a collectée quelquefois aussi près de Schiipfen. M. Bremi la trouve plus commune le long des fossés humides des bords du lac de Zurich. La chenille , dit-il , vit sur le v e r b a s c u m 1 y c h n i t i s. Cette plante n'existe pas dans les localités où elle vit près de Lausanne.
N° 38. Ci t rail s. Podev. (teste Her.-Schf.).
L u t e al i s. Dup. hist. 233 , 1. — (Non Hub.)
Var. Flavalis. Her.-Schf. text. (non fig. 115). — Heyden. C. n" 109. Flavalis, Dup. hist. 217,7?
Assez fréquente au pied des Alpes dans tout le Valais et dans le district d'Aigle , en juin et en juillet (Lab.). Le pied du Jura dans les lieux chauds (Rothb., Couleru). — Val d'Aoste (Zell.)
Duponchel ayant réuni dans son catalogue lutealis à flavalis, j'ai cru devoir adopter le nom de Podevin, d'autant plus que Hubner a figuré p as eu al i s Lien, sous le nom de lutealis. — La figure de Duponchel est mauvaise, quoique reconnaissable par la teinte charbonnée des inférieures, toujours plus prononcée chez les femelles. Duponchel dit que cette
espèce ne porte aucun vestige de lignes en dessus dans les deux sexes. Cela peut être vrai pour les individus pris dans le midi; mais n'est plus exact pour les nôtres, qui portent tous, lorsqu'ils sont frais, une ligne (la seconde) peu marquée, il est vrai, mais cependant bien visible, très-sineuse , sans dentelures, placée vers les deux tiers externes de l'aile. Les inférieures ont aussi cette même ligne , mais plus souvent couverte par la teinte charbonnée répandue sur le fond. La tache réniforme (externe) est aussi souvent indiquée par un petit trait, ou |)oint grisâtre. Du reste, Duponchel me paraît avoir commis une erreur plus fâcheuse encore dans sa figure 7, pi. 217, où il représente évidemment notre espèce sous le nom de flavalis; quant à la description, il reproduit celle de Treitschke qui ne connaît que la vraie flavalis, Hub. 69. Il paraît, d'après cela, que cette dernière est rare en France, comme chez nous, tandis qu'elle l'est moins en Allemagne. Citralis serait au contraire assez commune en Suisse et en France, mais fort rare en Allemagne, si même elle y existe. La confusion qui jusqu'ici a règne entre ces deux espèces , m'oblige à les différencier plus exactement.
La teinte jaune de citralis tire un peu sur le verdàtre, celle de flavalis est plus dorée, et un peu orangée sur les individus qui se fanent. Le dessin de la première est peu marqué, quelquefois même presque effacé, celui de la seconde est très-saillant et se rapproche beaucoup de celui de cinctalis. Le dessous de citralis est d'un noir grisâtre tacheté légèrement de jaunâtre; celui de flavalis est plus varié de jaune-roux, rayé et cadrillé de brun foncé. Les ailes inférieures dans flavalis sont en dessus un peu plus pâles que les supérieures et marquées d'une ligne transverse au milieu et d'une bordure de taches grisâtres entre cette ligne et la frange; cette bordure manque parfois.
Dans citralis ces mêmes parties sont, chez le mâle, d'un jaune verdàtre ou grisâtre plus foncé qu'aux supérieures; chez la femelle, la nuance grise est plus prononcée et couvre souvent presque tout le fond, en sorte que l'on aperçoit à peine la ligne transverse. Celle-ci, lorsqu'elle est visible, forme une anse très-marquée à son milieu.
La seconde ligne transverse de flavalis est ordinairement fortement dentelléc par les nervures et ne forme point. un sinus profond dans son centre, mais se dirige vers la côte, plus ou moins obliquement, en se rapprochant de la base. Cette même ligne dans citralis n'est pas dentellée à l'état bien frais, et décrit, en se rapprochant du bord postérieur, un large et profond sinus, en sorte qu'elle fait un angle très-marqué avant de se diriger vers la côte. Du reste, ces lignes, ainsi que les taches, sont d'un brun plus ou moins foncé dans flavalis, tandis que dans sa voisine elles forment un léger trait grisâtre. Le caractère le plus saillant se tire de la frange : celle-ci est d'un noir roux, à rellets plombés, comme le remarque Treitschke,
dans f lavalis, tandis que dans citralis elle est d'un gris-roux h peine plus foncé que le fond. La différence des franges est surtout saillante aux ailes inférieures. Ajoutons enfin que le sommet des supérieures est très-aigu dans fia va lis et légèrement obtus dans citralis, ce que je ne puis accorder avec les paroles de Iler.-Schf. (flavalis).
K 39. Flavalis. W. V.
Hub. 69. — Treit. — Dup. text. (non fig.). — Wood. 819. — Her.-Schf. 77. — Heyden. C. 108.
Rare en Suisse. Je l'ai prise trois fois dans la vallée du Rhône où elle se rencontre isolément, en juillet et au commencement d'aoiît. Je l'ai reçue aussi de Meyringen. M. Brenii l'a récoltée au pied du Gotthard.
Cette espèce est facile à confondre avec pandalis; cependant avec un peu d'attention, sa frange et la tache ocellée du disque, la font aisément reconnaître. Elle a été jusqu'ici confondue avec citralis (voir cette dernière espèce), et parfois avec cinctalis.
Elle i)araît un mois plus tard que les trois espèces que je viens de nommer, et n'a, selon toute apparence, qu'une apparition par année. — Préfère les vallées des Alpes.
N" 40. Hyaiinalis. Sclir.
Hub. 74. — Treit. — Dup. — Stph. — Wood. 814, 81 1 ? — Her.-Schf. n" 78. — Heyden. C. 110.
Commune le long des haies et dans les taillis humides, en juin et en juillet; dans pres- (]ue toute la Suisse. Paraît rare autour de Zurich, puisque M. Frey n'en a recueilli qu'un individu, et M. C. Zeller aucun.
N" 41. Pandalis. Hub. Verz.
Treit. — Zeller, Isis 1847. — Ç Dup. sup. — Her.-Schf. n" 79, f. 88. — Heyden. Cat. 113.
Verbascalis. Hub. 59 (mala). — Fisch. v. R. 27 , 3? SOblitalis. Dup. et cat.
Très-commune sur tous les prés en mai et en juin; reparaît une seconde fois à la lin de juillet et en août. Dans toute la Suisse, sauf les Alpes élevées.
Le mâle est souvent plus petit que la femelle et moins nuancé qu'elle; ses ailes sont aussi |)lus aiguës au sommet. Les teintes varient beaucoup: le fond est tantôt jaune-paille pur, tantôt avec un reflet violet et tantôt un peu safrané; les lignes transverses sont aussi de largeur très-variable et couvrent quelquefois une bonne partie du fond.
Il est difficile de comprendre pourquoi une espèce aussi répandue a donné lieu à autant de confusion. La figure 59 de Hubner en a sans doute causé plusieurs, et a engagé Duponchel à créer oblitalis; mais comment s'est-il fait que Duponchel dans son catalogue n'ait pas reconnu son erreur et qu'il ait conservé les deux espèces distinctes? — La figure de verbascalis Fiscli. v. R. qui doit représenter arcualis (Hub. 80), convient parfaitement à panda lis et nullement à arcualis. Y a-t-il là encore une erreur? La figure de Duponchel suppl. est mauvaise; celle de Hubner suppl. est bonne. — Heyden. applique le synonyme de Fisch. v. R. h deux espèces pandalis et verbascalis W. V.
N" 42. Ver tic a il s. Lin. f. suec.
Hub. .57. ~ Treit. — Dup. — "Wood.SlO. — Her.-Schf. 80. — Heyden. C. 112.
Commune dans les haies de toute la Suisse, là où croît l'urtica dioica; en juillet et en août. Ne s'élève pas sur les Alpes avec l'ortie.
N° 43. Lancealis. W. V.
Trait. — Dup. — Wood. 809. — Her.-Schf. n" 82. — Heyden. Cat. 85.
Glabralis. F. — Hub. 117 (non 65).
Pas commune aux environs de Lausanne : à Paudex dans les taillis herbeux , à la fin de mai et en juin (Lab.). — Les broussailles de l'Uto ; assez rare près de Zurich (Bremi). — De même près de Schiipfen (Rothb.). — L'Uetliberg, en juin (Frey).
N° 44. Sambucalis. W. V
Hub. 81. — Treit. — Dup. — Wood. 803. — Her.-Schf. n" 83. — Heyden. Cat. 87.
Nulle part en abondance. Les taillis humides, à Paudex, près Lausanne et ailleurs (Lab.). Assez rare près de Schiipfen (Rothb.) , et dans les environs de Zurich (Bremi , Zell., Frey). — Juin et juillet.
N' 45 S tac h y da lis. Zinck. Germ-
Her.-Sch. n" 84 , fig. 114. Parietaria lis. Man. Cat.
Var. Sambucalis. Dup. Cat.
Çà et là sur les prairies sèches, |)armi les herbes; rare. Lausanne (Lab.). — Burgdorf
(Meyer, Heuser). — Le Tessin (Zell.). C'est par erreur que la figure de Her.-Schf. porte le nom de stachy talis.
N° 46. Verbascalis. W. V. (non Hub.)-
Treit. — Dup. — Her.-Schf. 85. — Heyden. Cat. 91. — Fisch. V. R. (texte).
A r eu a lis. Hub. 80.
Ochrealis. Wood. 820.
Les clairières des bois et les pentes sèches exposées au soleil. — Sauvabelin , près Lausanne, Villeneuve, Aigle, etc.; pas rare (Lab.). Près d'Aarberg, très-rare (Rothb.); le Balgrist (Zell.). Paraît une première fois en juin , puis une seconde en août dans les lieux chauds. Rubiginalis n'a pas encore été pris en Suisse; les figures qu'en donne Fisch. v. Rosi, ne peuvent servir à le distinguer de notre verbascalis. La teinte brune de la marge existe quelquefois dans verbascalis. Y aurait-il là aussi une erreur?
N° 47. Silacealis Hub. 116. C
Treit. — Dup. — Frey. — Her.-Schf. 87. — Heyden. n" 86. Nubilalis. Hub. 94. ^.
Angustalis, terminalis et glabralis. Wood. 815, 816 et 817. Rare dans les environs de Lausanne; à Paudex, en juin (Lab.). — De même près de Zurich (Bremi).
Les deux sexes diffèrent tellement l'un de l'autre, qu'on s'y méprend souvent. La chenille a été trouvée sur la Conyza squarrosa par M. Bremi.
N° 48. Praetextalis. Hub. Verz.
Treit. sup. — Dup. cat. — Frey. — Her.-Schf. n" 90. — Heyd. 80. Politalis. Hub. 61. — Dup. hist.
Pris une fois, près de Lausanne, dans un taillis abrité et chaud, en juillet, par M. G. Leresche. — M. Boll l'a aussi recueilli dans le canton d'Argovie (Bremi).
N" 49. Alpinalis. W. V.
Hub. 63, 3 , 175, 176, Ç ? — Treit.? — Dup. - Heyden. Les hautes Alpes centrales, la Furca, etc. (Lab.). Fréquent dans les Alpes orientales (Zell.). — Juillet et août. — Quelquefois dans le Bas-Valais avec monticolalis.
Les caractères distinctifs de cette espèce sont: 1" Une petite tache d'un blanc pur, bien limitée aux supérieures, visible aussi en dessous. 2° Une grande tache de la même couleur, nettement limitée du côté de la marge, aux inférieures. La base de ces mêmes ailes est enfumée. 3° La frange des inférieures blanche, surtout en dessous. 4" Trois à quatre crochets , blanchâtres , peu visibles , sur la moitié externe de la côte des supérieures. 5° Une rangée de points blancs à la limite de la frange des supérieures , en dessous , séparés par de petits points noirs.
Cette espèce se place h côté d'élu talis W. V. La femelle est plus petite que le mâle et a le sommet des supérieures aigu.
N" 50. Monticolalis. Kuhlw.
Man. Cat.
Alpinalis (var.). Hejden. cat. 71 (var.). — Hub. sup. f. 7 — 9.
Très-répandue dans les Alpes occidentales en juillet.
La femelle porte très-rarement aux supérieures une petite tache jaunâtre, traversée par les nervures. Ses inférieures sont entièrement d'un gris-noirâtre.
Cette espèce n'est point une variété de la précédente; elle s'en distingue : 1" par la couleur jaunâtre de la tache du disque; '2° par une bande grise, étroite, parallèle au bord postérieur, qui traverse le disque gris-clair des inférieures; 3° par la frange des inférieures grise, plus claire que le fond; 4° par l'absence constante de crochets à la côte des supérieures.
La variété cineralis Man. (Heyden. cat. 70) ne peut se rapporter qu'à monticolalis, puisque la tache centrale ne manque jamais dans alpinalis.
N° 51. Polygonalis. W. V.
Hub. 67, 204, 205. — Treit. — Dup. — Wood. 207? —
Her.-Schf. n° 92. — Hub. sup. f. 91 ? — Heyden. cat. 121.
^ Zell. Isis, 1847.
Je n'ai vu qu'un mauvais exemplaire de cette espèce méridionale qui doit avoir été pris
en Valais (Collect. Bremi). — M. Zeller l'a prise dans le Tessin. Les entomologistes ne sont
pas d'accord sur la distinction de divers ali s Hub. 102, comme espèce; je ne puis juger
cette question et je me borne à citer avec doute les synonymes de Hub. sup. et de Wood.
N° 52. Manualis. Hub. 195-197.
Treit. — Frey. a, b, 19, 2. — Dup. — Her.-Schf. n" 96. — Heyden. Cat. 222.
Cette espèce , très-rare en Suisse , habite les Alpes du Haut- Valais , où M. Anderegg la recueille.
N" 53. Nebulalis. Hub. 51, 144.
Treit.? — Dup. sup. — Hub. sup. f. 11, 12. — Her.-Schf. n" 97. — Wood. 70.
Var. A Ip i n a I i s.. Dup. hist. ? P i n e t a 1 i s. Zetterst.
Squalidalis. F. v. R. — Hub. 144. — Dup. Pratalis. Zell. Isis.
Très-commune dans les Alpes, dès le commencement de juillet au milieu d'août (Lab.). Paraît plus rare dans le nord de la Suisse que dans le midi; on la prend aussi sur le Jura. La femelle est un peu plus petite et plus foncée que le mâle; ses ailes inférieures sont entièrement d'un gris foncé, plus clair vers le bord interne. Cbez le mâle, ces mêmes ailes sont plus foncées à la marge et plus claires sur le disque et à la base, avec un petit trait noir peu apparent, faisant suite à la ligne externe des supérieures.
L'observation de Treit. (sup. III, p. 16) a lieu d'étonner chez un auteur aussi scrupuleux; je ne comprends pas comment il a pu réunir nebulalis Hub. avec alpinalis. J'ai de l'une et de l'autre un grand nombre d'exemplaires sous les yeux (Lah).
N° 54. Aerealis. Hub. 44.
Treit. sup.? — Dup. cat? — Her.-Schf. n" 99? — Hub. sup. f. 137—139? — Heyden. cat. 67.
Opacalis. Dup. hist. — Hub. 169, 170?
Assez fréquente sur toutes les Alpes , h la limite des bois ; fin de juin et de juillet (Lab.). M. Zeller m'affirme l'avoir prise aussi près de Zurich.
Je n'hésiterais pas aujourd'hui, si j'avais sous les yeux des individus provenant de Dalmatie, à séparer complètement aerealis, Hub. 44, de Hub. sup. f. 137 — 139; mais les meilleures figures peuvent induire en erreur. Si mon opinion se trouve confirmée par l'observation, il faut conserver la dénomination d'aerealis à Hub. 44, et y joindre opacalis Dup. hist.; et rapporter tous les autres synonymes d'aerealis et d'opacalis à opacalis, Hub. 169 et 170.
En attendant que la diffifulté puisse être résolue, voici les motifs sur lesquels je me l'onde. 1° Herrich-Schœffer dit en parlant de la figure 44 de Hubner: „ich sah kein Exemplar mit am Vorderrand so gelbem hinteren Querstrcif "; puis, en citant Duponchel 215, 6, 7, il ajoute: „schlecht". Or, la figure citée de Hubner et celles de Duponchel répondent parfaitement à notre aerealis, tandis que celles de Hub. sup. (137 — 139) sont, pour moi, presque méconnaissables. 2" Jamais les exemplaires de nos Alpes ne présentèrent les points marginaux figurés dans Hub. sup. et décrit avec soin dans Treitschke. 3° La première ligne transverse (basilaire) est chez eux à peine indiquée vers le bord interne, la seconde est beaucoup moins sinueuse , et l'éclaircie jaunâtre de la marge est plus large , fondue avec la frange et l'espace brunâtre voisin. 4" Je ne vis jamais aux supérieures de point central d'aucune espèce. D'après la description de Treitschke , les antennes du mâle doivent encore offrir des différences. Dans notre aerealis elles sont sétiformes, brunes, et leurs poils, trèscourts, ne sont visibles qu'au moyen d'une très-forte loupe.
La femelle est rare, plus petite que le mâle. Ses ailes supérieures sont coupées carrémont et ses couleurs sont un peu plus tranchées que celles du mâle. Elle diffère encore plus des figures 137 — 139 de Hub. sup.
N° 55. Margarilalis. W. V.
Hub. Beitr. — Treit. — Dup. — Wood.831. — Her.-Schf. n° 100. — Heyden. Cat. 78.
Erucalis. Hub. f. 55. Ç.
Assez rare en Suisse. Je l'ai reçue des environs de Frauenfeld (Lab.). — Prise plusieurs fois dans les environs de Zurich par M. Zeller. — Moins rare en Valais, où la chenille vit sur les Sisymbrium. Fin de juillet et août.
N° 56- s tic tic a lis. Lin.
AV. V. — Treit. — Dup. - Wood. 834. — Her.-Schf. n" 102. Heyden. cat. 66.
Fu scalis. Hub. 45.
Prise quelquefois dans les environs de Zurich (Zeller); je l'ai vue dans la collection de M. Bremi. — Je l'ai reçue du pied du Jura, où M. Couleru l'a recueillie dans les environs de la Neuveville (Lab.). Très-rare en Suisse.
N" 57. Stramentaiis. Hub. Verz.
Treit. — Dup. ~ Wood. 830. — Her.-Schf. n" 105. — Heyden. cat. 79.
Elutalis. Hub. 62. Ç.
Cette espèce est partout rare. M. Zeller l'a prise sur les bords du lac de Como; M. Rothenbach dans les environs de Schiipfen, et M. G. Leresche près de Lausanne, en juillet.
N" 58- Sophialis. Fab.
Hub. 50. Treit. — Dup. — Her.-Sch. n" 1 07. — Heyden.
Cat. 58.
V a r i e g a 11 s. Fab.
N'est point rare dans les vallées des Alpes vaudoises , à la fin de juin et au commencement de juillet. Elle préfère les lieux exposés au soleil et se pose contre les rochers, les murs et les maisons. Son vol est rapide et saccadé (Lab.). — On la prend souvent h Meyringen (Ott.). — Près de Thun, h la caverne de St-Béat (Rothb.). — Canton de Claris, fin de juillet, 7000' (Frey).
Les deux sexes sont semblables. Le dessin est le même que dans frumentalis.
N° 59. Forficalis. Lin.
Hub. 58. — Treit. — Dup. — Wood. 806. — Her.-Schf. n" IH. — Heyden. cat. 142.
Commune partout dans les jardins et les plantages ; deux apparitions , la première à la fin de mai et en juin , la seconde à la fin de l'été. N° 60. Cinctalis. Treit-
Dup. — Wood. 812. — Her.-Schf. n" 115.^ Heyden. cat. 107. Limbalis. Hub. 72,73 (non W. V.).
Assez fréquente au pied des Alpes et du Jura, sur les prairies sèches, exposées au soleil (Lab., Rothb.). — Commune en Valais (Lab.). Fin de juin et juillet.
La femelle est un peu plus petite que le mâle; ses teintes orangées sont aussi plus prononcées. La chenille ne vit pas sur le spartium scoparium uniquement, puisque cette plante n'existe pas là où le papillon se prend dans le canton de Vaud.
N" 61. Ciathralis. Hub. 168.
Treit. — Dup. 231. — Hub. sup. f. 47, 48. — Her.-Schf. n" 117. — Heyden. cat. 134.
J'ai reçu cette espèce méridionale de M. Anderegg , qui l'a prise en Valais.
N° 62. Palealis. W. V.
Hub. 70. — Treit. — Dup. — Wood. 813. — Her.-Scht. n° 122. — Heyden. cat. 126.
Var. Selenalis. Hub. 177. — Dup.
Cette espèce méridionale se prend dans la Suisse italienne (Bremi). Au pied du Jura, près d'Aarberg, et dans les environs de Vevey (Rothb.). A la Neuveville, dans les lieux exposés au soleil (Couleru). Partout assez rare. Juillet. Chenille sur spiraea ulmaria; pas rare, près Hottingen [Zurich] (Bremi).
N" 6?3. Ferrugalis. Hiib. 54, 150.
ïreit. — Dup. — Wood. 822. — Her.-Schf. n" 123. — Heyden. cat. 100.
Commune dans les environs de Lausanne, le long du lac, sur les prairies sèches, parmi les herbes et les broussailles (Lah.). Très-rare près de Schiipfen (Rothb.). N'a pas encore été prise ailleurs en Suisse. Août et septembre.
Le mâle est légèrement plus petit et moins coloré que la femelle.
iT 64. Numéral! s. Hub. 89.
Dup. 221. — Treit. — Hub. sup. f. 69, 70, 79. — Her.- Schf. n" 125. — Heyden. cat. 10.5^ — Zell. Isis, 1847. Prise dans les environs de Zurich par MM. Zeller.
N° 65. Prunalis. W. V.
Treit. — Dup. — Wood. 836. — Frey. 114. — Her.-Schf. n" 128. — Heyden. C. 55.
Leucophoealis? Hub. 77.
Commune dans les environs de Lausanne , sur les arbustes et les haies ; en juillet (Lab.). De même dans toute la Suisse (Rothb., Bremi). Pas dans les Alpes.
La femelle est un peu plus grande que le mâle et a les ailes antérieures légèrement plus larges. — Cette espèce varie très-peu, et seulement dans sa teinte grise plus ou moins mêlée de brun. Elutalis W. V. n'a pas encore été pris en Suisse; tous les individus reçus sous ce nom, appartenaient ou h prunalis, ou à l'espèce suivante.
N" 66. Cyanalis. Lah. flg-. 4.
Point rare dans les environs de Lausanne , dès la fin de mai au commencement de juillet.
Habite les haies, les taillis et les bois (Lab.)- M. Rotbenbach l'a prise aussi dans les environs de Scbi!ipfen, où elle est plus rare, et M. Heuser près de Burgdorf.
J'ai regardé assez long-temps cette espèce comme inquinatalis, Zell. ; M. Herrich- Schaîffer m'affirme qu'elles sont différentes l'une de l'autre. Je n'ai pas vu la dernière en nature. On ne peut confondre cyanalis qu'avec prunalis, à laquelle elle ressemble extrêmement. J'ai vu un assez grand nombre d'exemplaires tous identiques. Il suffit pour la caractériser de la différentier de prunalis.
L'apparition de cyanalis précède celle de cette dernière d'environ un mois. Sa taille est aussi constamment un peu plus petite. La plus grande partie des ailes supérieures , à l'exeption de la base, est saupoudrée d'une teinte blanc-bleuâtre, toujours beaucoup plus faible dans prunalis. Cette teinte est surtout marquée sur les deux bords de la seconde ligne transverse et le long de la marge. Il en résulte que cette ligne, les deux taches du disque, ainsi que les points noirs de la marge sont plus saillants que dans l'espèce voisine. Les deux taches sont plus visibles; la réniforme est plus carrée, plus grosse. En dessous, ces mêmes taches, très-visibles dans prunalis, le sont peu ou point dans cyanalis. La frange est limitée, aux supérieures, par une rangée de points noirs, triangulaires, suivie en dehors d'une ligne grise plus foncée , puis d'une bordure d'un blanc sale. Aux inférieures ces points n'existent pas ou ne s'aperçoivent que vers le sommet de l'aile au nombre de 2 à 3 ; la frange y est d'un blanc sale, mouchetée de gris. Dans prunalis, ces points sont assez visibles; mais ils sont mieux marqués en dessous. Les 4 ou 5 dents de la côte des supérieures sont plus petites dans notre espèce et séparées les unes des autres par la teinte bleuâtre et non par des taches jaunâtres comme dans prunalis. Les inférieures sont, en dessus, d'un grisnoirâtre foncé, tandis que prunalis les a gris-brun et moins foncées. Le dessous de ces mêmes ailes est blanchâtre, souvent sablé de gris vers le sommet dans cyanalis. La raie transverse des mêmes ailes, bien marquée dans prunalis, s'aperçoit rarement et toujours faiblement dans sa voisine; elle est d'ailleurs parallèle à la marge, dans cette dernière, tandis qu'elle s'en écarte vers le bord antérieur. Le dessous des supérieures est plus recouvert de noir dans cyanalis. Les antennes sont enfin plus distinctement annellées de blanc et de noir.
Le mâle ne diff'ère pas de la femelle. L'espèce ne varie pas. Sa taille et son faciès la font aisément distinguer lorsqu'elle est très-fraîche.
N° 67. Pascualis. Lienig. Isis. 1846.
Hub. sup. f. 64—66. — Her.-Schl. n" 134. — Heyden cat. 105".
Lu te al is. Hub. 145? — Dup. cat. (Scopula). Institialis. Wood. 829.
Cette espèce n'est pas très-rare dans les Alpes vaudoises ; je l'ai jirise à Orinond-dessus, à l'Etivaz, dans le Haut- Valais et les Alpes de Bex; en juillet et en août. — Les taillis près d'Engelberg (C. Zeller).
Extrêmement voisine de ne bu la lis Hub. (squalidalis F. v. R.) par sa l'orme, sa taille et son dessin; on ne saurait guères la confondre qu'avec elle et avec elutalis W. V. Elle diffère de la première par les caractères suivants: 1° La couleur générale de pascualis est le blanc sale tirant un peu sur le roux; celle de nebulalis est le gris plus ou moins mêlé de blanc sale et de gris plus foncé. 2" Le dernier article des palpes est alongé et effilé dans la première, tandis qu'il est court et h peine visible chez la seconde. 3" La seconde ligne transverse fait, dans pascualis, un sinus profond au-dessous de la tache réniforme et qui la dépasse du côté de la base; chez sa voisine ce sinus est moins profond et s'arrête au niveau interne de la tache. 4° La tache ronde des supérieures est oblongue dans celle-là, arrondie dans celle-ci. 5" La frange est limitée dans pascualis par un trait brun-foncé très-marqué en dessus et en dessous; dans nebulalis on n'observe à sa place que des points rapprochés, visibles seulement en dessous et aux inférieures. 6" Celles-ci sont blanches des deux côtés, avec un point central, une raie grise transverse et une ombre de même couleur au sommet. Dans nebulalis, ces mêmes ailes sont enfumées dessus et blanchâtre en dessous, avec une raie peu marquée. 7° Le dessous des supérieures est gris-foncé dans nebulalis; il est gris-roux , plus ou moins clair et nuancé de blanc-jaune sur les bords dans pascualis. Lorsque cette dernière a ces ailes blanchâtre en dessous, on y dislingue les deux taches et la seconde raie du dessus. La bordure brunâtre de la marge d' e I ut a 1 i s , et l'absence de ligne limitant cette marge , suffisent pour en distinguer pascualis.
La description que Treitschke donne de suffusalis (Bd. VU, p. 68) s'applique en tout point à pascualis.
La femelle est à peine plus petite que le mâle et ses ailes sont plus aiguës au sommet, parce que le bord externe est coupé en ligne droite, comme dans plusieurs femelles du même genre.
N" 68. on va lis. Wien. Verz.
Treit. — Dup. — Wood. 835. — Her.-Schf. n" 135. Umbralis. Hub. 52. — Heyden. cat. 61. Rare en Suisse; je ne l'ai trouvée jusqu'ici que dans le Jorat, au-dessus de Lausanne, le long des bois et dans les haies ; en juillet.
Appartient au groupe prunalis, cy analis, fu I val is, elutalis, etc. La femelle est aussi chez ces dernières, souvent plus grande que le mâle; ses ailes ne sont pas non plus coupées carrément au bord externe.
Decrepitalis F. v. R. n'a pas encore été trouvée en Suisse.