Cf. Martin Zeiler. Chronicum parvum Sitevix , p
Le vol aérien de Faust rappelle, entre autres histoires, celle d’Icaroménippe', qui, tourmenté par le doute philosophique , s’avise , pour apprendre ce qu’il ignore, de s’attacher des ailes, puis de voler au ciel, et surtout, celle de Simon le magicien. Simon avait été mis en présence de saint Pierre par Néron: «Je prie pour toi, dit saint Pierre, afin que tu ne périsses pas victime de tes prestiges. — (iarde tes prières, répondit Simon, elles ne monteront pas aussitôt que moi vers le ciel. » Alors le magicien s’élance par une fenêtre et s’élève dans les airs. Saint Pierre, le voyant monter, fait cette prière : « Je suis un apôtre du Christ et non un imposteur comme Simon ; j’ordonne aux méchants esprits de Simon de ne pas le soutenir davantage dans les airs. » Simon alors tombe et se casse les deux jambes. Néron fit emprisonner saint Pierre. ’
La passion des voyages au-dessus de terre fut grande au moyen âge. Vers J 233, il y avait en Italie un homme qui jouissait d’une grande réputation de sainteté et de miracles, c’était Jean de Vicence, dominicain et prédicateur. Au moment où une grande partie de l’Italie cédait à son ascendant, un homme seul y résistait, et tournant en raillerie les séductions de sa parole et ses prétendus miracles, annonçait la lutte de l’esprit nou-