‹ Faust dans l'histoire et dans la légendeChapitre 13 sur 77 · Voy. Lucien · texte numérisé non relu

Voy. Lucien

2. Voy. Arnob. Âdv. nat., H, 10. Hegesipp. De excidio Hierosol., III, 2. Nicephor. Dist. eccles., Il, 36. Glycas. Ânn., III. Cf. Herrmann Schiurick, De Simonis magi fatis romanis, 1844 , p. 27.

veau contre la crédulité populaire. Cet homme était le professeur Buoncompagno. Buoncompagno ne se contentait pas de ne point croire aux miracles de Jean de Vicence, il les parodiait. Il annonça que tel jour il prendrait son vol d’une montagne proche de Bologne et s’élèverait dans les deux. Bologne entier accourut. Buoncompagno parut sur la montagne avec des ailes attachées à ses épaules. Il tint longtemps l’assemblée en suspens. A la fin, il prit la parole et congédia les assistants en disant qu’ils devaient être contents de l’avoir vu. '

Manlius, après Gast, raconte la fin terrible de Faust, mais avec plus de détails. Gomme Gast, il lui attribue un chien, et il fait, à ce propos, une allusion désobligeante à l’auteur du traité de la Vanité des sciences, Corneille Agrippa. Agrippa, comme Faust, comme Paracelse, a été honoré de la poésie fantastique des légendes. Paul Jove raconte, en ses Éloges, que lorsque Agrippa sentit venir la mort, il donna congé à un chien noir, qui l’avait suivi tout le temps de sa vie, lui ôtant un collier plein de figures magiques, et lui disant tout en colère : «Va-t’en, bête- maudite, qui m’as perdu!» Ensuite de quoi le chien alla se jeter dans la Saône, et depuis on ne le vit plus jamais. Wier a défendu Agrippa , son maître, contre les accusations dont il était l’objet’ :

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